muscle releveur de l'anus l.m.
muscle scalène antérieur l.m.
musculus scalenus anterior (TA)
scalenus anterior, anterior scalene
Muscle situé en dehors des muscles prévertébraux, descendant sur les côtés de la colonne cervicale, depuis les processus transverses jusqu'à la première côte.
Il nait par quatre tendons des tubercules antérieurs des processus transverses de la troisième à la sixième vertèbre cervicale. Leur fait suite un corps charnu, aplati d'avant en arrière, se dirigeant en bas, en avant et un peu en dehors. Il se termine dans un tendon conique épais qui se fixe sur la première côte, sur le tubercule du muscle scalène antérieur qui sépare les sillons de la veine et de l'artère subclavière (tubercule de Lisfranc). En point d’appui sur la côte et par son action unilatérale le muscle scalène antérieur incline de son côté la colonne cervicale avec un léger mouvement de rotation opposée ; en appui sur la tête il joue un rôle dans l’inspiration. Ce muscle est innervé par une branche du cinquième nerf spinal cervical.
J. Lisfranc, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1787-1847)
muscle scalène moyen l.m.
musculus scalenus medius (TA)
scalenus medius, middle scalene
Muscle de la partie profonde de la région antéro-latérale du cou.
Il s'insère sur les processus transverses de la deuxième à la septième vertèbre cervicale et se termine à la face supérieure de la première côte en arrière du scalène antérieur. Sa forme et son trajet sont comparables à ceux du scalène antérieur. Son insertion inférieure est séparée de celle du scalène antérieur par le sillon de l'artère subclavière. Entre ces deux muscles il existe un espace triangulaire à base inférieure où passent l'artère subclavière et le plexus brachial au-dessus d'elle. Il a la même action que le muscle scalène antérieur. Il est innervé par des rameaux des sixème, septième et huitième nerfs cervicaux.
Syn. anc. muscle scalène dorsal de la 1ère côte
muscle scalène postérieur l.m.
musculus scalenus posterior (TA)
scalenus posterior, posterior scalene
Muscle de la partie profonde de la région antéro-latérale du cou, plus ou moins confondu avec le muscle scalène moyen.
Il s'insère par trois languettes tendineuses sur les tubercules postérieurs des processus transverses des quatrième, cinquième et sixième vertèbres cervicales. Il descend plus bas que le scalène moyen pour s'attacher par un tendon aplati au bord supérieur et à la face latérale de la deuxième côte. Son innervation est identique à celle du scalène moyen.
Syn. anc. muscle scalène supracostal, muscle scalène transcostal, muscle scalène dorsal
muscle semi-épineux du cou l.m.
musculus semispinalis cervicis ; musculus semispinalis colli (TA)
semispinalis cervicis
Muscle semi-épineux qui se détache du bord supérieur des processus transverses des premières vertèbres thoraciques et se fixe sur les processus épineux de la deuxième à la cinquième vertèbre cervicale.
Il étend la colonne cervicale par contraction bilatérale et l’incline de façon homolatérale par contraction unilatérale. Il est innervé par des rameaux des branches postérieures des nerfs rachidiens.
Syn. anc. muscle demi-épineux de la nuque
muscle sphincter externe de l'anus l.m.
musculus sphincter ani externus (TA)
external anal sphincter
Muscle strié situé autour de la portion anale du rectum.
Les fibres qui le constituent forment deux arcs qui circonscrivent le canal anal et se réunissent, en arrière, sur le sommet du coccyx et le raphé ano-coccygien, et, en avant, sur le noyau fibreux central du périnée et la face profonde de la peau. On lui décrit trois parties, sous-cutanée, superficielle et profonde. Il provoque l’occlusion du rectum. Il est innervé par le nerf rectal supérieur, branche du plexus sacré.
Syn. anc. sphincter externe de l’anus
muscle sphincter interne de l'anus l.m.
musculus sphincter ani internus (TA)
internal anal sphincter
Epaississement de la couche des fibres circulaires de la tunique musculaire lisse le long du canal anal.
Syn. anc. sphincter interne de l’anus ; sphincter interne du canal anal
muscle suspenseur du duodénum l.m.
musculus suspensorius duodeni, ligamentum suspensorium duodeni (TA)
suspensory muscle of duodenum ; suspensory ligament of duodenum
Tractus conjonctivo-musculaire amarrant l’angle duodéno-jéjunal au pilier gauche du diaphragme.
W. Treitz, anatomo-pathologiste tchèque (1819-1872)
Syn. anc. muscle de Treitz ; ligament suspenseur de l’angle duodénal
muscle transverse de la nuque l.m.
musculus transversus nuchae (TA)
transversus nuchae
Muscle peaucier de la tête, aplati, grêle et triangulaire, inconstant.
Il appartient à l’ensemble des muscles épicrâniens. Il est couché transversalement au-dessous de la ligne nuchale supérieure, entre le versant latéral de l’inion et le fascia du muscle sterno-cléido-mastoïdien. Il est souvent décrit comme des fibres aberrantes du platysma.
G. Santorini, anatomiste et médecin italien (1681-1737)
Syn. anc. muscle occipital transverse ; petit muscle occipital de Santorini
muscle triangulaire du sternum l.m.
muscles papillaires du cœur l.m.p.
musculi papillares cordis (TA)
papillary muscles of heart
Colonne charnue de premier ordre, de forme conique dont la base s’implante sur la paroi ventriculaire et dont le sommet, libre dans la cavité, permet l’insertion des cordages tendineux des valves atrio-ventriculaires.
Dans le ventricule droit ils sont au nombre de trois : un muscle papillaire antérieur, détaché de la paroi antérieure ; un muscle papillaire postérieur, parfois dédoublé, né de la paroi inférieure diaphragmatique ; un muscle papillaire septal, le plus souvent multiple, au nombre de trois ou quatre dont l’un, constant, est appelé muscle papillaire du cône artériel. Dans le ventricule gauche ils sont au nombre de deux : le muscle papillaire antérieur qui se détache du bord antérieur du ventricule et le muscle papillaire postérieur détaché du bord postérieur du ventricule.
Syn. anc. colonnes charnues de premier ordre, piliers du cœur
musculus tragohelicinus de Schwalbe l.m.
G. Schwalbe, anatomiste allemand (1844-1916)
→ muscle pyramidal de l'auricule
Mycobacterium africanum
Mycobacterium africanum
Mycobactérie observée en Afrique et décrite en 1968.
Sa croissance comme celle de M. bovis est lente de 45 à 60 jours, donnant des colonies S (disgoniques) comme M. bovis, colonies lisses translucides de texture homogène. M. Africanum est microaérophile s'enfonçant dans le milieu de culture.
Il semble exister des différences entre M. africanum observé en Afrique de l'Ouest et M. africanum observé en Afrique de l'Est.
myoblastome d'Abrikossoff l.m.
granular cell tumor
A. I. Abrikossoff, anatomopathologiste russe (1875-1955)
→ tumeur à cellules granuleuses
myoblastome granulocellulaire l.m.
→ tumeur à cellules granuleuses
myoclonie d'action et d'intention postanoxique l.f.
post-anoxic myoclonus
Succession de secousses myocloniques diffuses, sans rythme d'action ni d'intention succédant à une hypoxie majeure et prolongée (arrêt cardiaque, obstruction des voies aériennes, apnée hypoxique non traitée à l'induction anesthésique, noyade, pendaison, état de mal convulsif, etc.).
Dans l'encéphalopathie postanoxique on note des troubles de la conscience, des crises convulsives généralisées, une dysarthrie dystonique (paroles hachée, syllabique avec des myoclonies de la langue et des muscles péribuccaux), des hypertonies paroxystiques de brève durée après les myoclonies, un tremblement cinétique de fins mouvements et de maintien d'attitude, parfois un syndrome cérébelleux avec troubles de la statique et de la marche (syndrome de Lance Adams). Par contre il n'y a pas de mouvement lors du repos absolu, ni de troubles sensitifs, ni de troubles du tonus, ni de syndrome extrapyramidal et la force segmentaire est conservée. L'électromyogramme et l'électroencéphalogramme reflètent l'activité myoclonique (décharges synchrones et répétitives des neurones thalamocorticaux des noyaux ventrolatéraux, entre le cervelet et le cortex sensitomoteur).
Le traitement est décevant (benzodiazépines, vitamine B6, 5-hydroxytryptamine) et la maladie évolue le plus souvent vers l'invalidité avec reprise des myoclonies quelques heures après l'arrêt du traitement.
J. W. Lance, neurologue australien et R. D. Adams, neuropathologiste américain (1963)
Étym. gr. mus : muscle, souris ; klonesis : agitation ; axonion : petit axe, nerf
→ encéphalopathie postanoxique, Lance-Adams (syndrome de)
myoclonie diaphragmatique l.f.
diaphragmatic myoclonus
Syndrome décrit par Antony van Leeuvenhoek sur lui-même en 1723, caractérisé par des contractions involontaires du diaphragme et qualifié aussi de «flutter diaphragmatique».
Le mécanisme est d'origine nerveuse centrale (proche des myoclonies vélopalatines).
A. van Leeuwenhoek, savant néerlandais (1632-1723)
Étym. gr. mus : muscle, souris ; klonesis : agitation
myoclonie du voile du palais l.f.
soft palate clonus
Contractions rythmiques involontaires, uni ou bilatérales, des muscles péristaphylins internes, entraînant l’ascension du voile du palais.
Ces contractions peuvent rester isolées ou s’étendre à d’autres territoires musculaires : langue, pharynx, larynx.
Étym. gr. mus : muscle, souris ; klonesis : agitation
→ myoclonies vélopalatines et squelettiques
myoclonie laryngée l.f.
laryngeal clonus
Contraction involontaire brève et répétée d’un muscle du larynx.
Elle est souvent associée à un phénomène identique au niveau des muscles palatopharyngés. Son origine est nerveuse centrale.
Étym. gr. mus : muscle, souris ; klonesis : agitation
myoclonies et ataxie l.f.p.
myoclonus and ataxia
J. Ramsay Hunt, neurologue américain (1914)
crise myoclonique astatique l.f.
myoclonus-astatic fit, seizure
Crise épileptique de brève durée, débutant par des myoclonies massives des membres supérieurs suivies d'une atonie avec effondrement, correspondant respectivement sur l'EEG à une polypointe-onde suivie d'une onde lente.
Ne se rencontre que dans l'épilepsie myoclono-astatique et le syndrome de Lennox-Gastaut.
H. Gastaut, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1957), W. G. Lennox neurologue américain (1960)
Étym. gr. mus : muscle ; klonos : agitation : a- privatif : stasis : station (position debout)
→ myoclonies, épilepsie myoclono-astatique, Lennox-Gastaut (syndrome de)
[H1]
Édit. 2018
myoclonus n.m.
Syn. myoclonie
myoclonus baltique l.m.
baltic myoclonus
Épilepsie myoclonique progressive d'origine dégénérative, proche de ce qui avait été décrit sous le nom de syndrome d'Unverricht-Lundborg observé surtout en Finlande, mais qui peut également survenir dans le bassin méditerranéen.
Le tableau est typique d'une épilepsie myoclonique progressive. La transmission s'effectue selon le mode autosomique récessif. L'autonomie de ce syndrome est discutée.
H. Unverricht, médecin interniste allemand (1891) ; H. B. Lundborg, neuropsychiatre suédois (1903)
Étym. gr. mus : muscle, souris ; klonesis : agitation
→ Unverricht et Lundborg (syndrome de)
myoclonus fibrillaire de Kny l.m.
1. Pour beaucoup d’auteurs, affection identique à la chorée fibrillaire de Morvan.
2. Pour certains auteurs affection proche de la chorée fibrillaire de Morvan, du paramyoclonus multiplex de Friedreich et de l’acrodynie infantile.
→ chorée fibrillaire de Morvan, acrodynie, paramyoclonus multiplex de Friedreich
myoclonus méditerranéen l.m.
H. Unverricht, médecin interniste allemand (1891) ; H. B. Lundborg, neuropsychiatre suédois (1903)