séborrhée vulvaire l.f.
vulvar seborrhea
Sécrétion séborrhéique excessive des grandes lèvres à l'origine d'une dermatose chronique prurigineuse.
sécurité anesthésique l.f.
La sécurisation anesthésique a pour but de prévenir et de limiter les conséquences des événements graves ou indésirables, induits par les méthodes anesthésiques et analgésiques. employées au cours d’un acte chirurgical ou médical douloureux, pouvant survenir pendant la période opératoire et post-opératoire.
Quel que soit le type d’anesthésie, des risques peuvent survenir à des moments différents. La prévention des complications est assurée par la qualification des personnels, la réalisation d’une consultation préalable, une surveillance continue.
- Les personnels médicaux et infirmiers sont détenteurs d’une formation certifiée et actualisée. Présents en nombre adéquat, lors de toutes les phases de l’anesthésie, ils sont regroupés au sein d’un service spécialisé et leur pleine disponibilité physique et intellectuelle est assurée par un régime réglementé de travail.
- Une consultation est réalisée plusieurs jours avant l’intervention, adaptée au degré d’urgence, à l’état du patient, à l’acte chirurgical et au mode anesthésique envisagé. Un interrogatoire complété par un questionnaire et un examen clinique, apprécie les conséquences des comorbidités : hypertension, bronchite chronique, diabète, allergies, troubles de la crase sanguine. Elle repère les difficultés techniques anesthésiques : facilité d’intubation, d’abord veineux ou de l’espace péridural. Elle s’appuie sur des examens complémentaires et des consultations spécialisées. Elle est l’occasion de donner une information honnête sur les techniques retenues, les risques prévisibles, la possibilité de transfusion sanguine, l’adaptation des thérapeutiques en cours. Elle est consignée dans un dossier écrit, généralement numérisé. Elle contribue à dissiper les craintes du patient et à établir un climat de confiance limitant le stress qui, ajouté à celui de l’intervention et de la maladie, majore les risques de complications. Une visite pré-anesthésique est effectuée dans les heures qui précèdent l’intervention.
- Une surveillance continue est assurée lors du réveil et de la période qui suit pendant laquelle les effets résiduels des médicaments anesthésiques peuvent entraîner une perte de la vigilance, un arrêt respiratoire, une hypoxie. Le séjour en salle de réveil doit être la règle, assurant du retour et du maintien de l’autonomie respiratoire, de l’équilibre circulatoire et de la récupération neurologique du patient,
- Une organisation permettant de faire face à tout moment à une complication liée à l’intervention, s’appuie notamment sur :
- une stratégie anesthésique conforme aux recommandations des sociétés savantes et aux standards internationaux, établie par écrit et consignée dans le dossier du patient, mise en œuvre sous la responsabilité d’un médecin anesthésiste-réanimateur ;
- l’emploi systématique de matériel anesthésique de suppléance et de moniteurs de surveillance avec alarme permettant de prévenir la survenue d’une hypoxie, d’une hypotension, d’un trouble du rythme cardiaque, d’une hypothermie, d’une complication opératoire ou anesthésique ;
- la disposition, en salles d’opération et de réveil, de l’arrivée des fluides médicaux et d’aspiration par le vide et de moyens de contrôle continu du débit d’oxygène, de la saturation du sang en oxygène, des pressions et débits ventilatoires et de la concentration en gaz carbonique expiré si le patient est intubé.
La prévention des infections et des accidents thrombo-emboliques incombe également aux médecins anesthésistes-réanimateurs.
La plus grande fréquence des chirurgies ambulatoires ou de court séjour impose une actualisation des mesures de sécurité. Une réflexion est en cours pour adapter le processus réglementaire à cette évolution.
Des procédures de signalement et de suivi des accidents, une revue de morbimortalité, le contrôle de la conformité aux recommandations, l’accréditation, le respect d’une check-list opératoire contribuent à la démarche qualité.
L’ensemble de ces mesures soutenues par une réglementation toujours plus contraignante ne permettent cependant pas le contrôle total des risques systémiques complexes ou rares. En France, le nombre des événements indésirables serait de 60 000 à 95 000 par an pour 11,5 millions d’anesthésies; la moitié d’entre eux serait évitables.
Étym. lat. securitas : exemption de soucis, tranquillité d'esprit ; gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
SETBP1 acr. angl. pour SET Binding Protein 1
Gène qui conduit à former la protéine SET Binding Protein 1 connue pour s’attacher (binding) à une autre protéine appelée SET.
Ce gène est situé sur le locus chromosomique 18q12.3 dont la mutation entraîne le syndrome de Schinzel-Giedion et le retard mental autosomique dominant 29.
Une mutation de ce récepteur a été identifiée dans la leucémie myéloïde chronique atypique ; elle est de mauvais pronostic.
A. Schinzel, généticien autrichien et A. Giedon, pédiatre suisse (1978)
→ Schinzel-Giedon (syndrome de) ,retard mental autosomique dominant 29, leucémie myéloïde chronique atypique
SF3B1 gene sigle angl. pour Splicing Factor 3b, Subunit 1
Gène situé sur le locus 2q33.1, encodant la subunité 1 du complexe protéique du facteur 3b. ; il interfère avec de nombreux autres gènes
Des mutations de ce gène se rencontrent dans la leucémie lymphoïde chronique au stade avancé, au syndrome myélodysplasique, et le cancer du sein.
→ leucémie aigüe myéloblastique (paysage génomique) ,leucémie lymphoïde chronique, cancer du sein
[Q1,F1]
shoshin beriberi l.m.
shoshin beriberi
Forme aigüe du béribéri réalisant le tableau d’une insuffisance cardiaque à débit élevé avec hypotension artérielle qui, outre l'avitaminose B1, peut être due à un alcoolisme aigu ou chronique (surtout à la bière) ou encore à une malnutrition.
Elle réalise un syndrome de choc d'évolution rapide avec tachypnée, cyanose des extrémités, signes d'insuffisance cardiaque droite, pouls fémoraux amples et pouls périphériques diminués, oligo-anurie, douleurs thoraciques atypiques. Il existe souvent une cardiomégalie, des signes d'œdème aigu pulmonaire, des épanchements pleuraux.
Les signes électrocardiographiques sont variés et peu spécifiques. L'hémodynamique est caractérisée par des résistances périphériques effondrées cause de l'hypotension artérielle malgré l’élévation du débit, avec des pressions auriculaire droite, artérielle pulmonaire et capillaire pulmonaire élevées.
Les examens biologiques témoignent d'une hypoxie cellulaire : acidose lactique sévère, cytolyse hépatique, leucocytose, insuffisance rénale aigüe. En cas de doute, devant un choc cardiogénique avec acidose lactique inexpliquée, le dosage de l'activité transcétolasique des globules rouges ainsi que des teneurs érythrocytaire et plasmatique en thiamine permet de faire le diagnostic.
Le traitement comporte essentiellement de la thiamine (vitamine B1) intraveineuse.
Étym. cingalais beri : faiblesse, traduit en néerlandais par beriberi ; japonais sho : atteinte aigüe ; shin : cœur
→ béribéri, thiamine, acidose lactique
sialadénose n.f
sialadenosis
Atteinte chronique non inflammatoire du tissu salivaire causée par des désordres métaboliques et sécrétoires, accompagnée d’une hypertrophie indolore des glandes salivaires, spécialement des parotides.
Elle peut être d’origine hormonale, nutritionnelle, médicamenteuse ou autre.
Étym. gr. sialon : salive ; adên : glande
Syn. sialose
siméprévir n.m.
Le siméprévir est un anti-viral à action directe (AAD), c’est-à-dire qu’il agit directement sur le virus de l’hépatite chronique C (VHC), en bloquant une étape de son cycle de réplication.
Il inhibe une enzyme, la protéase NS3/4A du VHC. Il s’agit d’une anti-protéase de 2ème génération, par opposition aux antiprotéases de 1ère génération déjà commercialisées, le télaprévir et le bocéprévir. Il a obtenu l’AMM en mai 2014 en association avec l’intérféron pégylé et la ribavirine. Il n’est actif que sur les génotypes 1 et 4 du virus de l’hépatite C.
→ hépatite C, virus de l'hépatite C, télaprévir, bocéprévir, interféron (traitement par l'), ribavirine
sinusite n.f.
sinusitis
Inflammation aigüe ou chronique de la muqueuse d'un sinus osseux, d'origine infectieuse ou liée à un désordre de la réaction inflammatoire comme dans la polypose nasosinusienne.
Elle peut être uni- ou bilatérale et toucher un ou plusieurs sinus.
sitiophobie n.f.
sitiophobia
Au sens large, refus pathologique de nourriture, total ou concernant certains aliments.
Il s'agit principalement de : mécanismes phobo-obsessionnels (à propos p. ex. d'aliments isolés avec parfois lutte anxieuse lors des tentatives d'ingestion) ; conduites hystériques ; ritualisations hypocondriaques ; monde délirant chronique mystique ou persécutif d'empoisonnement ; certaines mélancolies délirantes avec culpabilité et recherche de mortification ; idées de négation. En sera rapproché le "délire localisé" des anorexies mentales, surtout extrêmes.
Grâce aux moyens actuels de traitement, les délires aigus, avec leur agitation, leur sitiophobie et leurs troubles hydroélectrolytiques, ont pratiquement disparu.
Une aversion organique pour la nourriture, véritable aphagie, s'en rapproche, p. ex. après traumatisme crânien grave. Une dysconnexion entre l'amygdale et le cortex gustatif insulaire, de même que des altérations des systèmes neurotransmetteurs dopaminergiques, ont été mises en cause.
Étym. gr. sition : aliment ; phobos : crainte
sofosbuvir n.m.
Inhibiteur de la protéine NS5B du virus de l’hépatite C.
Il doit être associé avec d’autres médicaments de l’hépatite C chronique chez l’adulte présentant un stade de fibrose F3 ou F4. Parmi les nouveaux antiviraux à action directe c’est le seul autorisé chez les malades F2 « sévère », les autres médicaments étant réservés uniquement aux F3 ou F4.
→ hépatite C, virus de l'hépatite C, métavir (classification…de la fibrose hépatique)
souffrance fœtale chronique l.f.
chronic foetal distress
État correspondant à une altération progressive de la croissance et de la vitalité du fœtus in utero.
Elle peut être due à une cause embryonnaire ou fœtale : une malformation fœtale par anomalie chromosomique ou par tératogenèse, p. ex. une embryopathie virale (rubéole, infection à cytomégalovirus) ou parasitaire (toxoplasmose). Elle peut être la conséquence d’une intoxication chronique maternelle par le tabac, l’alcool ou les stupéfiants. Elle peut être secondaire à une maladie maternelle, p. ex. une toxémie gravidique. Dans un tiers des cas elle est idiopathique. Elle se traduit cliniquement par un retard de croissance intra-utérin, une hauteur utérine trop faible pour le terme de la grossesse. A l’échographie, la circonférence abdominale du fœtus et la longueur du fémur sont d’abord réduites puis, au stade ultime, le diamètre céphalique bipariétal. La vélocimétrie Doppler montre une réduction du flux dans les artères ombilicales, dans les artères utérines en cas de maladie vasculaire de la mère, et dans les artères cérébrales du fœtus en cas d’atteinte très sévère. La perte de la variabilité du rythme cardiaque à l’enregistrement cardiotocographique indique un risque imminent de mort fœtale in utero et l’urgence d’une extraction fœtale. Pour les fœtus viables et non malformés, le seul traitement est en effet l’extraction fœtale.
→ retard de croissance intra-utérin, hypotrophie fœtale, cardiotocographie
sous-nutrition n.f.
subnutrition
État dans lequel se trouve un sujet chez qui l’insuffisance des apports alimentaires énergétiques, inférieurs aux besoins de l’organisme humain, se traduit cliniquement par une perte de poids supérieure à 5% en un mois, à 7,5% en trois mois ou à 10% en six mois.
La sous-nutrition peut être affirmée si l’indice de masse corporelle est inférieur : à 18,5Kg/m2 chez l’adulte et à 20 Kg/m2 chez la personne âgée. Il y a trois grandes causes de sous-nutrition :
- inappétence, dégoût alimentaire ou problèmes socio-économiques (pauvreté, solitude, environnement peu familier, alimentation inappropriée pour la culture ou la religion de la personne ;
- existence d’une maladie aigüe ;
- évolution d’une maladie chronique.
spermatocystite n.f.
spermatocystitis
Inflammation aigüe ou chronique des vésicules séminales.
Elle fait généralement partie d'une atteinte de l'ensemble de la voie séminale.
Les spermatocystites chroniques ou subaigües, qui donnent les plus grandes modifications cliniques et anatomopathologiques de l'organe, sont dues à une tuberculose ou à une schistosomose urogénitales.
Étym. terme forgé au XIXe siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence
Syn. vésiculite
sphénoïdite n.f.
sphenoiditis
Inflammation aigüe ou chronique de la muqueuse du sinus sphénoïdal.
splénomégalie myéloïde l.f.
myeloid splenomegaly, idiopathic myelofibrosis
Affection maligne rare de l'adulte faisant partie du groupe des syndromes myéloprolifératifs, la prolifération monoclonale concernant toutes les lignées myéloïdes, mais prédominant sur les granulocytes et les mégacaryocytes.
Ces derniers sont responsables, par la sécrétion de TGFβ et de PDGF, de la myélofibrose qui caractérise la maladie. Les signes principaux sont la splénomégalie - de taille variable -, l'anémie avec hématies en poires ou larmes (dacryocytes), l'hyperleucocytose avec myélémie et la myélofibrose médullaire. La mutation de la tyrosine kinase JAK2 est présente dans 30 à 50% des cas. Sa présence permet d’affirmer le diagnostic de syndrome myéloprolifératif de façon formelle mais son absence n’élimine pas le diagnostic de splénomégalie myéloïde. La maladie a une évolution chronique étalée sur de nombreuses années, longtemps compatible avec une vie normale. Les complications sont le fait de la splénomégalie qui peut devenir monstrueuse et, en phase terminale, de l'insuffisance médullaire mais plus rarement, de la transformation en leucémie aigüe. L'abstention thérapeutique est générale
Syn. myélofibrose primitive, myélofibrose idiopathique, splénomégalie myéloïde, métaplasie myéloïde avec myélofibrose,.
spondylite n.f.
spondylitis
Lésion inflammatoire, généralement d’origine infectieuse bactérienne, d’un ou de plusieurs corps vertébraux, le plus souvent associée à l’infection des disques intervertébraux sus- et sous-jacents (spondylodiscite).
De nombreuses espèces bactériennes en sont responsables : staphylocoques, entérobactéries (Escherichia coli, Salmonella), Pseudomonas aeruginosa, Brucella, Mycobacterium tuberculosis (agent du mal de Pott), Coxiella burnetii. L’infection peut évoluer sur un mode aigu (staphyloccoques), subaigu (mal de Pott) ou chronique.
Étym. : gr. spondylos : vertèbre
sporotrichose n.f.
sporotrichosis
Mycose subaigüe ou chronique de l’Homme ou de l’animal faisant suite à l’inoculation traumatique dans le derme de spores ou de fragments mycéliens d’un micromycète, Sporothrix schenckii.
Cette mycose reste endémique en Amérique Centrale et du Sud, dans le sud des États-Unis, en Afrique et au Japon. Ailleurs, les cas sont sporadiques. L’inoculation est traumatique, à partir de diverses sources contaminées, surtout sol et végétaux.
Habituellement bénigne, elle est parfois sévère. La forme classique de la maladie comporte une atteinte cutanéolymphatique des extrémités, se développant de façon ascendante à partir du point d’inoculation. Mais, la sporotrichose peut revêtir d’autres formes cliniques. Dans 90% des cas, l’atteinte est cutanée (forme hyperergique). Les lésions sont localisées dans 10% des cas et polymorphes (papuleuses, verruqueuses, ulcérées) et, dans 80% des cas, existe une extension lymphatique locale sous forme de gommes. Chez des patients débilités ou immunodéprimés (10% des cas) s’observent des atteintes viscérales profondes et des formes disséminées (forme anergique). Le diagnostic est confirmé par l’isolement en culture du champignon. L’examen histologique d’une biopsie montre de petites levures bourgeonnantes avec, parfois, des corps astéroïdes de Splendore-Hoeppli au sein d’un granulome épithélioïde et gigantocellulaire. Il n’y a pas de diagnostic sérologique.
Le traitement reposait sur l’iodure de potassium et, maintenant, surtout sur l’itraconazole dans les formes cutanées et sur l’amphotéricine B par voie I.V. dans les formes profondes.
B. R. Schenck, étudiant en médecine américain (1898), L. de Beurmann, microbiologiste et H. Gougerot, dermatologue français (1906)
→ Sporothrix schenkii, de Beurmann et Gougerot (maladie de)
sprue n.f.
coeliac sprue, non tropical sprue, coeliac disease, gluten induced enteropathy
Affection caractérisée anatomiquement, dans sa forme typique, par une atrophie totale des villosités de la partie proximale de l’intestin grêle, qui entraîne une malabsorption dont les conséquences sont une diarrhée chronique avec stéatorrhée et un syndrome de malnutrition.
Due à une intolérance intestinale permanente au gluten, composant de l’alimentation courante, elle peut se présenter sous des formes paucisymptomatiques parfois trompeuses, neurologiques, ostéo-articulaires, dermatologiques : l’attention est parfois attirée par des aphtes (d’où le nom de sprue, dérivé du néerlandais Sprouwe, ulcère de la langue ou de la gorge).
Le diagnostic peut être confirmé par une biopsie de la muqueuse de l’intestin grêle qui en montre l’atrophie.
Le traitement repose sur un régime strict dépourvu de gluten qui reconstitue plus ou moins le relief villositaire de la muqueuse intestinale.
Parfois associée à une dermatite herpétiforme, elle peut avoir une prédisposition génétique et se compliquer d’un lymphome de l’intestin grêle. La sprue nostras doit être nettement distinguée de la sprue tropicale.
Syn. sprue nostras, maladie cœliaque, entéropathie au gluten, stéatorrhée idiopathique
→ cœliaque (maladie), gluten, sprue tropicale, dermatite herpétiforme, aphtes
SRSF2 (gene) l.angl. pour Serine/arginine-Rich Splicing Factor 2
Gène situé sur le locus 17q25.1, codifiant pour une protéine de la famille des facteurs pre-mRNA coupant qui constitue une partie de la spliceosome.
Des mutations de ce gène se rencontrent dans la leucémie myélomonocytaire chronique, dans des leucémies myéloblastiques secondaires. SRSF2 est un marqueur de mauvais pronostic pour les syndromes myélodysplasiques et pour leur progression en leucémie aigüe myéloblastique.
→ leucémie myéloblastique aigüe (paysage génomique), leucémie myélomonocytaire chronique
[Q1,F1]
sténose n.f.
stenosis
Diminution du calibre d’un orifice, d’un conduit ou d’un organe creux avec altération de sa paroi, pouvant être cicatricielle et résulter d’une maladie inflammatoire chronique ou d’un traumatisme, p. ex. chirurgical.
Étym. gr. stenos : étroit, resserré
Syn. rétrécissement
sténose de la voie biliaire principale l.f.
main hepatic duct stenosis
Rétrécissement qui peut être d’origine tumorale (cholangiocarcinome), inflammatoire (angiocholite, cholangite sclérosante), extrinsèque (ganglion, cancer du pancréas, pancréatite chronique), ou être postchirurgical (plaie de la voie biliaire principale).
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose duodénopylorique l.f.
duodenopyloric stenosis
Rétrécissement du premier duodénum.
Chez l’enfant, elle est secondaire à une hypertrophie pylorique congénitale. Chez l’adulte, elle est la conséquence cicatricielle d’un ulcère duodénal chronique, non ou incomplètement traité ; depuis l’avènement des médicaments antisécrétoires gastriques puissants, cette complication est devenue exceptionnelle.
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose ischémique du grêle l.f.
small intestine ischemic stenosis
Sténose du grêle due soit à une radiothérapie, soit à une maladie de Crohn, soit à l’utilisation chronique d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Étym. gr. : stenos : étroit
stérilité masculine l.f.
male infertility
Incapacité d’un homme à concevoir un enfant.
Elle représente 40% des stérilités conjugales. Elle est due à une azoospermie, une oligo-asthénospermie, une nécrospermie ou une tératospermie sévère. L’insuffisance spermatique peut être d’origine excrétoire, par agénésie des canaux déférents ou par leur obstruction posttraumatique ou postinfectieuse, ou par mucoviscidose ; elle peut être d’origne sécrétoire par insuffisance gonadique, en rapport avec un syndrome de Klinefelter, une ectopie testiculaire, une hyperprolactinémie, un hypogonadisme hypogonadotrophique. Elle peut aussi être d’origine urologique : par éjaculation rétrograde, par hypospadias ou par une infection prostatique chronique ou un varicocèle. L’assistance médicale à la procréation et surtout l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes, voire de spermatides, en ont transformé le pronostic.
H.F. Klinefelter Jr, médecin endocrinologue américain (1942)
stroma prostatique l.m.
prostatic stroma
Trame de tissu conjonctif, élastique et musculaire lisse, qui sépare les acinus et structure la glande.
Il a sa pathologie propre, p. ex. dans la prolifération scléreuse d'une des variétés évolutives de prostatite chronique ; il participe à la formation de l'hypertrophie bénigne de la prostate. Il est hormonosensible.