uréthromanométrie n.f.
urethromanometry
Examen urodynamique enregistrant la pression intra-uréthrale du col vésical au méat uréthral.
Elle permet l'étude du tonus de l'urèthre et de la transmission abdomino-urétrale par sphinctérométrie statique au repos (étude de la pression de clôture) et sphinctérométrie dynamique lors des efforts de toux.
La mesure de la pression dans l'urèthre peut être faite à l'aide d'un microcapteur placé sur une sonde de petit calibre ou selon la méthode perfusionnelle qui consiste à mesurer la résistance à un écoulement à débit constant (méthode de Brown et Wickham). L'urèthre n'étant pas une cavité mais un canal à lumière virtuelle, la pression n'est pas la même sur toute sa longueur ; les valeurs s'inscrivent sur une courbe : le profil de pression uréthrale. La valeur la plus significative de la qualité de l'appareil sphinctérien est la pression uréthrale maximum, qui devient la pression de clôture quand on soustrait la pression vésicale (normalement 80 ± 30 cm d'eau). La réalisation de l'examen pendant un effort de toux enregistre des pics de pression simultanés dans l'urèthre et dans la vessie, dont le rapport d'amplitude exprime le "coefficient de transmission uréthrale" (normalement 90% à 100% chez la femme continente). La compliance uréthrale peut être évaluée en réalisant des profils de pression uréthrale avec des sondes de calibre croissant : un urèthre compliant doit supporter des sondes 20 Ch sans augmentation significative de la pression uréthrale maximum.
L'enregistrement continu de la pression uréthrale maximum et de la pression uréthrale permet le dépistage des instabilités uréthrales.
M. Brown, médecin et physicien et J. E. Wickham, chirurgien urologue britanniques (1969)
→ sphinctérométrie, profil de pression uréthrale, pression de clôture uréthrale
van der Stappen-Vincent (méthode de) l.f.
van der Stappen-Vincent method
Méthode de contraception par abstinence périodique utilisant la méthode des températures.
Elle suggère des rapports sexuels inféconds à partir du troisième jour suivant l'ascension thermique.
G. van der Stappen, médecin français (1960) ; B. Vincent, médecin français (1962)
Syn. méthode d’Ogino-Knaus
→ méthode d'Ogino-Knaus, méthode Ogino
[O3]
Édit. 2020
preuve de concept l.f.
proof of concept
Une preuve de concept ou démonstration de faisabilité, est une réalisation expérimentale concrète et préliminaire, courte ou incomplète, illustrant une certaine méthode ou idée afin d'en démontrer la faisabilité.
Elle est située en amont dans le processus de développement d’un produit ou d’un process nouveau. Elle est est utilisée dans l’innovation par les start-up en particulier, afin de passer de produit innovant à son industrialisation; étape jugée particulièrement importante. Le terme est très employé en médecine, dans de nombreux domaines, étape de fabrication de médicaments, recherche translationnelle…En réalité, les différents acteurs de ce processus (chercheurs, industriels, autorités de santé, représentants des patients...) ne mettent pas le même contenu derrière ce terme qui demeure bien imprécis. Pour certains, il s’agit de la démonstration du mécanisme d’action, pour d’autres, du caractère concluant des résultats des tests in vitro ou encore en présence de résultats positifs chez l’animal ou les malades. En médecine, ils sont conçus pour fournir des données sur l'effet du médicament sur la maladie en cause. Les essais de phase II, utilisés pour déterminer la dose optimale du médicament sont un exemple. La dose considérée comme optimale est ensuite utilisée pour la phase suivante des études cliniques conduites à plus grande échelle.
La neuro-imagerie fonctionnelle cérébrale par ultrasons permet des performances grâce à une cadence d’imagerie ultrarapide et des algorithmes, appliquées uniquement à des études précliniques, réalisées sur des modèles animaux. Les premiers travaux chez l’Homme établissent la première preuve de concept non intrusive de l’imagerie neuro-fonctionnelle par ultrasons et permet aux chercheurs de développer possiblement cette technique sur une grande échelle.
Les exemples sont multiples : développer un comprimé bucco-adhésif adapté à la vaccination avec une première preuve de concept sur le virus de la grippe, parvenir à une éradication de la rage en Afrique, après avoir développé une méthode biomathématique sur la transmission de la rage, guérir la maladie de Steinert chez l’humain après avoir guéri la maladie de Steinert chez la souris par le ciseau Cripr Cas9…
Sigle POC
[B2, G5]
Édit. 2019
van der Stappen-Vincent (méthode de) l.f.
van der Stappen-Vincent méthod
Méthode de contraception par abstinence périodique utilisant la méthode des températures.
Elle suggère des rapports sexuels inféconds à partir du troisième jour suivant l'ascension thermique.
G. van der Stappen, médecin français (1960) ; B. Vincent, médecin français (1962)
Syn. méthode d’Ogino-Knaus
[O3]
Édit. 2020
Kaplan-Meier (méthode) l.f.
Kaplan-Meier estimation
Méthode non paramétrique d’estimation de la probabilité de survie.
L’estimation repose sur le principe des probabilités conditionnelles. La probabilité de survie est recalculée après chaque événement, en prenant en compte le nombre de personnes censurées. C’est la méthode d’étude de la survie la plus utilisée en épidémiologie clinique.
[E1]
Édit. 2020
âge osseux (méthode de Sauvegrain et Nahum) l.f.
Sauvegrain and Nahum bony age method
Méthode de calcul de l'âge osseux à partir d'une radiographie de face et de profil du coude.
Elle est utilisée en général en complément de la méthode de Greulich et Pyle chez les garçons de 10 à 15 ans et les filles de 9 à 13 ans.
W. W. Greulich, anatomiste et S. I. Pyle, anthropologue américains (1950, 1959 et 1971), J. Sauvegrain et H. Nahum, radiologues français (1962)
[B2, O1, O4, I1, I2]
Édit. 2020
Brindeau-Hinglais (réaction de) gonadotrophine chorionique
l.f.
Brindeau-Hinglais test
Méthode autrefois utilisée pour le dosage de l'hormone gonadotrophine chorionique (HCG), permettant d'apprécier le degré de vitalité de l'œuf.
La méthode consistait à soumettre le sérum ou l'urine de la femme présumée gravide à des dilutions de plus en plus fortes, à injecter ces dilutions à un animal, jusqu'à l'obtention de la réaction minimale encore appréciable, à savoir l'apparition d'un follicule ovarien hémorragique.
Le dosage de l'HCG est maintenant réalisé par des tecnniques immunologiques.
A. Brindeau, gynécologue membre de l'Académie de médecine et H. Hinglais, physiologiste français (1935)
Édit. B3, O3
désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires
eye movement desensitization and reprocessing, EMDR
Méthode psychothérapeutique utilisant une stimulation sensorielle bi-alternée (droite-gauche) se pratiquant par mouvements oculaires qui
s’adresse à toute personne (du bébé à l’adulte) souffrant de perturbations émotionnelles généralement liées à des traumatismes psychologiques.
C’est un moyen très simple de stimuler un mécanisme neuropsychologique complexe présent en chacun de nous, qui permet de retraiter des
vécus traumatiques non digérés à l’origine de divers symptômes, parfois très invalidants. Il peut s’agir de traumatismes tels les violences
physiques et psychologiques, les abus sexuels, les accidents graves, décès, les maladies graves, les incendies, les catastrophes naturelles,
les situations de guerre et attentats. Il peut s’agir aussi d’événements de vie difficiles qui peuvent être la source d’émotions ou de
comportements inadaptés ou excessifs dans la vie quotidienne (enfance perturbée, séparations, interruption de grossesse, deuils,
difficultés professionnelles, etc.)
Méthode psychothérapeutique tout particulièrement efficace, cette thérapie est la seule avec les thérapies comportementales et cognitives
dont l’usage est officiellement recommandé pour le traitement de l’état de stress post-traumatique par la Haute Autorité de Santé.
Francine Shapiro, psychologue américaine (1989)
Réf. www.emdr-france.org
[H4, G5]
Édit. 2021
abréaction n.f.
abreaction
Libération d'affects accompagnant la survenue ou l'évocation d'un évènement traumatique.
Elle peut être spontanée ou provoquée (hypnose, suggestion, narco-analyse) et réalise une catharsis qui lève le refoulement du souvenir traumatique ou s'oppose à ce qu'il se constitue.
La recherche de l'abréaction comme méthode thérapeutique appartient aux premiers temps de la psychanalyse.
S. Freud, neuropsychiatre psychanalyste autrichien (1856-1939)
[H3]
Édit. 2016
absorptiométrie n.f.
absorptiometry, single photon absorptiometry (SPA), dual energy X-ray absorptiometry (DEXA)
Méthode d'évaluation de la densité minérale osseuse par mesure de l'absorption d'un rayonnement électromagnétique.
Les mesures absorptiométriques reposent sur la quantification de l'atténuation que subit un faisceau de photons lors de la traversée du milieu absorbant. On distingue plusieurs méthodes : la première en date, l'absorptiométrie monophotonique (Single Photon Absorptiometry ou SPA) utilisait l'iode 125 pour les os superficiels, radius ou calcanéum ; elle a été progressivement supplantée par l'absorptiométrie biphotonique qui emploie une source fournissant deux émissions d'énergies différentes, l'une pour l'os et l'autre pour les parties molles : soit un isotope radioactif (Dual Photon Absorptiometry ou DPA), soit les rayons X (Dual Energy Xray Absorptiometry, DEXA ou DXA).
Cette dernière est la plus employée car ses résultats sont reproductibles ; elle sert principalement à l'étude de l'ostéoporose des vertèbres et du col fémoral; elle ne nécessite qu'une faible quantité de rayonnement et son coût est peu élevé.
On peut pratiquer également une absorptiométrie par tomodensitométrie quantitative (TDMQ) au cours d'une scanographie. L'utilisation d'une source radioactive a été abandonnée au profit de celle de rayons X.
Étym. lat. absorbere : absorber
[B1,B3,I1]
Édit. 2020
acétonurie n.f.
acetonuria
Présence dans les urines des trois corps « cétoniques » : acétone, acide acétyl-acétique et acide bêta-hydroxybutyrique.
La détection des «corps cétoniques » dans l’urine se fait en routine à l’aide de bandelettes réactives. Ils sont normalement présents en concentration trop faible pour être détectables par cette méthode usuelle. On peut également les doser par des méthodes chromatographiques spécialisées Leur concentration urinaire augmente en cas de déficit du métabolisme du glucose, en particulier dans le diabète sucré
Syn. cétonurie
[C1, R1]
Édit. 2020
acide tartrique l.m.
tartric acid
Diacide-dialcool, insoluble dans l'éther, réduisant le nitrate d'argent et donnant des complexes avec les sels de métaux lourds.
Il existe sous trois formes isomères : l'une inactive par nature (acide mésotartrique), les deux autres respectivement dextrogyre (acide D-tartrique) et lévogyre (acide L-tartrique).
A l'étude de cet acide est lié le nom de Louis Pasteur qui donna la première méthode de dédoublement d'un mélange racémique. L'acide D-tartrique est présent dans certains végétaux, dans les raisins, les feuilles de vigne, la betterave et les fruits. Il a été employé pour la préparation de limonades et pour l'acidification des vins. Il sert également en teinturerie, et plusieurs de ses dérivés ont des usages pharmaceutiques. Seule la forme dextrogyre est utilisée par Penicillium glaucum.
L. Pasteur, biochimiste français, membre de l'Académie de médecine (1822-1895)
Syn. acide dioxysuccinique
[C1]
Édit. 2020
acidose lactique l.f.
lactic acidosis
Acidose métabolique décompensée par un métabolisme excessif notamment au cours d'exercice ou, plus souvent, par insuffisance d'épuration des lactates (hyperlactacidémie) avec accumulation d'ions H+.
Cette acidose est favorisée par une atteinte hépatique et rénale. Elle peut survenir chez le diabétique traité par les biguanides et parfois à la suite d'une hypoxie, d'une intoxication alcoolique aigüe ou d'un manque d'apport de vitamine B1 lors de la nutrition parentérale. D'autres situations peuvent la provoquer (états de choc, béribéri aigu, intoxication, hémopathie ou néoplasie hépatique, intestin court, anomalie métabolique congénitale, exercice musculaire intense, hyperventilation, convulsions). Le malade éprouve des douleurs abdominales. Il respire vite et fort. Il n'y a pas de déshydratation. Une acidose isolée sans désordre électrolytique associé peut exister.
Le traitement associe insuline, alcalinisants, dichloracétate, épuration extrarénale et apport de vitamine B1 si besoin.
Le diagnostic d’acidose lactique peut être confirmé par dosage de l’acide lactique dans le sérum. Le prélèvement doit être effectué sur héparine et amené au laboratoire dans la glace. Le dosage s’effectue par une méthode enzymatique.
[C2,I3,R1]
Édit. 2017
acquisition hélicoïdale à visée angiographique l.f.
helical CT angiography
Technique scanographique d'acquisition volumique hélicoïdale, permettant, après injection intraveineuse d'un produit de contraste iodé, d'obtenir une visualisation des vaisseaux sanguins contenus dans le volume exploré.
Il est possible par cette méthode d'obtenir des coupes axiales des vaisseaux, des images 3D en rendu de volume, des images MIP, des reconstructions curvilignes dans l'axe anatomique des vaisseaux et de manière exactement perpendiculaire à ce dernier (ce qui est précieux en cas de tortuosités).
La qualité actuelle des images obtenues et la possibilité de couvrir rapidement un champs de vue étendu (de la crosse de l'aorte aux pieds par exemple), est souvent suffisante pour rendre inutile l'artériographie classique par injection intra-artérielle, nettement plus agressive.
L'angioIRM, dont certaines modalités peuvent se passer de produit de contraste et n'est pas irradiante, est concurrentielle.
Syn. angioscanner ou angioscanographie
Sigle AHVA
→ CT angiographie, acquisition hélicoïdale, acquisition volumique, artériographie, MIP, représentation 3D de surface, angioIRM
[B2,B3, K4]
Édit. 2020
acuité visuelle (tests de mesure de l') l.f.
visual acuity tests
Acuité visuelle subjective mesurée à l’aide d’optotypes.
Pour la mesure de loin, on utilise des optotypes en présentation groupée (en ligne), la présentation isolée étant réservée aux très jeunes enfants : tests-directionnels (échelle de Snellen, anneau de Landolt), tests-images, tests-géométriques, tests-lettres (Sheridan Inserm). Des optotypes pour malvoyants sont plus gros, plus espacés, plus contrastés. Il existe des optotypes pour adultes (lettres ou chiffres en lignes en progression géométrique ou logarithmique)
Pour la mesure de près, on utilise une échelle à main (de Parinaud pour les adultes, de Rossano-Weiss, de Cadet pour les enfants, de Lissac pour les basses visions). En l’absence d’expression verbale, on peut avoir recours à la méthode d’appariement.
Si le sujet est atteint de basse vision, il est important de noter la distance de lecture, notion exigée pour un dossier d’admission dans une école spécialisée.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2 Édit. 2017 ]
âge osseux l.m.
bone age
Détermination radiologique du stade de maturation squelettique d'un patient par rapport à celle de populations témoins.
L'âge osseux ne correspond pas forcément à l'âge civil du patient, ni à son âge statural.
Le stade de développement osseux du sujet examiné est comparé à des références élaborées à partir de radiographies d'enfants d'âge, de sexe, d'ethnie et d'origine différents.
La méthode la plus employée est celle de Greulich et Pyle, qui évalue la maturation radiologique des points épiphysaires de la main gauche.
Celle de P. et M. Sempé s'adresse aux points d'ossification du poignet, des épiphyses inférieures du radius, du cubitus et des phalanges.
Celle de J. Sauvegrain et H. Nahum, utilise des radiographies du coude de face et de profil chez les garçons entre 11 et 15 ans et chez les filles entre 9 et 13 ans.
Celle de J. Lefebvre et A. Koifman détermine l'âge osseux d'après la radiographie d'un membre supérieur et inférieur du même côté pour des enfants entre la naissance et 30 mois.
Suivant les pays, d'autres méthodes sont utilisées.
La détermination de l'âge osseux est surtout demandée dans le bilan de troubles staturopondéraux, aux fins d'expertises médicolégales et accessoirement dans certains bilans d'orthodontie.
Il faut signaler l'intérêt de l'apparition de points épiphysaires ossifiés dès la vie intra-utérine (point fémoral inférieur ou point de Béclard, le premier à apparaître) et la fin de la croissance, déterminée par la soudure des noyaux d'ossification des crêtes iliaques (test de Risser).
La locution "âge osseux" est impropre et devrait être remplacée par celle de « maturation osseuse ».
W. W. Greulich, anatomiste et S. I. Pyle, anthropologue américains (1950, 1959 et 1971), J. Sauvegrain et H. Nahum, radiologues français (1962), J. Lefèbvre et A. Koifman, radiologues français (1965), P. et M Sempé, radiologues français (1972), J.C. Risser orthopédiste américain (1958).
Syn. âge anatomique
→ Greulich et Pyle (atlas de), maturation osseuse
[B2,C2,I1,O1, O4]
Édit. 2020
aide technique l.f.
technical help
Dans le domaine de l’aide aux handicapés, expression imprécise désignant un objet servant d’intermédiaire entre la personne et son environnement.
Cette aide est indépendante du corps et n’a que des rapports intermittents avec lui.
L’aide consiste par exemple en un outil, un instrument, un dispositif, un moyen ou une méthode utilisée par un handicapé pour se mouvoir dans un milieu, toucher, saisir, déplacer ou manipuler un objet ou le commander à distance, pour accomplir ou faciliter les gestes de la vie courante.
L’électronique multiplie ce genre d’appareils.
On s’accorde à distinguer :
- les aides techniques d’assistance vitale, tels qu’un matériel d’assistance respiratoire, un matelas pour la prévention des escarres.
- les aides techniques d’autonomie, par exemple la commande à distance d’une fenêtre.
- les aides techniques de confort, par exemple une pince pour ramasser un objet, un mobilier adapté.
On emploie parfois à tort l’expression aide technique pour désigner une personne nécessaire à la vie de l’handicapé.
[B3,E1]
Édit. 2017
air gap l. angl.
en français : espace d'air
Technique destinée, en radiographie, à diminuer les inconvénients du rayonnement diffusé en maintenant un espace d'air entre le sujet et le film (habituellement une dizaine de centimètres).
Fondé sur la rapide diminution du rayonnement diffusé dès son émission par le sujet (alors que le rayonnement primaire diminue plus lentement), ce procédé a été tenté en radiographie pulmonaire puis abandonné en raison de ses médiocres résultats.
Cette méthode est actuellement peu usitée.
[B2,B3]
Édit. 2020
Alajouanine (manœuvre d') l.f.
Doll’s eye movement
Méthode qui permet d’étudier la motilité automaticoréflexe des globes oculaires : quand on modifie la position de la tête, les yeux effectuent un mouvement compensateur.
En l’absence de paralysie de fonction, les yeux se portent vers la gauche quand la tête est déplacée vers la droite, s’élèvent quand la tête est fléchie, s’abaissent, quand la tête est en extension.
Par ex., dans une paralysie de l’élévation (syndrome de Parinaud), le malade ne peut regarder volontairement vers le haut, mais si on fléchit la tête, on voit apparaître un mouvement compensateur d’élévation.
La paralysie porte sur les mouvements volontaires et réflexes, si la dissociation n’existe pas.
T. Alajouanine, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1926)
Syn. yeux de poupée de Schuster (manœuvre des)
[H1,P2]
Édit. 2017
Allen (test d') l.m.
Allen's test.
Manœuvre consistant à s'assurer que l'arcade artérielle palmaire qui assure la vascularisation de la main est bien alimentée par une artère cubitale fonctionnelle avant de mettre en place un cathéter dans l'artère radiale pour coronarographie.
L'artère radiale est l'artère dominante de l’arcade palmaire. Sa thrombose expose à l’ischémie de la main si l’artère cubitale n’assure pas la suppléance. Pour le test d'Allen on demande au patient de serrer le poing pendant qu'on comprime les artères radiale dans la gouttière radiale et cubitale dans la gouttière cubitale. Puis on fait desserrer le poing : la paume de la main, qui était devenue pâle, se recolore rapidement lorsqu'on lève la compression cubitale, si cette artère perfuse correctement l’arcade palmaire. Le test est anormal si la recoloration s'effectue en plus de 10 secondes. La méthode initiale, purement visuelle peut être sensibilisée par l’emploi de divers appareils (doppler, oxymètre de pouls, photopléthysmographie ou débitmètre-laser).
E. Van Nuys Allen, médecin américain (1929)
[K4]
Édit. 2017
allongement osseux l.m.
Technique opératoire permettant, après ostéotomie, d’allonger un os trop court
L’allongement extemporané permet, d’obtenir, si possible, en cours d’intervention la longueur prévue. Il n’est jamais très important en raison des risques vasculo-nerveux et musculaires. L’allongement-raccourcissement associe dans le même temps opératoire le raccourcissement d’un côté et un allongement de l’autre ; le segment osseux retiré d’un côté est encastré dans l’espace d’allongement de l’autre côté. Il est réservé au fémur avec un montage par clou centromédullaire. L’allongement progressif est la technique la plus utilisée. Ses principes et son matériel ont été régulièrement modifiés pour améliorer les résultats et diminuer le nombre des complications. L’allongement sur cadre d’Anderson n’est plus utilisé. La technique de Wagner utilise un tendeur latéral monté sur fiches de part et d’autre d’une ostéotomie transversale ; l’allongement est fixé par plaque, une greffe osseuse complémentaire peut être nécessaire. La méthode d’Ilizarov utilise un cadre circulaire monté sur broches et la section osseuse par corticotomie préserve le périoste et la vascularisation médullaire ; elle est peu utilisée sur le fémur. Le principe de la callotasi (De Bastiani) est d’allonger après un délai suffisant pour qu’un début de cal soit formé. L’allongement sur clou centromédullaire type Albizzia® (Guichet, Caton) permet une corticotomie par voie endomédullaire et, après le délai d’attente de 10 jours, un allongement mécanique ( par cliquet) par simple rotation de quelques degrés dans le foyer ; le clou est bloqué quand le résultat est obtenu ; la fixation externe est évitée. L’allongement est d’environ 1mm par jour (en une ou plusieurs fois). Des temps complémentaires sont souvent nécessaires : mise sous compression ou appui (dynamisation) pour renforcer le cal, greffe osseuse, allongements tendineux. Un allongement itératif est possible ultérieurement. L’index de consolidation est le nombre de jours nécessaires pour gagner un cm.
W. Anderson, chirurgien américain (1952) ; G. A. Ilizarov, chirurgien russe (1954) ; H. Wagner, chirurgien allemand (1971 et 1978); G. De Bastiani (1986,1987) et R. Aldegheri (1989), chirurgiens italiens ; R. Merle d’Aubigné, membre de l'Académie de médecine (1965), J. Caton (1988) et J. Guichet (1999, 2003) chirurgiens français
[I2]
Édit. 2017
allopathie n.f.
allopathy
Méthode de traitement dans laquelle on administre contre une maladie des substances susceptibles d’agir sur les causes de la maladie, ou au moins de réduire l’intensité des manifestations morbides.
Ce terme a été forgé par les partisans de l’homéopathie et n’est utilisé que par eux.
La médecine traditionnelle serait donc une allopathie. Elle est fondée sur l’expérimentation scientifique qui atteste que l’effet des médicaments croît en même temps que les doses administrées, dans certaines limites.
Dans la langue française le suffixe -pathie s’applique généralement à une maladie et non à une thérapeutique.
[G5]
Édit. 2017
amniocentèse tardive l.f.
late amniocentesis
Ponction transabdomino-utérine de liquide amniotique réalisée au cours du troisième trimestre de la grossesse sous contrôle échographique.
Elle permet d'évaluer la maturité pulmonaire fœtale par le dosage de la lécithine et de la sphingomyéline, ou du phosphatidyl glycérol, ou par méthode optique en lumière dépolarisée, l'anisotropie, toutes techniques qui apprécient la concentration amniotique en surfactant. Elle indique par le dosage optique de la bilirubine le degré de l’anémie fœtale dans les iso-immunisations rhésus. Elle est moins fiable pour le diagnostic des anomalies chromosomiques parce que les amniocytes se cultivent mal à ce terme ; on lui préfère alors la cordocentèse.
Étym. gr. amnios ; kentein : piqûre
[B4,O3,Q1]
Édit. 2017
amniotomie n.f.
amniotomy
Rupture artificielle des membranes de l’œuf, à l’aide d’un perce-membrane, long instrument à bout perforant introduit à travers l’orifice du col utérin.
Avant le début du travail, elle est dite « première » et constitue une méthode de déclenchement. Elle doit alors être précédée d'une amnioscopie. Elle peut aussi se pratiquer en cours de travail.
[A4,B3,O3,O6]
Édit. 2017
analyse de bootstrap l.f.
boostrap analysis
Méthode statistique permettant d'estimer le degré de confiance à accorder à un point de branchement sur un arbre phylogénétique.
Étym. gr. analusis : décomposition
[E1]
Édit. 2017