Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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sismothérapie (anesthésie pour) n.f.

electroconvulsive therapy (anaesthesia for)

Mode de traitement par choc électrique.
Indiquée dans plusieurs syndromes psychiatriques (p. ex. dépression, accès maniaques, schizophrénie), la sismothérapie doit être réalisée sous anesthésie générale et avec curarisation pour limiter les effets secondaires aux contractures.
Une fiche explicative doit être remise au patient, et il faut satisfaire aux exigences essentielles de sécurité en anesthésie (visite préanesthésique, programmation de l'anesthésie, avoir à disposition tout le matériel nécessaire, surveillance postopératoire). L'anesthésie brève (par ex. propofol) doit être associée à un myorelaxant : elle permet d'éviter l'angoisse du patient devant la paralysie des muscles ventilatoires par le curare, qui est indispensable pour éviter les convulsions motrices causes d'arrachements tendineux et des fractures osseuses.
La sismothérapie entraîne une élévation de la pression intracrânienne : l'hypertension intracrânienne est une contrindication absolue à ce traitement. Les contrindications relatives relèvent de l'appréciation du bénéfice attendu par rapport aux risques courus :
- risques cardiovasculaires, respiratoires et allergiques de l'anesthésie et de la curarisation,
- risque hémorragique lié à la présence d'un anévrisme ou d'une malformation vasculaire,
- existence d'un décollement de la rétine,
- existence d'un phéochromocytome,
- antécédent d'une sismothérapie inefficace ayant eu des effets secondaires graves,
- prise de certains traitements (ex. anticoagulants).
La mortalité après sismothérapie est presque deux fois plus élevée que celle relevée avec les anesthésies pour chirurgie générale : elle est estimée actuellement à 1 accident pour 13.000 à 14.000 séances.

Étym. gr. seismos : ébranlement, commotion

Syn. déconseillé : électrochoc

électrochoc, exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie

SMN1 gene sigle angl. pour Survival of Motor Neuron

Gène localisé en 5q12.2-q13.3 qui code pour la protéine de survie du motoneurone dont la mutation ou la délétion est à l’origine de l’amyotrophie spinale progressive.
La sévérité de l'affection est inversement proportionnelle au nombre de copies du second gène, SMN2 localisé en 5q13.2, et les patients atteints d'amyotrophie de type 3 manifestée après trois ans possèdent possèdent quatre copies du gène SMN2.

Syn. SMA gene

amyotrophie spinale juvénile pseudomyopathique amyotrophie spinale proximale amyotrophies spinales progressives, SMN2

syndrome NAME l.m. acr. angl. pour Naevus- Atrial myxoma-Myxoid neurofibroma-Ephelides

Affection héréditaire autosomique dominante associant des éphélides, des lentigines et un naevus mélanocytaire cutané à des neurofibromes myxoïdes ou myxomes cutanés et cardiaques, notamment auriculaires et parfois à des tumeurs viscérales diverses.

D. J. Atherton, dermatologue britannique (1980)

Syn. : cutaneous lentiginosis with atrial myxomas, LAMB syndrome

traumatisme graves du crâne (score de Glasgow pour l'évolution des) l.m.p.

Glasgow outcome scale

Échelle pronostique établie par B. Jennett et G. Teasdale, destinée à l'étude statistique des résultats à long terme des patients traités.
1) mort imputable à la lésion initiale.
2) état végétatif définitif : patient reste incapable de répondre et de parler pendant des semaines ou des mois jusqu'à la mort.
3) invalidité importante (conscient mais invalide) : patient dépendant de l'aide journalière d'une tierce personne en raison d'une invalidité mentale ou physique, pas des deux à la fois en général.
4) invalidité modérée (invalide mais indépendant) : patient pouvant prendre les transports publics et travailler dans un entourage protégé, il est donc indépendant en ce qui concerne sa vie de tous les jours.
5) bonne récupération, patient jouissant d'un mode de vie normal en dépit de déficits nerveux ou fonctionnels mineurs.

B. Jennett et G. Teasdale, neurochirurgiens britanniques (1976)

Glasgow (score de)

unité pour malades difficiles (UMD) l.f.

difficult patients unit

Service psychiatrique qui "assure l'hospitalisation à temps complet des patients présentant pour autrui un danger tel que les soins, la surveillance et les mesures de sûreté nécessaires ne puissent être mis en œuvre que dans une unité spécifique" (décret 86.602 du 14 mars 1986, art. 12).
Au nombre de quatre en France, ces UMD à vocation interrégionale appliquent "des protocoles thérapeutiques intensifs" à des patients perturbateurs des services de psychiatrie générale, refusant un traitement en milieu spécialisé carcéral, ou jugés non responsables pénalement.
Il s'agit surtout de schizophrènes, sinon de personnalités psychopathiques, mais la proportion de débiles pourtant peu accessibles à ce type de structure atteindrait aujourd'hui plus d'un quart.
Alors que les lits des UMD ont diminué, les demandes accrues d'admission semblent liées principalement à l'ouverture des portes en psychiatrie, à la diminution et à la féminisation du personnel des secteurs et des hôpitaux généraux. La création de structures intermédiaires a été proposée.

uréthroplastie pour hypospadias l.f.

hypospadias repair urethroplasty

Intervention chirurgicale visant à normaliser l'urèthre incomplet d'un hypospadias, dans la plupart des cas par uréthroplastie cutanée.
Les techniques d'uréthroplastie de réparation d'un urèthre hypospade sont multiples, et leur variété même rend compte des difficultés de cette chirurgie restauratrice et de ses résultats toujours un peu aléatoires.
Nous citons les principales techniques en fonction du siège du méat hypospade (elles ont toutes de nombreuses variantes) :
• uréthroplasties distales, technique d'Ombredanne : variété très particulière d'uréthroplastie distale utilisant le prépuce, abandonnée car de résultat trop inesthétique ;
• hypospadias antérieurs (péniens), techniques de :
- Mathieu : lambeau cutané pénien de retournement (très utilisée),
- Duckett : lambeau préputial pédiculisé,
- Barcat : tranchée balanique (peu utilisée),
- Chocholka-Marion : greffon cutané libre ou pédiculisé glissé dans un tunnel balanique ;
• hypospadias pénoscrotaux ou périnéaux :
- Duplay "d'avancement" reportant le méat dans la région pénienne,
- Leveuf : uréthroplastie cutanée en deux temps avec enfouissement de la verge dans le scrotum (le deuxième temps est le désenfouissement).

L. Ombrédanne, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1911) ; P. Mathieu, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1932) ; J. W. Duckett, chirurgien urologue américain (1981) ; J. Barcat, chirurgien pédiatrique français (1969) ; E. F. Chocholka, chirurgien tchèque (1923) ; G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1921) S. Duplay, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1874), J. Leveuf, chirurgien pédiatrique français (1946)

hypospadias, Mathieu (opération de), Leveuf (opération de), Duplay (opération de)

facteur de pondération d'irradiation pour les tissus

Sigle angl.wt

dose d'irradiation efficace

[B2]

Édit. 2018

endoscopie trachéobronchique (anesthésie pour) l.f.

anaesthesia for tracheo-bronchial fiberscopy

L'endoscopie s’effectue sous anesthésie locale.
Eventuellement une anesthésie générale peut s’avérer nécessaire, en particulier en prévision d’actes thérapeutiques (p. ex. exérèse de tumeurs trachéobronchiques).
La ventilation artificielle peut être effectuée par jet-ventilation.

jet-ventilation, laser (anesthésie lors de l'emploi du)

[B3, G1, P1]

Édit. 2020

PI3K sigle pour sigle pour phosphoinositide 3-kinase

phosphoinositide 3-kinase

[C1,C3]

Édit. 2018

GTPase sigle pour guanosine triphosphate phosphatase l.f.

Enzyme intracellulaire hydrolysant la guanosine triposphate (GTP) en guanosine diphosphate (GDP) et acide phosphorique.
Elle joue un rôle important dans la modulation des signaux transduits par les récepteurs couplés aux protéines G.

guanosine triphosphate, guanosine diphosphate, récepteur, protéine G

POEMS (syndrome) sigle angl. pour polyneuropathy, organomegaly, endocrinopathy, myonoclonal protein,skin changes 

Syndrome de cause inconnue, défini par la présence d'une neuropathie périphérique, une anomalie des plasmocytes et d'autres manifestations paranéoplasiques, les plus fréquentes d'entre elles étant l'organomégalie, l'endocrinopathie, les altérations cutanées, un papilloedème, un oedème, des épanchements, une ascite et une thrombocytose.
Le pic d'incidence du syndrome POEMS se situe entre la 5ème et la 6ème décennie ; sa prévalence est inconnue. Il n'est pas nécessaire d'avoir tous les signes du syndrome pour en faire le diagnostic. Tous les patients auront au moins une lésion osseuse sclérosante ou une maladie de Castleman coexistante.
La neuropathie est constante, souvent révélatrice, sensitivo-motrice et symétrique épargnant les nerfs crâniens et le système nerveux autonome, avec hyperprotéinorachie sans réaction cellulaire. Elle peut s’accompagner d’un œdème papillaire au fond d'œi. Le résultat de la biopsie neuro-musculaire n'est pas spécifique. Le syndrome POEMS est fréquemment confondu avec une polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique ce qui est regrettable car les thérapeutiques efficaces pour l’une ne le sont pas pour l’autre. L'organomégalie concerne la rate, les noeuds lymphatiques et le foie. L'histologie hépatique est en général normale.
L'endocrinopathie a une expression variable : gynécomastie, aménorrhée, hyperprolactinémie, hyperœstrogénie ; hypothyroïdie ; diabète.
Les bases du traitement incluent une radiothérapie, des corticoïdes et des agents alkylants, comprenant une chimiothérapie à forte dose avec transplantation des cellules sanguines souches circulantes.

Syn. syndrome de Crow-Fukase, syndrome de Takatsuki, PEP syndrome ( polyneuropathy endocrinopathy plasma cell dyscrasia), Shimpo syndrome

Castelman (maladie de), neuropathie périphérique

poudre lyophilisée stérile pour injection  l.f

poudre orale l.f.
poudre pour application cutanée l.f

poudre

[G3,G5]

Édit. 2017

préparation pour inhalation l.f.

Préparation galénique (infusion, extrait ou alcoolature) utilisée pour une inhalation.

infusion , extrait, alcoolature, inhalation

[G3]

Édit. 2017

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