Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

127 résultats 

point alvéolaire inférieur l.m.

inferior alveolar point

Point médian situé sur la partie antérieure du bord alvéolaire de la mandibule.

processus alvéolaire du maxillaire l.m.

processus alveolaris maxillae  (TA)

alveolar process of maxilla

Bord inférieur du maxillaire, concave en dedans et en arrière, qui forme avec celui du côté opposé une arcade à concavité postérieure.
Il est creusé de cavités appelées alvéoles où s’implantent les racines des dents.

protéinose alvéolaire l.f.

alveolar proteinosis

Lésion pulmonaire dans laquelle les cavités alvéolaires sont remplies d’un matériel protéinique amorphe éosinophile, riche en lipides, et contenant des cellules spumeuses et des cristaux de cholestérol : alvéolite lipoprotéique.
Elle est généralement considérée comme la manifestation d’un trouble de la production du surfactant en relation avec l’inhalation de poussières, de vapeurs, de gaz, ou de fumée de tabac.
Cette maladie est due à des mutations de la chaîne commune bêta-c (CDw131) des récepteurs d’Il-3, Il-5 et GM-CSF. Les mêmes lésions peuvent être observées au cours de leucémies myéloïdes aigües lorsque le clone mali n’exprime pas bêta-c et chez les souris déficientes en GM-CSF ou en chaînes bêta-c.

protéinose alvéolaire pulmonaire l.f.

pulmonary alveolar proteinosis

Affection rare, de cause inconnue, exclusivement limitée au parenchyme pulmonaire dont de larges groupes d'alvéoles sont remplis d'une substance lipoprotéinacée.
La maladie peut se voir à tous les âges, y compris chez l'enfant, mais se voit surtout chez l'adulte entre 20 et 50 ans, le plus souvent de sexe masculin. Elle a été décrite assez fréquemment en association avec certaines hémopathies malignes.
Elle s'exprime cliniquement par la toux, la dyspnée, des râles souscrépitants aux bases. Radiologiquement, elle présente ordinairement l'aspect typique d'une pneumopathie alvéolaire diffuse : infiltrats pulmonaires peu denses, d'aspect cotonneux, habituellement bilatéraux, à prédominance périhilaire, en "aile de papillon", parcourus d'un bronchogramme aérien. Le lavage broncho-alvéolaire permet le diagnostic devant un liquide laiteux, opaque, sédimentant, acellulaire, granuleux, contenant des apoprotéines, du surfactant. L'analyse biochimique révèle des glycoprotéines et des lipides. Le pronostic est grave, quoiqu'il y ait des cas de résolution spontanée.
Le traitement le plus actif semble être le lavage pulmonaire qu'il faut répéter périodiquement.

rameau mentonnier de l'artère alvéolaire inférieure l.m.

ramus mentalis arteriae alveolaris inferioris (TA)

mental branch of inferior alveolar artery

artère alvéolaire inférieure

rameau mylo-hyoïdien de l'artère alvéolaire inférieure l.m.

ramus mylohyoïdeus arteriae alveolaris inferioris (TA)

mylohyoid branch of inferior alveolar artery

artère alvéolaire inférieure

rameaux dentaires de l'artère alvéolaire inférieure l;m.p.

rami dentales arteriae alveolaris inferioris (TA)

dental branches of inferior alveolar artery

artère alvéolaire inférieure

rameaux dentaires de l'artère alvéolaire supéro-postérieure l.m.p.

rami dentales arteriae alveolaris superioris posterioris (TA)

dental branches of posterior superior alveolar artery

artère alvéolaire supéro-postérieure

rameaux péridentaires de l'artère alvéolaire inférieure l.m.p.

rami peridentales arteriae alveolaris inferioris (TA)

peridental branches of inferior alveolar artery

artère alvéolaire inférieure

rameaux péridentaires de l'artère alvéolaire supérieure et postérieure l.m.p.

rami peridentales arteriae alveolaris superioris posterioris (TA)

peridental branches of superior posterior alveolar artery

artère alvéolaire supérieure et postérieure

retard de résorption du liquide alvéolaire l.m.

delayed resorption of alveolar fluid

Détresse respiratoire néonatale mineure par défaut de maturité pulmonaire gênant l'épuration du liquide pulmonaire des alvéoles.

rhabomyosarcome alvéolaire l.m.

alveolar rhabdomyosarcoma

Tumeur proche du rhabdomyosarcome embryonnaire, qui s'observe chez l'adolescent et le jeune adulte au niveau des extrémités.
Cette tumeur hautement maligne est faite de petites cellules réunies en nids séparés par des faisceaux conjonctifs ; ces cellules sont peu cohésives, tendant à se détacher les unes des autres et à prendre une disposition alvéolaire ou glanduliforme.

J. L. Riopelle et J. P. Thériault, anatomopathologistes canadiens (1956)

Syn. tumeur de Riopelle et Thériault

sarcome alvéolaire des tissus mous l.m.

alveolar soft tissue sarcoma

Il s’agit d’une tumeur rare représentant 0,5 à 1% des sarcomes des tissus mous, survenant plus volontiers chez le jeune. Son pronostic est sévère. Son traitement est essentiellement chirurgical. Plus volontiers que les autres sarcomes des tissus mous ce sarcome peut être responsable de métastases cérébrales.
Etym : gr sarx : chair

Cette tumeur est ainsi dénommée car elle est faite de cellules organisées en alvéoles séparées par de fins réseaux de tissu conjonctif contenant des vaisseaux sinusoïdaux bordés d’un endothélium aplati. Elle est caractérisé par une translocation spécifique t(X;17)

sarcome, sarcome des tissus mous,

syndrome alvéolaire l.m.

alveolar pattern

En radiologie pulmonaire, traduction du comblement des espaces aériens distaux caractérisée par une ou plusieurs des images suivantes : nodules acinaires, opacités floues, confluentes, systématisées (pneumonie), "en ailes de papillon" (œdème), contenant un bronchogramme ou un alvéogramme aérien et d'évolution rapide.
Ces signes masquent habituellement l'atteinte interstitielle sous-jacente.

veine alvéolaire l.f.

veine faciale profonde

[A1, P1, P3]

Édit. 2020

ventilation alvéolaire l.f.

alveolar ventilation

Débit d’air qui assure le renouvellement de l’air alvéolaire.
Tout l’air d’un volume courant ne va pas jusqu’aux alvéoles, une partie reste dans l’espace mort sans prendre part aux échanges respiratoires. La différence entre le volume courant VT et le volume mort VD, représente le volume d’air VA, qui assure le renouvellement effectif de l’air alvéolaire : VT=VA+VD.
En terme de ventilation, la ventilation globale est la somme de la ventilation alvéolaire VA+f. VA et de la ventilation de l’espace mort, f.VD, soit V’=V’A+f.VD.
On calcule la ventilation alvéolaire à partir du rejet de l’anhydride carbonique, V’CO2  et de sa pression partielle dans le sang artériel, PaCO2, en utilisant l’hypothèse d’Enghoff (la pression partielle du CO2 dans les alvéoles est égale à celle dans les artères) et la formule de Rossier (la concentration alvéolaire du CO2 est égale au quotient du rejet de CO2 par la ventilation alvéolaire) soit avec B, la pression barométrique et en exprimant les débits V’A et V’CO2 aux conditions alvéolaires :
V’A=B. V’CO2 /PaCO2.
Si les centres respiratoires ne sont pas déprimés par un médicament ou un toxique, la ventilation alvéolaire est maintenue stable par les centres respiratoires bulbaires qui stabilisent la PaCO2.

P. H. Rossier, médecin interniste suisse  (1954) ; L. Gréhant, physiologiste françai, membre de l’Académie de médecine s (1838-1910)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Symb. V’A

gaz alvéolaire, espace mort, respiratoire (centre), ventilation x fréquence (diagramme), Enghoff (hypothèse d'), formule de Rossier

viscosité de l'air alvéolaire l.f.

alveolar viscosity of alveolar gas

La viscosité des gaz ne dépend pas de la pression. Sur un intervalle de température d'une cinquantaine de°C elle croît à peu près linéairement avec la température. La viscosité d'un mélange gazeux est à peu près égale à la somme des viscosités partielles (viscosité x concentration du gaz) : ainsi, la viscosité de l'air alvéolaire est de 178 µPo (micropoise) au niveau de la mer, celle de l'air sec est de 170,8 µPo à 0°C, 182,7 µPo à 18°C et 195,8 µPo à 40°C. Au niveau de la mer la viscosité de l'air inspiré est de 177,7 µPo à 18°C, celle de l'air alvéolaire et donc de la portion finale de l'air expiré est de 178,4 µPo à 37°C. Du fait de l'enrichissement en vapeur d'eau de l'air alvéolaire avec l'altitude, la viscosité diminue (elle est de 171,5 µPo à 5 000 m). La baisse de la viscosité en altitude (8% dans l'exemple précédent) réduit d'autant le travail ventilatoire : l'altitude est favorable aux patients atteints d'un syndrome pulmonaire obstructif.

viscosité

volume alvéolaire l.m.

alveolar volume

Volume des alvéoles pulmonaires participant aux échanges gazeux.

Sigle VA

segment lingulaire supérieur du lobe supérieur du poumon gauche l.m.

segmentum lingulare superius lobi superioris pulmonis sinistri (TA)

Subdivision du lobe supérieur ventilée par la bronche lingulaire supérieure (S IV)

Syn. anc. segment lingulaire crânial

tronc scissural supérieur du lobe supérieur du poumon droit l.m.

veine postérieure du lobe supérieur du poumon droit

ganglion supérieur du nerf glosso-pharyngien l.m.

ganglion superius nervi glossopharyngei (TA)

superior ganglion of glossopharyngeal nerve

Petit ganglion sensitif inconstant situé sur la racine supérieure du nerf glosso-pharyngien avant sa traversée du foramen jugulaire.
Il résulte d’un dédoublement du ganglion inférieur du nerf glosso-pharyngien

J. Ehrenritter, anatomiste autrichien (décédé en 1790)

Syn. anc. ganglion d’Ehrenritter

ganglion supérieur du nerf pneumogastrique l.m.

ganglion supérieur du nerf vague

ganglion supérieur du nerf vague l.m.

ganglion superius nervi vagi (TA)

superior ganglion of vagus nerve

Ganglion sensitif du nerf vague situé dans le foramen jugulaire.
Il serait surtout constitué par les corps cellulaires des protoneurones sensitifs branchiaux (muqueuses du larynx et du laryngo-pharynx)

Syn. anc. ganglion supérieur du nerf pneumogastrique, ganglion jugulaire

nerf ampullaire supérieur l.m.

nerf ampullaire antérieur

nerf cardiaque cervical supérieur l.m.

nervus cardiacus cervicalis superior (TA)

superior cervical cardiac nerve

Rameau efférent du ganglion cervical supérieur du tronc sympathique cervical.
Il descend le long des artères carotides. Il est destiné, à droite, au plexus cardiaque profond, et à gauche, au plexus cardiaque superficiel.

Syn. anc. nerf cardiaque supérieur du sympathique

[A1]

Édit. 2018

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