PIC (pression intracrânienne) sigle f.
ICP
→ monitorage de la pression intracrânienne
pression n.f.
pressure
Force exercée par un fluide sur l'unité de surface de la paroi qui le contient, P = F/S, ou, à l'intérieur du fluide, énergie mécanique disponible par unité de volume, P = E/V ; cette dernière formule peut être appliquée à toute sorte de pressions (pression artérielle, pression partielle, pression osmotique, etc.).
Les deux définitions de la pression ci-dessus sont équivalentes : en effet le travail, E, d'une force, F, est égal au produit de la force, par le déplacement de son point d'application, ∆L, soit E = F. ∆L ; comme le volume, V, d'un parallélépipède est égal au produit de sa surface de base, S, par sa hauteur, ∆L, soit V = S. ∆L, on a bien l'équivalence E/V = F. ∆L/S. ∆L = F/S.
L'équation Pression = travail/volume, s'applique au travail du cœur et à l'ondée sanguine pour chaque systole. En ramenant le volume au premier membre de l'équation et en multipliant par la fréquence cardiaque, on obtient le débit cardiaque (volume de sang débité par minute), soit, en prenant pour pression la pression systolique moyenne :
travail du cœur par minute = débit cardiaque x pression artérielle.
L'unité internationale de pression est le Pascal : 1 Pa=1 Newton/mètre2 =1 Joule/mètre3, mais elle est très petite.
En pratique on utilise :
hectopascal 1 hPa = 100 Pa ≈ 1 cm d’eau
kilopascal 1 kPa = 1000 Pa ≈ 10 cm d’eau
100 kPa ≈ 1 bar ≈ 1 ata
bar 1 bar = 105 Pa = 100 kPa ≈ 1 atm ≈ 10 m H2O
centimètre d’eau 1 cm H2O ≈ 1 h Pa
mètre d’eau 10 m H2O ≈ 1 bar
millimètre de Hg 1 mm de Hg ≈ 4/3 hPa, encore utilisé en médecine
atmosphère absolue 1 ata = 1 bar = 10 mg H2O, dont on se serre en physiologie de la plongée
Les britanniques emploient encore parfois :
-inch de Hg : 1 inHg=25,4 mm de Hg=33,86 hPa,
- pound per square inch: 1 psi ≈ 51,7 mm de Hg ≈ 68,94 hPa.
Étym. lat. pressio : pression, poids, déverbal de premo : serrer, presser, comprimer
→ Dalton (loi de), pression osmotique, pression partielle, travail du cœur
pression abdominale l.f.
abdominal pressure
pression barométrique l.f.
barometric pressure
Pression atmosphérique mesurée au baromètre et qui diminue avec l'altitude.
La pression barométrique moyenne au niveau de la mer est d'une «atmosphère» :
1,01325 bar = 760mm de Hg = 1013,25 hPa = 1 atm.
Étym. gr. baros : poids dans le sens de pression
pression capillaire pulmonaire l.f.
pulmonary artery capillary pressure, pulmonary artery wedge pressure
Pression mesurée par cathétérisme cardiaque droit dans une artériole pulmonaire distale, à l’extrémité d’une sonde bloquée dont le ballonnet a été gonflé de façon à interrompre le courant sanguin..
La pression capillaire pulmonaire peut être assimilée, le plus souvent, à la pression dans l’oreillette gauche et sert donc à mesurer la pression auriculaire gauche sans que l’on ait à ponctionner l’oreillette gauche ou à l’atteindre par un cathétérisme transseptal. Normalement elle est de 6 à 8mmHg.
Syn. pression artérielle pulmonaire d’occlusion
pression de cheville l.f.
ankle pressure
Pression artérielle d'une artère de cheville.
Elle permet de définir hémodynamiquement l'artérite des membres inférieurs. Au-dessous ou égale à 50 mm de mercure elle caractérise une ischémie critique.
pression de clôture uréthrale l.f.
urethral closure pressure
Différence entre la pression uréthrale maximum et la pression vésicale.
Le gradient de pression uréthrale est un facteur de continence.
pression d'occlusion l.f.
occlusion pressure
Pression développée au niveau de la bouche 0.1 seconde après le début de l'inspiration alors que le circuit est occlus.
Elle reflète l'activité des centres respiratoires.
Sigle : Pocc
pression d'orteil l.f.
toe pressure
Pression artérielle mesurée au niveau de l'orteil.
Au-dessous ou égale à 30 mm de mercure, elle caractérise une ischémie critique.
pression d'oxygène de demi-saturation l.f.
PO2 for 50% O2 saturation. P50
Pression d'oxygène nécessaire pour saturer 50% de l'hémoglobine avec l'oxygène.
pression efficace l.f.
efficient pressure
Pression continue qui assurerait le même débit à travers des ajutages (par ex. une artère) qu'une pression périodiquement variable.
Elle est difficile à évaluer en pratique dans les circuits compliqués, elle est considérée comme sensiblement égale à la pression moyenne.
pression évolutive l.f.
evolutive pressure
Au sein d'une population, phénomène susceptible de modifier les fréquences alléliques.
Elle peut résulter de divers mécanismes tels que la sélection naturelle, la migration, la dérive génétique aléatoire, etc.
pression expiratoire maximale l.f.
maximal expiratory pressure
Pression maximale générée par les muscles respiratoires, rapportée à la capacité pulmonaire totale.
La valeur est exprimée en kPa et en % d'une valeur théorique tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Sigle : PEM
pression expiratoire positive l.f.
end expiratory positive pressure
En réanimation, dispositif permettant de maintenir en fin d'expiration une pression pulmonaire supérieure à la pression ambiante.
Il faut distinguer la pression expiratoire positive en fin d'expiration (PEP) en ventilation contrôlée et celle permanente en ventilation spontanée (CPAP). De tels dispositifs sont installés sur les respirateurs mécaniques et, en particulier, sur les insufflateurs utilisés avec masque nasal pour le traitement des apnées du sommeil.
pression inspiratoire maximale l.f.
maximal inspiratory pressure.
Pression maximale générée par les muscles respiratoires au volume résiduel.
La valeur est exprimée en kPa et en % d'une valeur théorique tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Sigle : PIM
pression intraarticulaire l.f.
intra articular pression
Pression négative à l'état normal (par ex. environ -4 mm de Hg dans l'articulation du genou) qui concourt à la cohésion des surfaces articulaires, à laquelle participe également le pouvoir adhésif du liquide synovial.
Au cours d'un épanchement intraarticulaire, la pression articulaire devient positive et peut dépasser 80 mm de Hg. La distension articulaire est douloureuse et, pour la diminuer, les patients ont tendance à adopter la position de capacité articulaire maximale qui est en général une flexion d'environ 30°.
pression intracrânienne l.f.
intracranial pressure
Pression régnant à l'intérieur de la boite crânienne, en moyenne 10 à 15 mm de Hg chez le sujet normal en décubitus.
A partir de 20 mm de Hg, on parle d'hypertension.
La boite crânienne comprend trois composants dont les proportions varient un peu selon la position du sujet : les cellules de l'encéphale (80 à 85% en volume), le sang (3 à 6%) et le liquide céphalorachidien (5 à 15%).
Ces composants, quasiment incompressibles, sont dans un espace presque clos dont les parois sont très peu élastiques, d'où l'hypothèse de Monro-Kellie : le volume intracrânien est sensiblement constant. Par conséquent toute variation de volume de l'un des secteurs doit s'accompagner d'une diminution complémentaire du volume des autres.
La courbe de compliance entre la pression et le volume intracrâniens comporte deux segments : celui où la compensation limite l'augmentation de pression, essentiellement par une sortie de liquide céphalorachidien vers les espaces périmédullaires, et celui, où la compensation ne jouant plus, une petite augmentation de volume entraîne une forte augmentation de pression.
La différence entre la pression artérielle moyenne et la pression intracrânienne détermine la pression de perfusion cérébrale, donc le débit du sang dans le cerveau.
→ hypertension intracrânienne, mannitol, œdème cérébral
pression intracrânienne (monitorage de la) l.m.
intracranial pressure monitoring
Dispositif permettant de mesurer en permanence la pression à l'intérieur du crâne.
D'abord utilisée en neurochirurgie, cette mesure a ensuite été employée non seulement dans les suites opératoires de chirurgie endocrânienne mais encore dans certains cas médicaux où l'œdème cérébral est menaçant (syndrome de Reye, certaines méningites purulentes graves, certaines encéphalites aigües ou pour suivre les conséquences d'une hypoxie grave).
Divers dispositifs ont été mis au point : le capteur peut être appliqué à la surface de la dure-mère ou placé de l'autre côté de celle-ci, une chaine de pression hydraulique ou une ligne de fibres optiques transmettent l'information à l'unité de traitement et d'affichage.
Quelle que soit la technique utilisée il faut surveiller en même temps la pression artérielle générale pour s'assurer qu'une pression de perfusion cérébrale minimale de 60 mm de Hg reste maintenue.
→ anoxie-ischémie cérébrale, encéphalite du nouveau-né, hypertension intracrânienne, monitorage, pression intracrânienne, traumatisme du crâne
pression intra-oculaire l.f.
intraocular pressure
Pression déterminée par l'équilibre entre l'élasticité cornéosclérale et la circulation des liquides intraoculaires.
Cette dernière est essentiellement représentée par le flux d'humeur aqueuse qui est produite par le corps ciliaire et éliminée par le trabéculum.
pression moyenne l.f.
mean pressure
Au cours d'un temp donné, valeur moyenne d'une pression variable.
Par ex. la pression artérielle moyenne est celle qui règle le débit du sang ; la pression moyenne dans les voies aériennes, en ventilation spontanée est égale à la pression atmosphérique ambiante, dans l'emphysème elle lui est supérieure.
pression œsophagienne l.f.
oesophageal pressure
Enregistrement de la pression dans l'œsophage dont les variations reflètent celles de la pression intrathoracique.
La mesure de la pression œsophagienne est nécessaire pour calculer la compliance pulmonaire, elle s'exprime en kPa ou en cm d'eau.
Sigle : Poes
pression oncotique l.f.
oncotic pressure
Pression osmotique exercée par les particules colloïdes, surtout celles constituées par des protéines.
La pression osmotique est à l'origine des échanges d'eau entre le plasma sanguin et les tissus.
Étym. gr. ogko : grosseur et parfois molécule
pression osmotique l.f.
osmotic pressure
Énergie mécanique par unité de volume des grosses molécules dissoutes dans un solvant contenant des petites molécules.
Si l'on interpose une membrane semi-perméable entre la solution et le solvant pur, cette pression s'exerce sur la membrane.
Les solutions diluées suivent la loi de van't Hoft (analogue dans les liquides à celle des gaz parfaits : la pression osmotique est indépendante de la nature du solvant, elle est proportionnelle à la concentration en molécules dissoutes (les gros ions se comportent comme de grosses molécules). S'il y a plusieurs espèces de molécules les pressions osmotiques de chaque espèce s'additionnent pour donner la pression osmotique globale (loi analogue à celle de Dalton pour les pressions partielles des gaz). La pression osmotique d'une solution se mesure indirectement par l'abaissement cryoscopique qui est proportionnel à la concentration (loi de Raoult). Chez l'homme cet abaissement est de - 0,56°C pour le plasma, ce qui correspond à 8,18 atm = 829 kPa.
La pression osmotique d'une solution est dite isotonique si elle égale celle du plasma. Si l'on place une cellule (par ex. un globule rouge) dans une solution hypertonique elle est comprimée par la pression osmotique de la solution et elle se contracte, inversement si l'on place cette cellule dans une solution hypotonique elle se dilate jusqu'à éclater (ex. hémolyse).
R. Dutrochet, physiologiste français (1828)
Étym. du gr. ôsmos : action de pousser (d'après endosmose et exosmose, Dutrochet 1828)
pression partielle l.f.
partial pressure
Dans un mélange de gaz, pression qu'aurait l'un d'eux s'il occupait seul tout le volume disponible.
La formule est applicable aux pressions osmotiques des ions et molécules dissous : la pression osmotique globale,Ptot,est égale à la somme des Px pressions apportées par chaque molécule x de concentration x dans le mélange.
[B1, C1, C2]
Édit. 2020
pression partielle des gaz du sang l.f.
blood gases partial pressure
Pression qu’exercerait chacun de ces gaz s’il était seul présent au sein du milieu sanguin.
- La pression partielle du gaz carbonique (PCO2) est normalement de 45 à 48 mm Hg dans le sang veineux et 40 mm Hg dans le sang artériel. La PCO2 du sang veineux pulmonaire est toujours égale à la PCO2 alvéolaire en raison de la très grande diffusibilité du CO2.
- La pression partielle de l’oxygène du sang (PO2) est normalement de 37 à 40 mm Hg dans le sang veineux et 90 à 112 mm Hg dans le sang artériel. L’oxygène étant beaucoup moins diffusible que le gaz carbonique, la PO2 du sang artériel est toujours un peu inférieure à la PO2 alvéolaire. Elle peut lui être très inférieure si un processus pathologique altère la capacité de diffusion des parois alvéolaires.
[C2]
Édit. 2020