Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

189 résultats 

cône rétinien l.m.

cone cell, retinal cone

Photorécepteur rétinien spécialisé dans la réception lumineuse en moyenne et haute luminance.
Le cône rétinien proprement dit est l'expansion externe de la cellule.

photorécepteur rétinien

[P2]

corps colloïde rétinien l.m.

drusen rétiniens

[P2]

éclairement rétinien l.m.

retinal illuminance

Quantité de lumière reçue par la rétine par l'intermédiaire de la pupille.
L'unité d'éclairement rétinien est le troland (td). Un troland  est une candéla vue à travers une pupille d'une surface de 1mm2.

troland, candéla

[B1, P2]

Édit. 2019

épithélium pigmentaire rétinien l.m.

retinal pigmented epithelium

Couche cellulaire la plus externe de la rétine.
Elle s’étend de la papille à l’ora serrata, où elle se prolonge par l’épithélium pigmenté du corps ciliaire. Elle forme une couche cellulaire unistratifiée, pigmentée : les cellules sont unies entre elles par un système de jonctions intercellulaires imperméables (zonula occludens), constituant une barrière physique (barrière hémato-rétinienne externe) qui régule les échanges choriorétiniens, ces cellules jouent un rôle dans l’adhésion entre la rétine neurosensorielle et l’épithélium pigmentaire par un mécanisme actif de déshydratation de l’espace sous sensoriel, dans le métabolisme des photorécepteurs, dans le métabolisme de la vitamine A et un rôle d’écran et de défense contre la toxicité liée à la lumière.

Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon

rétine, zonula occludens

[A1, A2, P2]

Édit. 2020

hamartome de l'épithélium pigmentaire rétinien l.m.

hamartoma of the retinal pigment epithelium

Lésion congénitale d'apparence vascularisée, localisée dans la partie interne de la rétine.

Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon

hamartome

[F5, P2, Q2]

Édit. 2020

hypertrophie de l'épithélium pigmentaire rétinien l.f.

retinal pigment epithelium hypertrophy

Hypertrophie observée dans diverses circonstances, notamment congénitale (pigmentation groupée).
Elle est faite de taches pigmentées discontinues, en amas.

Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon

[P2, Q2]

Édit. 2020

exsudat rétinien l.m.

exudate

Tâche jaunâtre dans l'épaisseur de la rétine liée à l'accumulation de lipoprotéines et due à une rupture de la barrière hématorétinienne interne.

Syn. exsudat sec, exsudat dur

[A3,P2]

Édit. 2018  

exsudat rétinien circiné l.m.

circinate exudate

Groupement en couronne d'exudats dû à la présence en son centre de lésions diffusantes.

[A3,P2]

Édit. 2018  

exsudat rétinien de résorption l.m.

residual hard exsudate, resorption exsudate

Exsudat dur lipidique situé en regard de zones de rétine ayant été le siège de phénomènes inflammatoires et œdémateux importants.
Ces exsudats séquellaires sont parfois définitifs et s'observent fréquemment après photocoagulations focales d'une maculopathie diabétique.

photocoagulation focale, maculopathie diabétique

[A3,P2]

Édit. 2018  

exsudat sec rétinien l.m.

retinal hard exsudate

Accumulation de lipides dans l'espace extracellulaire rétinien.
Les exsudats secs sont la conséquence d'un œdème par transsudation à partir des vaisseaux rétiniens. Ils ne peuvent être éliminés que par phagocytose du fait de leur masse moléculaire élevée.

Syn. exsudat dur, exsudat lipidique

œdème maculaire focal

[A3,P2]

Édit. 2018  

glissement rétinien l.m.

retinal slip

Mouvement lent de l'image sur la rétine lors des déplacements de l'œil ou de l'image.
Ce glissement constitue le stimulus de la poursuite lisse.

poursuite lisse

hamartome glial astrocytaire rétinien l.m.

astrocytic glial hamartoma

Néoformation bénigne de nature hamartomateuse congénitale intéressant la rétine et le nerf optique, translucide puis blanchâtre au fond d'œil, peuplée d'astrocytes à noyaux allongés avec parfois des zones de calcification et des cellules plus grandes.
Elle s'observe surtout chez le patient porteur de sclérose tubéreuse, moins souvent dans les neurofibromatoses.

Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer

sclérose tubéreuse de Bourneville, von Recklinghausen (maladie de)

[A3,F5,Q2,P2]

Édit. 2015

hamartome rétinien capillaire l.m.

retinal capillary hamartoma

E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1895) ; A. V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)

von Hippel-Lindau (syndrome de)

[A3,F5,Q2,P2]

Édit. 2015

hémangiome capillaire rétinien l.m. --]

retinal capillary hemangioma

Angiomatose présumée congénitale et hamartomateuse qui peut accompagner une maladie de von Hippel-Lindau en s'associant avec un hémangioblastome du cervelet dont il partage l'aspect histologique.

E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1895) ; A.V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926)

angiome, von Hippel-Lindau (angiomatose rétino-cérébelleuse de)

[K4,P2,H1]

Édit. 2015

hémangiome racémeux rétinien l.m.

retinal arteriovenous aneurysm

Anomalie vasculaire rétinienne avec une intense dilatation des vaisseaux qui prennent un aspect tortueux.
Histologiquement, la lésion est faite de vaisseaux rétiniens anormaux, de grande taille et surnuméraires sans distinction possible entre artères et veines, pouvant intéresser toute l'épaisseur de la rétine.

Syn. fistule artérioveineuse de la rétine

angiome

[K4,P2]

hématome sous-rétinien l.m.

subretinal hemorrhage

Collection hématique située entre l'épithélium pigmentaire de la rétine et la choroïde.
La néovascularisation sous-rétinienne au cours de la dégénérescence maculaire liée à l'âge est la principale cause d'hématome sousrétinien. Le drainage chirurgical au travers d'une rétinotomie améliore un pronostic spontané très défavorable sur le plan fonctionnel.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

Syn. décollement hémorragique de l'épithélium pigmentaire

dégénérescence maculaire liée à l'âge

[P2]

hypertrophie congénitale de l'épithélium pigmentaire rétinien l.f.

congenital hypertrophy of the retinal pigment epithelium

"L’hyperplasie congénitale de l’épithélium pigmentaire rétinien est une lésion bénigne du fond d’œil et qui apparaît comme une tache pigmentée arrondie, plate, sous-rétinienne, dont la dimension peut aller de 1 à 10 diamètres papillaires avec parfois en surface quelques zones dépigmentées."
Les vaisseaux rétiniens qui la surplombent sont normaux. En angiographie masquage de la fluorescence sauf sur le halo dépigmenté. En histologie, hypertrophie de l'épithélium pigmentaire de même au niveau du halo dépigmenté où ces mêmes cellules sont hypertrophiques mais hypopigmentées. Les cellules visuelles en regard sont altérées et donnent un déficit au champ visuel qui correspond à la zone d'hypertrophie. Elle peut être isolée (idiopathique) ou accompagner la polypose adénomateuse familiale (PAF), le syndrome de Gardner et le syndrome de Turcot. Plus de quatre lésions pour les deux yeux est significatif d'un lien avec le gène codant l'oncogène APC. Dans la PAF les lésions sont bilatérales, rondes ovalaires ou linéaires, les bords sont irréguliers et entourés de la dépigmentation, la pigmentation peut être forte pour les lésions petites et absente pour les plus grandes.

Ira S. Jones et A. B. Reese,  ophtalmologistes américains (1956) ; E. J. Gardner, médecin généticien américain (1951) ; J. Turcot, chirurgien canadien (1959)

Sigle HCEPR)

polypose adénomateuse familiale, Gardner (syndrome de), Turcot (syndrome de)

[P2,L1]

interruption de l'arc aortique, paralysie faciale et colobome rétinien l.m.

aortic arch interruption, facial palsy and retinal coloboma

Syndrome malformatif chez deux vraies jumelles avec hypoplasie ou interruption de l'arc transverse aortique, parésie faciale et colobome rétinien bilatéral.
Une autre famille a été décrite avec un colobome rétinien maculaire une coarctation de l'aorte et un nævus linéaire sébacé. L’affection est autosomique dominante (MIM 107550).

I. M. Levine, neurologue américain  (1964 et 1968) ; E. M. Critchley, neurologue britannique, membre de l'Acadmie de médecine (1967)

kyste rétinien l.m.

retinal cyst

Formation isolée intrarétinienne d'une cavité centrale qui n'est pas un kyste vrai.
Elle est bordée par la limitante interne en profondeur et la couche nucléaire externe en superficie. Son origine congénitale reste discutée, sa taille est variable.

liquide sous-rétinien l.m.

subretinal fluid

Liquide occupant l’espace sous-rétinien dans un décollement de rétine.
Sa composition est proche de celle de l’humeur aqueuse dans les soulèvements récents ; elle est plus épaisse et riche en cellules dans les décollements anciens.

macroanévrisme rétinien l.m.

retinal macroaneurysm

Dilatation pariétale d’une artère rétinienne temporale.
Les principales complications de ces anévrismes artériels sont les hémorragies sous-rétiniennes ou rétrohyaloïdiennes et les maculopathies exsudatives.

Étym. gr. makros : grand ; aneurysmein : dilater

nodule rétinien cotonneux l.m.

cotton wool spot

Nodule visible en ophtalmoscopie qui représente des micro-infarctus de la rétine par occlusion artériolaire.
Ils atteignent les couches internes de la rétine (couche des fibres nerveuses), et se traduisent en histologie par un épaississement de la couche des fibres nerveuses et la présence de corps cytoïdes.

opercule rétinien l.m.

Petit lambeau rétinien arrondi flottant en avant de la surface rétinienne, secondaire à une traction vitréorétinienne.

Édit. 2017

phacome rétinien l.m.

retinal phakoma

Tumeur blanche, bien délimitée, développée à partir de la rétine interne, souvent richement vascularisée (aspect framboisé) et le plus souvent située près de la papille.
Les phacomes rétiniens peuvent être isolés chez l'adulte jeune mais sont plus souvent observés au cours du bilan d'une sclérose tubéreuse de Bourneville ou d'une neurofibromatose.

Syn. hamartome astrocytaire de la rétine

sclérose tubéreuse de Bourneville, neurofibromatose

[P2]

Édit. 2018

phototraumatisme rétinien l.m.

solar retinitis, light-induced maculopathy, photic retinopathy

Ensemble des lésions induites sur les cellules rétiniennes par un faisceau lumineux, par traumatisme photochimique, par effet thermique ou par l'effet mécanique (formation de microbulles gazeuses).
Les phototraumatismes peuvent être dus à l'observation du soleil, le plus souvent au cours de l'observation d'une éclipse (rétinite solaire, rétinite fovéomaculaire), ou chez les soudeurs à l'arc, en l'absence de verres protecteurs. Il existe aussi des phototraumatismes iatrogènes (par ex. par exposition prolongée à la lumière d'un microscope opératoire ou celle d'un éclairage endoculaire pendant une intervention chirurgicale). La photocoagulation laser est une forme de phototraumatisme.

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