salpingite tuberculeuse fibro-caséeuse l.f.
fibrocaseous tuberculous salpingitis
Salpingite habituellement chronique, caractérisée par une masse caséifiée, granuleuse, jaune pâle, intéressant un large segment d’une trompe utérine.
Elle représente 10% des salpingites chroniques, s’installe habituellement à l’époque de la puberté et s’accompagne d’autres manifestations tuberculeuses, notamment pleurales, pulmonaires, péritonéales, ganglionnaires ou osseuses. Elle reste latente pendant des périodes prolongées ou se manifeste par des signes cliniques discrets. Elle est à l’origine de stérilités primaires.
soins sans consentement l.m.p.
Soins psychiatriques sur décision d’un représentant de l’Etat (SDRE), précédemment dénommés hospitalisation d’office selon la loi de 1838, successivement modifiée en 1990 et le 5 juillet 2011.
Cette modalité d’hospitalisation est décidée par arrêté préfectoral. Sa mise en œuvre requiert le constat de troubles mentaux susceptibles de porter atteinte à la sûreté des personnes, ou de façon grave à l’ordre public, avec impossibilité pour le patient de consentir aux soins et nécessité d’une surveillance médicale constante ou régulière. Ceci doit être attesté par un certificat médical qui peut être rédigé par tout médecin, à la condition qu’il n’exerce pas dans l’établissement d’accueil.
En cas de danger immédiat pour la sureté des personnes (attestée par un certificat médical), le maire ( ou le commissaire de police à Paris) arrête toutes mesures provisoires nécessaires face à une personne dont le comportement est sous-tendu par des troubles mentaux manifestes : dans les 24 heures il en réfère au Préfet qui statue sous forme d’un arrêté au plus tard dans les 48 heures.
Dans les 24 heures et à nouveau dans les 72 heures suivant l’admission d’un patient en SDRE un psychiatre de l’établissement confirme ou non la nécessité de soins psychiatriques.
Au terme des 72 heures un psychiatre doit indiquer le type de prise en charge proposé : poursuite de l’hospitalisation ou entrée dans un programme de soins alternatif (ambulatoire ou en hospitalisation à temps partiel). Par la suite des certificats médicaux mensuels doivent justifier l’éventuelle poursuite de la mesure de contrainte aux soins, rendue effective par des arrêtés préfectoraux, initialement pour trois mois, puis pour des périodes de six mois maximum, renouvelables.
Le Juge des libertés et de la détention (JLD) est en charge d’un contrôle de l’hospitalisation sans consentement avant la fin des douze premiers jours et tous les six mois ensuite sous la forme d’une audience publique (audition du patient ou de son représentant). Il peut confirmer ou annuler la mesure contraignante en cours.
La demande de levée de l’hospitalisation en SDRE, le plus souvent avec programme de soins ambulatoires, est faite par certificat médical adressé au Préfet. En cas de désaccord de celui-ci, le directeur de l’établissement psychiatrique demande immédiatement un second avis psychiatrique (rendu sous 72 heures). Si ce second avis est conforme au premier, le Préfet doit lever la contrainte (nouvel arrêté) ; sinon il peut la maintenir, le directeur de l'établissement devra alors saisir le JLD pour demander la levée de contrainte.
Le JLD peut être sollicité à toute étape du processus de soins sans consentement. Il peut demander un avis expertal et ordonner la main levée de l’hospitalisation complète avec établissement d’un programme de soins alternatifs à l’hospitalisation complète.
Pour les patients placés en soins sur SDRE suite à une décision d’irresponsabilité pénale ou pour ceux placés en « Unité pour malades difficiles » toute modification des soins sous contrainte (levée de la contrainte ou passage de l’hospitalisation complète à un programme de soins alternatifs) doit recevoir l’avis d’un collège pluridisciplinaire de l’établissement (transmis au Préfet et au JLD). Deux expertises indépendantes doivent être concordantes pour valider la demande de levée de l’hospitalisation complète.
sommeil n.m.
sleep
État naturel se reproduisant périodiquement, en général chaque soir, caractérisé essentiellement par une suspension réversible des fonctions de la vie de relation.
C'est un processus actif mettant en jeu diverses régions du cerveau. Le sommeil s'oppose à l'éveil, caractérisé par le maintien de la vigilance. L'éveil est sous la dépendance de structures médianes du tronc cérébral, les formations réticulées activatrices ascendantes. Il ne s'agit pas d'une structure anatomique bien définie, mais d'un ensemble de systèmes modulateurs ascendants. Parmi eux, le noyau gigantocellulaire est le mieux individualisé.
Chez l'Homme, les phases d'éveil et de sommeil sont réparties de façon relativement régulière au cours du nycthémère. L'alternance veille-sommeil est préservée même en l'absence des repères extérieurs que constituent le jour et la nuit. Le rythme naturel de l'organisme humain est de l'ordre de 25 h. ou un peu plus. Ce rythme, un peu supérieur à 24 h, persiste de façon indéfinie, semble-t-il. Il est indépendant des stimulus extérieurs et est régi par un mécanisme endogène qui a sa propre fréquence. On ne connaît pas la localisation de ce mécanisme ; les noyaux hypothalamiques jouent un rôle important, comme ceux supra-chiasmatiques et ventromédians.
L'électroencéphalogramme a permis de décrire deux types différents de sommeil, lent et paradoxal, qui alternent de façon périodique à une cadence de 90 min environ. Le sommeil lent (rythme lent sur l'électroencéphalogramme) correspond aux 3/4 environ de la durée du sommeil et comporte quatre phases distinctes correspondant à quatre phases distinctes de la profondeur du sommeil.
Le sommeil rapide (rythme rapide sur l'électroencéphalogramme) ou paradoxal est appelé en anglais REM sleep (Rapid Eye Movement sleep). En effet, ce sommeil s'accompagne d'autres modifications physiologiques : mouvements oculaires rapides, atonie musculaire, érection, fréquences cardiaques et respiratoires rapides et rythmes irréguliers. Il représente le 1/4 de la durée du sommeil et correspond à une période de rêves. Le sommeil paradoxal survient toutes les 90 min environ par périodes de 10 à 30 min, 3 à 5 fois par nuit. Les caractéristiques du sommeil peuvent être enregistrées sur un hypnogramme permettant de caractériser les différents stades et leur durée.
De nombreuses sécrétions hormonales sont modulées par les différentes phases du sommeil : les sécrétions de prolactine et de TSH augmentent au cours de la nuit. Il y a plusieurs théories du sommeil.
Les troubles les plus fréquents du sommeil sont : somnambulisme, insomnie, narcolepsie, syndrome d'apnées du sommeil.
→ sommeil (syndromes d'apnée du), apnée du sommeil, sommeil (théorie du)
stades carnegie l.m.p.
tempus embryonicum, gradus carnegienses (st 1 ad 23) (TE)
Séquences normales du développement des caractères externes et internes de l’embryon décrits par R. O’Rahilly à la Carnegie Institution of Washington et connues sous le terme de « stades carnegie ».
Ils sont au nombre de 23 et couvrent la période qui s’étend de la fécondation au 60ème jour.
Qualifiés de période embryonnaire, ils couvrent les périodes pré-embryonnaire et embryonnaire des horizons de Streeter. Pendant cette période l’embryon acquiert toutes les caractéristiques d’un être humain reconnaissable à l’œil nu. Chaque stade est bien défini sur des critères morphologiques internes et externes. Une certaine correspondance peut être établie avec les horizons de Streeter.
R. O’Rahilly, embryologiste américain (1973), G. L. Streeter, embryologiste américain (1942 à 1951)
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
Syn. périodes embryonnaires carnegie
→ horizons de Streeter, développement de l’embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), stade carnegie 1, stade carnegie 2, stade carnegie 3, stade carnegie 4, stade carnegie 5, stade carnegie 6, stade carnegie 7, stade carnegie 8, stade carnegie 9, stade carnegie 10, stade carnegie 11, stade carnegie 12, stade carnegie 13, stade carnegie 14, stade carnegie 15, stade carnegie 16, stade carnegie 17, stade carnegie 18, stade carnegie 19, stade carnegie 20, stade carnegie 21, stade carnegie 22, stade carnegie 23
[A4,O6]
stade carnegie 5 l.m
gradus carnegienses (st 5) (TE)
carnegie stage 5
Le blastocyte est implanté mais prévilleux.
Ce stade est subdivisé en 3 périodes : 5a – taille VC 0,1mm – âge 7-8 jours – trophoblaste plein ; 5b - taille VC 0,1mm – âge 9 jours – trophoblaste lacunaire ; 5c - taille VC 0,15 à 0,2mm – âge 11-12 jours – cercle vasculaire lacunaire. Correspond à l’horizon V de Streeter.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizon V, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
stade carnegie 6 l.m.
gradus carnegienses (st 6) (TE)
carnegie stage 6
Formation des villosités choriales et apparition possible de la ligne primitive.
Ce stade est subdivisé en 2 périodes : 6a –villosités choriales; 6b - ligne primitive. Correspond aux horizons VI à VIII de Streeter avec les stades 7 à 8 de la Carnegie.
G.L. Streeter (1942-1951), R. O’Rahilly (1973), embryologistes américains
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
→ stades carnegie, horizons de Streeter, horizons VI – VIII, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
suppression-burst angl.
Caractère électroencéphalographique comportant deux éléments : des bouffées de complexes de pointes-ondes aigües, ondes lentes irrégulières et arythmiques ("bursts"), séparées par des périodes de tracé microvolté, presque inactif, pendant 3 à 10 secondes ("suppression").
Initialement décrit chez les adultes en coma barbiturique, puis chez l'enfant dans les suites d'un arrêt cardiorespiratoire, puis chez le nouveau-né victime d'une souffrance aigüe à la naissance, ce type de grapho-éléments est rencontré dans un certain nombre de syndromes épileptiques néonataux (encéphalopathie myoclonique précoce, notamment).
syndrome du QT court familial l l.m.
Syndrome caractérisé par un intervalle QTc court (QT et QT corrigé 300 ms) sur l’électrocardiogramme de surface avec un risque élevé de syncope ou de mort subite par arythmie ventriculaire.
Affection très rare du sujet jeune avec une grande hétérogénéité dans l’expression clinique qui peut-être cliniquement silencieuse ou comporter des épisodes de syncopes ou des morts subites. Il est très fréquemment associé à une fibrillation atriale isolée.
Il existe souvent des antécédents familiaux de mort subite ou de fibrillation atriale touchant plusieurs générations. La transmission du syndrome est de type autosomique dominant. Des mutations dans les gènes KCNQ1, KCNH2 et KCNJ2, tous codant des canaux potassiques cardiaques, ont été identifiées chez certains sujets atteints. Ces mutations entraînent un gain de fonction et un raccourcissement du potentiel d’action, d’où un raccourcissement de l’intervalle QT. L’exploration électrophysiologique montre des périodes réfractaires auriculaires et ventriculaires courtes et une vulnérabilité ventriculaire chez la majorité des patients. Le seul traitement préventif de la mort subite est, à l’heure actuelle, le défibrillateur automatique implantable.
I. Gussak, médecin cardiologue américain (2000) ; J-M Lupoglazoff, Isabelle Denjoy, médecins français (2007)
Réf. Orphanet, J-M Lupoglazoff, Isabelle Denjoy (2007)
→ intervalle QT, QTc, fibrillation atriale, KCNQ1,KCNH2 et KCNJ2, canal potassique, défibrillateur automatique implantable
taille n.f.
height
1° En médecine, hauteur du corps mesurée en position debout, tête droite, membres inférieurs joints.
La taille d'un individu varie au long de sa vie. Avant l'arrivée à l'âge adulte, la croissance se fait surtout grâce à l'allongement des rachis et des os longs des membres, le périmètre et la hauteur du crâne augmentant d'une façon moindre. Certaines activités comme la marche prolongée diminuent la taille, ainsi que la sénescence.
Plusieurs échelles indiquent des tailles types selon l'âge pour la croissance des enfants et adolescents. Pour l'adulte, l'échelle de Martin donne les indications suivantes (en cm).

Cette échelle n'a de valeur que pour certaines ethnies, et pour certaines périodes car depuis plusieurs décennies, la taille moyenne de l'humanité augmente dans plusieurs régions du globe.
2° En chirurgie, ouverture d'un viscère creux.
Avec ce sens, le terme n'est plus employé que dans l'expression taille vésicale, pour l'extraction des calculs urinaires.
→ stature, nanisme, gigantisme, petite taille
tyndallisation n.f.
tyndallization
Procédé utilisé pour stériliser des produits thermolabiles en les chauffant en dessous de 100°C pendant une heure, trois jours de suite.
Le premier chauffage est sensé détruire les cellules végétatives présentes, une incubation entre les périodes de chauffage permet aux spores de germer en donnant naissance à des cellules végétatives qui sont tuées par les chauffages suivants. La stérilité des produits tyndallisés doit être vérifiée.
typhus exanthématique l.m.
exanthematic typhus, epidemic typhus, louse-borne typhus, jail fever
Rickettsiose grave, potentiellement cosmopolite, due à Rickettsia prowazekii, spécifique de l'Homme, transmise par les déjections des poux de corps.
Succédant à une incubation silencieuse d'une semaine, la maladie a un début brutal, marqué par une fièvre élevée, un frisson solennel, des céphalées intenses et des myalgies. La phase d’état associe un syndrome infectieux sévère avec tuphos à un exanthème rosé, maculopapuleux, devenant purpurique et généralisé (sauf à la face, aux paumes et aux plantes), à une hypotension. Une atteinte méningée (délire, coma), une pneumopathie, sont fréquentes, de même que des complications cardiaques (myocardite), neurologiques (hémiplégie, myélite, névrite), rénales, etc. En l’absence de traitement, la mortalité est de l'ordre de 30% mais la guérison, lorsqu'elle survient, est totale. Sous antibiothérapie (doxycycline), l'évolution est habituellement favorable. Des résurgences tardives, beaucoup moins sévères, peuvent s'observer ; elles sont désignées sous le nom de maladie de Brill-Zinsser.
Responsable autrefois d'énormes épidémies apparaissant préférentiellement l'hiver, dans le sillage des guerres ou des grandes migrations de populations, le typhus exanthématique est toujours observé dans certains pays, notamment en Afrique, dans des populations en situation précaire (prisons, camps de réfugiés etc.). Ce sont les déjections des poux infectés qui sont contaminantes à la faveur des lésions de grattage ou par voie muqueuse ; ces déjections restent infectantes durant de très longues périodes dans les poussières, ce qui explique les contaminations par aérosol. Le réservoir est humain. La prévention repose sur la lutte contre les poux et l'hygiène corporelle. Il n'existe aujourd'hui aucun vaccin pour protéger les populations.
N. E. Brill, médecin interniste amércain (1910) ; H. Zinsser, bactériologiste américain (1934)
Syn. typhus épidémique, typhus à poux, typhus historique
→ rickettsiose, Rickettsia prowazekii, pou, tuphos, Brill-Zinsser (maladie de)
[D1]
Édit. 2019
typhus murin l.m.
murine typhus, shop typhus, flea-borne typhus
Rickettsiose zoonotique cosmopolite due à Rickettsia typhi, dont le réservoir de germes est le rat (surtout le rat noir Rattus rattus, mais aussi R. norvegicus) et le vecteur majeur la puce Xenopsylla cheopis.
L'incubation de la maladie dure une semaine environ. Le début est brutal, associant fièvre, céphalées, asthénie, myalgies ; une éruption apparait quelques jours plus
tard : exanthème maculopapuleux généralisé ; des signes gastro-duodénaux sont fréquents ainsi qu'une pneumopathie interstitielle et parfois des signes neurologiques. On note une thrombopénie parfois importante. L'évolution sous antibiothérapie est généralement bénigne ; en l'absence de traitement, la létalité est de l'ordre de 2%.
Cette affection est sporadique et épidémique, sévissant surtout en été. Elle peut être fréquente dans les ports ou les zones sub-urbaines. Ce sont les déjections des puces infectées qui sont contaminantes à la faveur des lésions de grattage ou par voie muqueuse ; ces déjections restent infectantes durant de très longues périodes dans les poussières, ce qui explique les contaminations par aérosol.
Syn. typhus mexicain, tabardillo, typhus endémique
variant n.m
variant
Polymorphisme du génome dont l’allèle mineur est présent, soit dans plus de 5% de la population (« single nucleotide polymorphism » ou SNP ou snip ), soit à très basse fréquence (« single nucleotide variant » ou SNV).
Les SNP sont en fait des SNV dont la fréquence dans la population est élevée.
Avec les SNV, ce sont des polymorphismes de l'ADN dans lequel deux chromosomes diffèrent sur un segment donné par une seule paire de bases. Ils représentent la forme la plus abondante de variations génétiques dans le génome humain et correspondent à plus de 90% de toutes les différences entre individus.
En moyenne, un SNP est observé tous les 100 à 1000 nucléotides aussi bien dans les régions codantes que non codantes. Ils ne modifient pas, en général, le phénotype. La fréquence d’un type donné dans la population doit dépasser 5% pour répondre à leur définition. Des associations de SNP sont caractéristiques de certaines ethnies. Les études pangénomiques comparées ou « genome wide association studies (GWAS) » de patients atteints de diverses maladies chroniques non transmissibles et de sujets sains témoins a montré que la fréquence de la maladie augmentait parfois dans des proportions modestes lorsqu’un ou plusieurs SNP donnés étaient présents ; mais ce type de prédisposition reste d’un intérêt prédictif limité.
Les SNP sont également utilisés dans l’identification des personnes et les études de filiation.
A la différence des SNP, les différents types de SNV sont peu fréquents dans la population, souvent inférieurs à 1%, mais leur variété est très élevée. Si le taux de mutation reste faible (environ 10-8 par nucléotide et par génération, soit 60 pour 6 109nucléotides), leur fréquence devient grande dans l’ensemble de la population lorsque celle-ci s’accroît rapidement, ce qui est le cas de la population humaine, surtout dans les périodes récentes. En effet, la sélection darwinienne n’a plus le temps d’agir et d’éliminer ces mutations.
Un nombre important de SNV est non synonyme. Ils altèrent la protéine codée par le gène et l’inactivent souvent. Ces mutations rares sont nombreuses dans la population, mais peu fréquentes chez chaque individu par rapport aux SNP. Elles pourraient rendre compte, en grande partie, de l’héritabilité manquante, c'est-à-dire des phénotypes héréditaires d’origine inconnue.
[Q1]
Édit. 2020
VIH (manfestations psychiques de l'infection à) l.f.
HIV infection neuropsychic manifestations
La découverte de la séroconversion s'accompagne notamment de sidération, de fuite en avant, d'identification à l'"agresseur", d'essais de maîtrise de l'angoisse et/ou d'une psychose délirante aigüe.
Souvent très longue, la période asymptomatique est dominée par le bouleversement affectif d'une menace à échéance inconnue. En particulier, anxiété et dépression sont fréquentes, ainsi qu'une agressivité avec protestation, associées à des essais de réaménagement de la personnalité.
Une encéphalopathie par contamination directe, une infection opportuniste ou un lymphome cérébral, peuvent se traduire par un état confusionnel, et aussi par des troubles de l'humeur et/ou une atteinte cognitive qui peut se rapprocher du tableau d'une démence souscorticale. Interviennent également en plus ou en moins : les hospitalisations répétées, la disponibilité et la cohésion de l'équipe soignante, la qualité de l'écoute psychothérapique, une iatrogénie polymédicamenteuse, la précarité de la situation du patient et, de même qu'aux périodes antérieures, sa vulnérabilité psychique foncière.
Devant ces troubles neuropsychiques parfois majeurs, souvent intriqués avec des éléments somatiques, liés au moins pour partie à un réel incontournable, le médecin doit savoir accompagner le malade.
vulnérabilité auriculaire l.f.
atrial vulnerability
Facilité de déclenchement des troubles du rythme auriculaire, qu'il s'agisse d'un déclenchement provoqué (par un extrastimulus) ou spontané (par une extrasystole, p. ex.).
Les facteurs impliqués sont l'existence de troubles conductifs, la présence de périodes réfractaires courtes, dispersées mal adaptées.
La vulnérabilité auriculaire s'apprécie au mieux par des explorations électrophysiologiques endocavitaires. Les indications de cet examen dans le cadre du bilan étiologique d'un accident ischémique cérébral du sujet jeune resté inexpliqué, sont en cours d'évaluation, les indices formels d'hypervulnérabilité latente pouvant faire discuter l'indication de traitement anti-arythmique, voire anticoagulant.
Étym. lat. vulnerare : blesser
→ extrasystole, électrocardiogramme endocavitaire
encéphalopathie épileptique infantile précoce l.f.
Syndrome rare caractérisé par un début dès les premiers mois de la vie, des spasmes toniques avec à l'électroencéphalogramme, des « suppression-bursts » (alternances de bouffées d’activité paroxystique avec des périodes de silence ou d’hypoactivité).
Des crises motrices partielles peuvent survenir. Une malformation cérébrale est retrouvée dans la majorité des cas : hémimégalencéphalie, dysplasie étendue, hydrocéphalie, syndrome d'Aicardi, porencéphalie. Le traitement est surtout à visée antiépileptique. Le pronostic est sévère : crises résistantes avec une évolution vers un syndrome de West (ou spasmes infantiles liés au sexe), retard psychomoteur important, décès précoce.
Intègrée dans le groupe des « encéphalopathies épileptiques précoces avec suppression-bursts », c’est la forme la plus précoce des encéphalopathies épileptiques infantiles qui incluent aussi le syndrome de West et le syndrome de Lennox-Gastaut.
Syn. syndrome d'Ohtahara
→ West (syndrome de), Lennox-Gastaut (syndrome de), hydrocéphalie, Aicardi (syndrome d'), porencéphalie, encéphalopathie épileptique précoce avec suppression-bursts, suppression bursts
[H1,O1]
Édit. 2018
suppression bursts l.angl.
Aspect du tracé électroencéphalographique comportant des alternances de bouffées d’activité paroxystique avec des périodes de silence ou d’hypo-activité.
[H1,O1]
Édit. 2018
nycthémère n.m.
nyctohemeral period
Le nycthémère désigne, en chronobiologie, l’alternance d’une nuit et d’un jour correspondant à un cycle de 24h, avec la succession des périodes de veille et de sommeil.
Ce cycle d’exactement 24h ne doit pas être confondu avec un cycle circadien dont la période est d’environ 24h, qui est sous le contrôle de l’horloge interne.
Étym. gr. nuktos ; nuit ; hemera : jour
→ rythme biologique circadien, chronobiologie, horloge interne, synchroniseur, cycle nycthéméral
[C2]
Édit. 2018
échelle d'Amiel-Tison l.f.
Élaborée pour mesurer la douleur postopératoire nourrisson utilisable de 0 à 3 ans.
-- Sommeil pendant l'heure précédente:
sommeil calme de plus de 10 minutes--> 0,
courtes périodes de 5 à 10 minutes--> 1,
aucun--> 2.
- Mimique douloureuse :
visage calme et détendu--> O,
peu marquée, intermittente--> 1,
marquée--> 2.
- Qualité des pleurs :
absence de pleurs--> 0,
modulés, calmés par des incitations banales--> 1,
épétitifs, aigus, douloureux--> 2.
- Activité motrice spontanée :
activité motrice normale--> 0,
agitation modérée--> 1,
agitation incessante--> 2.
- Excitabilité et réponse aux stimulations ambiantes :
calme--> 0,
réactivité excessive à n'importe quelle stimulation--> 1,
trémulations, clonies, Moro spontané--> 2.
- Flexion des doigts et des orteils :
mains ouvertes, orteils non crispés--> 0,
moyennement marquée, intermittente-->1,
très prononcée et permanente--> 2.
- Succion :
forte, rythmée, pacifiante--> 0,
discontinue (3 ou 4), interrompue par les pleurs--> 1,
absente ou quelques mouvements-->2.-Évaluation globale du tonus musculaire :
normal pour l'âge--> 0,
modérément hypertonique--> 1,
très hypertonique--> 2.
- Consolabilité :
calmé en moins d'une minute-->0,
calmé après 1 à 2 minutes d'effort-->1,
aucune après 2 minutes d'effort-->2.- Sociabilité (contact visuel, réponse à la voix, intérêt pour un visage en face) :
facile, prolongée--> 0,
difficile à obtenir-->1,
absente--> 2;
Score total de 0 (pas de douleur) à 20 (douleur majeure).
[G1, H1, O1]
Édit. 2019
neuroplasticité n.f.
neural plasticity
Processus par lesquels le cerveau s’adapte en créant, défaisant ou réorganisant des réseaux de neurone durant le développement embryonnaire, au cours de la vie en périodes d’apprentissage et, aussi, au cours de certaines maladies, faisant ainsi la preuve que ses capacités fonctionnelles, la mémorisation en particulier, sont en perpétuel renouvellement.
[H1]
Édit. 2019
masque
n.m.
mask
Pièce de tissu recouvrant la bouche et les narines, portée pour éviter les risques de contamination par voie aérienne entre individus sous formes de gouttelettes émises en parlant, toussant ou éternuant (gouttelettes de Pflügge).
Il existe plusieurs types de masque : FFP2 (en bec de canard) très protecteurs à réserver aux professionnels de santé et à utiliser durant de courtes périodes, chirurgicaux semblables à ceux utilisés en salle d’opération d’utilisation plus prolongée, mais jetables après usage, alternatifs ou artisanaux lavables à plusieurs reprises et destinés au grand public.
[D1, E1]
Édit. 2020