Hodgkin (maladie de) l.f.
Hodgkin’s disease
Lymphome malin dû à la prolifération de lymphocytes B associés dans environ 30 à 45% des cas avec une infection latente par le virus d’Epstein-Barr.
Apparaissant avec deux pics de fréquence d’âge, chez l’adolescent ou l’adulte jeune et après 60 ans, il se traduit par des adénopathies périphériques ou médiastinales. L’atteinte splénique, hépatique et médullaire est exceptionnelle au début de la maladie (sauf chez les sujets infectés par le VIH), mais apparaît en cours d’évolution par extension hématogène. Le diagnostic repose sur la biopsie d’un nœud lymphatique qui permet d’observer la présence d’un petit nombre de cellules tumorales particulières (cellules de Reed-Sternberg, cellules lacunaires) entourées d’une réaction tissulaire faite de lymphocytes surtout T, d’histiocytes, de plasmocytes et de granulocytes surtout éosinophiles.
La maladie de Hodgkin classique se présente sous deux aspects anatomocliniques différents : la forme sclérosante nodulaire et la forme diffuse à cellularité mixte.
Le pronostic et le traitement dépendent en grande partie de l'extension de la maladie que l'on classe en quatre stades selon l'étendue du processus aux nœuds lymphatiques, à la rate, au foie, à la moelle osseuse, aux poumons ou plus rarement à d'autres organes.
Une compression médullaire par localisation épidurale avec ou sans envahissement vertébral associé, est possible. Il s'agit de coulées lymphomateuses, à partir d'adénopathies de voisinage, qui gagnent l'espace épidural par les trous de conjugaison. Devant un syndrome médullaire, une myélopathie postradiothérapique sera également évoquée.
Peuvent être aussi observées des neuropathies périphériques par compression ou envahissement, ainsi que des atteintes des nerfs crâniens liées à une extension lésionnelle vers la base du crâne.
Une prolifération méningée ou même intracérébrale peut se constituer, justifiant l’élimination des autres leucoencéphalopathies multifocales progressives dont la maladie de Hodgkin constitue une des étiologies.
On constate un déficit de l'immunité à médiation cellulaire : les intradermoréactions à la tuberculine sont habituellement négatives et les patients risquent des infections sévères parfois à un germe inhabituel (infections opportunistes).
Le traitement repose sur les associations de chimiothérapies, sur la radiothérapie ou sur une combinaison des deux. La guérison est habituelle dans les formes limitées aux atteintes des nœuds lymphatiques.
T. Hodgkin, anatomopathologiste britannique (1832) ; C. Sternberg, anatomopathologiste autrichien (1898) Dorothy M. Reed, pédiatre américaine (1902)
Syn. lymphogranulomatose maligne
→ Hodgkin (localisations cutanées de la maladie de), Hodgkin à prédominance lymphocytaire nodulaire (maladie de), paragranulome nodulaire, Sternberg (cellule de), lymphome hodgkinien médiastinal
[F1]
Édit. 2015
Hodgson (maladie de) l.f.
Hodgson’s disease
Insuffisance valvulaire aortique due à une dilatation de l’anneau aortique et à des lésions dystrophiques des sigmoïdes aortiques.
Elle s’intègre dans le cadre de la maladie annulo-ectasiante de l’aorte comportant un anévrisme de l’aorte ascendante.
J. Hodgson, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1815)
[K2]
Édit. 2015
hodi potsy l.m.
Étym. peau blanche en malgache
[J1]
Hodr (indice de) l.m.
Hodr's index
Indice de gravité d'une menace d'accouchement prématuré fondée sur la somme des cotations de cinq paramètres: longueur, position, consistance, dilatation du col et hauteur de la présentation fœtale par rapport au détroit supérieur.
J. Hodr, gynécologue obstétricien tchèque (1974)
[O3]
Hodson (ligne de) l.f.
Hodson’s line
Sur un cliché du rein opacifié, ligne virtuelle reliant les extrémités des cupules calicielles.
Chez le sujet normal, elle est courbe et parallèle au bord externe du rein ; elle permet d'apprécier l'épaisseur du parenchyme rénal (en moyenne elle est de 25 mm à mi-hauteur et de 30 mm. aux pôles) et de calculer le rapport corticopapillaire entre la hauteur des cavités papillaires mesurée sur leur grand axe et la hauteur totale du rein (rapport chez l'adulte normal : 1/2).
C. J. Hodson, médecin radiologue britannique (1959)
[M1]
Hofbauer (cellule de) l.f.
Hofbauer’s cell
Cellule des villosités placentaires de 3ème ordre, présente entre le 3ème et le 4ème mois de la grossesse, identifiée par son noyau réniforme.
J. I. I. Hofbauer, gynécologue américain (1878-1961)
[O3]
Édit. 2015
Hoffa (maladie de) l.f.
Hoffa's disease
Inflammation du paquet adipeux sous-rotulien entraînant un gonflement bilobé et douloureux de part et d'autre du tendon rotulien.
La pathogénie reste inconnue. Radiologiquement, le genou est normal. La xérographie peut visualiser le paquet adipeux sous forme d'une image triangulaire présentant des microcalcifications.
A. Hoffa, chirurgien allemand (1904)
Syn. lipoarthrite traumatique
[I1]
Édit. 2015
Hoffa (signe de) l.m.
Craquements perçus par la palpation de la hanche pendant les mouvements passifs de la cuisse sur le tronc marquant l’existence d’une luxation de la hanche d’un jeune enfant.
A. Hoffa, chirurgien orthopédiste allemand (1859-1907)
[I1]
Édit. 2015
Hoffbrand (anémie pernicieuse juvénile) de type I l.f.
juvenile megaloblastic anaemia type I
Anémie mégaloblastique, constituée chez l’enfant au cours des deux premières années, due à l’absence de facteur intrinsèque, sans atteinte gastrique.
C’est une maladie congénitale sans anticorps anti-facteur intrinsèque.
A. V. Hoffbrand, hématologiste britannique (1971) ; Olga Imerslund, pédiatre norvégienne (1959) ; R. G. Gräsbeck, biochimiste finlandais (1959)
→ Imerlund-Gräsbeck (syndrome d')
[F1]
Édit. 2015
Hoffbrand (anémie pernicieuse juvénile) de type II l.f.
juvenile megaloblastic anaemia type II
Anémie mégaloblastique infantile réunissant tous les éléments de la maladie de Biermer avec atrophie et achlorhydrie gastriques et absence de facteur intrinsèque.
Cette affection est caractérisée par l’existence d’anticorps facteur intrinsèque et anti-cellules pariétales gastriques. Elle comporte souvent des insuffisances endocriniennes d’origine immunologiques.
A. V. Hoffbrand, hématologiste britannique (1971) ; Olga Imerslund, pédiatre norvégienne (1959) ; R. G. Gräsbeck, biochimiste finlandais (1959)
→ Imerlund-Gräsbeck (syndrome d')
[F1]
Édit. 2015
Hoffmann (dermatofibrosarcome de) l.m.
E. Hoffmann, dermatologiste allemand (1925) ; J. Darier, membre de l'Académie de médecine et M. Ferrand dermatologistes français (1924)
→ dermatofibrosarcome de Darier-Ferrand
[J1,F2]
Édit. 2015
Hoffmann-Habermann (maladie de) l.f.
E. Hoffmann et R. Habermann, dermatologistes allemands (1918)
→ mélanodermite toxique d'Hoffmann-Habermann
[J1]
Édit. 2015
Hoffmann (signe de) l.m.
Hoffmann’s sign
1) L’amélioration de la perception du son émis par un diapason vibrant au niveau du crâne ne se produit pas en cas de dysfonctionnement tubaire.
2) Mouvement de flexion et d'adduction du pouce provoqué par une stimulation de l'ongle de l'index.
Réflexe proprioceptif absent chez le sujet normal, apparaissant en cas d'atteinte pyramidale au membre supérieur.
J. Hoffmann, neurologue allemand (1857-1919)
[P1,H1]
Édit. 2015
Hoffmann (perifolliculitis capitis abscediens et suffodiens de) l.f.
E. Hoffmann, dermatologiste allemand (1908)
Syn. folliculite disséquante du cuir chevelu
→ folliculite disséquante du cuir chevelu
[J1]
Édit. 2018
Hoffmann-Zurhelle (hamartome lipomateux superficiel de) l.m.
E. Hoffmann et E. Zurhelle, dermatologistes allemands (1921)
→ hamartome lipomateux superficiel de Hoffmann-Zurhelle
[J1]
Édit. 2015
Hogben (réaction de) l.f.
Hogben’s test
Test biologique de grossesse voisin de la réaction de Galli Mainini (rana-réaction) : l'injection d'urines de femme enceinte au crapaud femelle d'Afrique du Sud provoque une ovulation et chez le mâle une excrétion de spermatozoïdes.
L. Hogben, zoologiste britannique (1930)
Hoigné (syndrome de) l.m.
Hoigné's syndrome
Accident de choc pseudoallergique provoqué par l'administration par voie veineuse involontaire de certains produits retard en suspension qui, normalement, doivent passer par la voie sous-cutanée ou intramusculaire.
Le choc général est intense, sans trouble respiratoire primitif, sans urticaire. La distinction de ces chocs colloïdaux avec les chocs allergologiques n'est pas toujours facile.
R. V. Hoigné, médecin suisse (1959)
[G2]
Édit. 2015
Holden et Sovak (technique de) l.f.
Holden and Sovak's technique
Méthode de salpingostomie ampullaire par éversion de la muqueuse tubaire après résection de la portion altérée de l'ampoule.
Cette technique n'est plus guère employée depuis l'apparition de la microchirurgie
F. C. Holden et F. W. Sovak, gynécologues amércains (1932)
[O3]
Édit. 2015
Hoet-Abaza (syndrome de) l.m.
Hoet-Abaza’s syndrome
J. P. Hoet, médecin interniste belge (1954) ; A. Abaza, médecin français (1953)
Holger Nielsen (méthode de) l.f.
Holger Nielsen’s method
Méthode de respiration artificielle du sujet en décubitus ventral les bras écartés du corps à 90° et les avant-bras fléchis, consistant à tirer les bras en arrière puis à comprimer fortement la base du thorax.
Technique obsolète.
H. Nielsen, officier et athlète danois (1932)
[G2]
Édit. 2015
Hollander (test de) l.m.
Hollander’s test
Procédé de démonstration de l’hyperacidité gastrique au cours de l’ulcère duodénal.
Obsolète
F. Hollander, physiologiste américain (1899-1966)
[L1]
Édit. 2015
Holland (méthode de) l.f.
Holland's method
Méthode de traitement prophylactique des tumeurs trophoblastiques.
Il consiste en une injection de méthotrexate (0,6 mg /kg) répétée six fois, tous les trois à quatre jours.
J. F. Holland, médecin oncologue américain (1967)
[03,F2]
Édit. 2015
Hollenhorst (plaque d') l.f.
Hollenhorst’s plaque
Présence à l’examen du fond d’œil d’un cristal de cholestérol d’origine embolique.
R. W. Hollenhorst, ophtalmologiste américain (1961)
[P2]
Édit. 2015
Holmes (ataxie cérébelleuse de type) l.f.
Holmes’ cerebellar ataxia
G. M. Holmes, neurologue irlandais (1907)
→ ataxie cérébelleuse pure autosomique dominante
[H1]
Édit. 2015
Holmes (atrophie cérébello-olivaire familiale de)
familial cerebello-olivary degeneration
G. M. Holmes, neurologue irlandais (1907)
→ atrophie cérébello-olivaire familiale de Holmes, ataxie cérébelleuse pure autosomique dominante
[H1]
Édit. 2015