rythme ventriculaire l.m.
ventricular rhythm
Rythme imposé aux ventricules du cœur par les seuls centres ventriculaires d’automatisme cardiaque, lorsque la conduction supraventriculaire est bloquée ou inexistante.
Le plus souvent il s’agit d’un rythme lent (rythme idioventriculaire) mais il existe des rythmes idioventriculaires accélérés liés à un automatisme anormalement élevé à 80/110 par minute. Seuls les rythmes ventriculaires lents nécessitent un traitement sous forme d’une stimulation cardiaque électrique.
septum atrio-ventriculaire l.m.
septum atrioventriculare (TA)
atrioventricular septum
Courte portion du septum du cœur comprise entre le septum interatrial en arrière et la pars membranacea du septum interventriculaire en avant.
Sa face gauche, ventriculaire, est en grande partie masquée par l’insertion et la face septale de la cuspide septale de la valve atrio-ventriculaire gauche. Sa face droite, auriculaire, est libre et située au-dessus de l’insertion de la cuspide septale de la valve atrio-ventriculaire droite. Le septum atrio-ventriculaire dérive du septum intermedium de His.
W. His, Sr, anatomiste et embryologiste suisse (1831-1904)
Syn. anc. cloison interauriculo-ventriculaire
sillon atrio-ventriculaire l.m.
auriculoventricular groove
Dépression étroite et allongée à la surface du cœur, parcourue par les ramifications des vaisseaux coronaires.
Le sillon auriculoventriculaire sépare les oreillettes des ventricules. Le sillon interventriculaire sépare les ventricules droit et gauche.
[A1]
Édit. 2018
sillon interauriculo-ventriculaire l.m.
surcharge ventriculaire l.f.
ventricular strain
tachycardie ventriculaire l.f.
ventricular tachycardia
Trouble du rythme cardiaque prenant naissance dans les ventricules au-dessous de la bifurcation du faisceau de His.
Les complexes ventriculaires sont larges (durée supérieure à 120 ms), avec une dissociation auriculoventriculaire et des complexes de capture ou de fusion. La fréquence varie entre 140 et 220/min ou, au maximum, trois extrasystoles ventriculaires successives représentant l'équivalent mineur de ce trouble du rythme (tachycardie ventriculaire non soutenue). La tachycardie ventriculaire étant liée à une cardiopathie ischémique le plus souvent (infarctus du myocarde), la tolérance hémodynamique est souvent mauvaise avec chute tensionnelle et tendance à l'état de choc. D'autres cardiopathies peuvent être en cause : cardiopathie primitive dilatée, dysplasies «arythmogènes», formes «idiopathiques».Si la tolérance hémodynamique est mauvaise, la réduction d'urgence est indiquée, sous surveillance électrocardiographique, en unité de soins intensifs cardiologiques, si possible. La réduction fait appel à des antiarythmiques administrés par voie intraveineuse (xylocaïne→, amiodarone, β-bloquants, etc.) ou à la cardioversion par choc électrique externe sous anesthésie générale de courte durée. Le risque de récidives, voire de transformation en fibrillation ventriculaire même en l'absence de cardiopathie favorisante, indique la prescription au long cours d'un traitement antiarythmique prophylactique.
Sigle TV
temps de conduction atrio-ventriculaire l.m.
atrioventricular conduction time
Durée de la propagation de l’onde et excitation cardiaque entre l’oreillette et le ventricule.
Elle est mesurée sur l’électrocardiogramme par la longueur de l’intervalle PR.
thrombus ventriculaire l.m.
ventricular thrombus
Caillot situé dans le ventricule gauche, constituant une cause directe d'accident embolique artériel cérébral.
Il complique les valvulopathies et prothèses valvulaires. Un thrombus ventriculaire est mis en évidence à l'apex du ventricule gauche dans près d'un tiers des infarctus du myocarde antérieurs et 5% des infarctus inférieurs. L'échographie transthoracique en permet le diagnostic.
Les thrombus intracavitaires (atrium ou oreillette et ventricule) compliquent également les cardiomyopathies. Ces thrombus justifient l'emploi des anticoagulants.
→ thrombus atrial, anticoagulant
travail ventriculaire l.m.
ventricular work
Travail fourni par un des ventricules du cœur.
Il s’exprime par le produit de la pression moyenne (en mmHg) de l’aorte (normale VG) ou de l’artère pulmonaire (pour le VD) par le débit cardiaque (en litre/minute) et par la constante 0,1332.
Exprimé en joules par minute le travail du ventricule gauche est normalement de 75 et celui du ventricule droit de 10.
valve atrio-ventriculaire droite l.f.
valva atrioventricularis sinistra ; valva mitralis (TA)
tricuspid valve ; right atrioventricular valve
Système valvulaire annexé à l’orifice atrio-ventriculaire droit.
Il est divisé par trois incisures en trois cuspides, antérieure, septale et postérieure, qui répondent aux trois parois du ventricule droit.
Syn. anc. valvule tricuspide ; valvule triglogine
valve atrio-ventriculaire gauhe l.f.
valva atrioventricularis dextra ; valva tricuspidalis (TA)
mitral valve ; left atrioventricular valve
Système valvulaire annexé à l’orifice atrio-ventriculaire gauche.
Il est divisé par deux incisures en deux cuspides, antérieure et postérieure, qui répondent aux deux parois du ventricule gauche.
Syn. anc. valvule mitrale ; valvule bicuspide
veine ventriculaire inférieure l.f.
vena ventricularis inferior (TA)
inferior ventricular vein
Veine qui draine la partie inférieure du ventricule latéral.
Elle se jette dans la veine basilaire.
[A1, H5, K4]
Édit. 2020
ventriculaire adj.
ventricular
Qui siège au niveau des ventricules du cœur ou concerne ces ventricules.
[A1]
Édit. 2019
vidange ventriculaire l.f.
ventricular emptying
Evacuation rapide du volume sanguin intraventriculaire lors de la systole ( 70 à 90 ml).
Il persiste toutefois un résidu post systolique plus ou moins important qui augmente en cas de dysfonction ventriculaire.
flutter ventriculaire l.m.
ventricular flutter
Tachycardie ventriculaire caractérisée par la survenue de contractions ventriculaires à un rythme supérieur à 200/mn correspondant sur l’électrocardiogramme à des complexes ventriculaires déformés.
Cette situation précède la fibrillation ventriculaire et le décès.
Étym. angl. flutter : pulsation rapide
[K2]
Édit. 2018
hypertrophie ventriculaire droite l.f. (HVD)
Epaississement musculaire de la paroi du ventricule droit.L'HVD est le plus souvent une complication d'une pathologie respiratoire : bronchopneumopathie chronique obstructive, cœur pulmonaire chronique (secondaire à une altération chronique de la vascularisation pulmonaire), hypertension artérielle pulmonaire. Elle peut également être entrainée par un rétrécissement mitral, une valvulopathie pulmonaire ou tricuspide. ou par une myocardiopathie.
Le diagnostic est établi par l'échocardiographie transthoracique.
Il doit être évoqué devant des anomalies électrocardiographiques :
- déviation axiale droite avec une augmentation d’amplitude et de durée des ondes R en précordiales droites et/ou des ondes S en précordiales gauches ;
- déviation axiale droite ≥ 90° ;
- onde R ample et l’onde S réduite en V1: aspect R ou Rs avec R > 6 mm, S < 2 mm et/ou ratio R/S > 1 ;
- onde q et/ou une R élargie avec déflexion intrinsécoîde > 35 ms (QRS < 0,12 s) ;
- onde S ample et l’onde R réduite en V5-V6 : aspect (q)RS ou rS avec SV5 > 10 mm, SV6 > 3 mm, RV5-6 < 3 mm et/ou ratio R/S en V5 ≤ 0,75 ou en V6 < 0,4 ; RV1 + SV5-6 > 10,5 mm et (RDI + SDIII) – (SDI + RDIII) < 15 mm.
→ bronchopneumopathie chronique obstructive, cœur pulmonaire chronique, hypertension artérielle pulmonaire, rétrécissement mitral, myocardiopathie
[K2]
Édit. 2019
insuffisance ventriculaire droite l.f. (IVD)
Incapacité du ventricule droit à assurer un débit sanguin suffisant.
Elle se manifeste par une hépatalgie d'effort, des oedèmes des membres inférieurs. La dyspnée n’est ressentie que lorsque la cause de l’IVD est une maladie du poumon, ou quand il y a association à une insuffisance ventriculaire gauche.
L'examen clinique permet d’observer un reflux hépato-jugulaire à la pression du foie, une tachycardie permanente, des œdèmes des membres inférieurs.
L'ECG peut montrer des signes d'hypertrophie ventriculaire droite ou simplement un axe droit du QRS.
L’écocardiographie affirme le diagnostic.
L'insuffisance ventriculaire gauche est la cause la plus fréquente d’IVD.
Etiologies pulmonaires : embolie pulmonaire, hypertension artérielle pulmonaire, broncho-pneumopathie chronique obstructive, fibrose pulmonaire idiopathique plus rarement état de mal asthmatique, pneumothorax suffocant, pneumopathie bilatérale aigüe. cardiopathie congénitale (shunt gauche et droit, rétrécissement pulmonaire). Etiologies cardiaques : rétrécissement mitral serré, insuffisance mitrale, péricardite constrictive.
→ insuffisance ventriculaire gauche, embolie pulmonaire, hypertension artérielle pulmonaire, broncho-pneumopathie chronique obstructive, fibrose pulmonaire, état de mal asthmatique; pneumothorax, rétrécissement mitral, insuffisance mitrale
[K2]
Édit. 2019
chirurgie endoscopique transluminale par un orifice naturel l.f.
natural orifice tansluminal endoscopic surgery (NOTES)
Technique de chirurgie abdominale mini-invasive sans incision cutanée utilisant un orifice naturel.
L’endoscope passe par un orifice naturel (bouche, vulve, méat urétral, anus), puis dans la cavité abdominale par l’incision d’un organe interne (estomac, vagin, vessie, colon).
Initialement, a été réalisée pour une cholécystectomie par voie transgastrique (2007), puis par voie transvaginale (2009). Elle a été étendue à l’appendicectomie, à la néphrectomie par voie vaginale.
Elle a été proposée également par voie transvésicale et transcolique.
Elle trouverait une indication particulière chez les sujets obèses ou en chirurgie bariatrique.
Chez la femme, la voie transvaginale se prêterait bien à la chirurgie de l’étage susmésocolique de l’abdomen et bien sûr à la chirurgie gynécologique (ovaire, trompe, utérus).
R. Zorron, chirurgien brésilien (2010)
[G5 ]
frein de l'orifice iléal l.m.
frenulum ostii ilealis (TA)
frenulum of ileal orifice
Chacun des replis muqueux saillants qui relient les lèvres iléo-colique et iléo-cæcale de l’orifice iléal à chacune de leurs extrémités.
Étym. lat. frenum : frein
Syn. anc. frein de la valvule iléo-cæcale
[A1]
Édit. 2019
Giraldes (orifice accessoire de) l.m.
J. Giraldes, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1808-1875)
labrum inférieur de l'orifice iléal l.m.
→ labrum iléocæcal de la papille iléale
labrum supérieur de l'orifice iléal l.m.
→ labrum iléocolique de la papille iléale
lèvre antérieure de l'orifice externe de l'utérus l.f.
labium anterius ostii uteri (TA)
anterior lip of external os of uterus
Relief antérieur du col de l’utérus, allongé transversalement et qui borde en avant l’orifice ex terne du col.
Chez la femme vierge il est peu marqué, l’orifice externe étant circulaire, parfois en forme de fente transversale. Il est plus constant et plus marqué chez la primipare. Chez la multipare il est rendu irrégulier par l’existence des déchirures. La lèvre antérieure descend un peu plus bas que la lèvre postérieure mais reste moins saillante.
lèvre iléo-cæcale de l'orifice iléal l.f.
labrum ileocaecale ostii ilealis, labrum inferius ostii ilealis (TA)
ileocaecal lip of ileal orifice, inferior lip of ileal orifice
Lèvre ou valve inférieure de la valvule iléo-cæcale disposée dans un plan vertical au-dessous de l’orifice iléal.
Elle est reliée à chacune de ses extrémités à la lèvre iléo-colique par un repli saillant, le frein de l’orifice iléal.
Syn. anc. valve iléo-cæcale
→ valvule iléo-cæcale, lèvre iléo-colique de l'orifice iléal, frein de l'orifice iléal
lèvre iléo-colique de l'orifice iléal l.f.
labrum ileocolicum ostii ilealis, labrum superius ostii ilealis (TA)
ileocolic lip of ileal orifice, superior lip of ileal orifice
Lèvre ou valve supérieure de la valvule iléo-cæcale disposée dans un plan horizontal au-dessus de l’orifice iléal.
Elle est constituée par l’adossement de la paroi colique à la paroi iléale qui s’invagine dans le colon. Elle est reliée à chacune de ses extrémités à la lèvre iléo-cæcale par un repli saillant, le frein de l’orifice iléal.
Syn. anc. valve iléo-colique
→ valvule iléo-colique, lèvre iléo-cæcale de l'orifice iléal, frein de l'orifice iléal