troubles du schéma corporel l.m.p.
body image disorders
→ apraxoagnosique de l'hémisphère mineur (syndrome), asomatognosie
troubles du spectre de l'autisme l.m.p.
Dénomination actuelle de la DSM 5 (diagnostic and statistical manual or mental disorders) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.
→ autisme, autisme (modèles physiopathologiques)
troubles endocriniens, épilepsie et déficience mentale l.m.p.
mental deficiency, epilepsy, endocrine disorder
M. Börjeson, H. Forssman, Orla Lehmann, médecins suédois (1962)
→ Börjeson-Forssman-Lehmann syndrome
[H1, H3, O4]
Édit. 2018
troubles envahissants du développement l.m.p.
Dénomination actuelle de la classification internationale des maladies (CIM 10) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.
→ autisme, autisme (modèles physiopathologiques)
troubles intestinaux et surdité congénitale de perception l.m.p.
A. Gross, pédiatre allemand (1995)
Syn. albinisme oculocutané avec mèches noires, ABCD (syndrome)
[Q2]
Édit. 2018
troubles neuromusculaires, ophtalmoplégiques et mitochondrie anormale l.m.p.
ophthalmoplegic neuromuscular disorder with abnormal mitochondria
Ophtalmoplégie avec ptosis, atteinte des nerfs crâniens, des muscles striés, et avec anomalie musculaire mitochondriale.
Les parents sont consanguins ce qui évoque une possible forme récessive et non mitochondriale. Ressemble un peu à la maladie de Kearns et Sayre. L’affection est autosomique récessive (MIM 258470).
K. Tamura, neurologue japonais. 1974 ; T. P. Kearns, neuro-ophtalmologiste, et G. P. Sayre, anatomopathologiste américains (1958)
troubles psychiques de l'hématome sous-dura l l.m.]
subdural hematoma and mental disorders
Surtout chez le sujet âgé et l'alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité, et a fortiori des épisodes confusionnels.
Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié par le patient. Une évolution chronique est possible. L'examen clinique systématique soigneux et l'apport des investigations complémentaires sont déterminants dans cette symptomatologie psychique parfois dominante ou même pure.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[H2,H3]
troubles psychiques et syphilis l.f.p.
psychological symptoms of syphilis
→ syphilis (troubles psychiques et)
troubles psychiques immédiats chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
head trauma immediate and close psychical troubles
Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.
S.Korsakoff ,neuropsychiatre russe (1889)
tumeurs cérébrales (troubles psychiques des) l.m.p.
psychic disorders of cerebral tumors
Symptomatologie psychiatrique fréquente (plus de 50% des cas), parfois psychiatrique pure, surtout dans les formes lentes et dans les localisations frontales ou intraventriculaires (méningiomes).
Sont observés : un tableau confusionnel, le plus fréquent, et/ou démentiel ; des formes apathiques, stuporeuses, dépressives ou agitées ; des troubles psychiques variables selon la localisation tumorale et ses retentissements possibles (œdème, compression)
Cependant, d'une part, si les tumeurs frontales peuvent avoir une symptomatologie psychique inaugurale évocatrice, celle-ci est parfois observée dans des néoformations siégeant à distance, p. ex. dans la fosse postérieure dès lors qu'elles ont provoqué une importante dilatation des cornes frontales. D'autre part, un tableau évocateur d’un syndrome korsakoffien » est possible dans des tumeurs de l'hypothalamus ou du trigone. Enfin, une corrélation entre l'hypertension intracrânienne et ces troubles psychiques n'est pas toujours établie puisque ceux-ci sont rares dans les tumeurs de la fosse postérieure et qu'ils précèdent très souvent la triade céphalées, vomissements et troubles oculaires.
La personnalité antérieure et ses anomalies peuvent également intervenir. À cet égard, en rester à un diagnostic d'hystérie peut constituer un "piège".
Malgré une sémiologie le plus souvent non caractéristique et parfois trompeuse, des signes tels qu'une fluctuation des troubles, une lenteur et une viscosité psychique sans rapport avec l'ensemble de la symptomatologie, des hallucinations souvent élémentaires, sans mode délirant proprement dit, enfin un examen neurologique soigneux, doivent inciter le clinicien à la mise en œuvre d'investigations complémentaires adaptées et spécialement de l'imagerie médicale.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ Gayet -Wernicke-Korsakoff (encéphalopathie de)
visuospatiaux (troubles) l.m.p.
visual spatial disorders
Troubles de la perception spatiale relevant de déficits d'intégration plurimodale : visuels, mnésiques, somesthésiques.
Souvent associés à l'agnosie visuelle, ils s'en distinguent par l'importance des troubles de l'orientation, du maniement des données spatiales, de la mémoire des lieux, d'appréhension visuelle globale, de l'exploration systématique de l'espace par le regard, de l'apprentissage des itinéraires.
Les lésions sont très souvent pariétales postérieures dans l'hémisphère mineur.
Ces troubles se différencient de l'agnosie spatiale unilatérale, trouble de l'appréhension visuospatiale dans un seul hémichamp visuel.
Syn. agnosie spatiale
→ perception, agnosie visuelle, agnosie spatiale unilatérale
troubles intestinaux et surdité congénitale de perception l.m.p.
Syn. ABCD (syndrome), albinisme oculocutané avec mèches noires
[J1, P1, P2, L1, Q2]
Édit. 2018
Addison (maladie d') et troubles psychiques l.f.
Addison disease and psychical disorders
→ surrénale (insuffisance) et troubles psychiques
[H3, O4]
Édit. 2020
Berger (rythme de) l.m
Berger’s rhythm
H. Berger, neuropsychiatre allemand (1929)
Édit. 2017
delta (rythme) l.m.
Δ rhythm
→ rythme Δ
Duroziez (rythme de) l.m.
Duroziez’s murmur
Triade sémiologique d’auscultation à la pointe du cœur caractéristique du rétrécissement mitral : éclat du premier bruit, dédoublement du 2e bruit (claquement d’ouverture de la valve mitrale et d’un roulement diastolique.
P. Duroziez, médecin français (1862)
galop (rythme de) l.m.
gallop rhythm
À l’auscultation du cœur, triple bruit constitué par l’addition aux deux bruits habituels d’un troisième temps qui n’est ni un souffle ni un frottement, mais un bruit frappé qui traduit le brutal remplissage d’un ventricule anormal.
Le bruit de galop typique, perçu dans la diastole est un signe d’insuffisance ventriculaire. C’est un bruit sourd qui correspond souvent à un choc perceptible à la palpation. (Potain) Il existe d’autres variétés chronologiques de galop (présystolique, protodiastolique). Le galop de sommation, ou mésodiastolique est une combinaison des galops présystolique et protodiastolique.
P. Potain, médecin cardiologue français, membre de l’Académie de médecine (1876)
Syn. bruit de galop
Luciani-Wenckebach (rythme de) l.m.
Allongement progressif de l’espace PR jusqu’à ce qu’ une onde P soit bloquée , non suivie d’un complexe ventriculaire (bloc du second degré de type I).
L. Luciani, physiologiste italien (1873) ; F. Wenckebach, médecin autrichien (1898)
→ bloc auriculo-ventriculaire, Luciani-Wenckebach (période de)
période d'un rythme biologique l.m.
→ rythme biologique (période d'un)
rythme n.m.
rhythm
Caractère répétitif des modalités et des intervalles d'un phénomène.
C'est une notion qualitative différente de celle quantitative de fréquence : le rythme caractérise une suite d'évènements complexes mais distincts, il ne se mesure pas, par contre la fréquence, nombre de répétition de l'événement par unité de temps, s'exprime par une valeur moyenne.
Le comptage des pulsations cardiaques pendant une minute (ou 15 secondes si le cœur est régulier) donne la fréquence, f, du pouls et, de là, la période moyenne, p, de la révolution cardiaque (p = 1/f). Les modalités de répétition des battements définissent le rythme, qui peut être régulier ou irrégulier, les périodes successives ne sont alors pas égales. Si les périodes sont de durées trop irrégulières, on parle d'arythmie.
Étym. gr. rhuthmos : mouvement réglé, cadence, style
→ bloc de branche, fréquence, pouls (fréquence du), période
rythme à grandes oscillations l.m.
saltatory fetal heart rate
Rythme cardiaque fœtal dont les oscillations ont une amplitude supérieure à 20 battements par minute.
Son pronostic est bon.
Syn. rythme saltatoire
rythme alpha l.m.
α rythm
En électroencéphalographie, rythme formé d'oscillations de 8 à 12 cycles/sec, d'une amplitude de 50 à 100 microvolts (ondes α).
C'est le rythme normal de l'adulte éveillé, au repos et yeux fermés. Il prédomine sur la partie postérieure du crâne et cesse dès l'ouverture des yeux (réaction d'arrêt).
Syn. rythme de Berger
rythme à moyennes oscillations l.m.
moderate reactivity of fetal heart rate
Rythme cardiaque fœtal dont les oscillations sont de moyenne amplitude, comprise entre 11 et 20 battements par minute.
Son pronostic est bon.
rythme bêta l.m.
β-rythm
En électroencéphalographie, rythme formé par des oscillations rapides (ondes β) de 15 à 20 cycles/sec, d'une amplitude plus faible que le rythme α (10 à 50 microvolts) et de forme sinusoïdale.
Il prédomine, chez le sujet normal au repos, sur les régions rolandiques et prérolandiques. Il remplace le rythme alpha sur les régions pariétooccipitales à l'ouverture des yeux.
rythme bigéminé l.m.
bigeminal rythm