gaine du tendon du muscle grand oblique de l'œil l.f.
→ gaine du tendon du muscle oblique supérieur
Gullstrand (œil réduit de) l.m.
A. Gullstrand, ophtalmologiste suédois, prix Nobel de Médecine en 1911 (1862-1930)
implant de chambre antérieure sur œil phaque l.m.
phakic angle-supported anterior chamber lens, anterior chamber intraocular lens
Technique de chirurgie réfractive destinée à corriger une amétropie en plaçant un implant de chambre antérieure sur un œil phaque (possédant son cristallin).
Il implique une fixation artificielle particulière (anses ouvertes, anses fermées, fixation irienne).
Étym. lat. plantare : ficher dans le sol
Sigle : ICA
lame criblée de l'œil l.f.
Listing (œil réduit de) l.m.
Listing’s eye reduces
main fendue avec nystagmus congénital, modifications au fond d'œil et cataracte l.m.
split-hand with congenital nystagmus fundal changes and cataracts
Syndrome malformatif atteignant l’œil (nystagmus-cataracte), la main et le pied (fente et parfois monodactylie).
A l’examen ophtalmologique, on trouve un strabisme, un nystagmus, des anomalies au fond d'œil et une cataracte. Une surdité est possible Les mains et les pieds sont fendus, les lésions sont bilatérales et les mains n'ont parfois qu'un seul doigt ; il peut également exister une camptodactylie. La cataracte peut manquer. Trois familles ont été décrites. L’affection est autosomique dominante (MIM 183800) avec pénétrance incomplète et expressivité variable. Elle est liée à une lésion du chromosome 7, délétion, translocation ou inversion en 7q21, modifiant l’action du gène SHFM 1 (Split Hand Foot Malformation) et provoquant la perte d’activité de la zone apicale du bourgeon des membres.
J. Karsch, ophtalmologiste allemand (1936) ; H. Neugebauer, chirugien autrichien (1962)
Syn. syndrome main fendue-nystagmus, Karsch-Neugebauer (syndrome de)
membranes de l'œil l.f.p.
muscle droit externe de l'œil l.m.
→ muscle droit latéral du bulbe de l'oeil
muscle droit supérieur de l'œil l.m.
→ muscle droit supérieur du bulbe de l'œil
muscle-œil-cerveau (maladie) l.f.
muscle-eye-brain disease
Syndrome associant une dystrophie musculaire avec secousses myocloniques, une myopie sévère avec glaucome congénital, pâleur papillaire et hypoplasie rétinienne, une hydrocéphalie avec retard mental.
Pour Dobyns et col. (1989) ce syndrome semble correspondre au syndrome de Walker-Warburg.
L’affection est autosomique récessive (MIM 253280).
Christina Raitta, ophtalmologiste finlandaise (1978); A. E. Walker neurologue américain (1942) ; Mette Warburg, ophtalmologiste danoise (1971) ; W. D. Dobyns, neurologue américain (1989)
Syn. MEB (maladie)
muscle orbiculaire de l'œil l.m.
musculus orbicularis oculi (TA)
orbicular oculi
Muscle peaucier qui occupe les paupières en dépassant leur limite périphérique.
Il est constitué de deux portions principales : une partie palpébrale et une partie orbitaire.
La partie palpébrale (pars palpebralis musculi orbicularis oculi) est elle-même formée de deux parties : le faisceau ciliaire (fasciculus ciliaris partis palpebralis musculi ocularis oculi) et la partie profonde (pars profunda). Le faisceau ciliaire est lui-même constitué de deux ordres de fibres : des fibres marginales préciliaires situées en avant des bulbes pileux des cils, du ligament palpébral médial et de la crête lacrymale postérieure ; des fibres marginales rétrociliaires (muscle de Riolan), situées en arrière des bulbes pileux des cils et présentant les mêmes insertions. La partie profonde du muscle orbiculaire de l’œil est également constituée de deux parties : la partie prétarsale formée de fibres annulaires s’attachant en dedans au tendon direct du muscle orbiculaire des paupières ; la portion préseptale (muscle tenseur du dôme lacrymal) formée de fibres annulaires s’insérant en dedans sur le ligament palpébral médial et sur le dôme du sac lacrymal ; cette portion lacrymale constitue le muscle de Horner.
La partie orbitaire (pars orbitalis musculi orbicularis oculi), périphérique, se détache de la partie la plus élevée de la face cutanée du processus frontal du maxillaire et du versant antérieur du bord supra-orbital de l’os frontal ; elle se termine, après avoir décrit une ellipse, sur le bord inférieur de l’orbite.
Dans son ensemble ce muscle provoque l’occlusion des paupières. Il est innervé par la branche temporo-faciale du nerf facial.
Syn. anc. muscle orbiculaire des paupières ; sphincter des paupières
muscle petit oblique de l'œil l.m.
→ muscle oblique inférieur du bulbe de l'œil
muscles droits de l'œil l.m.p.
musculi recti bulbi (TA)
rectus muscles of eyeball
Muscles, au nombre de quatre, qui prennent leur origine au sommet de l'orbite, sur le tendon de Zinn ( anulus tendineus communis) fixé sur le corps du sphénoïde au niveau du tubercule sousoptique (tuberculum infraopticum) sur le bord supérieur de la fente sphénoïdale ( fissura orbitalis superior).
Ce tendon se divise ensuite en quatre languettes tendineuses, deux horizontales, deux verticales sur lesquelles naissent les corps charnus des muscles : droit interne ( m.rectus medialis), droit externe ( m. rectus lateralis), droit supérieur ( m. rectus superior), droit inférieur (m. rectus inferior). Les quatre muscles se dirigent en avant pour se terminer sur le globe oculaire par un tendon plat amarré sur la partie antérieure de la sclère dont la partie médiane est à environ 5 à 8 mm du limbe. Le muscle droit externe est innervé par le VI (nervus abducens, nerf oculomoteur externe), les autres muscles droits par le III (nervus oculomotorius, nerf oculomoteur commun).
muscles intrinsèques de l'œil l.m.p.
musculi ciliaris, dilatator pupillae, sphincter pupillae (TA)
intrinsic ocular muscles
Muscles qui comprennent le muscle ciliaire, le muscle dilatateur de la pupille, le muscle sphincter de la pupille.
[A1,P2]
Édit. 2016
muscles obliques de l'œil l.m.p.
musculi obliquui oculi (TA)
oblique muscles of eyeball
Muscles qui croisent obliquement l'axe antéropostérieur du globe oculaire (bulbus oculi).
Le muscle grand oblique (m. obliquus superior) nait par un court tendon, fixé en dedans et en-dessus du trou optique. Il longe l'angle supéro-interne de l'orbite et donne un tendon qui se réfléchit dans une poulie fibrocartilagineuse amarrée dans la fossette trochléaire du frontal à l'angle supéro-interne de l'orbite. Il change ainsi brusquement de direction pour redevenir musculaire, s'aplatit en un tendon qui va s'insérer sous le droit supérieur sur la partie supéroexterne de l'hémisphère postérieur du globe. Il est innervé par le IV, nerf pathétique (nervus trochlearis).
Le muscle petit oblique (m. obliquus inferior) a son origine dans la partie antérieure de l'orbite, en dehors de l'orifice orbitaire du canal lacrymonasal. Il se dirige en dehors et en arrière, il contourne la face inférieure du globe en passant sous le droit inférieur pour se terminer sous la face inféroexterne de l'hémisphère postérieur du globe. Il est innervé par le III (n. ocolomotorius).
œil de chat amaurotique l.m.
amaurotic cat’s eye syndrome
Édit. 2017
œil de chat (syndrome de l') l.m.
Gertrud Schachenmann, pédiatre suisse (1965)
Édit. 2017
œil de chat amaurotique (syndrome de l') l.m.
amaurotic cat’s eye syndrome
Édit. 2017
œil de Murphy l.m.
Murphy’s eye
F. J. Murphy, médecin anesthésiste américain (1941)
Édit. 2017
œil de perdrix l.m.
soft clavus, soft corn
Prolifération épidermique hyperkératosique circonscrite due au frottement de deux saillies phalangiennes, siégeant sur la face interne d'un orteil, généralement le 5ème, dans l'espace interdigital, souvent dans le fond de cet espace et pouvant être douloureuse.
Son nom est lié à son aspect rouge centré par un point sombre. Une tendance à la macération, qui le ramollit, risque de le faire prendre pour une mycose interdigitale.
Syn. durillon inter-orteils
→ cor
Édit. 2017
œil de poisson (maladie en) l.f.
fish-eye disease
Opacification de la cornée par dyslipoprotéinémie proche de la maladie de Tangier mais avec légère réduction des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Aspect en œil de poisson cuit moins dense que dans la maladie de Tangier. L’opacification du stroma par dépôts de cholestérol se fait dans la 2e décennie de la vie. L’anomalie génétique est une mutation sur le même gène que la maladie de Norum, autosomique récessive, avec opacités cornéennes. Il existe une anémie normochrome et une protéinurie. Le gène (LCAT) est localisé sur le locus chromosomique 16q22.1. L’affection est autosomique dominante (MIM 136120).
L. A. Carlson et B. Philipson, médecins suédois (1979)
→ Tangier (maladie de l'île de), ichtyophtalmie, dystrophie cornéenne dyslipoprotéinémique, déficit en alpha-lécithine-cholestérol acyltransférase, LCAT gene
Édit. 2017
œil de poisson de Norum (maladie en) l.f.
Norum’s fish-eye disease
Opacification de la cornée acompagnée d’anémie, de protéinurie et de dyslipoprotéinémie avec taux bas des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Le cholestérol est très augmenté et l'anémie normochrome est secondaire à l'augmentation de cholestérol dans les globules rouges ; la protéinurie signe le début d'une insuffisance rénale parfois fatale. La maladie apparaît chez l'adulte jeune, l'opacification de la cornée est visible à l'œil nu et donne un aspect en œil de poisson cuit ; on trouve un discret voile diffus cornéen, un arc cornéen atypique (tout le stroma est atteint), des vacuoles dans la membrane (ou couche) de Bowman et le stroma antérieur. L'acuité visuelle est conservée, on peut trouver au fond d’œil des ruptures de la membrane de Bruch et des hémorragies rétiniennes. La mutation est sur le même gène que la maladie en œil de poisson dominante. Il s'agit d'un déficit en lécithine-cholestérol acyltransférase (LCAT) dont le locus est situé sur le chromosome 16 en 16q22.1. L’affection est autosomique récessive (MIM 245900).
K. R. Norum, biochimiste norvégien et E. Gjone, médecin interniste norvégien (1967)
→ déficit en lécithine cholestérol-acyl-transférase, déficit en LCAT
Édit. 2017
œil directeur l.m.
Édit. 2017
œil dominant l.m.
dominant eye
En vision binoculaire normale, œil prévalent aussi appelé parfois œil directeur.
Dans le strabisme, œil qui spontanément prend la fixation pour fixer une cible à une distance donnée : si le strabisme est alternant, on dira dans ce cas que l'alternance est incomplète.
Édit. 2017
œil fixateur l.m.
fixing eye
Chez le sujet strabique, œil qui fixe spontanément.
Ce terme suppose l'absence de vision bifovéolaire.
Édit. 2017