valve atrio-ventriculaire gauhe l.f.
valva atrioventricularis dextra ; valva tricuspidalis (TA)
mitral valve ; left atrioventricular valve
Système valvulaire annexé à l’orifice atrio-ventriculaire gauche.
Il est divisé par deux incisures en deux cuspides, antérieure et postérieure, qui répondent aux deux parois du ventricule gauche.
Syn. anc. valvule mitrale ; valvule bicuspide
valve cardiaque de Hancock ® l.f.
Hancock’s valvular prosthesis
W. D. Hancock, chirurgien cardiaque américain (1968)
[K3]
Édit. 2015
valve de l'aorte l.f.
valva aortae (TA)
aortic valve
Ensemble des trois valvules semi-lunaires dont est pourvu l’orifice aortique.
→ valvules semilunaires des valves aortique et pulmonaire
valve du tronc pulmonaire l.f.
valva trunci pulmonalis (TA)
pulmonary valve
Ensemble des trois valvules semi-lunaires dont est pourvu l’orifice pulmonaire.
→ valvules semilunaires des valves aortique et pulmonaire
valve iléo-cæcale l.f.
→ lèvre iléo-cæcale de l'orifice iléal
valve iléo-colique l.f.
→ lèvre iléo-colique de l'orifice iléal
valve mitrale l.f.
→ valve atrio-ventriculaire gauche
valve nasale l.f.
nasal valve
Angle dièdre compris entre la plica nasi et la partie supérieure du septum nasal qui lui fait face.
Son angulation habituelle est de 15°. Zone frontière physiologique située entre le vestibule narinaire et la cavité nasale proprement dite, elle fonctionne comme une valve limitant le flux aérien en fonction des mouvements des cartilages qui la bordent.
valve prothétique l.f.
prothetic valve
Valve artificielle mise en place sous circulation extracorporelle et destinée à remplir les fonctions d'appareils valvulaires altérés.
Les valves mécaniques (à bille, à disque basculant ou à ailettes) sont les plus exposées aux complications thrombo-emboliques, surtout lorsqu' elles sont en position mitrale (incidence de 3 à 4% par an) ; en position aortique, le risque estimé est inférieur (1,2 à 2,2% par an). Toutes les valves mécaniques, même les plus récentes au profil hydraulique amélioré, nécessitent une anticoagulation au long cours.
Les bioprothèses (valves aortiques de porc ou fabriquées en péricarde bovin) sont beaucoup moins thrombogènes et ne nécessitent pas un traitement anticoagulant au long cours. Celui-ci est toutefois justifié en cas de fibrillation auriculaire associée, lors des trois premiers mois post-opératoires et/ou en présence d'un thrombus de l'oreillette gauche.
Étym. lat. valva : battant de porte
→ circulation extracorporelle, anticoagulant (médicament)
[K2]
Édit. 2019
valve tricuspide l.f.
→ valve atrio-ventriculaire droite
valve turbinale l.f.
turbinal valve
Espace compris entre le bord interne de la tête du cornet nasal inférieur et le septum nasal.
Du fait du cycle nasal, cet espace est variable dans le temps.
valve urétérale l.f.
ureteral valve
Repli des tuniques muqueuse et musculaires de l'uretère réalisant un obstacle incomplet sur le conduit.
Il s'agit d'une forme très rare d'obstruction congénitale de l'uretère. Son traitement est la résection-suture urétérale.
[M2]
Édit. 2019
valve atrio-ventriculaire gauche l.f.
Syn. valvule mitrale
[A1, K2]
Édit. 2019
anévrysme aortique thoracoabdominal l.m.(ATA)
aortic thoracoabdominal aneurysm
Anévrysme siégeant sur l’aorte descendante qui fait suite à l’arc de l’aorte en aval de l’origine de l’artère subclavière gauche jusqu’à la bifurcation de l’aorte abdominale, ce qui exclut les anévrysmes siégeant sur l’arc de l’aorte de traitement plus complexe.
La classification de Crawford, la plus utilisée, décrit 4 types d’ATA. Le type 1 est étendu de l’origine de l’artère subclavière gauche jusqu’au niveau des artères rénales, le type 2 inclut l’ensemble de l’aorte descendante et abdominale, le type 3 inclut l’aorte thoracique du niveau de la 6eme côte jusqu’à la bifurcation aortique et le type 4 est étendu du niveau du diaphragme jusqu’à la bifurcation aortique. La localisation et l’extension de l’anévrysme sur l’aorte thoraco-abdominale vont influencer les résultats du traitement (meilleurs résultats pour les ATA de type 4). 
Type 1 Type 2 Type 3 Type 4
Classification des ATA selon Crawford
L’incidence de cette pathologie est faible.
Cette maladie évolue lentement sur plusieurs années et ne provoque aucun symptôme dans la majorité des cas. Les ATA sont le plus souvent découverts par hasard lors du bilan d’une autre pathologie.
Chez le sujet maigre on peut parfois ressentir à la palpation abdominale une masse battante, parfois expansive et percevoir un souffle à l’auscultation abdominale trop souvent négligée dans un examen clinique de l’abdomen. L’échographie est le mode découverte le plus habituel ; examen non invasif, elle permet de suivre l’évolution des dimensions de la lésion. L’angioscanner en trois D, voire la RMN, déterminent le type de l’anévrysme et font le bilan anatomique en préopératoire ; ils ont pratiquement remplacé l’artériographie plus invasive sur des axes vasculaires de qualité médiocre.
En cas de rupture d’anévrisme, le patient peut ressentir des douleurs abdominales ou dorsales, un malaise ou une perte de connaissance en rapport avec une hypotension artérielle, voire un état de choc en raison de l’hémorragie interne.
L’indication chirurgicale est retenue en fonction de la taille de l’anévrysme et/ou de son évolutivité. L’indication opératoire sur un anévrysme fusiforme est généralement retenue lorsque le diamètre maximal de l’anévrysme est supérieur à 60 mm. Un anévrysme sacculaire de paroi plus fragile est une indication opératoire dès qu’il est reconnu. Lorsqu’une maladie des tissus conjonctifs (Marfan, Ehler-Danlos) est diagnostiquée, le traitement est proposé pour des diamètres inférieurs en raison du risque élevé de dissection et de rupture. La technique « classique », qui consiste à réaliser par chirurgie ouverte un remplacement du segment pathologique de l’aorte par une prothèse a montré de bons résultats en terme de perméabilité mais au prix d’une mortalité péri opératoire élevée. Depuis 2001, plusieurs équipes réalisent une prise en charge totalement endovasculaire de ces ATA grâce à la nouvelle génération d’endoprothèses fenêtrées et multi branches. Des mesures de protection médullaire doivent être prises en présence d’un ATA étendu (Type 1 à 3) ou d’antécédents de chirurgie aortique ou d’occlusion de l’artère sous-clavière gauche ou des artères hypogastriques, l’ensemble de ces situations favorisant l’ischémie médullaire aigue.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
→ anévrysme, arc de l'aorte, dissection aortique, Marfan (maladie de), syndrome d'Ehlers-Danlos, Laplace (loi de)
[K2,K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme de la crosse aortique l.m.
→ anévrysme de l'arc de l'aorte
[K3,K4]
Édit. 2017
anévrysme familial de l'aorte thoracique et dissection aortique l.f.
familial thoracic aortic aneurism and dissection
Affection familiale d’atteinte de l’aorte ascendante.
L’atteinte progressive de l’aorte peut débuter dans le jeune âge ou plus tardivement au cours de la vie ; elle conduit à une dilatation progressive avec formation d’un anévrysme qui provoque la rupture. D’autres vaisseaux périphériques peuvent être atteints. Certaines formes s’associent à la maladie de Marfan ou au syndrome de Loeys et Dietz.
Des mutations des gènes ACTA2 et TGFBR2 sont responsables de cette affection.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
Sigle familial TAAD
→ dissection aortique, Loeys et Dietz (syndrome de), Marfan (maladie de) ,TGFBR2 gene, ACTA2 gene
[K3, K4, Q2]
Édit. 2018
aortique adj.
aortic
Qui se rapporte à l’aorte ou siège au niveau de l’aorte, ou encore qui se rapporte aux valvules de l’orifice aortique du cœur.
arc aortique double l.m.
double aortic arch
Anomalie congénitale d’évolution des arcs aortiques de l’embryon, qui entraîne la persistance du 4e arc droit alors qu’il devrait disparaître.
Ce 4ème arc droit anormalement persistant forme une crosse aortique droite qui double la crosse normale issue du 4ème arc gauche. L’arc aortique double enserre dans un anneau plus ou moins serré, la trachée et l’œsophage, et peut être responsable de compression des voies aériennes supérieures. Il relève alors d’un traitement chirurgical consistant à sectionner l’anneau artériel compressif au point le plus adapté à la conservation des branches de l’aorte (carotides et sous-clavières).
arche aortique l.f.
athérome aortique l.m.
aortic atheroma
Atteinte athéromateuse de l'aorte, laquelle, au niveau de son segment abdominal, est l'artère le plus fréquemment et le plus précocement touchée par cette affection.
Dans sa portion thoracique, l'athérosclérose prédomine à la terminaison de l'aorte ascendante et sur le dôme de l'arche, tout autour des ostiums des troncs supra-aortiques.
L'échocardiographie cardiaque par voie transœsophagienne permet de préciser la taille de la plaque, l'importance de son développement endoluminal et la présence d'un thrombus sessile ou pédiculé.
Les plaques, ulcérées ou non, siégeant sur la crosse, peuvent être à l'origine d'embolies cérébrales. Elles sont neuf fois plus fréquentes chez les sujets âgés de plus de 60 ans explorés pour accident ischémique cérébral, que chez les sujets témoins.
Étym. gr. athêrê : bouillie, ome : tuméfaction
ballon intra-aortique l.m.
intraaortic balloon
Ballon gonflable, placé dans l’aorte descendante thoracique à l’aide d’un cathéter introduit par voie artérielle fémorale.
Technique de réanimation cardiaque permettant de compenser temporairement une insuffisance circulatoire aigüe ou un choc cardiogénique. L’inflation du ballon, synchrone de la diastole ventriculaire gauche, augmente la pression aortique améliore la perfusion coronaire et carotidienne et chasse le sang de l’aorte vers les territoires périphériques. Le dégonflage présystolique rapide évite d’accroître le travail du ventricule gauche.
S. D. Moulopoulos (1962), A. Kantrowitz (1968), médecins américains
Syn. assistance circulatoire, contrepulsion aortique
Édit. 2017
bascule ventriculo-aortique l.f.
aortoventricular rocking-motion
Mouvement anormal du cœur et de l’aorte caractéristique des grandes insuffisances aortiques : alors qu’à la systole se produit une rétraction énergique du ventricule gauche, et une ample expansion de l’aorte, au contraire à la diastole le cœur se relâche alors que l’aorte effectue un retrait.
Ce mouvement est observé en radioscopie et on lui donne aussi le nom de mouvement de sonnette
Syn. : signe de la sonnette.
Édit. 2017
bouton aortique l.m.
aortic knob
Arc supérieur gauche de la silhouette cardiovasculaire sur la radiographie thoracique de face.
Il correspond à la partie horizontale de la crosse de l’aorte.
Édit. 2017
carrefour aortique l.m.
aortic bifurcation
Fourche de bifurcation terminale de l’aorte abdominale, en deux artères iliaques primitives.
C’est une des localisations importantes de la maladie athéroscléreuse de l’aorte, au cours de laquelle son oblitération complète constitue le syndrome de Leriche.
R. Leriche, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1940)
[A1,K4]
Édit. 2015
contrepulsion aortique l.f.
intraaortic balloon counterpulsation
Procédé thérapeutique d’assistance circulatoire destiné à améliorer l'état circulatoire dans certaines défaillances myocardiques sévères résistant aux moyens pharmacologiques.
Elle consiste à monter par voie fémorale rétrograde, dans l’aorte descendante sous-isthmique un ballonnet dont le gonflement automatique intermittent synchronisé avec la diastole ventriculaire améliore la performance hémodynamique du cœur, en diminuant la postcharge et en facilitant la perfusion coronaire.
De technique et de contrôle relativement simple la contrepulsion diastolique a pris une place importante dans le traitement de la défaillance cardiaque aigüe.
S. D. Moulopoulos, médecin grec (1962) ; A. Kantrowitz, chirurgien américain (1968)
Étym. contraction de contre et de pulsion (pouls cardiaque) pour marquer l'opposition de phase entre la machine et le cœur
Syn. assistance circulatoire
[G5,K2,B3]