échinococcose rénale l.f.
renal echinococcosis
Localisation rénale de la maladie hydatique, due au développement de la larve du taenia échinocoque, donnant une lésion fréquemment kystique.
→ kyste hydatique du rein, Echinococcus granulosus
[D1,M1]
Édit. 2019
ectasie canaliculaire précalicielle l.f.
cystic dilatation of the renal collecting tubules, medullary sponge kidney
Affection congénitale caractérisée par une dilatation kystique des tubes collecteurs dans leur segment précaliciel, exposant au développement de microlithiases.
L'anomalie peut toucher l'ensemble du rein ou seulement un calice ou un groupe caliciel, être uni- ou bilatérale. Elle est souvent révélée tardivement par des coliques néphrétiques à répétition. Le diagnostic repose sur l'exploration échographique et radiologique qui précise le siège précaliciel des calcifications et révèle des stries en forme de houppes convergeant vers les calices. Le pronostic est dans l'ensemble favorable en fonction de l'étendue de la malformation.
R. Cacchi, chirurgien urologue, V. Ricci, médecin radiologue italiens (1948)
Étym. gr. ektasis : dilatation
Syn. maladie de Cacchi et Ricci, rein en éponge, spongiose rénale
→ microlithiase, colique néphrétique
[A3, M1, M2, Q2]
Édit. 2019
ectopie rénale l.f.
congenital ectopic kidney
Anomalie de position, fixe et définitive, d'un rein qui n'a jamais gagné, lors de l'évolution embryonnaire, sa place normale dans la fosse lombaire.
L'ectopie peut être lombaire basse, iliaque, pelvienne, présacrée ou même intrathoracique. Elle peut être homolatérale ou croisée, l'uretère franchissant alors la ligne médiane pour s'aboucher dans la vessie du côté originel. Le rein ectopique a une vascularisation souvent multiple et atypique, qui naît des gros troncs vasculaires les plus voisins. Il n'y a en général aucune anomalie de structure parenchymateuse, mais l'association à d'autres malformations (symphyses, anomalies de la voie excrétrice) est possible.
Étym. gr. ek : hors ; topos : lieu
→ symphyse
[Q2, M3]
Édit. 2019
électrorésection rénale percutanée l.f.
renal percutaneous resection
Méthode de traitement endoscopique percutané des tumeurs urothéliales superficielles de la voie excrétrice intrarénale.
Technique obsolète remplacée par la résection réalisée par voie fibroscopique urétérale
[M2, B4]
Édit. 2019
empreinte rénale du foie l.f.
impressio renalis hepatis (TA)
renal impression of liver
Dépression profonde et étendue imprimée sur la partie postérieure de la face inférieure du lobe droit du foie par la portion susmésocolique de la face antérieure du rein droit.
[A1]
Édit. 2019
empreinte suprarénale du foie l.f.
impressio suprarenalis hepatis (TA)
suprarenal impression of liver
Dépression imprimée par la glande suprarénale droite sur la face postérieure du lobe droit du foie, immédiatement à droite du sillon de la veine cave inférieure.
[A1]
Édit. 2019
empreintes vasculaires rénales l.f.p.
renal vascular impressions
Sur une urographie, ou un uroscanner, lacunes longilignes ou plus rarement encoches latérales. fréquemment observées sur un calice ou le bassinet.
Ces empreintes de vaisseaux sur les cavités excrétrices peuvent être isolées, ou associées à une gêne à l'évacuation ou à une dilatation des cavités sus-jacentes. Elles sont dues à la différence de pression existant entre les cavités excrétrices et les vaisseaux à leur contact, ce qui explique qu'elles tendent à s'atténuer ou même à disparaître quand on élève la pression intracavitaire par une compression urétérale. Elles s'observent surtout chez les sujets normaux et traduisent une hypotonie des cavités urinaires. Les artères sont presque toujours en cause et donnent une empreinte allongée barrant obliquement en bas et en dehors le bassinet ou la partie proximale des calices. Parfois, il s'agit d’une empreinte veineuse large à la base du grand calice supérieur.
Plus rarement ces empreintes sont pathologiques : compression unique par un anévrisme d'une artère rénale ; encoches latérales multiples, pyéliques et urétérales, en rapport avec une circulation collatérale suppléant l'obstruction d'un vaisseau principal.
[B2, K4, M3]
Édit. 2019
encéphalopathie et insuffisance rénale l.f.
encephalopathy and renal insufficiency
→ insuffisance rénale (encéphalopathie et), encéphalopathie des dialysés
[H1,M1,G4,B3]
Édit. 2018
encoche rénale l.f.
renal notch
Image radiographique d'une dépression localisée de la surface rénale.
Les encoches sont de trois types : encoche localisée, plus ou moins large et profonde, incisure fine et plus ou moins profonde, dépression large se raccordant en pente douce ou de manière abrupte ou angulée.
[A1, B2, M3]
Édit. 2019
épuration extrarénale (méthodes d') l.f.
dialysis
→ hémodialyse chronique de suppléance, dialyse péritonéale, hémofiltration
[B3. M1]
Édit. 2020
érythropoïétine et insuffisance rénale chronique l.f.
erythropoietin and chronic renal insufficiency
La carence de la sécrétion d'érythropoïétine d'origine rénale est une cause importante de l'anémie, parfois sévère, observée chez les patients atteints d'insuffisance rénale terminale et tout particulièrement chez les sujets traités par les méthodes de dialyse.
Une telle anémie est corrigée par l'administration d'érythropoïétine humaine recombinante.
→ insuffisance rénale, dialyse
[F1,C1,O4,G5,M1]
Édit. 2018
excrétion rénale de l'eau l.f.
renal excretion of water
Processus par lesquels les reins excrètent le volume d'eau nécessaire à l'équilibre du bilan hydrique et à l'excrétion urinaire des substances dissoutes provenant de l'alimentation et du métabolisme.
Environ 180 L d'eau sont filtrés par jour chez l'adulte, mais un à deux litres seulement apparaissent dans l'urine définitive. L'eau est réabsorbée en majeure partie (70%) dans le tubule proximal selon un processus maintenant l'osmolalité de l'urine égale à celle du plasma. L'ajustement final du volume d'eau à excréter se fait dans le tubule distal.
En cas de restriction hydrique, l'urine se concentre par équilibration osmotique de l'urine tubulaire avec les liquides interstitiels du rein à travers les parois du tubule rendues perméables à l'eau par l'hormone antidiurétique.
En cas de surcharge hydrique, l'urine hypotonique à l'entrée du tube distal le reste jusqu'à la fin du tube collecteur devenu imperméable à l'eau par absence d'hormone antidiurétique.
[C2,M1]
Édit. 2018
excrétion rénale fractionnelle l.f.
renal fractional excretion
Rapport de la clairance d'une substance au débit de filtration glomérulaire.
L'excrétion fractionnelle indique la fraction excrétée de la quantité filtrée d'une substance donnée. Après soustraction de l'unité de l'excrétion fractionnelle, on obtient la réabsorption fractionnelle. Ce mode d'expression permet donc d'apprécier les parts respectives de la filtration glomérulaire et de la réabsorption tubulaire dans l'excrétion urinaire.
[C2,M1]
Édit. 2018
explorations fonctionnelles rénales l.f.p.
renal functional tests
Examens ayant pour but soit d'apprécier quantitativement le déficit fonctionnel global du rein, soit d'analyser l'altération de fonctions rénales bien définies, soit de mesurer les paramètres de la circulation rénale.
L'appréciation de la masse de néphrons sains est donnée par le débit de filtration glomérulaire mesuré par la clairance de l'inuline ou, en pratique courante, de la créatinine. En raison des difficultés d’un recueil complet des urines émises pendant un temps déterminé, diverses formules (Cockcroft, MDRD,…) sont également proposées pour estimer le débit de filtration glomérulaire à partir de la valeur de la créatinine plasmatique.
L'analyse de fonctions rénales bien définies implique les épreuves de concentration-dilution (épreuves de Volhard), les épreuves d'acidification et la mesure des masses tubulaires de réabsorption (bicarbonate, phosphate et glucose) ou de sécrétion (acide paraaminohippurique).
L'exploration de la circulation rénale est basée sur la mesure du flux plasmatique rénal par la clairance de l'acide paraaminohippurique.
Des explorations fonctionnelles plus complexes sont possibles. Elles nécessitent soit des techniques invasives (prélèvement de sang veineux rénal, injection de substance dans l'artère rénale), soit l'utilisation d'isotopes radioactifs (mesure de la fonction séparée des deux reins avec comptage externe de la radioactivité), soit des analyses mathématiques basées sur des modèles (mesure des paramètres de la filtration glomérulaire par analyse de la courbe d'excrétion de dextrans de masse moléculaire croissante).
F. Volhard, médecin interniste allemand (1940) : D. W. Cockcroft, pneumologue et M. H. Gault, néphrologue canadiens (1976)
→ créatinine, créatinine (clairance de la), Cockcroft et Gault (formule de), MDRD (formule), débit de filtration glomérulaire, Volhard (épreuves de), acidification (épreuves d'), mesure des masses tubulaires de réabsorption et de secrétion, p-amino-hippurique (acide)
[B3,M1]
Édit. 2018
face antérieure de la glande suprarénale l.f.
facies anterior glandulae suprarenalis (TA)
anterior surface of suprarenal gland
Orientée en avant et en dehors, cette face est creusée d’un sillon oblique, le hile de la glande, d’où émerge la veine suprarénale.
La face antérieure de la glande suprarénale droite est recouverte par la veine cave inférieure en dedans et le foie en dehors dont elle est séparée par le péritoine pariétal postérieur. La face antérieure de la glande suprarénale gauche est recouverte en bas par le corps ou la queue du pancréas et les vaisseaux spléniques et en haut par l’estomac ; elle est séparée du pancréas par un fascia d’accolement de la séreuse rétropancréatique au péritoine pariétal postérieur.
[A1]
Édit. 2017
face postérieure de la glande suprarénale l.f.
facies posterior glandulae suprarenalis (TA)
posterior surface of suprarenal gland
Convexe elle regarde en arrière et en dedans.
Elle s’appuie sur le diaphragme qui la sépare de la douzième vertèbre thoracique, de la partie supérieure de la première vertèbre lombaire et du cul-de-sac pleural costo-diaphragmatique. Sa partie médiale est en rapport avec les nerfs splanchniques lombaires et le plexus cæliaque.
[A1]
Édit. 2017
face rénale de la glande suprarénale l.f.
facies renalis glandulae suprarenalis (TA)
renal surface of suprarenal gland
Extrémité inférieure large de la glande suprarénale.
Elle est en rapport avec le pédicule rénal. Elle reçoit l’artère suprarénale inférieure et des rameaux nerveux du plexus rénal.
[A1]
Édit. 2017
face rénale de la rate l.f.
facies renalis lienis (TA)
renal impression of spleen
→ rate
[A1]
Édit. 2017
face viscérale de la rate l.f.
facies visceralis lienis (TA)
Ensemble des faces rénale, gastrique, colique et pancréatique de la rate
→ rate
[A1]
Édit. 2017
faisceaux vasculaires de la médullaire rénale l.m.p.
fasciculi vasculares medullae renalis (TA)
vascular bundles of renal medulla
Faisceaux vasculaires annexés à la strie interne de la zone externe de la médullaire rénale.
→ strie interne de la zone externe de la médullaire rénale.
[A1,M1]
Édit. 2018
fibrolipomatose périrénale n.f.
perinephric fibro-lipomatosis
Évolution fibrolipomateuse post-infectieuse des tissus périrénaux, pouvant former une gangue rigide qui étrangle le parenchyme.
[A3,M2]
Édit. 2018
fibrose rénale l.f.
renal fibrosis
Dépôt de matrice extracellulaire dans un des composants des reins conduisant soit à la fibrose tubulo-interstitielle, soit à la fibrose glomérulaire, aboutissant progressivement à des lésions irréversibles et à l’insuffisance rénale.
La localisation de l’atteinte initiale rénale détermine le type de fibrose. Ainsi, la polykystose rénale, l’obstruction des voies excrétrices, les infections urinaires aboutissent à la fibrose tubulo-interstitielle, alors que les dépôts immuns (dépôt d’IgA, par exemple), le diabète et l’hypertension artérielle conduisent à la fibrose glomérulaire. Le mécanisme de la fibrose fait intervenir des cellules inflammatoires et des fibroblastes ainsi que des cascades moléculaires complexes incluant le TGF β (Facteur de croissance transformant ou « Transforming growth factor »), le PDGF (Facteur de croissance d’origine plaquettaire ou « Platelet-derived growth factor »), le CTGF (Facteur de croissance du tissu de connexion ou « Connective-tissue growth factor ») et des peptides vasoactifs (angiotensine II et endothéline-1) amenant à la synthèse et au dépôt des protéines de la matrice extracellulaire. Un processus de dégradation par les métalloprotéases s’y oppose. En fin de compte, l’activation continue des cellules effectrices prend le dessus et entraîne des lésions irréversibles. Les premiers traitements efficaces à titre préventif ou au début de la formation des lésions inhibent le système rénine-angiotensine (inhibiteurs de l’enzyme de conversion et antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II). Des traitements plus récents ciblent la NADPH (nicotinamide adenine dinucléotide phosphate) oxydase, les voies de signalisation du TGF β (SMAD 3 et 4) et la BMP-7 (Protéine osseuse morphogénétique ou « Bone morphogenetic protein ») qui est un antagoniste endogène du TGF β bloquant la liaison à son récepteur.
→ TGF bêta, PDGF, CTGF, NADPH, protéine osseuse morphogénétique
[M1]
Édit. 2018
fièvre familiale méditerranéenne l.f.
mediterranean familial fever
Maladie caractérisée par des crises fébriles brèves accompagnées de douleurs abdominales, thoraciques et articulaires, se compliquant secondairement d’amylose rénale.
La maladie débute par un amaigrissement important, une fièvre épisodique, avec des douleurs articulaires, des douleurs dans la poitrine et l'abdomen puis un érythème de type érysipèle. Après de nombreuses crises, une augmentation de la vitesse de sédimentation et une néphrose s’installent. Il existe plusieurs variétés, certaines avec orchite et syndrome méningé. Au fond d'œil on trouve des taches bleu-porcelaine et des drusen disséminés.
L’association à la maladie périodique d’une amylose de type AA, ayant la même distribution que l’amylose secondaire, est surtout fréquente chez les Juifs sépharades ; elle a une évolution spontanément mortelle.
La maladie est endémique dans certaines populations (Arméniens, Libanais, Juifs Sépharades ou Ashkénases, Turcs). Locus du gène (MEF) en 16p13. L’affection est autosomique récessive (MIM 249100). Il existe une forme dominante de l'affection (MIM 134610). Le gène (MEFV) responsable de la maladie périodique est localisé sur le bras court du chromosome 16; il code pour une protéine appelée marenostrine par les auteurs français et pyrine par les auteurs israëliens.
Syn. MEF, FMF, polysérite récurrente, polysérite familiale paroxystique, amyloïdose primitive familiale néphropathique, amyloïdose méditerranéenne avec atteinte rénale, maladie périodique
[N1,Q2]
Édit. 2018
glande suprarénale l.f.
glandula suprarenalis (TA)
suprarenal gland ; adrenal gland
Glande endocrine paire située au-dessus et en dedans du pôle supérieur de chaque rein.
Elle pèse environ six grammes. Elle comprend deux parties nettement distinctes des points de vue embryologique, histologique et physiologique : le cortex de la glande suprarénale et la médullaire de la glande suprarénale. Les glandes suprarénales constituent le plus important des systèmes glandulaires parasympathiques chromatoffines.
J. Casserius (ou Casseri), anatomiste italien (1561-1616)
Syn. anc. glande surrénale, capsule surrénale, rein succenturié de Casserius
[A1,A2,A4,C2,O4,O6]
Édit. 2017
glande surrénale l.f.
adrenal (glande)
Glande endocrine située au-dessus et en dedans de chaque rein, composée de deux zones embryologiquement et physiologiquement distinctes : la médullaire (médullosurrénale) qui sécrète l'adrénaline et la noradrénaline, et la corticale (corticosurrénale) qui sécrète le cortisol, l'aldostérone et leurs précurseurs androgéniques.
Chacune des deux glandes est comprise dans une loge fibreuse juxtaposée à celle du rein correspondant. La sécrétion de la corticosurrénale dépend de la corticotrophine hypophysaire, sauf pour la zone glomérulée qui est sous le contrôle du système rénine-hypertensine. La sécrétion de la médullosurrénale dépend du système nerveux autonome.
Syn. capsule surrénale désuet