Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

124 résultats 

interface-fabricant d'une prise murale de gaz l.f.     

conversion kit of a terminal unit of gas distribution

Ensemble d'éléments spécifique à un gaz fourni par un fabricant conçu pour modifier la configuration ou les performances d'une prise murale de distribution de gaz fournie par un autre fabricant.

lésion directement létale (d'une cellule) l.f.

directly lethal injury

Lésion produite par le passage d'une particule ionisante dans une cellule et qui entraîne la mort de celle-ci.
Le taux de survie cellulaire S relatif à ce type de lésion décroit selon une fonction exponentielle de la dose : S = exp (D/Do),
où Do - dose létale moyenne - est un paramètre caractérisant la radiosensibilité des cellules. S ne dépend pas de la distribution de la dose dans le temps.

Syn. lésion létale d’emblée

lésion sublétale (d'une cellule) l.f.

sublethal injury

Lésion produite dans une cellule irradiée, qui par elle-même ne provoque pas la mort cellulaire, mais peut entraîner celle-ci lorsqu'elle est associée à d'autres lésions de ce type.
La probabilité de mort cellulaire qui en résulte croît à mesure que s'accumulent les lésions sublétales, ce qui entraîne l'incurvation - épaulement - de la courbe de survie.
Les lésions sublétales sont spontanément réparées en quelques heures. Du fait de cette réparation la mortalité cellulaire est diminuée si la dose est fractionnée ou délivrée à faible débit.

lymphome T sous-cutané simulant une panniculite l.m.

subcutaneous panniculitis-like T-cell lymphoma (SPTCL)

Variété très rare de lymphome T siégeant surtout aux extrémités, particulière par sa localisation au tissu cellulo-graisseux sous-cutané, par sa ressemblance clinique avec une panniculite ou avec des lipomes douloureux, mais qui peuvent s’ulcérer, et par la fréquente association d’un processus d’hémophagocytose.
On distingue deux variétés :
- le sous-type alpha/bêta, de croissance lente et de pronostic favorable,
- le sous-type gamma/delta, plus agressif et associé au syndrome hémophagocytaire.

C. L. Gonzalez, hématopathologiste américain (1991)

mesure radio isotopique d'une hémorragie digestive occulte l.f.

hémorragie digestive occulte (mesure radio isotopique d'une)

métapophyse d'une vertèbre lombaire l.f.

processus mamillaire d'une vertèbre lombaire

Monteggia (équivalent d'une fracture de) l.m.

Monteggia equivalent

Variantes du type I de la fracture de Monteggia.
Quatre de ces variantes ont été décrites
1° luxation de la tête radiale et inflexion simple de la diaphyse cubitale ;
2° fracture du col du radius à la place de la luxation de la tête radiale ;
3° fracture de la partie proximale de la diaphyse radiale à la place de la luxation de la tête radiale ;
4° fracture du col du radius et déplacement important de la diaphyse radiale sans luxation de la tête radiale.

G. B. Monteggia, chirurgien italien (1814)

morsure (infection transmise par une) l.f.

bite (infection after)

Infection secondaire à une morsure animale, d’espèces variées, telles que le rat (sodoku, haverhilliose) le chien ou le chat (infections à staphylocoques, à streptocoques, à bactéries anaérobies, pasteurelloses).
La rage (rage sauvage des carnassiers, rage canine, rage des chiroptères) se transmet aussi par morsure. On peut citer aussi les morsures de tiques, à l’origine de la maladie de Lyme, de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, de certaines encéphalites virales.

neuropathies liées à une anomalie de la transthyrétine l.f.p.

transthyretin anomaly induced neuropathies

amyloïdes (neuropathies), amyloïde familiale portugaise

névrose (caractères cliniques généraux d'une) l.f.p.

clinical general characteristics of a neurotic disorder

Terme à partir duquel se créa et se précisa un couple d'opposition pertinente avec les psychoses, au sens des linguistes.
Essentiellement par rapport aux psychoses, les névroses comportent, dans leurs formes les plus typiques : des symptômes répétitifs mais moins "graves", relativement superficiels et plastiques ; une certaine conscience de l'état morbide, vécu comme une enclave au moins gênante, contre laquelle le sujet tend à lutter sans résultat ; l'absence de désorganisation de la personnalité, avec des attitudes plus pragmatiques, une adaptation sociale relativement bonne sauf dans les formes majeures et invalidantes, ainsi que des altérations du comportement moins accentuées mais s'accompagnant volontiers de doute et d'indécision ; une évolution davantage réversible, facilitée par une fréquente demande de recours médical ; une réponse plus ou moins importante aux thérapeutiques non médicamenteuses, en particulier psychothérapiques.
Malgré les limites de tels critères, ce sont bien eux qui sont utilisés par la grande majorité des psychiatres.

W. Cullen, médecin britannique (1777)

œilleton d'une sonde n.m.

eye of a tube

Dans un matériel anesthésique, orifice percé dans la paroi d'un tube trachéal, près de l'extrémité du malade et sur le côté opposé au biseau.

Édit. 2017

temps de participation à une étude l.m.

contribution period

Délai entre la date des dernières nouvelles et la date d’origine de l'étude.

date d'origine, date des dernières nouvelles

[E1]

Édit. 2020

perforation d'une lentille l.f.

fenestration

Trou de forme précisée et traversant une lentille de contact dans toute son épaisseur en un lieu défini.

période biologique d'une substance l.f.

biological half-time

Espace de temps pendant lequel la quantité d'une substance, initialement introduite dans un compartiment biologique défini, est réduite de moitié par les mécanismes physiologiques.
La notion de période implique une disparition aléatoire des molécules, c'est-à-dire une diminution exponentielle de leur nombre.

phase (d'une maladie) l.f.

L'une des périodes successives d’une maladie : phases d’incubation, d’invasion, etc.

ponction-aspiration d'une calcification l.f.

draining-inhalation of a calcification

En présence d’une calcification dans le cadre d’une tendinopathie calcifiante, ponction sous anesthésie locale, repérage échographique qui consiste à percer le sac enveloppant la calcification, à l’extraire et à injecter un corticoïde.
L’évolution peut être favorable et éviter le recours chirurgical.

Syn. ponction-trituration (déconseillé)

ponction/trituration d'une calcification l.f.

 ponction/aspiration d'une calcification

porte d'entrée d'une infection l.f.

Site par lequel un microorganisme pathogène pénètre dans l’organisme humain.
La porte d’entrée peut être cutanée, buccopharyngée, dentaire, oculaire, respiratoire, digestive, urinaire, génitale, etc.

processus accessoire d'une vertèbre lombaire l.m.

processus accessorius vertebrae lumbalis (TA)

accessory process of lumbar vertebra

Saillie nette occupant la base de la face postérieure du processus transverse d’une vertèbre lombaire.
Elle donne insertion à divers faisceaux du muscle longissimus des lombes et des muscles inter-transversaires lombaires.

processus articulaire inférieur d'une vertèbre l.m.

processus articularis inferior vertebrae, zygapophysis inferior (TA)

inferior articular process of vertebra

Eminence verticale implantée  sur l’arc neural de la vertèbre au-dessous de l’union du pédicule et de la lame.
Elle s’articule avec le processus articulaire supérieur de la vertèbre sous-jacente, formant, sur l’ensemble du rachis, une colonnette osseuse.

processus articulaire supérieur d'une vertèbre l.m.

processus articularis superior vertebrae, zygapophysis superior (TA)

superior articular process of vertebra

Eminence verticale implantée  sur l’arc neural de la vertèbre au-dessus de l’union du pédicule et de la lame.
Elle s’articule avec le processus articulaire inférieur de la vertèbre sus-jacente, formant, sur l’ensemble du rachis, une colonnette osseuse.

processus costiforme d'une vertèbre lombaire l.m.

processus costiformis vertebrae lumbalis, processus costal vertebrae lumbalis (TA)

costal process of lumbar vertebra

Processus transverse des vertèbres lombaires.
Il est ainsi appelé parce que, long et étroit, il représente une véritable côte lombaire. L’hypothèse selon laquelle le processus accessoire de la vertèbre lombaire représenterait le véritable processus transverse est infirmée par Vallois pour qui ce processus n’est qu’une saillie d’insertion de certains des muscles spinaux.

H.V. Vallois, anatomiste français (1889-1981)

Syn. anc. apophyse costiforme, apophyse transverse lombaire

processus épineux d'une vertèbre l.m.

processus spinosus vertebrae (TA)

spinous process of vertebra

Saillie médiane et postérieure de l’arc d’une vertèbre, implantée par une base large à l’angle d’union des lames de l’arc de la vertèbre, et dirigée en arrière où elle se termine par un sommet libre.
Elle dérive de la neurépine de la vertèbre primitive type. Le processus épineux des vertèbres cervicales a un sommet bituberculé et un bord inférieur creusé d’une gouttière antéro-postérieure. Le processus épineux des vertèbres thoraciques est long, très incliné en bas et en arrière et à somme unituberculé.  Le processus épineux des vertèbres lombaires est une lame rectangulaire, verticale et massive, dirigée en arrière et terminée par un bord postérieur libre épais. Les trois ou quatre premiers processus épineux du sacrum constituent la crête sacrale médiane ; le cinquième processus épineux sacré (parfois aussi le quatrième) manque et la paroi postérieure du canal sacral est déhiscente au niveau du hiatus sacral.

Syn. anc. apophyse épineuse d’une vertèbre, neurépine

processus mamillaire d'une vertèbre lombaire l.m.

processus mamillaris vertebrae lumbalis (TA)

mamillary process of lombar vertebra

Saillie osseuse arrondie et rugueuse marquant le bord postérieur du processus articulaire supérieur d’une vertèbre lombaire.
Elle donne insertion à de nombreux faisceaux musculaires de la musculature des gouttières vertébrales.

Syn. anc. tubercule mamillaire (1),  métapophyse d’une vertèbre lombaire

processus transverse d'une vertèbre l.m.

processus transversus vertebrae (TA)

transverse process of vertebra

Chacun des deux processus d’une vertèbre implantés latéralement sur l’arc de la vertèbre, l’un à droite, l’autre à gauche, à la jonction du pédicule et de la lame de l’arc de la vertèbre.
Le processus transverse dérive de l’épapophyse de la vertèbre type. Il présente d’importantes variations selon l’étage vertébral considéré. Le processus transverse cervical est complété par une racine antérieure dérivée de l’arc pleural de la vertèbre type et implantée sur la face latérale du corps de la vertèbre ; par ses deux racines, et avec le pédicule de l’arc de la vertèbre, le processus transverse circonscrit le foramen transversaire ; la face supérieure du processus est creusée d’une gouttière ; son sommet est bituberculé. Le processus transverse thoracique, dirigé obliquement en arrière et en dehors, s’articule à son extrémité libre avec le tubercule de la côte. Le processus transverse lombaire (ou processus costiforme) est long et étroit ; il représenterait l’arc pleural de la vertèbre ; seul le processus accessoire du processus transverse serait le véritable processus transverse ; cette conception est discutée (Vallois). Au niveau du sacrum les processus transverses sacrés forment la crête sacrale latérale constituée de tubercules conjugués représentant la soudure deux à deux des processus transverses sacrés. Au niveau de l’os occipital un processus paracondylien et un processus accessoire seraient les manifestations des processus transverses de la dernière vertèbre occipitale.

H-V. Vallois, anatomiste français (1889-1981)

Syn. anc. apophyse transverse d’une vertèbre

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