apprentissage n.m.
learning
Acquisition des compétences et techniques nécessaires à l’exercice d’une profession. Au sens plus large, toute acquisition de savoir, savoir-faire, manières d’être, habitudes culturelles.
Les recherches et techniques concernant l’apprentissage ont montré qu’il reste possible à tout âge avec des moyens appropriés.
apprentissage social l.m.
social learning
Théorie de l'apprentissage soulignant l'interaction constante entre les comportements d'un sujet, son fonctionnement cognitif et les variables de l'environnement (A. Bandura).
Elle s'oppose aux théories psychodynamiques, au motif qu'elles placent toute la motivation à l'intérieur de l'individu en négligeant le rôle fondamental et permanent de l'environnement, mais aussi à celles du conditionnement, qui font de l'individu un organisme relativement passif face à cet environnement.
L'apprentissage social s'effectue sous le contrôle de variables cognitives comme l'attention du sujet, sa rétention mnésique (avec ou sans codage symbolique), ses attentes d'efficacité et de résultats, ses facultés d'autorenforcement, etc.
Une de ses formes est l'apprentissage vicariant, effectué par observation et imitation de modèles qui peuvent être réels, symboliques ou imaginaires. Il s'agit d'un apprentissage de nombreux comportements humains, plus performant (car moins long et moins "coûteux") que les apprentissages classiques par essais et erreurs.
Des concepts de l'apprentissage social sont fréquemment utilisés lors de certaines stratégies comportementales et cognitives.
A. Bandura, psychologue américain d'origine canadienne (1963)
apprentissage (théories de l') l.f.p.
learning theories
Processus par lequel un individu va acquérir une réponse ou un ensemble de réponses qu'il ne possédait pas dans son répertoire. Ces réponses "apprises" sont de types variés : comportementales, cognitives, émotionnelles, physiologiques.
Les nombreuses théories de l'apprentissage vont de modèles unidirectionnels (privilégiant les variables de l'environnement) aux modèles bidirectionnels (intégrant les variables cognitives et d'autorégulation entre l'individu et son environnement).
Principalement élaborées à partir de modèles animaux, les plus anciennes reposent sur les divers modèles de conditionnement (classique et opérant). Construites sur les bases de la psychologie expérimentale, les plus récentes sont constituées essentiellement de l'apprentissage social et de la psychologie cognitive.
L'ensemble de ces théories sert de base conceptuelle aux thérapies comportementales et cognitivo-comportementales, dont l'efficacité dans de nombreux troubles mentaux est un autre argument de poids en faveur de leur pertinence.
arbres et arbrisseaux (allergie aux) l.f.
tree and shrubby tree allergy
artefact de glissement chimique en IRM
[B2,B3]
Édit. 2018
artère circonflexe antérieure de la cuisse l.f.
→ artère circonflexe fémorale latérale
artère circonflexe fémorale latérale l.f.
arteria circumflexa femoris lateralis (TA)
lateral circumflex femoral artery
Artère née de l’artère fémorale profonde, souvent par un tronc commun avec le rameau descendant destiné au muscle quadriceps fémoral.
Elle passe latéralement sous le muscle droit de la cuisse (rameau transverse) et s’anastomose avec l’artère circonflexe médiale de la cuisse. Ses branches se distribuent à la face antérieure de l’articulation coxo-fémorale (rameau ascendant), au muscle droit de la cuisse, au muscle tenseur du fascia lata et au muscle vaste latéral (rameau descendant).
Syn. anc. artère circonflexe antérieure de la cuisse, artère circonflexe fémorale externe
artère circonflexe fémorale médiale l.f.
arteria circumflexa femoris medialis (TA)
medial circumflex femoral artery
Artère née de l’artère fémorale profonde près de son origine.
Elle contourne la face postérieure du col du fémur. Elle est satellite du tendon du muscle obturateur externe. Elle donne des rameaux au fémur, aux muscles voisins et à l’acétabulum (rameau ascendant). Elle se divise en deux branches : un rameau ascendant destiné à l’articulation coxofémorale et un rameau profond descendant pour les muscles postérieurs de la cuisse (muscle droit de la cuisse, muscle tenseur du fascia lata et muscle vaste latéral). Elle s’anastomose avec l’artère circonflexe fémorale latérale, l’artère glutéale inférieure et la première artère perforante de l’artère fémorale profonde.
Syn. anc. artère circonflexe fémorale interne, artère circonflexe interne, artère circonflexe postérieure de la cuisse
artère circonflexe postérieure de la cuisse l.f.
→ artère circonflexe fémorale médiale
artère commissurale médiane l.f.
arteria commissuralis mediana (TA)
median commissural artery
Branche de l’artère communicante antérieure destinée au corps de la commissure blanche antérieure.
artère de la scissure de Rolando l.f.
L. Rolando, anatomiste italien, membre de l’Académie de médecine (1773-1831)
artère dorsale médiastinale et artère dorsale scissurale de l'artère pulmonaire l.f.p.
→ artère segmentaire supérieure de l'artère pulmonaire droite, artère segmentaire supérieure de l'artère pulmonaire gauche
artère dorsale scissurale de l'artère pulmonaire droite l.f.
Artère inconstante perfusant le soussegment externe du segment postérieur du lobe supérieur droit.
Elle nait soit isolée, soit fusionnée avec l'artère ventrale scissurale lorsqu'elles coexistent.
Syn. anc.. artère rétrobronchique d'Hovelacque
artère dorsale scissurale de l'artère pulmonaire gauche l.f.
Artère inconstante perfusant le soussegment externe du segment postérieur du lobe supérieur gauche.
Elle se détache de la face externe de l'artère pulmonaire gauche dans les premiers mm de la scissure oblique gauche.
→ rameau postérieur ascendant de l'artère pulmonaire gauche
artère du sillon central l.f.
arteria sulci centralis (TA)
artery of central sulcus
Branche collatérale de l’artère cérébrale moyenne née au niveau du lobe insulaire.
Elle franchit l’opercule fronto-pariétal et parcourt le sillon central de l’hémisphère cérébral. Elle irrigue le versant postérieur du girus précentral et la lèvre antérieure du girus postcentral.
Syn. anc. artère rolandique, artère de la scissure de Rolando, artère du sillon rolandique
artère pancréatique transverse de Haller l.f.
von Haller, physiologiste, anatomiste, chirurgien et botaniste suisse (1708-1777)
→ artère pancréatique inférieure
artère profonde de la cuisse l.f.
arteria profunda femoris (TA)
deep artery of thigh
Branche collatérale volumineuse de l’artère fémorale vascularisant les muscles et les téguments de la cuisse.
Elle descend en arrière de l’artère fémorale, devant le muscle pectiné et s’insinue entre celui-ci et le muscle long adducteur, puis entre celui-ci et le muscle court adducteur. Elle se termine en perforant ce dernier muscle. Elle donne les artères circonflexes médiale et latérale de la cuisse, des rameaux musculaires et des artères perforantes.
Syn. anc. artère fémorale profonde
artère segmentaire postérieure de l'artère pulmonaire droite l.f.
arteria segmentalis posterior arteriae pulmonalis dextrae (TA)
posterior segmental artery of right pulmonary artery
Artère perfusant le segment postérieur du lobe supérieur du poumon droit.
Elle nait le plus souvent du classique tronc apicopostérieur, branche de division postérieure de l'artère principale du lobe supérieur droit, parfois directement de l'artère principale du lobe supérieur droit. À sa terminaison, elle se divise le plus souvent en un rameau externe et un rameau postérieur.
Un rameau accessoire nait souvent dans la scissure (une fois sur deux), soit isolément, soit avec un rameau pour le segment antérieur. Il perfuse la partie inférieure du segment postérieur.
Syn. anc. artère dorsale supérieure, artère dorsale médiastinale et scissurale du lobe supérieur droit
artère ventrale scissurale de l'artère pulmonaire droite l.f.
Artère naissant dans la scissure soit isolément, soit formant un tronc commun avec l'artère dorsale scissurale.
Elle perfuse une partie du sous-segment externe du segment antérieur.
Ce terme n'a pas été retenu dans la Terminologie internationale.
C. Hovelacque, chirurgien et anatomiste français (1880-1941)
Syn. artère rétrobronchique d'Hovelacque
artères médiastinales de l'artère pulmonaire gauche l.f.p.
Le plus souvent au nombre de deux, elles naissent de l'artère pulmonaire gauche au niveau de la face médiastinale du lobe supérieur.
G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie des sciences et de l’académie nationale de médecine (1902-1965) ; C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie nationale de médecine (né en 1925)
[Ce sont l'artère médiastinale antérieure et l'artère médiastinale postérieure. Elles perfusent le culmen dans sa totalité le plus souvent. Parfois naît entre ces deux vaisseaux une artère médiastinale supérieure perfusant en partie le segment apicopostéri]
artères perforantes de la cuisse l.f.p.
arteriae perforantes (TA)
perforating arteries
Branches de l’artère fémorale profonde, en général au nombre de trois, qui traversent le plan des muscles adducteurs de la cuisse et s’anastomosent à la face postérieure du muscle grand adducteur, entre elles et avec l’artère circonflexe fémorale médiale, l’artère glutéale inférieure et la branche postérieure de l’artère obturatrice. La troisième artère perforante est représentée par le segment terminal de l’artère profonde de la cuisse.
artères scissurales (fissurales) du lobe supérieur droit l.f.p.
→ artères ventrales scissurales et artères dorsales scissurales de l'artère pulmonaire droite
artères scissurales (fissurales) du lobe supérieur gauche l.f.p.
→ artères lobaires supérieures de l'artère pulmonaire gauche
artères scissurales du lobe supérieur du poumon droit l.f.p.
→ artères lobaires supérieures de l'artère pulmonaire droite
arthrite gonococcique l.f.
Neisseria’s arthritis
Arthrite septique mono ou poly-articulaire causée par la présence intra-articulaire du gonocoque.
L'arthrite gonococcique est une complication d'une infection gonococcique génitale généralement récente mais parfois ancienne. Elle est, le plus souvent, mono-articulaire, touchant alors surtout le genou, mais elle peut être poly-articulaire (rhumatisme gonococcique). La mise en évidence du gonocoque dans le liquide articulaire est positive de façon exceptionnelle par l'examen direct mais de façon plus fréquente par culture (environ 30% des cas). En revanche, la recherche d'acide nucléique bactérien serait positive dans la plupart des cas. En l'absence d'un traitement antibiotique précoce et approprié, l'évolution peut aboutir à des destructions articulaires grevées de séquelles anatomofonctionnelles importantes.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation