plexuelle (neuropathie) l.f.
plexopathy
Neuropathie touchant les plexus, d'origine traumatique ou non.
Dans le cadre de la pathologie non traumatique, les atteintes du plexus brachial sont souvent en rapport avec une lésion tumorale de voisinage (syndrome de Pancoast-Tobias, secondaire à une tumeur de l'apex pulmonaire, qui devra parfois être distingué d'une plexopathie radique). L'autre cause la plus fréquente est le syndrome de Parsonage et Turner.
Les neuropathies du plexus lombosacré sont souvent liées à une compression de voisinage : anévrisme aortique, des artères iliaques ou hypogastriques, hématome du psoas au cours de traitements anticoagulants et parfois de l'hémophilie, envahissement cancéreux de voisinage à distinguer d'une plexopathie radique éventuelle. Il est probable qu'existent aussi des atteintes du plexus lombosacré comparables à celles du syndrome de Parsonage et Turner. Enfin, des neuropathies diabétiques peuvent entraîner des paralysies unilatérales ou asymétriques qui concernent le plexus lombosacré. Comme pour toute autre neuropathie diabétique, des facteurs d'origine vasculaire et métabolique sont discutés.
Syn. plexopathie
plexus brachial (neuropathie du) l.f.
neuritis with brachial predilection
Affection évoluant par crises avec paralysie brachiale ou d'autres mononeuropathies variées.
La crise comporte faiblesse, fatigue, douleur à la mobilisation, diminution des réflexes et perte de sensibilité. Une dysmorphie accompagne le syndrome avec doligocéphalie, face étroite, fente palatine, luette bifide, et épaules étroites. Au niveau des yeux, on peut trouver hypotélorisme, énophtalmie, blépharophimosis, épicanthus, et beaucoup plus rarement microphtalmie, cataracte et atrophie optique. les paralysies sont distales et l'EMG anormal. L’affection est autosomique dominante (MIM 162100).
J. C. Jacob, pédiatre canadien (1961)
plomb (neuropathie au) l.f.
saturnine neuropathy
Affection due à la toxicité neurologique du plomb, qui se traduit classiquement par une paralysie antibrachiale avec conservation du long supinateur, associée à une éventuelle encéphalopathie, à des coliques et à un liseré de Burton.
Les polyneuropathies seraient actuellement plus fréquentes.
polyglucosanes (neuropathie à) l.f.
polyglucosanes (neuropathy with)
Neuropathie avec corps amylacés de type Lafora.
→ polyglucosanes (maladies des corps)
portugaise (neuropathie dite) l.f.
portuguese type neuropathy
→ amyloïdes (neuropathies, Andrade (maladie de Corino de)
vitaminothérapie et neuropathie l.f.
neuropathy and vitaminotherapy
Neuropathie toxique due à des doses massives de vitaminothérapie.
Il s'agit de vitamine B6. Cette atteinte est dépendante de la dose et peut survenir au décours d'une intoxication aigüe, mais aussi avec des doses quotidiennes de 2 à 5 g pendant plusieurs mois, ou de 100 à 200 mg pendant plusieurs années. Il ne semble pas que de tels cas aient été rapportés en France. Les seules observations connues ont été décrites aux États-Unis.
Wartenberg (neuropathie de) l.f.
Wartenberg's neuritis
Mononeuropathies multiples, sensitives, disséminées, soit simultanées, soit successives, concernant chez un même patient des petites branches des nerfs cutanés.
Syndrome dont la réalité a été soulignée en 1958 par Wartenberg, alors que quelques autres auteurs l'avaient antérieurement rapporté de façon isolée. La symptomatologie évolue souvent sur un mode plus ou moins récurrent et intermittent, par poussées parfois complètement régressives. Compte tenu de l'absence d'atteintes motrices et réflexes, du caractère variable des troubles sensitifs subjectifs (paresthésies parfois douloureuses) et objectifs, un mécanisme névrotique est souvent suspecté. Sur le plan histologique, une réaction inflammatoire apparemment aspécifique du périnèvre a été signalée par Asbury, justifiant ainsi l'appellation de "sensory perineuritis". Néanmoins, de tels aspects n'ont pas été observés dans les autres cas biopsiés. La confirmation de lésions histologiques parait de toute façon indispensable pour confirmer, au sein des mononeuropathies multiples sensitives, ce cadre nosologique encore imprécis dont l'éponyme — maladie de Wartenberg — a été proposé par Laterre.
R. Wartenberg, neurologue américain (1958) ; C. Laterre, neurologue belge (1988)
Wyburn-Mason (neuropathie sensitivomotrice paranéoplasique de) l.f.
Wyburn-Mason's paraneoplastic sensorimotor neuropathy
Neuropathie paranéoplasique sensitivomotrice isolée comme entité en 1948, la plus fréquente des polyneuropathies paranéoplasiques.
Il s'agit d'une atteinte de type axonal, évoluant souvent de façon subaigüe, avec des phases de rémissions et de rechutes. Elles peuvent précéder ou suivre la découverte d'un cancer de plusieurs années.
Le cancer primitif associé est le plus souvent un cancer bronchopulmonaire (près de 50% des cas), habituellement à petites cellules ; mais il peut concerner de nombreux autres viscères : estomac, côlon, rectum, pancréas, thyroïde, rein, utérus, prostate, testicules.
R. Wyburn-Mason, neurologue britannique (1948)
HTLV-I (neuropathie du virus) l.f.
human T-cell lymphotropic virus type I neuropathy
Infection dominée par une myélopathie associée au HTLV-I ou paraparésie spastique tropicale ("tropical spastic paraparesis/HTLV-I associated myelopathy", "TSP/HAM").
Endémique, elle a été décrite surtout dans le bassin caraïbéen, en Amérique centrale et du sud, en Afrique intertropicale et du sud, au Japon, aux Seychelles et en Amérique du sud. La contamination se fait par voie sexuelle, par l'allaitement, voire par transfusion.
Affection de l'âge mur, la "TSP/HAM", avec ses signes pyramidaux, est davantage spastique que déficitaire. Ses troubles sensitifs restent discrets. Ses symptômes génitosphinctériens sont majeurs. L'IRM montre une atrophie médullaire thoracique. Un taux élevé d'anticorps HTLV-I dans le LCS constitue un autre critère important.
L'évolution atteint un plateau en quelques années.
La "TSP/HAM" se présente comme une méningomyélite chronique vraisemblable, atteignant plutôt la moelle basse, entre D7 et DI2. Sa pathogénie est toujours discutée.
Parmi les autre signes, seront citées des atteintes musculaires (polymyosites, dermatomyosites, myosites a minima, etc.) et neuropathiques périphériques (ces dernières après élimination d'autres étiologies, diabétiques et alcooliques notamment).
Les thérapeutiques actuelles (corticoïdes, immunomodulateurs, traitements antirétroviraux) n'ont pas d'effet au long cours.
→ HTLV, paraparésie spastique tropicale
[H1,D3]
neuropathie mercurielle l.f.
mercurial neuropathy
Affection liée à une toxicité par des agents mercuriels organiques, induisant une atteinte périphérique et sensitive accompagnée de retentissement central.
Elle se traduit surtout par des paresthésies et des dysesthésies, puis une réduction du champ visuel avec ataxie cérébelleuse et des signes pyramidaux (épidémie japonaise de Minamata, après consommation de poisson contenant du méthylmercure). La neurotoxicité est particulièrement importante chez l’enfant de moins de 30 mois et en cours de grossesse : l’enfant pouvant être mort-né ou présenter des malformations cérébrales.
H. Hosokawa, (1959), T. Yorifuji, médecins japonais (2007)
Syn. maladie de Minamata, localité japonaise, lieu de description de l’affection (1956
[H1]
Édit. 2018
neuropathie sensitivomotrice
l.f.
Affection des nerfs périphériques se traduisant par l’association de symptômes sensitifs et moteurs.
C’est une neuropathie périphérique qui peut être secondaire à de nombreuses affections ou être idiopathique et dont la symptomatologie découle du nerf qui est malade.
[H1]
Édit. 2018