léthargique (encéphalite) l.f.
lethargic encephalitis
→ encéphalite épidémique de von Economo
méningo-encéphalite n.f.
meningoencephalitis
Infection ou inflammation, aigüe ou chronique, de l’encéphale et des méninges.
De nombreux micro-organismes (bactéries, virus, parasites, levures) peuvent en être responsables.
Étym. gr. meningx : membrane ; en : dans ; enkephalê : tête ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation
méningo-encéphalite à éosinophiles l.f.
eosinophilic meningoencephalitis
méningo-encéphalite amibienne primitive l.f.
amoebic encephalitis
Méningo-encéphalite d’évolution spontanément mortelle, provoquée par une amibe libre particulière (amœboflagellé), Naegleria fowleri, se développant dans les collections d’eau douce et notamment dans les piscines mal désinfectées.
La contamination se produit généralement par voie nasale, les amibes gagnant ensuite directement les espaces sous-arachnoïdiens ou le cerveau par voie transethmoïdienne.
Étym. gr. meningx : membrane ; en : dans ; enkephalê : tête ; -ite : suffixe indiquant l’inflammation
méningo-encéphalite à tiques l.f.
tick-borne meningo-encephalitis
→ encéphalite eurasiatique à tiques
méningo-encéphalite du nouveau-né l.f.
meningo-encephalitis of the newborn
polio-encéphalite n.f.
polioencephalitis
Infection inflammatoire de la substance grise du cerveau.
Étym. gr. polios : gris
postéruptive (encéphalite) l.f.
Encéphalite aigüe résultant de réactions immunologiques inflammatoires postinfectieuses.
Il s’agit, le plus souvent, d’une leucoencéphalite survenant à la phase aigüe d’une infection généralement virale. Les encéphalites tardives, comme la panencéphalite sclérosante subaigüe qui survient en moyenne huit ans après une rougeole, sont exceptionnelles.
van Bogaert (encéphalite de) l.f.
van Bogaert encéphalitis
L. van Bogaert, baron, neuropathologue belge, membre de l’Académie de médecine (1945)
Syn. panencéphalite sclérosante subaigüe de la rougeole
→ panencéphalite sclérosante subaigüe de la rougeole
[D1, H1]
Édit. 2020
von Economo-Cruchet (encéphalite de) l.f.
von Economo-Cruchet’s encéphalitis
C. von Economo, neurologue autrichien (1929) ; J. Cruchet, anatomopathologiste et pédiatre français (1917)
→ encéphalite épidémique de von Economo-Cruchet
encéphalite équine de l'Est l.f.
eastern equine encephalomyelitis
Maladie épizootique des équidés susceptible de toucher l'Homme, due à un arbovirus du genre Alphavirus (EEEV, famille des Togaviridae), répandue en Amérique du Nord.
Chez les équidés, ainsi que chez les émeus, la maladie peut revêtir plusieurs aspects, depuis un simple épisode fébrile jusqu'à des atteintes neurologiques très sévères (jusqu'à 90 % de mortalité dans les cas neurologiques).
Chez l'Homme, les infections peuvent être inapparentes ou très bénignes : fièvre, arthralgies et myalgies durant une à deux semaines. Mais elles peuvent aussi s'avérer beaucoup plus sévères, prenant la forme d'une encéphalite aiguë. Dans ce cas, les premiers signes, d'apparition brutale, sont la fièvre, des frissons, des céphalées, des nausées et des vomissements, puis apparaissent des signes neurologiques : raideur de la nuque, photophobie, vertiges, irritabilité, convulsions, somnolence, coma. La létalité est élevée, de l'ordre de 30 à 70 %. Des séquelles neurologiques persistent presque constamment chez les personnes guéries. La maladie est répandue par foyers depuis le Sud du Canada (Québec, Ontario) à la Floride ; elle est surtout observée aux Etats-Unis, principalement à l'Est du Mississippi, où l'on compte moins de dix cas neurologiques chaque année, à la fin de l'été ou au début de l'automne ; ils concernant les enfants et les personnes de plus de 55 ans. Les cas signalés en Amérique centrale et du Sud sont à rapporter au virus Madariaga.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
Sigle EEEV
→ Madariaga (virus), encéphalite, Alphavirus, arbovirus, Togaviridae
[D1, D4, D5, H1]
Édit. 2019
encéphalite de la Vallée de la Murray l.f.
Murray Valley encephalitis, Australian X disease (désuet)
Maladie arbovirale causée par un Flavivirus (MVEV, Murray Valley Encephalitis Virus) de la famille des Flaviviridae, sévissant surtout en Australie.
La grande majorité des infections humaines demeurent infracliniques. En cas de maladie (1 cas sur 500 à 1 000 infections), les personnes atteintes présentent d'abord une phase fébrile d'apparition brutale avec céphalées intenses, anorexie, nausées et vomissements, diarrhée, puis une méningo-encéphalite, avec troubles de la coordination motrice, troubles de la conscience et du comportement (somnolence, irritabilité, confusion, désorientation). Ce tableau est ensuite susceptible d'évoluer, au bout de cinq à dix jours, vers un coma mortel ou de se compliquer d'une atteinte de la corne antérieure (syndrome pseudo-poliomyélitique), du tronc cérébral et du thalamus. La létalité est de l'ordre de 25 %. Parmi les sujets guéris, des séquelles neurologiques plus ou moins sévères sont présentes dans 25 à 50 % des cas.
Le virus, proche de celui de l'encéphalite japonaise, semble également responsable d'encéphalites chez le Cheval.
Le virus MVEV est endémo-épidémique en Australie (surtout dans le Nord où le virus est actif entre mars et juillet) et en Nouvelle Guinée. Son cycle naturel implique des oiseaux fréquentant les collections d'eau. Sa transmission est assurée par des moustiques du genre Culex, principalement C. annulirostris, surtout après la saison des pluies ou les inondations. Le virus Kunjin, habituellement considéré comme un variant du virus West Nile, entraîne, chez l'Homme, une maladie très proche bien que généralement moins sévère.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ Murray Valley Encephalitis Virus, encéphalite japonaise, Kunjin virus
[D1, H1]
Édit. 2019
encéphalite eurasiatique à tiques l.f.
euro-asiatic tick-borne encephalitis
Encéphalite aiguë zoonotique provoquée par un Flavivirus (famille des Flaviviridae) transmis par des tiques.
Le virus en cause comporte plusieurs variants géographiques, dont les trois principaux sont le virus de l'encéphalite à tiques d'Europe centrale (Europe occidentale, centrale, orientale et septentrionale), le virus de l'encéphalite de Sibérie (encéphalite verno-estivale russe ou encéphalite de la taïga : massif de l'Oural, Sibérie, Nord-Est de la Scandinavie), le dernier dans l'Extrême-Orient russe, en Chine du Nord et au Japon. D'autres types viraux ont été décrits de Grèce et Bulgarie, de Turquie et d'Espagne. Le virus du louping-ill est habituellement rattaché également au virus de l'encéphalite à tiques.
Cette méningite ou méningo-encéphalite aiguë se manifeste, chez l’homme, par un état fébrile d'apparition brusque, associé à des céphalées, une raideur de la nuque, des myalgies, une anorexie et des signes digestifs. A cette phase de début, qui dure de deux à huit jours, font suite des manifestations neurologiques (convulsions, paralysies, myélite, ataxie, troubles de la conscience, etc.). L'évolution se fait vers la guérison, parfois avec séquelles neurologiques durables, soit vers le décès (létalité de l'ordre de 2 à 3 %). La gravité clinique varie avec la souche virale en cause : relativement bénigne en Europe occidentale et centrale (létalité : 5 %), la maladie est nettement plus sévère en Sibérie (létalité : 25 %).
Cette maladie sévit dans la plus grande partie de l'Eurasie, depuis les Vosges jusqu'à l'Extrême-Orient russe. En France, elle existe en Alsace et dans le massif vosgien (quelques cas observés en Lorraine; la tendance semble être à l'expansion). L'incidence annuelle est de l'ordre de 2 000 à 3 000 cas en Europe, de 6 000 à 8 000 cas en Russie, ce qui fait de cette maladie la première arbovirose européenne. Les principaux réservoirs du virus sont constitués par des rongeurs sauvages et sa transmission est généralement assurée par différentes espèces de tiques Ixodidae vivant en milieu forestier (notamment Ixodes ricinus en Europe, Ix. persulcatus à l'Est de l'Oural). Certaines professions (travailleurs de la forêt) sont donc particulièrement exposées. La transmission du virus peut encore avoir lieu par ingestion du lait cru d'un animal infecté (chèvre principalement). Un vaccin préventif inactivé est disponible pour la protection de ces professionnels et, plus généralement, des randonneurs et campeurs.
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
Syn. encéphalite à tiques
Sigle TBEV
→ vaccin contre l'encéphalite eurasiatique à tiques, Louping ill, Ixodidae
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
encéphalite équine l.f.
equinus encephalitis
→ encéphalites virales transmises par les moustiques
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
von Economo-Cruchet (encéphalite épidémique de) l.f.
von Economo-Cruchet epidemic encephalitis
Encéphalite présumée virale, épidémique, observée entre 1916 et 1930.
Elle comportait principalement des troubles de la conscience (début souvent confusionnel, puis fluctuations de la vigilance), des atteintes oculomotrices (crises oculogyres, considérées comme pathognomoniques) et des myoclonies. Mortelle dans environ un tiers des cas à sa phase aigüe, elle pouvait aussi se compliquer d'un syndrome parkinsonien parfois tardif et de séquelles psychocomportementales.
C. von Economo baron, neurologue autrichien d’origine roumaine (1917), J. Cruchet, médecin français (1917)
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
Syn. encéphalite léthargique, maladie de von Economo-Cruchet
[D1, H1]
Édit. 2019
encéphalite à tiques l.f.
Syn. encéphalite eurasiatique à tiques
→ encéphalite eurasiatique à tiques
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
encéphalite aigüe nécrosante de la rougeole l.f.
Syn. encéphalite tardive de la rougeole, encéphalite aigüe retardée de la rougeole
→ encéphalite tardive de la rougeole
[H1, D1]
Édit. 2019
encéphalite aigüe retardée de la rougeole l.f.
Syn. encéphalite aigüe retardée de la rougeole, encéphalite aigüe nécrosante de la rougeole
→ encéphalite aigüe retardée de la rougeole
[H1, D1]
Édit. 2019
encéphalite verno-estivale russe l.f.
spring-summer encephalitis
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ encéphalite eurasiatique à tiques
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
encéphalite léthargique l.f.
Syn. encéphalite épidémique de von Economo-Cruchet
→ encéphalite épidémique de von Economo-Cruchet
[H1, D1]
Édit. 2019
encéphalite verno-estivale russe l.f.
spring-summer encephalitis
Étym. gr. enkephalitis (en : dans, kephalê : tête)
→ encéphalite eurasiatique à tiques
[H1, D1, D4]
Édit. 2019
Sabin (vaccin de) l.m.
Sabin's vaccine
A. Sabin, microbiologiste américain 1906-1993)
vaccin antidiphtérique l.m.
diphtheria vaccine
[D1, V1]
Édit. 2019
vaccin anti-grippe l.m.
influenza vaccine
Syn. vaccin grippe
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin anti-Haemophilus influenzae type b l.m.
Haemophilis influenzae type b vaccine
Syn. vaccin Haemophilus influenzae type b
→ vaccin Haemophilus influenzae type b
[D1, E1]
Édit. 2019