hyperphosphatasémie chronique congénitale idiopathique l.f.
chronic congenital idiopathic hyperphosphatasemia
→ hyperostose corticale déformante juvénile
hypersomnie idiopathique l.f.
idiopathic hypersomnia
Sommeil de nuit typiquement de longue durée (10 heures au moins) se terminant en tout cas par une difficulté majeure à se réveiller le matin, avec souvent '"ivresse du sommeil", et suivi d'une somnolence diurne plus ou moins permanente.
Il existe donc un trouble de l'éveil, de même, par exemple, que dans l'hypersomnie posttraumatique qui lui ressemble beaucoup.
Le sommeil lent profond est normal ou légèrement augmenté en proportion. Il n'y a pas d'endormissement en sommeil paradoxal.
Le caractère génétique semble fortement affirmé. Une perturbation noradrénergique pourrait être en cause.
En fait, ce cadre demeure assez mal connu et imprécis. Une meilleure connaissance de la pathologie du sommeil permettrait d'en détacher certains éléments au profit, par exemple, de narcolepsies atypiques ou d'hypersomnies associées à une affection psychiatrique.
hypomélanose idiopathique en gouttes l.f.
idiopathic guttate hypomelanosis
Dermatose simplement inesthétique faite de petites taches blanches lenticulaires profuses, disséminées sur la peau longtemps exposée au soleil, avant tout de la face antérieure des jambes et des avant-bras, définitives mais plus visibles après bronzage du reste des téguments.
D'abord décrite chez les sujets de couleur, elle est en fait très fréquente également chez les caucasiens s'exposant beaucoup au soleil ou vivant sous les tropiques. L'examen histologique ne montre pas d'atrophie cutanée : il révèle une simple diminution de la teneur en mélanine des kératinocytes.
Syn. leucopathie symétrique progressive (O.G. Costa, dermatologue brésilien, 1951), leucodermie lenticulaire disséminée (D. Arguëlles-Casals, dermatologue cubain, 1969), leucodermie lenticulaire disséminée
hypotension orthostatique idiopathique et neurologie l.f.
idiopathic orthostatic hypotension and neurology
→ hypotension orthostatique, dysautonomie
ictère chronique idiopathique l.m.
chronic idiopathic jaundice
idiopathique adj.
idiopathic
Se dit d'une lésion ou maladie dont on ne connaît pas l’étiologie, donc d’origine inconnue, sans cause apparente.
Étym. gr. idios : particulier, isolé ; pathos : affection
Syn. essentiel, protopathique
idiopathique (épilepsie) l.f.
idiopathic epilepsy
médianécrose kystique idiopathique l.f.
cystic medial necrosis
Affection artérielle lentement progressive, intéressant l’aorte ascendante, thoracique et abdominale, les gros vaisseaux du cou, parfois les coronaires, les artères rénales mésentériques et iliaques, qui consiste en une lyse quasi totale ou en une fragmentation, des lames élastiques de la média artérielle, surtout dans sa partie interne, avec formation de fentes, de kystes remplis d’une substance anhiste, riche en mucopolysaccharides acides, sans réaction inflammatoire.
Cette disparition de la charpente élastique de la média s’accompagne d’une désorientation de ses cellules musculaires. La perte de cohérence de la média prédispose à une rupture de l’intima qui peut être le point de départ d’un hématome intramural qui clive la média et qui peut entraîner une dissection artérielle. La médianécrose est souvent associée à des malformations vasculaires cardiaques, la maladie de Marfan p. par exemple
Étym. lat. medialis : milieu ; gr. nekrosis : mortification ; kustis : cavité, kyste : idios : praticulier ; pathê : affection
méga-œsophage idiopathique l.m.
Syn. achalasie œsophagienne
[C2,H1,L1]
Édit. 2016
myoglobinurie paroxystique idiopathique l.f.
idiopathic paroxismal myoglobinuria
Affection très rare, héréditaire, de mécanisme mal connu, marquée par des crises intermittentes évoluant sur plusieurs années, associant douleurs, urines brunes et parfois manifestations rénales avec oligoanurie.
Les crises sont déclanchées par un effort, parfois minime, un traumatisme ou une infection. Les douleurs et les contractures musculaires prédominent aux membres inférieurs. La VS et les enzymes musculaires (CPK et aldolase) sont élevés.
Étym. gr. mus, muscle ; lat. globus : boule ; gr. ourôn : urine ; idios : particulier ; pathos maladie
neuropathie idiopathique autonome l.f.
→ pandysautonomie aigüe réversible
neuro-rétinite stellaire idiopathique de Leber l.m.
Leber's idiopathic stellate neuroretinitis
Syndrome caractérisé par une baisse unilatérale de l'acuité visuelle, un œdème papillaire et des exsudats maculaires en étoile.
Affection survenant chez le sujet jeune, se marque par une baisse d'acuité visuelle brutale unilatérale précédée habituellement d'un syndrome pseudo-grippal. Le fond d'œil retrouve un œdème papillaire ainsi qu'une étoile maculaire, visualisés à l'angiographie à la fluorescéine.
L’évolution est le plus souvent favorable
T. Leber, ophtalmologiste allemand (1916)
neuropathie optique aigüe « idiopathique » de l'enfant l.f.
infantile « idiopathic », acute optic neuropathy
Affection rare du nerf optique, de diagnostic difficile, surtout lorsqu'elle est unilatérale.
Débutant en moyenne aux environs de 10 ans, elle se présente sous deux formes :
- une neurorétinopathie stellaire de Leber, avec baisse brutale ou rapidement progressive, de l'acuité visuelle, généralement unilatérale, œdème papillaire associé à un décollement exsudatif péri-papillaire, précédant de dix à quinze jours la formation d'une étoile maculaire. La confirmation est apportée par l'angiographie fluorescéinique, qui montre des anomalies de perméabilité des capillaires situés profondément dans la papille ;
- une neuropathie optique aigue, avec rapide chute de l'acuité visuelle, uni- ou bilatérale, précédée de douleurs aux mouvements des globes oculaires, et fréquent gonflement papillaire à l’examen du fond d'œil.
Dans ces deux groupes, on relève notamment : un syndrome prémonitoire de type grippal, sans confirmation biologique, rarement des vaccinations préalables (DTPolio ou hépatite B) dont la responsabilité est discutée. A l’IRM, on peut découvrir une augmentation du volume des nerfs optiques, avec rehaussement du signal précoce après injection de gadolinium.
Le pronostic local est plutôt favorable : récupération de l’acuité visuelle le plus souvent entre 6 et10/10ème. Cependant, se pose l'éventualité d'une évolution vers une sclérose multiloculaire. L'efficacité de la corticothérapie générale n'est pas prouvée.
nystagmus idiopathique l.m.
idiopathic nystagmus
Nystagmus sans cause évidente, en général congénital.
Étym. gr. nustazô : je m'incline
Syn. nystagmus congénital essentiel
œdème cyclique idiopathique l.m.
idiopathic cyclic oedema
Syndrome caractérisé par un œdème hydrosodé intermittent, récidivant, rythmé par les cycles menstruels, atteignant une femme jeune habituellement auto-poly-médicalisée par des régimes, des laxatifs, des diurétiques et des sédatifs.
Ce syndrome est souvent associé à des perturbations psycho-affectives et à la prise abusive de laxatifs ou de diurétiques pour lutter contre une obésité réelle ou supposée. Le mécanisme exact des troubles reste en débat.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Syn. syndrome de Mach
Édit. 2017
œdème papillaire idiopathique l.m.
idiopathic oedema of the papilla
Plusieurs fratries avec œdème papillaire idiopathique ont été décrites.
Le plus souvent ce sont des jeunes femmes obèses : le facteur familial est indiscutable pour ces cas. L’affection est autosomique récessive (MIM 243200).
W. A. Buchheit, neurochirurgien américain (1969)
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Syn. pseudotumeur cérébrale
Édit. 2017
ostéo-arthropathie idiopathique de Currarino l.f.
G. Currarino, médecin radiologue pédiatrique américain (1981)
[A4,O6,Q2]
Édit. 2017
ostéolyse idiopathique de type Arabie Saoudite l.f.
nodulosis-arthropathy-osteolysis syndrome
Édit. 2017
ostéolyse multicentrique idiopathique l.f.
osteolysis hereditary multicentric
→ Torg (syndrome de), MONA (syndrome)
Édit. 2017
ostéonécrose idiopathique l.f.
→ ostéoporose juvénile idiopathique
Édit. 2017
ostéoporose juvénile idiopathique l.f.
idiopathic juvenile osteoporosis
Désordre de la minéralisation osseuse observée chez l’adolescent et qui se traduit radiologiquement par une transparence excessive de l’os.
Elle est découverte le plus souvent en raison de douleurs dorsales ou à l’occasion d’une fracture dont le siège est volontiers métaphysaire. Elle a été bien individualisée et son évolution est en règle favorable.
Édit. 2017
Pasini-Pierini (atrophodermie idiopathique de) l.f.
A. Pasini, dermatologue italien (1923) ; L-E. Pierini, dermatologue argentin (1935)
pigmentation maculeuse éruptive idiopathique l.f.
Affection d'autonomie discutée, représentée par une éruption profuse de macules ovalaires brun ardoisé de 0,5 à 2 cm de diamètre, disséminées sur le dos des mains, mais souvent à tendance plus diffuse, sans autre modification cutanée ni association morbide, correspondant à une simple surcharge de la basale épidermique en pigment mélanique avec présence de mélanophages dans le derme papillaire.
Son caractère idiopathique ne pourrait être envisagé qu'après avoir éliminé d'autres causes de dyschromie, notamment un lichen plan pigmentogène ou une toxidermie à type d'érythème pigmenté fixe.
A. Sakae, dermatologiste japonais, (1941) ; H. A. Gottron, dermatologiste allemand (1941) ; A. Bazex et A. Dupré, dermatologistes français (1961) ; R. Degos, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1964); P. de Graciansky, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1972) ; E. Grosshans et A. Basset, dermatologistes français (1972)
Syn. pigmentatio maculosa acquisita (A. Sakae), melanosis lenticularis generalisata (H. Gottron), pigmentatio maculosa multiplex idiopathica (A. Bazex et A. Dupré), pigmentation en taches éruptives (R. Degos), mélanodermie en taches
→ macule, mélanine, mélanogénèse, dyschromie, lichen plan, érythème pigmenté fixe
[J1]
Édit. 2019
polyalgique idiopathique diffus (syndrome) l.m.
idiopathic diffuse polyalgic syndrome, fibrositis
Syndrome algique prolongé mais bénin de l'appareil musculo-squelettique, de topographie souvent proche des ceintures scapulaire et pelvienne, accompagné de points douloureux multiples mais fixes à la pression, rencontré préférentiellement chez la femme d'âge moyen.
Les investigations complémentaires sont négatives. Par contre, des troubles du sommeil le plus souvent sans signes classiques d'insomnie mais à type prévalent de pathologie du réveil avec des algies musculo-articulaires, et l'absence d'effet réparateur diurne, sont relevés, ainsi que des anomalies EEG du sommeil lent. À côté de cette forme classique, sont rencontrées des formes anxieuses et/ou dépressives.
Les antidépresseurs, surtout ceux qui augmentent le sommeil lent profond, sont au centre du traitement par leur action associée sur les algies et la dimension psychique éventuelle.
Syn. fibromyalgie, fibromyosite ou fibrosite, poly-enthésopathie, fibromyalgie primitive, syndrome polyalgique idiopathique diffus
rétinoschisis idiopathique des jeunes sujets l.m.