infection sexuellement transmise l.f.
sexually transmitted infection (STI)
Sigle : IST
→ maladie sexuellement transmise
infection systémique l.f.
systemic infection
Infection qui atteint de manière élective un ensemble d’organes ou de tissus (conjonctif, lymphatique, réticulo-endothélial) de même nature.
infection tuberculeuse l.f.
tuberculous infection
Infection à Mycobacterium tuberculosis pouvant aboutir soit à une tuberculose-infection latente où les bacilles sont quiescents, soit à une tuberculose-maladie, infection active avec multiplication des bacilles.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
infection urinaire l.f.
urinary infection
Présence dans les urines du milieu de jet de germes en quantité égale ou supérieure à 105/mm3.
Elle est généralement associée à une leucocyturie ou à une pyurie. Le germe le plus fréquemment en cause est le colibacille. Elle revêt des tableaux cliniques très différents allant de la latence complète et dans ce cas révélée par un examen urinaire systématique, au tableau d'une pyélonéphrite aigüe sévère qui est limitée au bas appareil urinaire. Elle s'observe surtout chez la femme jeune. Elle se traduit par une cystite aigüe justiciable d'un traitement anti infectieux de courte durée par voie orale mis en route le plus rapidement possible. L'infection urinaire est favorisée par une diurèse faible, des mictions très espacées, des anomalies de la voie excrétrice urinaire, des infections gynécologiques.
Les formes récidivantes justifient un bilan urologique et gynécologique complet à la recherche d'une cause favorisante qui n'est pas toujours trouvée. Chez la femme enceinte la recherche d'une infection urinaire doit être systématique car elle est souvent latente. Sa découverte justifie un traitement pour éviter le risque de pyélonéphrite.
L'infection urinaire chronique revêt des aspects cliniques très variés. Elle peut être asymptomatique. Elle expose au développement d'une pyélonéphrite chronique. La présence de germes uréasiques favorise la survenue de calculs phosphato-ammoniacomagnésiens. Certaines bactériuries chroniques isolées sont sans gravité et, notamment chez le sujet âgé, ne justifient qu'une simple surveillance.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
→ cystite, examen bactériologique des urines, pyélonéphrite
latente (infection) l.f.
latent infection
Infection asymptomatique mais pouvant, à tout moment, se manifester par des signes cliniques.
nosocomiale (infection) l.f.
nosocomial infection
Infection transmise à un malade lors de soins médicaux ou paramédicaux, sans préjuger de la qualité du soignant ni de l'endroit où ils sont prodigués (établissement de soins, cabinet médical, domicile).
L'infection est dite importée si elle a été acquise dans un autre établissement de soins ou dans un autre service. Pour les infections bactériennes, on admet un délai d'au moins 48 h entre l'admission du patient et leur apparition. Pour les infections du site opératoire, sont considérées comme nosocomiales les infections survenant dans les 30 jours après l'intervention et même dans l'année, s'il y a eu pose d'une prothèse ou d'un implant. Pour les maladies virales, le délai retenu est supérieur à la période d'incubation, si elle est connue.
La prévalence des infections nosocomiales était d'environ 7% en 1998. Elles sont plus fréquentes dans les services de réanimation et de soins intensifs en raison de la gravité des affections qui y sont soignées et des multiples portes d'entrée utilisées pour les soins (cathétérisme vasculaire, intubation, trachéotomie, ventilation mécanique endotrachéale, sondage vésical, etc.) : la contamination se fait par les mains des soignants et par les aérosols septiques exhalés par les malades et véhiculés par la ventilation des pièces (l'ouverture des fenêtres réduirait considérablement la concentration des aérosols nocifs et donc le risque de contagion). Elles sont cause d'augmentation de la durée d'hospitalisation, du cout des soins et d'un accroissement notable de la mortalité. La prévention implique un renforcement des mesures d'hygiène, une formation plus stricte du personnel médical et paramédical et des dispositions architecturales adéquates.
L'application de ces mesures et leur surveillance doivent être assurées par le comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) qui doit être installé dans chaque hôpital.
Une infection nosocomiale peut aussi survenir lors d'une hospitalisation à domicile.
→ CLIN
porte d'entrée d'une infection l.f.
Site par lequel un microorganisme pathogène pénètre dans l’organisme humain.
La porte d’entrée peut être cutanée, buccopharyngée, dentaire, oculaire, respiratoire, digestive, urinaire, génitale, etc.
primo-infection n.f.
primary infection
Première infection de l’organisme par un agent pathogène.
En pratique, ce terme fait référence à la primo-infection tuberculeuse.
primo-infection herpétique l.f.
herpetic primary infection
Le plus souvent totalement asymptomatique, elle ne se manifeste que dans 5 à 10% des cas, par une gingivostomatite fébrile, douloureuse, vésicu
Étym. gr. herpes : dartre, de herpô : ramper
→ herpès, herpes simplex virus
[D1,J1,P3,P2,01]
primo-infection tuberculeuse l.f.
primary tuberculosis
Premier contact infectant d’un individu sain, avec le bacille de la tuberculose.
Ce contage est asymptomatique ou révélé par des signes cliniques, radiologiques, et/ou biologiques. Il est caractérisé par un virage des tests tuberculiniques.
Le complexe primaire radiologique, fait du chancre d'inoculation pulmonaire et d'une adénopathie médiastinale ou hilaire, est inconstant. La primo-infection est souvent latente et alors n'a pas rang de maladie.
La terminologie moderne préfère utiliser les termes de tuberculose-infection latente et tuberculose-infection récente.
Syn. tuberculose initiale, tuberculose primaire
→ tuberculose-infection latente, tuberculose-infection récente
prothèse (infection sur) l.f.
post-prosthesis infection
Infection bactérienne se développant sur du matériel prothétique, soit d’emblée après la pose de celui-ci, soit ultérieurement.
Il s’agit toujours d’une infection grave à germes pyogènes qui justifie un traitement antibiotique à visée bactéricide et peut aboutir à l’ablation de la prothèse.
sensibilité à l'infection l.f.
infection sensitivity
Aptitude d’un individu à développer une maladie clinique à la suite d’une infection.
Elle ne doit pas être confondue avec la réceptivité ni avec la susceptibilité.
Ant. résistance à la maladie
→ réceptivité à un agent infectieux, prédisposition
[Elle est liée,d’une part au micro,organisme (nombre minimum de germes nécessaire à l’apparition de la maladie et facteurs de virulence liés à sa "souche") et d’autre part,à l’hôte,en fonction de son état physiologique,de son statut immunologique (titr]
toxi-infection n.f.
toxiinfection
Infection provoquée par un germe toxinogène.
Ex. tétanos, toxi-infection alimentaire
toxi-infection alimentaire l.f.
alimentary toxiinfection, alimentary toxicosis
Affection consécutive à l'absorption d'aliments contaminés par diverses bactéries pathogènes ou par leur toxines : Salmonella (S. enterica sérotypes enteritidis, typhimurium, etc.), Clostridium botulinum, Clostridium perfringens de type A, Shigella, Escherichia coli entérotoxinogènes, entéropathogènes, entérohémorragiques, Yersinia enterocolitica, Vibrio parahæmolyticus, Bacillus cereus, Staphylococcus aureus, Listeria monocytogenes.
Les aliments contaminés sont variés (crèmes, gâteaux, viandes préemballées, volailles, œufs, jambon, charcuterie, lait en poudre, poissons crus, etc.).
Les salmonelles sont la cause de la toxi-infection dans 80% des cas. Elle a le plus souvent un caractère collectif (famille, collectivité scolaire, restaurant d'entreprise, banquets, etc.). L'incubation est variable, très courte pour le staphylocoque (1 à 6 h), moyenne pour le B. cereus et le C. perfringens, plus longue pour les salmonelles (24 h). Les signes cliniques sont digestifs, associant nausées, vomissements, pesanteurs abdominales et surtout diarrhée hydrique, plus rarement sanglante (syndrome dysentérique), avec ou sans fièvre. Le botulisme (conserves domestiques, charcuteries) donne un tableau clinique très différent (sécheresse des muqueuses, paralysies nerveuses). Il faut craindre les conséquences de la déshydratation. Le diagnostic se fait par la coproculture.
→ botulisme, froid (conservation des aliments par le)
toxi-infection alimentaire collective l.f.
collective alimentary toxiinfection
Toxi-infection alimentaire définie par l’apparition d’au moins deux cas caractérisés par une symptomatologie digestive (gastroentérite ou syndrome dysentérique) dont on peut rapporter la cause à une même origine alimentaire.
Elle entraîne une enquête épidémiologique rigoureuse et fait partie des maladies à déclaration obligatoire.
Sigle TIAC
virus respiratoire syncytial (infection à) l.f.
respiratory syncytial virus infection
Comme le virus de la rougeole, le virus respiratoire syncytial est responsable de bronchiolites et de pneumonies très fréquentes chez le jeune enfant et le nourrisson, évoluant par petites épidémies hivernales.
L'infection se traduit par de la toux, des sifflements, des râles bronchiques, parfois de la dyspnée avec hypoxémie. L'évolution est en règle bénigne, le traitement symptomatique est le désencombrement. Ces infections s’observent aussi chez les sujets présentant une immunodépression et chez les sujets âgés.
Le diagnostic se confirme en identifiant le virus par immunofluorescence spécifique dans les sécrétions bronchiques.
→ bronchiolite, Paramyxoviridae, virus respiratoire syncytial
primo-infection tuberculeuse l.f.
→ tuberculose, Mycobacterium tuberculosis
[D1]
Édit. 2019
infection à Pneumocystis jirovecii
l.f.
Syn. pneumocystose
→ pneumocystose, Pneumocystis jirovecii
[D1]
Édit. 2020
infection à Chlamydia l.f.
Syn. chlamydiose
[D1, E2, K1]
Édit. 2020
infection à Bedsonia l.f.
Syn. chlamydose désuet (anciens noms des chlamydiae)
[D1, E2, K1]
Édit. 2020
infection à Miyagawanella l.f.
Syn. chlamydiose syn. désuet ancien nom des chlamydioses
[D1, E2, K1]
Édit. 2020