lavage gastrique l.m.
gastric emptying, gastric washing
Technique d'épuration consistant à remplir l'estomac avec une certaine quantité d'eau, puis à l'évacuer par siphonnage pour éliminer les toxiques ingérés sous forme galénique ou en solution diluée.
On utilise un tube de Faucher dont l'extrémité mousse est munie d'yeux latéraux. Il est adapté à une tulipe de 500 mL pour le liquide de lavage (eau salée à 37°C, isotonique à 9 g/L ). Après intubation trachéale chez les comateux (pour éviter les fausses routes), le tube de Faucher est lubrifié et introduit par voie oro- ou nasopharyngée, le patient étant soit assis, soit en latérocubitus gauche ou en procubitus. Avant le lavage, la position du tube doit être vérifiée par insufflation d'air et auscultation épigastrique. On procède au lavage par cycle pouvant aller de 25 à 30 litres chez l'adulte, renouvelable éventuellement. Lors du siphonnage on évitera de désamorcer le tube par une vidange trop complète. Le lavage peut être complété par l'administration de charbon activé associé à un émétique ou à un laxatif.
Un lavage gastrique abondant est le seul moyen d'évacuer les produits qui déposent sous forme de boue collante sur la muqueuse gastrique (p. ex. l'imipramine). L'efficacité du lavage dépend de :
- la nature du toxique dont les effets varient selon sa cinétique d'absorption, ses effets sur le transit gastro-intestinal et son aptitude à provoquer des conglomérats ;
- la quantité de toxique ingérée (on estime la dose en envisageant le pire) ;
- la précocité du lavage (le retard entre l'ingestion et la réalisation du lavage devrait si possible ne pas dépasser la demi-heure) ;
- la technique utilisée (sonde par le nez ou par la bouche, calibre de la sonde, position de la victime, volume utilisé pour chaque cycle de lavage, volume total du lavage).
L'efficacité est estimée par la clinique et par l'évaluation de la quantité éliminée par le lavage en comparaison avec la dose estimée initialement (ce qui nécessite de connaître exactement le volume de lavage et de faire un dosage précis de la concentration globale du toxique dans le liquide éliminé). Cela permet d'estimer les rapports entre la dose extraite et la quantité biodisponible, entre la quantité retirée et la dose toxique en particulier pour des toxiques lésionnels (paraquat, colchicine) ou fonctionnels aux conséquences graves (produits cardiotropes), et entre la quantité extraite et la dose thérapeutique. Chomstock a proposé de définir l'efficacité par comparaison avec un lavage ramenant plus de deux fois la dose thérapeutique. On peut aussi suivre la cinétique plasmatique et étudier la persistance de résidus toxiques dans l'estomac après le lavage (concentration significatives, mise en évidence de comprimés par la radiographie ou l'endoscopie).
ligament hépato-gastrique l.m.
ligamentum hepatogastricum (TA)
hepatogastric ligament
Partie moyenne très mince du petit omentum, tendue entre la face inférieure du foie et la petite courbure gastrique.
Syn. anc. ligament gastro-hépatique, pars flaccida du petit épiploon
ligament pariéto-gastrique l.m.
ligament phrénico-gastrique l.m.
lipase gastrique l.f.
gastric lipase
Enzyme catalysant l’hydrolyse de glycérides et de phospholipides, sécrété par les cellules fundiques de l’estomac.
Cette lipase est capable d’hydrolyser les triglycérides à chaînes courtes ou longues sur une large échelle de pH (2 à 6).
Elle n’est pas dégradée par la pepsine et son action ne dépend pas de la colipase. Elle assurerait environ 20 % de la digestion des triglycérides chez l’adulte, cette proportion pouvant augmenter en cas d’insuffisance pancréatique exocrine.
motricité gastrique (étude de la) l.f.
Activité mesurée par manométrie et par des techniques visant à mesurer la vidange gastrique (scintigraphie, échographie, test respiratoire à l'acide octanoïque marqué au carbone 13 ou 14, marqueurs de dilution incorporés au repas, marqueurs radio-opaques), ou à enregistrer les variations de potentiel intragastrique (électrogastrographie ou électromyographie des phénomènes moteurs).
La manométrie est également utilisée pour explorer la motricité de l'intestin grêle et du côlon.
musculaire muqueuse gastrique l.f.
→ lame musculaire de la muqueuse gastrique
opération antireflux gastrique l.f.
antireflux operation
A. Toupet, chirurgien français (1963), R. Nissen, chirurgien suisse (1956)
→ antireflux (opération), Nissen (opération de), Toupet (opération de)
Édit. 2017
paroi antérieure gastrique l.f.
paries anterior gastricae (TA)
anterior wall of stomac
Paroi ventrale de l’estomac dont la partie supérieure est sous-thoracique et la partie inférieure abdominale.
La partie sous-thoracique est en rapport avec la paroi thoracique par l’intermédiaire du diaphragme et des organes qui l’en séparent ; cœur, péricarde, poumon et plèvre gauches ; au-dessous du diaphragme seuls le lobe gauche du foie et le ligament triangulaire gauche s’interposent entre l’estomac et le diaphragme. La partie abdominale, plus ou moins étendue selon l’état de distension de l’organe, est en rapport en haut et à droite avec le foie, en bas et à gauche avec la paroi abdominale.
paroi postérieure gastrique l.f.
paries posterior gastricae (TA)
posterior wall of stomac
Paroi dorsale de l’estomac.
En haut elle s’appuie directement sur le diaphragme auquel elle est étroitement unie par le ligament gastro-phonique. Au-dessous de celui-ci elle répond, par l’intermédiaire du récessus omental inférieur, au diaphragme, à la glande suprarénale gauche, au corps et à la queue du pancréas, aux vaisseaux spléniques, à la rate, au rein gauche, au mésocôlon transverse et au côlon transverse ; ces deux derniers séparent l’estomac de la courbure duodéno-jéjunale et des anses grêles.
peptide inhibiteur gastrique l.m.
gastric inhibitory peptide, GIP
Peptide hormonal constitué de 42 acides, formé par certaines cellules intestinales ayant un effet inhibiteur sur la sécrétion gastrique.
Syn. entérogastrone
petite courbure gastrique l.f.
curvatura minor gastricae (TA)
lesser curvature of stomach
Bord droit de l’estomac qui sépare les faces antérieure et postérieure de l’organe.
Il est formé d’un segment supérieur vertical et d’un segment inférieur presque horizontal, unis selon un angle aigu, sur le sujet debout, lorsque l’estomac et en réplétion moyenne. Il est uni au foie par le petit omentum. Il est abordé en haut par l’artère gastrique gauche et les ramifications terminales des nerfs vagues, et en bas par l’artère gastrique droite.
petite tubérosité gastrique l.f.
poche à air gastrique l.f.
polyadénome gastrique l.m.
gastric adenoma, adenomatous polyp.
Tumeur gastrique le plus souvent unique, pédiculée et polylobée lorsqu’elle atteint plusieurs centimètres.
D’architecture tubulaire ou villeuse, elle est histologiquement faite d’une prolifération de cellules cylindriques offrant des degrés variables d’atypie ou de dysplasie. Lorsque celle-ci est marquée, il convient de rechercher des zones de malignité et éventuellement d’invasion à travers la membrane basale.
ptose gastrique l.f.
gastric ptosis
Allongement vertical anormal de l'estomac avec abaissement de son bord inférieur, du cardia et du pylore, associé à une atonie de sa musculature avec déficience de la contractilité et entraînant des troubles et des retards de l'évacuation gastrique.
rameaux œsophagiens de l'artère gastrique gauche l.m.p.
rami oesophagealesarteriae gastricae sinistrae (TA)
oesophageal branches of left gastric artery
schwannome gastrique l.m.
gastric schwannoma
Tumeur bénigne de l'estomac développée aux dépens des cellules de la gaine de Schwann des nerfs de la paroi gastrique, essentiellement localisée au fundus ou à la grosse tubérosité.
Le schwannome gastrique a l'aspect d'une tumeur souvent polylobée, blanchâtre ou rouge vineuse, sous-muqueuse, souvent ulcérée.
scintigraphie gastrique l.f.
gastric scintigraphy
Scintigraphie dynamique de l'estomac après absorption d'aliments solides ou liquides marqués par un radioisotope, voire après ingestion des deux en utilisant un double marquage.
Technique obsolète, elle permettait d'étudier des troubles fonctionnels, dont le dépistage d'un reflux gastro-œsophagien, et d'apprécier l'effet d'agents pharmacologiques ou de certains traitements médicaux ou chirurgicaux.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
sécrétion gastrique acide l.f.
acid gastric secretion
Sécrétion d'acide chlorhydrique (HCl) par les cellules pariétales des glandes fundiques de l'estomac.
Elle représente la principale sécrétion de cet organe et participe au maintien de la relative stérilité du suc gastrique ainsi qu' à la digestion des aliments. Cette sécrétion est assurée par l'action de la pompe Na+/K+ ATPase, située dans les canalicules sécrétoires de la membrane apicale de la cellule pariétale. Les principaux agents stimulant la sécrétion acide gastrique sont l'acétylcholine libérée par les terminaisons du nerf vague (X), l'histamine sécrétée par les mastocytes de la lamina propria et la gastrine produite par les cellules endocrines G situées dans les glandes antrales de l'estomac.
En pathologie, la sécrétion acide gastrique peut être diminuée en cas d'atrophie de la muqueuse gastrique, ou stimulée excessivement en cas de production anormale de gastrine.
En thérapeutique, les agents permettant d'inhiber la sécrétion acide gastrique sont les antagonistes spécifiques des récepteurs H2 de l'histamine (cimétidine, ranitidine, etc.), ainsi que les inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, lansoprazole et pantoprazole) qui bloquent de façon irréversible le fonctionnement de la Na+/K+ ATPase.
Étym. lat. secretio : séparation, émission
→ Zollinger-Ellison (syndrome de)
sécrétion gastrique peptique l.f.
peptic gastric secretion
Sécrétion enzymatique gastrique née des cellules principales des glandes fundiques qui sécrètent le pepsinogène, proenzyme inactif hydrolysé en milieu acide avec libération de pepsine.
À côté de la sécrétion peptique, les cellules principales sécrètent également chez l'homme une lipase active en milieu acide, qui participe à la digestion des triglycérides alimentaires.
Étym. lat. secretio : séparation, émission
sonde gastrique l.f.
gastric tube
Tube œsophagogastrique de caoutchouc ou de matière plastique, à extrémité mousse, introduit par la bouche ou le nez.
- Pour la nutrition artificielle on utilise des tubes nasogastriques, longs de près de 1m, et assez fins.
- Pour les lavages d'estomac on utilise des tubes orogastriques plus gros et plus longs (1,5 m). Leur extrémité distale est en forme d'olive mousse avec des œillets latéraux ; l'extrémité proximale est munie d'un entonnoir destiné à reçevoir le liquide de lavage.
Étant donné les risques de perforation, le tubage gastrique ne doit jamais être utilisé en cas d'ingestion de produits caustiques.
G. Debove, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1845-1920)
Syn. sonde de tubage gastrique, de Debove, de Faucher, etc.
→ lavage gastrique, produits caustiques (intoxication par les)
sous-muqueuse gastrique l.m.
tela submucosa gastricae (TA)
submucosa of stomac
sous-séreuse gastrique l.f.
tela subserosa gastricae (TA)
subserosa of stomac ; subserous layer of stomac
Tissu celluleux interposé entre la séreuse gastrique et la paroi musculaire.
→ estomac
sténose gastrique l.f.
gastric stenosis
Sténose de l'estomac due à une compression extrinsèque (foie, rate, pancréas) ou intrinsèque (cancer, lymphome).
Étym. gr. : stenos : étroit