acide tétrahydrofolique l.m.
tetrahydrofolic acid
Dérivé ptérinique représentant la forme biochimiquement active des vitamines du groupe de l'acide folique dans les tissus animaux.
Il est constitué d'un noyau ptéridine substitué et partiellement saturé et d'une molécule d'acide p-aminobenzoïque, dont la fonction carboxylique amidifie une molécule d'acide glutamique.
L'acide tétrahydrofolique joue le rôle de coenzyme dans le transport des radicaux monocarbonés sous leurs différentes formes : il peut prendre à certains substrats (sérine, acide formimino
Sigle THF
[C1,C3,F1,F2,G3,G5]
Édit. 2017
acide thioctique l.m.
thioctic acid
Étym. gr. thio : soufre ; octô : huit (atomes de carbone)
Syn. acide lipoïque
[C1,C3,D1]
Édit. 2020
acide uridylique l.m.
uridylic acid
Mononucléotide pyrimidique isolé à l'état libre des tissus et retrouvé dans les produits d'hydrolyse des acides ribonucléiques.
L'acide uridylique proprement dit est l'acide uridine-5'-monophosphorique.
On lui connaît deux isomères : les acides uridylique a et b (respectivement l'uridine-2'-phosphate et l'uridine-3'-phosphate), qui se forment par l'hydrolyse alcaline des acides ribonucléiques. L'acide uridylique est synthétisé in vivo par décarboxylation de l'acide orotidylique. Il est phosphorylé par l'ATP en deux nucléotides : l'uridine-diphosphate, dont certains dérivés jouent un rôle essentiel dans le métabolisme des oses et des osides ; l'uridine-triphosphate, qui représente sa forme d'incorporation dans les acides ribonucléiques.
Syn. acide uridine-monophosphorique
Sigle UMP
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
acide uridine-monophosphorique l.m.
Syn. acide uridylique
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
acide vanillyl-mandélique l.m.
vanillyl-mandelic (acid)
Syn. acide vanyl-mandélique
[C1,C2,C3,F5,04]
Édit. 2017
acide wybutylique l.m.
wybutylic acid
Acide wybutosine-phosphorique, ribonucléotide de la wybutine.
Il est présent dans la molécule de certains ARN de transfert de bactéries ou de levures, en particulier l’ARNt de la phénylalanine.
[C3,D1,Q1]
Édit. 2020
acidocétose alcoolique l.f.
alcoholic ketoacidosis
Acidose métabolique due à l'élévation de la concentration des corps cétoniques dans le sang (acide acétyl-acétique, acide bêta-hydroxybutyrique) survenant en l'absence de diabète chez l'alcoolique chronique dénutri.
Les signes sont proches de ceux de l'acidocétose diabétique, mais la glycémie reste normale. Le traitement consiste en l'administration de glucides (fructose) et, pour certains, d'insuline.
[C3,R1]
Édit. 2017
acidocétose diabétique l.f.
diabetic ketoacidosis
Acidose métabolique survenant au cours de l'évolution d'un diabète insulinodépendant (type I), souvent à la faveur de circonstances favorisantes ou déclenchantes telles qu'infections, accidents vasculaires, pancréatite, troubles endocrines, intoxications médicamenteuses, psychiques et surtout erreurs de traitement.
Elle est caractérisée par une production accrue de corps cétoniques (acide acétylacétique, acide bêta-hydroxybutyrique). Elle peut survenir de façon inaugurale. Ces acides faibles élèvent la concentration en ions H+ : il en résulte une acidose, d'abord compensée par hypocapnie, puis décompensée (baisse du pH). Le syndrome est caractérisé cliniquement, par une hyperpnée ample (rythme de Kussmaul), l'odeur acétonique de l'haleine (odeur de pomme de reinette), des signes de déshydratation extra- et intracellulaire (signe de Krause), des signes digestifs (signe de Lereboullet), des signes neuropsychiques (forme de Dreschfeld), un coma, des signes cardiovasculaires d'hypovolémie, oligurie, cylindrurie (signe de Külz) et hypothermie (signe de Naunyn). Il y a association d'hyperglycémie, éventuellement d'hyperlipémie, et d'hypercétonémie avec cétonurie, d'acidose métabolique avec hypocapnie et de désordres hydro-électrolytiques.
Non traité, le syndrome peut se compliquer de collapsus, d'insuffisance rénale aigüe, surtout fonctionnelle, de coagulopathie de consommation.
Le traitement associe l'insulinothérapie, l'administration de glucides (éventuellement du fructose), la rééquilibration hydro-électrolytique et, de façon discutée, l'alcalinisation.
[C3,R1]
Édit. 2017
aconitase n.f.
aconitase
Enzyme catalysant une réaction d'addition d'une molécule d'eau sur l'acide cis-aconitique, produisant les acides citrique ou isocitrique.
L'aconitase est un des enzymes du cycle tricarboxylique (cycle de Krebs) dans les mitochondries. Cet enzyme intervient dans le contrôle de l'expression des protéines impliquées dans le métabolisme du fer
[C1,C3]
Édit. 2017
acrasine n.f.
acrasin
[C1,C3]
Édit. 2017
acrosine n.f.
acrosin
Enzyme protéolytique du sperme jouant un rôle déterminant dans la fertilité masculine : elle dissout la membrane de la tête du spermatozoïde, ou acrosome, pour permettre sa fixation sur l'ovule.
Étym. gr. akros : extrémité
[C3,M3,O3,O6]
Édit. 2017
ACRP sigle angl. pour Adipocyte Complement-Related Protein
L’ACRP 30 de masse moléculaire 30 kDa est appelée adiponectine.
[C1,C3]
Édit. 2017
actine n.f.
actin
Protéine du système contractile cellulaire, entrant dans la constitution du cytosquelette et existant dans pratiquement toutes les cellules, mais surtout dans les cellules musculaires striées, lisses et myocardiques et dans les myofibroblastes.
Elle se trouve sous deux formes : l'actine G globulaire de masse moléculaire 42 kDa, capable de se polymériser en actine filamentaire ou actine F. Dans les fibrilles musculaires, les filaments fins d'actine sont constitués d'une double hélice, dont le diamètre est de 7 nm et le pas de 36 nm ; ils s'attachent aux stries Z, en entourant les filaments épais de myosine dont l'activité d'ATPase permet, sous l’influence d’une augmentation de la concentration en ions Ca2+, le glissement de l'actine sur la myosine.
À l'actine sont attachées d'autres protéines impliquées dans la contraction de l'actomyosine : la tropomyosine et les troponines, ainsi que des protéines mineures, actinines a, b et g, filamine, etc.
Dans les plaquettes et les polynucléaires, le passage de la forme soluble à la forme polymérisée, en filaments, permet certains mouvements cellulaires. Dans les globules rouges, l'actine sous forme de courts filaments constitue une des protéines majeures du cytosquelette. Elle est soudée à l'extrémité du tétramère de spectrine par l'intermédiaire de la protéine bande 4.1.
Étym. gr. aktis : rayon
→ actinine, tropomyosine, troponine
[C1, C3]
Édit. 2020
actine (filaments d') l.m.p.
actin filaments
Structures filamenteuses correspondant à une protéine contractile et faisant partie du cytosquelette de nombreuses cellules, dont celles du muscle strié et du muscle lisse ainsi que des cellules myo-épithéliales.
Elles servent de marqueur immunohistochimique pour la reconnaissance de ces cellules.
Étym. gr. aktis : rayon
→ actine
[C1,C3 ]
Édit. 2017
activateur d'un enzyme l.m.
enzyme activator
Corps chimique qui, par sa liaison avec l'enzyme, accélère la vitesse de la réaction enzymatique.
Par ex. le fructose-2,6-diphosphate active la phosphofructokinase.
[C1,C3]
Édit. 2017
activation d'un acide aminé l.f.
amino acid activation
Étape précédant la traduction et consistant en la fixation d'un acide aminé sur un ARNt spécifique.
Cette réaction est réalisée par une amino-acyl-ARNt Synthétase et exige de l'ATP. L'amino-acyl-ARNt résultant est dit ARNt chargé.
[C1,C3,Q1]
Édit. 2017
actomyosine l.f.
actomyosin
Complexe formé par l'association de myosine et d'actine donnant au muscle, notamment le myomètre, sa contractilité.
La régulation de l'interaction myosine-actine dans le muscle lisse est sous l'influence de la phosphorylation d'une chaîne légère de la myosine par la myosine-kinase, donc de l'ATP, et de la diffusion des ions calcium.
[C1,C2,C3]
acyl-carnitine n.f.
acyl-carnitine
Ester d'un acide organique avec la carnitine, forme de passage de certains acides organiques à travers les membranes intracellulaires, telles que celles des mitochondries ou des peroxysomes.
[C1,C3]
Édit. 2017
acyl-CoA n.m.
acyl-CoA
[C1,C3]
Édit. 2017
acyl-CoA-cholestérol-acyl-transférase l.f.
acyl-CoA-cholesterol-acyltransferase
Enzyme catalysant une réaction de transfert d'un radical acyle du coenzyme A vers le cholestérol, produisant un ester de cholestérol.
[C1,C3]
Édit. 2017
acyl-CoA-désaturase n.f.
acyl-CoA desaturase
Enzyme catalysant la soustraction de deux atomes d'hydrogène sur deux carbones voisins dans une position spécifique (Δ 5, Δ 6 ou Δ 9) de la chaîne aliphatique d'un acide gras.
Les désaturases créent des liaisons éthyléniques spécifiques des différents acides gras poly-éthyléniques.
[C1,C3]
Édit. 2017
acyl-CoA-déshydrogénase n.f.
acyl-CoA-dehydrogenase
Enzyme catalysant une réaction de soustraction de deux atomes d'hydrogène sur les carbones n° 2 et 3 d'un acide gras, produisant un alpha, bêta-trans-déhydroacyl-CoA.
Il existe des iso-enzymes spécifiques des acides gras à chaînes courtes, moyennes ou longues.
[C1,C3]
Édit. 2017
acyl-CoA-hydroxylase n.f.
acyl-CoA-hydroxylase
Enzyme catalysant une réaction d'hydroxylation de certains carbones de la chaîne aliphatique d'un acide organique.
Les produits sont les acides gras-alcools.
[C1,C3]
Édit. 2017
acyl-CoA-synthétase n.f.
acyl-CoA-synthetase
Enzyme catalysant la réaction de Synthèse de l'acylcoenzyme A, à partir d'un acide gras et du coenzyme A.
Il existe plusieurs iso-enzymes spécifiques des acides gras à chaîne courte, moyenne ou longue.
Syn. acyl-CoA thiokinase, acylthiokinase
[C1,C3]
Édit. 2017
acylcoenzyme A l.m.
acylcoenzyme A
Thioester d'un acide organique et du coenzyme A.
Forme activée des acides organiques dans le métabolisme.
Syn. acyl-CoA
[C1,C3]
Édit. 2017