adénome papillaire du rein l.m.
renal adenoma
Tumeur épithéliale bénigne du parenchyme rénal, qui se développe souvent dans le cadre de lésions de pyélonéphrite chronique ou de néphro-angiosclérose.
Son cadre nosologique est mal défini. Les critères de bénignité retenus ont été longtemps la petite taille et l'absence (apparente) d'évolutivité. L'aspect chromosomique des cellules évoque parfois une transition vers la malignité.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5, M2]
Édit. 2020
adénome pléomorphe l.f.
pleomorphic adenoma
Variété la plus fréquente des tumeurs bénignes des glandes salivaires surtout développée dans la glande parotide.
Elle tire son nom de la coexistence au sein des plages tumorales de structures épithéliales massives ou à différenciations canalaire, associées à une composante à cellules fusiformes et à des plages de différenciations chondroïde, voire cartilagineuse. D’autres différenciations peuvent être présentes malpighiennes, adipocytaires, sébacées, osseuses. Ces tumeurs sont plus ou moins bien limitées. Leur évolution est très lente et elles ont tendance à récidiver localement en cas d'exérèse insuffisante. Des foyers carcinomateux peuvent se développer en leur sein.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur ; pléôn : plus abondant ; morphê : forme
Syn. anc. tumeur mixte, épithélioma à stroma remanié
[A3,F5,P1,P3 ]
Édit. 2017
adénome rénal l.m.
renal adenoma
Tumeur épithéliale bénigne du parenchyme rénal.
Son cadre nosologique est mal défini, l'aspect des cellules ne se différenciant guère de l'adénocarcinome, et les critères de bénignité retenus étant la petite taille et l'absence apparente d'évolutivité.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5,M2]
Édit. 2018
adénome thyroïdien toxique l.m.
toxic adenoma of the thyroid gland, Plummer’s disease
Nodule thyroïdien hyerfonctionnel responsable d’hyperthyroïdie.
Favorisée par la déficience iodée, cette situation résulte le plus souvent de la prolifération monoclonale de cellules affectées par une mutation activatrice du récepteur de la TSH. Le développement lent de la prolifération cellulaire finit par constituer un nodule initialement fonctionnel captant l’iode radioactif, puis progressivement extinctif vis-à-vis de la TSH, enfin hyperfonctionnel ce dont rend compte l’accroissement de la T3 puis de T3 et T4. A ce stade un état thyrotoxique apparaît cliniquement évident, souvent lorsque la taille de l’adénome excède 2 à 3 cm.
L’affirmation de son caractère autonome est traditionnellement obtenue par la scintigraphie thyroïdienne : le captage de l’iode 123 (ou du technétium) s’effectue exclusivement au niveau de la formation nodulaire cliniquement perçue (« image du drapeau japonais »). Une alternative diagnostique est constituée par l’échographie qui fait état d’un nodule typiquement isolé souvent hypoéchogène s’accompagnant d’un accroissement du débit dans l’artère thyroïdienne inférieure et d’une hypotrophie du reste de la thyroïde.
Une telle pathologie qui ne saurait être éradiquée par les thérapeutiques médicales antithyroïdiennes, nécessite le recours au traitement par l’iode rédioactif qui a réduit les indications de la lobectomie. Dans certaines circonstances sont envisageables des traitements locaux (alcoolisation, thermo-ablation, ultrasons…).
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ exploration fonctionnelle de la thyroïde, nodule toxique, thyréostimuline, hormones thyroïdienne, hyperthyroïdie.
[F5, O4 ]
Édit. 2020
adénome villeux l.m.
villous adenoma, villous papilloma, papillary adenoma
Prolifération faite d'axes conjonctifs fins, digitiformes, tapissés de cellules cylindriques dont le développement se fait vers la lumière.
On considère qu'un adénome est villeux quand il est fait de plus de 75% de structure villeuse.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. polyadénome villeux, tumeur villeuse
[A3,F5]
Édit. 2017
adénose du col utérin et du vagin l.f.
adenosis of the vagina and uterine cervix
Métaplasie glandulaire de l'épithélium de l'exocol utérin et du vagin reproduisant le revêtement de l'endocol.
Elle se traduit par une muqueuse rouge du fond vaginal. Elle expose au risque d'adénocarcinome à cellules claires. Elle est attribuée à l'exposition in utero au diéthylstilbœstrol.
Étym. gr. adên : glande ; ose : affection chronique
[F5,G3,G5,O3]
Édit. 2017
adénosine n.f.
adenosine
Nucléoside constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose.
L'adénosine est un neuromédiateur et une substance physiologiquement active sur certaines cellules comme les plaquettes, elle intervient dans la douleur. Couplée à des protéines G, elle agit sur des récepteurs spécifiques A1 et A2. L'adénosine joue un rôle protecteur contre les périodes brèves d'ischémie myocardique et permet de réduire nettement l'importance d'un infarctus : le blocage des récepteurs A1 supprime l'effet protecteur et, au contraire, une injection intra-coronaire d'adénosine induit le mécanisme de protection. Le récepteur A1 ralentit le cœur et produit un effet vasoconstricteur, le récepteur A2 induit une vasodilatation coronaire et inhibe les neutrophiles.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénovirus n.m.
adenovirus
Virus à ADN, de la famille des Adenoviridae et du genre Mastadenovirus, dont on distingue une cinquantaine de sérotypes pathogènes pour l’Homme.
Les adénovirus ont une affinité pour de nombreux tissus et organes et leur pouvoir pathogène est étendu. De nombreuses infections sont asymptomatiques ou bénignes. Le tableau le plus habituel associe une fièvre modérée, une pharyngite avec gêne à la déglutition, une conjonctivite et des adénopathies cervicales (syndrome adénopharyngoconjonctival) ou basses et diarrhées chez l’enfant. Le traitement est alors purement symptomatique : désencombrement par la kinésithérapie chez le nourrisson et l'enfant en bas âge. Les tableaux de bronchiolite avec dyspnée voire insuffisance respiratoire s'observent chez l'enfant entre 1 et 5 ans, ainsi que des syndromes diarrhéiques. Chez le sujet immunodéprimé, les infections à adénovirus sont souvent sévères : méningo-encéphalites, pneumonies, hépatites, cystites hémorragiques, ou encore une maladie disséminée avec atteinte multi-organe très grave. Le diagnostic biologique associe la détection directe d’antigène dans les sécrétions, l’isolement du virus en culture de cellules, la biologie moléculaire, la sérologie. Un nouvel antiviral, le cidofovir, est proposé pour traiter les formes graves d’infections à adénovirus.
→ Adenoviridae, adénovirus (kératite à)
[D1]
Édit. 2020
adénylate-cyclase n.f.
adenylate cyclase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse des phosphates b et g de l'ATP, et produisant un AMP dont le phosphate estérifie les deux fonctions alcool des carbones 3' et 5' de l'adénosine (AMP cyclique).
L'adénylate-cyclase participe à la transmission des signaux hormonaux vers l'intérieur des cellules. Les protéines G membranaires, activatrices ou inhibitrices, sont impliquées dans sa régulation.
En pathologie, la diarrhée du choléra est due à l'action de la toxine de Vibrio cholerae qui entraînant une modification de structure de la protéine G, provoque une activation prolongée de l'adénylate-cyclase et déclenche ainsi une ouverture permanente des canaux chlorés situés sur la membrane apicale de l'entérocyte, entraînant une sécrétion excessive d'eau et d'électrolytes dans la lumière digestive.
→ AMP cyclique, protéine G, diarrhée sécrétoire, choléra, Vibrio cholerae
[C1, C3, D1, L1]
Édit. 2020
adénylate-kinase n.f.
adenylate kinase
Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de l'adénosine-monophosphate en adénosine-diphosphate par une molécule d'ATP.
On en trouve plusieurs formes iso-enzymatiques dans les cellules : l'adénylate-kinase I est présente dans le cytoplasme ; l'adénylate-kinase II dans l'espace intermembranaire des mitochondries ; l'adénylate-kinase III dans la matrice mitochondriale. L'iso-enzyme I seul présent dans les érythrocytes normaux peut en être absent congénitalement et entraîner, chez de rares patients, une anémie hémolytique sévère.
Syn. myokinase
[C1,C3,F1]
Édit. 2017
adhérence intercellulaire l.f.
intercellular adhesion
Liaison physique entre les membranes de deux cellules par interaction de molécules adhésives (homophiles ou hétérophiles, homotypiques ou hétérotypiques).
Les principales molécules adhésives sont les intégrines, les sélectines et les molécules de la superfamille des immunoglobulines.
→ CD, conjugué, interhésion
[A2,C3]
Édit. 2017
adhésine n.f.
adhesin
Composant, généralement protéique, de la surface des bactéries permettant leur adhésion à d'autres cellules ou à un substrat inerte.
Étym. lat. adhaerere : être attaché
[D1]
Édit. 2020
adhésion n.f.
adhesion
1) En biologie, accolement d'un corps qui reste en contact avec un autre ou avec une membrane malgré les forces qui tendent à les séparer.
2) En microbiologie, fixation des microorganismes sur des cellules vivantes ou des supports inertes dont des aliments.
→ molécule d'adhésion adipocytaire, adhésine, adhérence bactérienne
[C3, D1, F4]
Édit. 2020
adhésion cellulaire l.f.
cellular adhesion, tight junction
Cohérence des épithéliums reposant sur l'adhérence des cellules constitutives entre elles et avec l'interstitium cellulaire.
Cette adhésion repose sur des protéines membranaires (molécules d'adhésion membranaires), et sur des zones spécialisées de la membrane (les jonctions cellulaires serrées, les jonctions adhérentes et les jonctions communicantes).
→ interhésion, adhérence intercellulaire
[C3]
Édit. 2017
adiponectine n.f.
adiponectin
Médiateur protéinique de 244 acides aminés, sécrétée par les adipocytes, qui fait partie d’une famille d’adipocytokines.
Elle favorise la croissance des cellules adipeuses et augmente leur sensibilité à l’insuline.
Syn. Acrp 30 , sigle pour Adipocyte Complement Related Protein 30
Sigle
Réf. Cuerq C, Morineau G, Dufour-Rainfray D, Vatier C, Fellahi S, Vigouroux C, Genoux A, Lacorte JM, Charchour R, Fève B, Capeau J, Collet C, Bastard JP; groupe de travail RIHN Adipokines. Mutltifaceted biological roles of adiponectin. Ann Biol Clin (Paris). 2020 Jun 1;78(3):243-252.
doi: 10.1684/abc.2020.1562.
→ adipokine, insuline, bêta-oxydation, néoglucogenèse, syndrome métabolique, diabète de type 2
[C1, C3, O4, R1]
Édit. 2020
adjuvant n.m.
adjuvant
1) En pharmacie, substance inerte ajoutée à un médicament pour en faciliter l'administration au malade, par ex. pour en masquer le goût désagréable.
2) En immunologie, substance non antigénique ou mélange de substances qui, administrée en même temps et au même site qu'un antigène, accroît la réponse immunitaire à ce dernier.
Pour la majorité des vaccins inactivés (ne comportant pas de germe vivant), la présence d’adjuvants est indispensable pour permettre une réponse immunitaire entraînant une protection. L’ajout d’adjuvant dans les vaccins permet, par ailleurs, de diminuer la quantité d’antigènes par dose vaccinale, et de réduire le nombre d’injections.
L'adjuvant habituellement utilisé pour les vaccinations chez l'Homme est l'hydroxyde d'alumine Al(OH)3. Si certaines manifestations cliniques sévères ont pu paraître provoquées par des injections vaccinales (myofascite à macrophage), aucun lien de causalité n’a pu être établi, à ce jour, avec les adjuvants aluminiques, d’autant que ces manifestations paraissent limitées dans le temps (non identifiées avant 1990 et semblant en extinction depuis 2012) et dans l’espace (la France a cumulé la quasi-totalité des cas décrits dans le monde). Le squalène est parfois utilisé comme adjuvant de certains vaccins comme le vaccin grippe avec le squalane, dérivé hydrogéné du squalène.
Sur les 56 vaccins autorisés en France, 30 contiennent des adjuvants dont 90% sont des dérivés de l’aluminium (Agence du médicament - 2014). Certains vaccins, notamment ceux qui sont à base de virus vivants atténués, n’ont pas besoin d’adjuvant. Mais pour les vaccins inactivés ou subunitaires (anatoxine diphtérique ou tétanique, antigène HBs du virus de l’hépatite B…), les adjuvants sont indispensables pour obtenir une réponse immunitaire efficace.
De très nombreuses substances extraites de micro-organismes ont des propriétés adjuvantes et pro-inflammatoires.
En expérimentation animale, l'adjuvant incomplet de Freund est un mélange d'huile minérale et d'agents émulsifiants. L'adjuvant complet de Freund contient en outre des mycobactéries (Mycobacterium tuberculosis) tuées par chauffage. Différents adjuvants ont fait l'objet d'études expérimentales, en particulier des émulsions d'huile dans l'eau préparées avec du squalane (dérivé hydrogéné du squalène), de la saponine, hétéroside triterpénique extrait de l'arbre Quillaia saponaria qui, associé à la lécithine et au cholestérol, forme des particules de 35 nm de diamètre contenant l'antigène sous forme très immunogène (ISCOMS : immunostimulating complexes). Les liposomes (émulsions eau-huile) permettent de présenter des antigènes et des adjuvants sous forme de gouttelettes lipidiques ou bien en phase aqueuse. Ces liposomes sont internalisés dans les cellules présentatrices d'antigène, leur contenu est transloqué dans le cytosol et les antigènes peuvent alors être présentés sous forme de peptides associés aux molécules de classe I du complexe majeur d’histocompatibilité, permettant l'induction d'une réponse T cytotoxique, qui est nécessaire dans certaines vaccinations contre les infections virales.
Étym. lat. adjuvare : aider
→ Freund (adjuvant complet de), Freund (adjuvant incomplet de), squalène, liposome, complexe majeur d'histocompatibilité
[F3, G3]
Édit. 2020
ADN satellite l.m.
satellite DNA
ADN des cellules eucaryotes de densité différente de l'ensemble de l'ADN cellulaire en ultracentrifugation.
Il correspond à un ADN hautement répétitif ou à l'ADN des organites cellulaires.
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
adrénomédulline n.f.
adrenomedullin
Polypeptide de 52 acides aminés à action vasodilatatrice majeure, secrété principalement par les cellules endothéliales vasculaires, mais aussi par les ventricules cardiaques, les reins et les poumons, sous forme d’un précurseur de 185 acides aminés, la pro-adrénomédulline.
L’adrénomédulline plasmatique augmente dans les situations de stress, en particulier en cas d’atteinte cardiovasculaire, mais aussi dans les pneumopathies et les atteintes rénales sévères. Son dosage plasmatique, ou celui de la partie centrale de son précurseur, la MR-pro-adrénomédulline (« Mid Regional-pro-adrenomedullin ») , plus stable, a été proposé comme marqueur de gravité de l’atteinte tissulaire. Une concentration élevée d’adrénomédulline ou de la pro-adrénomédulline dans le plasma est un facteur de mauvais pronostic.
[C1,C3]
Édit. 2017
adrénomyéloneuropathie n.f.
adrenomyeloneuropathy
Variété d'adrénoleucodystrophie caractérisée par une paraplégie ou une para-parésie spastique associée à une neuropathie périphérique (souvent modérée, parfois latente et détectable uniquement par l’électrophysiologie), avec hypogonadisme, insuffisance surrénalienne débutant dans l'enfance.
Elle est rencontrée essentiellement chez l'adulte jeune (alors que l'adrénoleucodystrophie se voit plutôt chez l'enfant). L’insuffisance surrénale est le plus souvent infraclinique, détectée par les seuls examens biologiques endocriniens, parfois même seulement après stimulation. Le diagnostic est affirmé par une élévation de la teneur plasmatique en esters du cholestérol à très longue chaîne. Cette accumulation d'acides gras à très longue chaîne (AGTLC) saturés dans tous les tissus, est liée à leur destruction insuffisante dans les peroxysomes. Celle-ci serait due à un déficit en lignocéryl-CoA-synthétase. À l'examen en microscopie électronique, sont mises en évidence des inclusions lamellaires spécifiques dans les cytoplasmes des cellules de Schwann, qui sont aussi trouvées sur la biopsie cutanée et conjonctivale.
En ophtalmologie, on décrit le syndrome de Bálint (lésions bilatérales pariéto-occipitales donnant une ataxie optique) avec troubles des mouvements oculaires volontaires (paralysie psychique du regard, actes sans possibilité du contrôle visuel), troubles du champ visuel (diminution de l'attention visuelle et seules les images maculaires atteignent la conscience) et atrophie optique.
Il s'agit du même gène et des mêmes haplotypes que l'adrénoleucodystrophie liée au sexe. L’affection, récessive, est liée au sexe (MIM 300100). Le gène anormal est localisé au bout du bras long (Xq 28) du chromosome X, dans une région où se trouvent le gène de l'hémophilie et celui du daltonisme, notamment. Un régime pauvre en AGTLC (dit "de Lorenzo") est préconisé, mais il n'a pas fait preuve d'une efficacité certaine.
J.W. Griffin et H.H. Schaumburg, neuropathologistes américains (1977)
→ adrénoleucodystrophie, Bálint (syndrome de), peroxysome
[H1, O4, P2, Q2]
Édit. 2020
adriamycine n.f.
adriamycin
Agent intercalant du groupe des anthracyclines utilisé en chimiothérapie pour le traitement des cancers de l'ovaire (associé au cisplatine et au cyclophosphamide), des cancers du sein, associé au 5 FU et au cyclophosphamide et des lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens en polychimiothérapie type ABVD.
Il est toxique pour le myocarde et les cellules hématopoïétiques.
[F1,F2,G3,G5,O3,O5 ]
Édit. 2017
adsorption n.f.
adsorption
En biologie, fixation non spécifique de substances solubles, par ex. des protéines, à la surface de cellules ou de particules inertes, sans combinaison chimique ni dissolution.
Cette fixation non spécifique est utile en sérologie, par ex. un antigène peut être adsorbé à la surface d’hématies permettant ainsi sa détection par réaction d'agglutination avec l'anticorps spécifique de cet antigène.
Étym. lat. ad : près de ; sorbere, sorptium : boire
[B3, F3]
Édit. 2020
æquorine n.f.
aequorin
Protéine, extraite d'Æquorea victoria, qui contient un chromophore émettant de la lumière en présence d'ions calcium.
Elle est utilisée pour mettre en évidence la présence de cet ion comme messager secondaire dans le cytoplasme des cellules.
[C1,C3]
Édit. 2017
aflatoxine B1 l.f.
aflatoxin B1
Mycotoxine produite par Aspergillus flavus qui agit comme un précarcinogène se liant à l'ADN des cellules hépatiques et favorise ainsi la survenue d'un carcinome hépatocellulaire.
Abrév. AFB1
[D1,F2,G4,L1]
Édit. 2017
aire V1 l.f.
area V1
Surface qui couvre les berges de la scissure calcarine et les faces interne et postérieure du lobe occipital du cerveau.
Elle est caractérisée par la strie de Gennari, visible à l'œil nu sur coupe fraîche qui permet de la délimiter avec précision. L'aire VI reçoit les axones des cellules du corps géniculé latéral et projette sur les autres aires visuelles, le colliculus supérieur et le corps géniculé latéral (CGL). La fonction de cette aire est largement dépendante des signaux qu'elle reçoit, directement ou indirectement, de la plupart des autres aires visuelles par des connexions en retour. Elle est le premier site d'intégration des signaux provenant de chaque œil qui assurent la fonction binoculaire, manifestée par les colonnes de dominance oculaire et contient l'arrangement régulier des blobules de cytochrome-oxydase. Son architecture fonctionnelle très différenciée en fait une zone de tri des informations de différents types, M, P et K, qui occupent des canaux de traitement caractérisés par la nature des signaux, leur latence et leurs sites de projection. Le traitement est également dépendant des projections sur l'aire V1 provenant des aires corticales plus antérieures.
Syn. aire visuelle primaire, aire 17 de Brodmann, aire striée
→ corps géniculé, traitement en parallèle
[A1,H5]
Édit. 2017
alcoolopathie n.f.
alcoholopathy
Terme préféré par l'Organisation mondiale de la santé à celui d'«alcoolisme chronique» car il met mieux en valeur l'atteinte variable des différents organes, seule celle de l'appareil digestif est constante et retentit sur tout l'organisme.
1) Appareil digestif : l'absorption abusive et fréquente de boissons alcooliques cause l'inflammation de l'œsophage, de l'estomac et de la partie haute de l'intestin grêle. Il en résulte des saignements gastro-intestinaux parfois importants avec un risque de déchirure de la paroi de l'estomac en cas d'efforts violents de vomissement.
L'inflammation du tube digestif entraîne une exsudation de plasma, d'où des diarrhées, causes fréquentes d'un déséquilibre hydro-électrolytique.
Dans le tube digestif, l'absorption de l'éthanol entre en compétition avec celle des vitamines hydrosolubles (surtout la vitamine B1 et les folates qui jouent un rôle important dans le fonctionnement neuronal). Il en résulte une réduction des réserves vitaminiques. Comme le métabolisme du glucose fait appel à la vitamine B1, il est dangereux de perfuser une solution glucosée sans l'enrichir en vitamine B1. Sinon on risque de hâter l'évolution vers un syndrome de Wernike, qui se manifeste par une ataxie, des troubles de la mémoire et oculaires (paralysie des deux nerfs pathétiques, n. abducens, d'où paralysie de l'abduction, diplopie horizontale et strabisme interne).
L'absorption digestive de l'alcool, l'amène directement dans le foie où il devient un combustible de choix pour les hépatocytes, ce qui augmente la consommation d'O2, accroît le stock de NADH (nicotinamide adénine dinucléotide) et réduit la néoglycogénèse, d'où diminution de la production de glucose et augmentation de celle d'acide lactique. Ce dernier freine l'oxydation des acides gras par le cycle de Krebs, il en résulte une accumulation de graisse dans les hépatocytes et cela enclenche le processus de cirrhose alcoolique.
Enfin une atteinte pancréatique est fréquente.
2) Système nerveux : la diminution des réserves vitaminiques, aggravée par une malnutrition fréquente, entraîne la dégénérescence des cellules nerveuses :
- 5 à 15% des patients présentent des neuropathies périphériques ;
- l'encéphale est fréquemment atteint (troubles de l'humeur, de la mémoire, trouble de l'équilibre, etc.) évoluant vers le syndrome de Wernike.
3) Atteintes métaboliques et endocrines : l'abaissement de la production de testostérone amène des atrophies testiculaires et de même on voit des aménorrhées chez la femme.
Le métabolisme de la pyridoxine peut être perturbé par la carence en folates et la malnutrition. Il en résulte des troubles de l'hématopoïèse pouvant se manifester par une anémie sidéroblastique. Si non, on constate généralement une augmentation du volume des hématies.
L'augmentation de la cortisolémie favorise une légère hyperhydratation cellulaire. On note souvent une légère diminution de la teneur en thyroxine sérique (T4) et une plus marquée de la triiodothyroxine (T3).
4) Muscles et os : l'altération du métabolisme du calcium favorise les fractures osseuses et l'ostéonécrose de la tête du fémur.
Les perturbations métaboliques amènent une élévation du taux de la créatine-phospho-kinase alcoolique qui retentit sur le muscle et peuvent conduire à une atrophie. Des douleurs musculaires spontanées, surtout à la palpation, sont fréquentes chez les alcooliques.
5) Appareil circulatoire : l'atteinte musculaire n'épargne pas le myocarde, on peut observer une cardiopathie à bas débit.
6) Appareil respiratoire : la malnutrition, un tabagisme fréquent et les conditions de vie précaires des alcooliques favorisent les bronchopathies.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; gr. pathê : maladie
→ alcool éthylique, exogénose, transaminase, Wernicke (syndrome de), Gayet-Wernicke-Korsakoff (encéphalopathie de)
[E1, G3, G4, H1, K1, K2, I4, L1, O4]
Édit. 2020