deuxième côte l.f.
costa secunda (TA)
second rib
Les faces de la deuxième côte ont une orientation oblique intermédiaire à celles de la première côte qui sont horizontales et de la troisième qui sont verticales.
Sa face supéro-latérale donne insertion au muscle scalène postérieur et au muscle dentelé antérieur et au muscle dentelé postérieur et supérieur. Le deuxième muscle supracostal se fixe sur le bord supérieur du col. Il n’y a pas de gouttière costale à la face inféromédiale.
électromyographie pharyngolaryngée l.f.
pharyngolaryngeal electromyography
Examen qui permet par une électrode implantée dans un muscle, de connaître les potentiels d’action et donc le fonctionnement du pharyngolarynx.
Les muscles du larynx peuvent être explorés par voie externe ou par voie endoscopique. Le muscle cricothyroïdien est d’accès facile par voie transcutanée. Le thyro-aryténoïdien ou muscle vocal est abordé à travers la membrane cricothyroïdienne, en transcutané ou en laryngoscopie indirecte, grâce à une électrode courbe qui est plantée dans la corde vocale. Le muscle dilatateur crico-aryténoïdien postérieur est abordé par voie latérale en passant en arrière du cartilage thyroïde.
[B3, H1, P1]
Édit. 2019
évidement ganglionnaire cervical l.m.
neck dissection
Exérèse systématisée du tissu celluleux sous-cutané et profond, des vaisseaux et des nœuds (ganglions) lymphatiques cervicaux, entre en haut la base du crâne et la mandibule, en bas la clavicule, en avant la ligne médiane, en arrière le muscle trapèze et en profondeur l’aponévrose cervicale profonde.
Intervention réalisée par cervicotomie, l’évidement peut être plus ou moins étendu, plusieurs zones d’évidement étant délimitées par le muscle digastrique et le muscle omo-hyoïdien. Il peut être bilatéral.
Si seule l’exérèse du tissu celluleux, des vaisseaux et des nœuds (ganglions) lymphatiques est pratiquée, on parle d’évidement fonctionnel.
Si on pratique l’exérèse du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien, de la veine jugulaire interne et du nerf spinal, on parle d’évidement radical avec des variantes intermédiaires.
L’exérèse peut être étendue dans certaines circonstances (évidement cervico-parotidien, cervico-thoracique).
Lors du traitement chirurgical des cancers de la tête et du cou, l’évidement a pour but d’éradiquer les métastases lymphatiques et des nœuds ganglionnaires cervicaux cliniques ou microscopiques.
Si l’évidement est réalisé avec la tumeur, en conservant une continuité anatomique, on parle d’exérèse en “monobloc”.
Syn. curage des nœuds ganglionnaires
[P1]
Édit. 2018
fascia clavi-pectoro-axillaire l.m.
Fascia qui s’étend de la clavicule à la base de l’aisselle en engainant successivement le muscle subclavier et le muscle petit pectoral.
Il est donc constitué de haut en bas par les deux feuillets du fascia du muscle subclavier, par le fascia clavi-pectoral, par les deux feuillets du fascia du muscle petit pectoral et par le ligament suspenseur de l’aisselle.
Syn. anc. aponévrose clavi-coraco-axillaire
[A1]
Édit. 2018
fascia endopelvien l.m.
fascia pelvis parietalis, fascia endopelvina (TA)
parietal pelvic fascia, endopelvic fascia
Fascia qui ferme l’excavation pelvienne en bas et latéralement et la sépare du périnée.
Il est constitué par le fascia supérieur des muscles élévateur de l’anus et ischio-coccygien, par le fascia du muscle piriforme et par la partie supérieure du fascia du muscle obturateur interne. Il recouvre les parties molles de la paroi de l’excavation pelvienne : les muscles, le plexus sacré, le plexus honteux et le plexus coccygien. Sa face supérieure est séparée du péritoine par la fosse ischio-rectale où cheminent l’uretère, le conduit déférent et les vaisseaux et nerfs des viscères pelviens. Le fascia endopelvien comporte trois épaississements qui rayonnent à partir de l’épine ischiatique : la bandelette ischiatique en haut, l’arc tendineux du fascia endopelvien en avant et un renforcement postérieur qui n’est autre que la face profonde du ligament sacro-épineux, entre les fascias de recouvrement du muscle ischio-coccygien et du muscle élévateur de l’anus.
Syn. anc. aponévrose pelvienne supérieure, aponévrose périnéale profonde, aponévrose périnéale supérieure, aponévrose profonde du périnée.
[A1]
Édit. 2018
fascia thoraco-lombaire l.m.
fascia thoracolumbalis (TA)
thoracolumbar fascia
Lame tendineuse d’insertion du muscle grand dorsal (musculus latissimus dorsi).
Triangulaire, elle s’insère par sa base médiale sur les processus épineux de la septième vertèbre thoracique à la dernière vertèbre sacrée, sur les ligaments interépineux correspondants et sur le tiers postérieur de la crête iliaque. Elle est recouverte en haut par le muscle trapèze. Elle recouvre le muscle dentelé postérieur et inférieur, le muscle oblique interne de l’abdomen et les muscles spinaux.
Syn. anc. aponévrose lombaire, aponévrose lombo-sacrée
[A1]
Édit. 2018
ligne nuchale inférieure l.f.
linea nuchalis inferior (TA)
inferior nuchal line
Crête rugueuse de la face exocrânienne de l’écaille de l’occipital.
Transversale, concave en avant, elle se détache du milieu de la crête occipitale et se dirige vers le processus jugulaire. Son premier segment médial donne insertion au muscle petit droit postérieur de la tête. Son segment latéral et la surface sous-jacente de l’écaille de l’occipital donnent insertion au muscle grand droit postérieur de la tête. Elle limite, avec la ligne nuchale supérieure, une surface de l’écaille de l’occipital sur laquelle s’insère en dedans le muscle semi-épineux de la tête et en dehors le muscle oblique supérieur de la tête.
Syn. anc. ligne courbe occipitale inférieure
muscle abducteur du petit doigt de la main l.m.
musculus abductor digiti minimi manus (TA)
abductor digiti minimi of hand
Muscle allongé et aplati situé à la partie médiale et superficielle de l’éminence hypothénar.
Il nait de l’os pisiforme et d’une expansion tendineuse du muscle fléchisseur ulnaire du carpe. Il descend vers le petit doigt en avant du muscle opposant et en dedans du muscle court fléchisseur du petit doigt. Il se fixe avec ce dernier sur le côté médial de l’extrémité proximale de la première phalange du petit doigt, sur le ligament glénoïdien et l’os sésamoïde de celui-ci. Il est fléchisseur et abducteur du petit doigt par rapport à l’axe de la main. Il est dit adducteur par rapport à l’axe du corps. Il est innervé par un rameau de la branche profonde du nerf ulnaire.
Syn. anc. muscle adducteur du petit doigt.
muscle antagoniste homolatéral l.m.
homolateral antagonist muscle
Muscle oculomoteur produisant, sur le même œil, un mouvement de rotation du globe oculaire dans le sens opposé à celui produit par le muscle agoniste.
par exemple le muscle interne droit et le muscle droit externe sont des muscles antagonistes homolatéraux pour l'action horizontale. Les muscles grand oblique droit et petit oblique droit sont antagonistes homolatéraux pour l'action rotatoire.
Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant
Syn. antagoniste homolatéral
muscle antagoniste opposé l.m.
controlateral antagonist muscle
Muscle oculomoteur produisant, sur l'œil opposé, un mouvement de rotation du globe oculaire dans le sens contraire à celui produit par le muscle synergique opposé du muscle agoniste.
C'est l'antagoniste homolatéral du synergique opposé. P. par exemple le droit inférieur gauche est l'antagoniste opposé du petit oblique droit ; mais le droit inférieur gauche est lui-même l'antagoniste homolatéral du synergique opposé (le droit supérieur gauche) du muscle agoniste, le petit oblique droit.
Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant
muscle bulbo-spongieux l.m.
musculus bulbospongiosus (TA)
bulbospongiosus
1 – Chez l’homme, muscle du périnée qui s’insère sur le raphé ano-bulbaire unissant les deux muscles bulbo-spongieux.
La plus grande partie de ses fibres se fixe sur la face supérieure du bulbe du pénis en s’entrecroisant sur la ligne médiane avec les fibres similaires du côté opposé. L’autre partie contourne la face dorsale du corps caverneux du pénis et s’unit sur la ligne médiane avec celui du côté opposé. Ce faisceau est généralement appelé muscle de Houston. Il provoque l’expulsion de l’urine et du sperme vers le méat urinaire et l’érection du pénis en refoulant le sang vers sa partie distale. Il est innervé par un rameau du nerf honteux.
2 – Chez la femme, muscle du périnée qui s’insère en arrière sur le raphé ano-vulvaire ou ses fibres s’entrecroisent avec celles du muscle sphincter de l’anus.
La couche inférieure des fibres se fixe sur la face dorsale du clitoris, la couche supérieure va sur les parties latérales du bulbe du clitoris et sur le ligament suspenseur du clitoris. Il provoque l’érection du clitoris, l’abaissement de son extrémité libre dans l’acte de copulation et le rétrécissement de l’orifice inférieur du vagin. Il est innervé par un rameau du nerf honteux.
J. Houston, anatomiste irlandais (1830)
Syn. anc. muscle bulbo-caverneux, muscle constricteur du vagin ; muscle orbiculaire du vagin
muscle constricteur supérieur du pharynx l.m.
musculus constrictor pharyngis superior (TA)
superior constrictor
Elément de la paroi musculaire du pharynx qui comporte quatre parties: la partie (ou muscle) ptérygo-pharyngienne qui se détache du bord postérieur de l’aile médiale du processus ptérygoïde ; la partie (ou muscle) bucco-pharyngienne qui se détache du raphé ptérygo-mandibulaire ; la partie (ou muscle) mylo-pharyngienne qui se détache de l’extrémité postérieure de la ligne mylo-hyoïdienne ; la partie (ou muscle) glosso-pharyngienne qui se détache du bord latéral des muscles de la langue.
Ses différentes fibres curvilignes se dirigent en arrière et en dedans et s’entrecroisent en arrière avec celles du côté opposé en formant le raphé médian postérieur du pharynx. Il provoque le rétrécissement du pharynx. Il est innervé par des rameaux du plexus pharyngien issus des nerfs vague et glosso-pharyngien.
muscle dentelé antérieur l.m.
musculus serratus anterior (TA)
serratus anterior
Muscle large aplati, mince et quadrilatère qui s'enroule sur la paroi latérale du thorax des dix premières côtes au bord médial de la scapula.
Les insertions supérieures se font sur le bord latéral de la première côte et la face latérale de la seconde. La partie moyenne est formée par les digitations attachées à la face externe des deuxième, troisième et quatrième côtes et la partie inférieure par les six digitations épaisses, engrenées avec celles du muscle oblique externe de l'abdomen. La partie supérieure se termine à l'angle supéro-médial de la scapula, la partie moyenne sur la lèvre antérieure du bord médial de la scapula et la partie inférieure sur l'angle inférieur de la scapula. Le muscle dentelé antérieur est séparé de la paroi thoracique par un vaste espace celluleux de glissement dans lequel se produisent les mouvements de l'omoplate sur le thorax (articulation de Gillis). Ce muscle tient la scapula appliquée contre le thorax ; prenant appui sur la scapula, il devient inspirateur en élevant les côtes. Il est innervé par le nerf thoracique long (nerf de Ch. Bell).
Syn. anc. muscle grand dentelé
muscle dilatateur de la pupille l.m.
musculus dilatator pupillae (TA)
dilator pupillae
Muscle lisse, très mince, radiaire, annexé à l’œil, en contact avec l’épithélium rétinien le séparant du stroma de l’iris.
Il s’étend de la racine de l’iris jusque vers le bord pupillaire sans l’atteindre. Il provoque la dilatation de la pupille. Il est antagoniste du muscle sphincter de la pupille. Il est innervé par le système sympathique dont le trajet passe par un rameau du plexus carotidien, le ganglion ciliaire et les nerfs ciliaires courts. A l’opposé le muscle sphincter de la pupille est innervé par le système parasympathique dont le trajet passe par le ganglion trigéminal, le nerf ophtalmique, le nerf naso-ciliaire et les nerfs ciliaires longs, ainsi que par un rameau issu du rameau du muscle oblique inférieur de l’œil branche du nerf oculo-moteur ; ce rameau fait relais dans le ganglion ciliaire qui reçoit une racine motrice parasympathique du nerf abducens.
Syn. anc. muscle dilatateur de l’iris
muscle élévateur de l'anus 1.m.
musculus levator ani (TA)
levator ani
Muscle mince et aplati du périnée comprenant deux plans : le plan latéral ou superficiel, inséré sur la branche inférieure du pubis, l’arcade tendineuse du fascia pelvien et l’épine ischiatique, dont les fibres se portent en arrière du rectum où elles se terminent en s’entrecroisant avec celles du côté opposé ; le plan médial ou profond ( muscle pubo-rectal), inséré sur les branches supérieure et inférieure du pubis, dont les fibres se portent en avant du rectum après avoir croisé la face latérale de la prostate ou du vagin.
Les fibres les plus médiales du muscle pubo-rectal s’entrecroisent avec celles du côté opposé, les fibres les plus latérales gagnent les faces latérales du rectum pour s’entremêler avec les fibres longitudinales de celui-ci. La contraction du muscle élévateur de l’anus provoque une constriction du rectum par son plan latéral superficiel, un avancement et une élévation de l’anus par son plan médial profond. Il joue un rôle majeur dans la défécation, l'accouchement et la statique pelvienne. Il est innervé par une branche collatérale du nerf ischiatique née des 3ème et 4ème racines sacrées.
Syn. anc. muscle releveur de l’anus
muscle épineux l.m.
musculus spinalis (TA)
spinalis
Muscle le plus profond et le plus médial des muscles de la gouttière vertébrale, situé au contact des processus épineux des vertèbres.
Il comporte trois segments : le muscle épineux du thorax, le muscle épineux du cou et le muscle épineux de la tête.
Syn. anc. muscle épi-épineux
muscle grand psoas l.m.
musculus psoas major (TA)
psoas major muscle
Muscle qui s’insère en haut sur la face latérale des corps de la douzième vertèbre thoracique et les quatre premières vertèbres lombaires, sur des arcades fibreuses unissant ces insertions corporéales, sur les disques intervertébraux correspondants et sur la base des processus costiformes de ces mêmes vertèbres ; il se termine, par un tendon commun avec le muscle iliaque, sur le petit trochanter.
Muscle volumineux, il occupe à la fois la région lombo-iliaque de l’abdomen et la partie supérieure de la région antérieure de la cuisse. C’est un des chefs musculaires du muscle ilio-psoas. Il a une action de flexion, adduction et de rotation externe de la cuisse ; dans la station debout il participe à la flexion de la colonne vertébrale et du bassin. Il est innervé par des rameaux du plexus lombal et du nerf fémoral.
→ muscle ilio-psoas, muscle iliaque, muscle petit psoas
muscle iliaque l.m.
musculus iliacus (TA)
ilacus muscle
Muscle qui s’insère sur les deux tiers supérieurs de la fosse iliaque, sur le ligament lombo-iliaque, sur la base du sacrum et sur les épines iliaques antéro-supérieure et antéro-inférieure ; il se termine, par un tendon commun avec le muscle iliaque, sur le petit trochanter.
Muscle volumineux, il occupe la fosse iliaque de l’abdomen et la partie supérieure de la région antérieure de la cuisse. C’est un des chefs musculaires du muscle psoas-iliaque.
Il a une action de flexion, adduction et de rotation externe de la cuisse ; dans la station debout il participe à la flexion de la colonne vertébrale et du pelvis.
Il est innervé par des rameaux du plexus lombal et du nerf fémoral.
→ muscle iliopsoas, muscle psoas, muscle petit psoas
muscle ilio-psoas l.m.
musculus iliopsoas (TA)
iliopsoas
Muscle volumineux occupant à la fois la région lombo-iliaque de l’abdomen et la partie supérieure de la région antérieure de la cuisse.
Il est formé de deux chefs musculaires distincts : le muscle psoas (musculus psoas major) qui s’insère sur la face latérale des corps de la douzième vertèbre thoracique et des quatre premières vertèbres lombaires, sur des arcades fibreuses unissant ces insertions corporéales, sur les disques intervertébraux correspondants et sur la base des processus transverses de ces mêmes vertèbres ; le muscle iliaque (musculus iliacus) qui s’insère sur les deux tiers supérieurs de la fosse iliaque, sur la lèvre interne de la crête iliaque, sur le ligament ilio-lombaire, sur la base de l’os sacrum et sur les épines iliaques antérieures supérieure et inférieure. Les deux muscles se réunissent et se fixent par un fort tendon sur le petit trochanter. Dans son ensemble ce muscle composé fléchit la cuisse et la porte en adduction et rotation externe ; dans la station debout il fléchit la colonne vertébrale et le bassin. Ses deux chefs sont innervés par des rameaux du plexus lombaire et par le nerf fémoral.
Syn. anc. muscle psoas-iliaque
muscle long fléchisseur des doigts du pied l.m.
musculus flexor digitorum longus pedis (TA)
flexor digitorum longus of foot
Muscle occupant la partie profonde de la loge postérieure de la jambe.
Il s’insère sur la lèvre inférieure de la ligne du muscle soléaire, sur le tiers moyen de la face postérieure du tibia et sur la cloison fibreuse qui le sépare du muscle tibial postérieur. Il descend verticalement et rejoint la région plantaire où il se divise en quatre tendons. Chacun d’eux se termine sur l’extrémité proximale de la phalange distale des quatre derniers orteils après avoir perforé le tendon correspondant du muscle court fléchisseur des doigts de pied. Il fléchit les quatre derniers orteils puis le pied. Il esst innervé par un rameau du nerf tibial.
Syn. anc. muscle long fléchisseur commun des orteils ; muscle fléchisseur tibial des orteils
[A1]
Édit. 2019
muscle longissimus l.m.
musculus longissimus (TA)
longissimus
Muscle érecteur du rachis auquel on décrit trois portions : le muscle longissimus de la tête, le muscle longissimus du cou et le muscle longissimus du thorax.
muscle oblique supérieur du bulbe de l'œil l.m.
musculus obliquus superior bulbi oculi (TA)
superior oblique of eyeball
Muscle fusiforme situé à la limite des parois supérieure et médiale de l’orbite.
Il s’insère au-dessus et en dedans de l’orifice antérieur du canal optique. Le muscle formé à ce niveau par un fuseau très allongé se porte en avant le long de l’angle réunissant les parois supérieure et médiale de l’orbite au-dessus du muscle droit médial de l’œil. A quelques millimètres en arrière de l’angle supéro-médial du bord supra-orbitaire il se continue par un petit tendon cylindrique qui s’engage dans un anneau fibro-cartilagineux implanté dans la fossette trochléaire, la trochlée du muscle oblique supérieur de l’œil. Le tendon s’y réfléchit à angle aigu et se porte en dehors, en bas et en arrière pour se fixer en éventail sur la partie supéro-latérale de l’hémisphère postérieur du bulbe de l’œil. Il porte le globe oculaire en haut et en dehors. Il est innervé par le nerf trochléaire.
Syn. anc. muscle grand oblique de l’œil
muscle oculomoteur (action principale d'un) l.f.
extraocular muscle primary action
Mouvement de rotation imprimé au bulbe de l’œil par la contraction d’un muscle oculomoteur quand l'axe visuel se trouve dans le plan d'action du muscle considéré.
C'est une action horizontale pour le muscle droit latéral , verticale pour les muscles droits inférieur et supérieur, et pour les muscles obliques inférieur et supérieur ; par action combinée, les muscles droit supérieur et oblique inférieur ont une action d'élévation et les muscles droit inférieur et oblique supérieur une action d'abaissement .Pour les muscles droits latéraux, l'action principale horizontale est la seule action du muscle. En revanche, les muscles droits inférieur et supérieur, et les muscles obliques inférieur et supérieur ont une triple action ; pour les muscles droits inférieur et supérieur , l'action principale s'observe dans l'abduction (en théorie dans une abduction de 25°), pour les muscles obliques inférieur et supérieur , l'action principale s'observe dans l'adduction (en théorie dans une adduction de 51°). Les autres actions de ces muscles à action verticale sont les actions secondaire et tertiaire.
muscle scalène antérieur l.m.
musculus scalenus anterior (TA)
scalenus anterior, anterior scalene
Muscle situé en dehors des muscles prévertébraux, descendant sur les côtés de la colonne cervicale, depuis les processus transverses jusqu'à la première côte.
Il nait par quatre tendons des tubercules antérieurs des processus transverses de la troisième à la sixième vertèbre cervicale. Leur fait suite un corps charnu, aplati d'avant en arrière, se dirigeant en bas, en avant et un peu en dehors. Il se termine dans un tendon conique épais qui se fixe sur la première côte, sur le tubercule du muscle scalène antérieur qui sépare les sillons de la veine et de l'artère subclavière (tubercule de Lisfranc). En point d’appui sur la côte et par son action unilatérale le muscle scalène antérieur incline de son côté la colonne cervicale avec un léger mouvement de rotation opposée ; en appui sur la tête il joue un rôle dans l’inspiration. Ce muscle est innervé par une branche du cinquième nerf spinal cervical.
J. Lisfranc, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1787-1847)
muscle semi-épineux l.m.
musculus semispinalis (TA)
semispinalis
Muscle de la région postérieure du tronc et du cou situé profondément dans les gouttières vertébrales ; il participe à la constitution de la masse musculaire des muscles transversaires épineux. Il est constitué de trois parties : le muscle semi-épineux du thorax, le muscle semi-épineux du cou et le muscle semi-épineux de la tête. Il étend le rachis par contraction bilatérale ou l’incline homolatéralement par contraction unilatérale. Il ests innervé par des rameaux des branches postérieures des nerfs spinaux.
Syn. anc. muscle demi-épineux