Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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ligament hépato-duodénal l.m.

ligamentum hepatoduodenale (TA)

hepatoduodenal ligament

Bord libre du petit omentum tendu de la face inférieure du foie à la face profonde postérieure de la portion supérieure du duodénum et de l’angle duodénal supérieur.
Entre ses deux feuillets séreux cheminent les éléments du pédicule hépatique.

Syn. anc. ligament duodéno-hépatique, ligament duodéno-hépato-cave, ligament suspenseur du duodénum, pars vasculosa du petit épiploon

ligament nuchal l.m.

→ ligament de la nuque

ligament suspenseur du cristallin l.m.

zonule

Système de fibres partant de la rétine ciliaire et s'insérant à la face antérieure et postérieure du cristallin ainsi qu'à l'équateur.
Ce ligament a pour rôle de maintenir en place le cristallin et de lui transmettre la traction exercée par le muscle ciliaire.

Syn. zonule

ligament suspenseur du duodénum l.m.

→ muscle suspenseur du duodénum

[A1, L1]

Édit. 2018

ligaments annulaires de la trachée l.m.p.

ligamenta  anularia tracheae; ligamenta trachealia (TA)

anular ligaments of trachea

1 – Lames fibro-élastiques comblant les espaces entre les cartilages trachéaux.
Elles sont traversées par les vaisseaux destinés à la muqueuse.
2 – Plus spécifiquement, membranes fibreuses unissant les derniers anneaux cartilagineux trachéaux et les premiers anneaux bronchiques.
Elles sont bien développées lorsque l’éperon trachéal ne possède pas de squelette cartilagineux.

Syn. anc. ligament trachéo-bronchique, ligament interbronchique, carène membraneuse

→ carène de la trachée

ligaments inter-annulaires l.m.p.

→ ligaments annulaires de la trachée

ligne basion-opisthion l.f.

foramen magnum line

Ligne joignant le basion à l'opisthion et correspondant au diamètre antéropostérieur du foramen magnum (trou occipital).
Chez l'Homme, cette ligne est tournée vers l'avant, alors qu'elle regarde en arrière chez les anthropoïdes. Selon l’hypothèse de l'Evolution, elle s'est déplacée vers l'avant, au fur et à mesure que se développait la station debout.
Dans les invaginations basilaires graves, l'odontoïde peut dépasser cette ligne.

D. L. McRae, médecin radiologue canadien (1953)

Syn. ligne de McRae

ligne nuchale inférieure l.f.

linea nuchalis inferior (TA)

inferior nuchal line

Crête rugueuse de la face exocrânienne de l’écaille de l’occipital.
Transversale, concave en avant, elle se détache du milieu de la crête occipitale et se dirige vers le processus jugulaire. Son premier segment médial donne insertion au muscle petit droit postérieur de la tête. Son segment latéral et la surface sous-jacente de l’écaille de l’occipital donnent insertion au muscle grand droit postérieur de la tête. Elle limite, avec la ligne nuchale supérieure, une surface de l’écaille de l’occipital sur laquelle s’insère en dedans le muscle semi-épineux de la tête et en dehors le muscle oblique supérieur de la tête.

Syn. anc.  ligne courbe occipitale inférieure

ligne nuchale supérieure l.f.

linea nuchalis superior (TA)

superior nuchal line

Crête rugueuse de la face exocrânienne de l’écaille de l’occipital.
Transversale, concave en avant, elle part de la protubérance occipitale externe et s’étend latéralement jusqu’au processus mastoïdien. Elle donne insertion, dans sa partie médiale, au muscle trapèze et dans sa partie latérale, de la superficie à la profondeur, au muscle sterno-cléïdo-mastoïdien et au muscle splénius de la tête.

Syn. anc.  ligne courbe occipitale supérieure

ligne nuchale suprême l.f.

linea nuchalis suprema (TA)

highest  nuchal line

Crête osseuse peu marquée de la face exocrânienne de l’écaille de l’occipital, située au-dessus de la ligne nuchale supérieure.

Syn. anc.  ligne courbe occipitale suprême

lipo-atrophie semi-circulaire ou annulaire l.f.

lipoatrophia semicircularis

Dépression circulaire de deux à quatre cm de largeur de la partie antérieure et latérale des cuisses, provoquée par une atrophie du tissu sous-cutané, apparaissant en général en quelques semaines sans autre signe associé; dans les antécédents, on retrouve parfois la notion d'une pression prolongée ou renouvelée à cet endroit.
La peau en regard a un aspect normal. L'étiologie en est inconnue. Il n'existe pas de traitement mais une amélioration spontanée est possible.

lipocaline 2 (NGAL : lipocaline associée à la gélatinase des neutrophiles) l.f

Protéine identifiée dans les granules des polynucléaires neutrophiles, puis dans de nombreux types de cellules épithéliales dont les cellules tubulaires de la partie distale du néphron, impliquée dans l’immunité innée en séquestrant le fer, ce qui limite

La NGAL est détectée, chez l’Homme, dans le sang et dans les urines. L’augmentation de sa concentration est un signe précoce d’insuffisance rénale aiguë, associée à un mauvais pronostic. Elle est spécifique de l’atteinte tubulaire rénale précédant l’élévation de la créatinine sérique qui, elle, mesure la fonction rénale globale. Son utilisation permet ainsi de réduire le délai avant le traitement.

→ insuffisance rénale aigüe

lipocalcinogranulomatose de Teustchländer l.f.

lipocalcinogranulomatosis, Teuschländer’s disease

Maladie héréditaire, autosomique dominante, à expressivité variable, caractérisée cliniquement par des lésions nodulaires dures, sous-cutanées, parfois de très grande taille (jusqu'à 20 cm de diamètre) situées aux hanches, aux épaules, aux coudes, aux genoux, aux mains, aux pieds, comportant une calcinose, une surcharge lipidique et un granulome riche en cellules à corps étranger.
Il existe une hyperphosphorémie et une élévation fréquente de la 1-25- dihydroxyvitamine D. Le traitement repose sur la chirurgie en cas de complication telle que compression vasculaire ou nerveuse, les chélateurs des phosphates, les diphosphonates.

O. Teutschländer, anatomopathologiste allemand (1935)

Syn. calcinose d'Inclan, calcinogranulomatose de Reed, calcinose tumorale

lipogranulomatose de Farber l.m.

Farber's lipogranulomatosis

Sphingolipidose rare, de transmission autosomique récessive, par surcharge en céramides, sphingosines liées par une fonction amide à un acide gras à longue chaine.
Elle est due à un défaut congénital de céramidase, enzyme qui catalyse l'hydrolyse des céramides en libérant l'acide gras de sa fonction amide.
Après un début précoce chez le nourrisson, avec arthropathies et neuropathie douloureuse, dysphonie et inclusions schwanniennes, l'évolution est rapide.
Syn maladie de Farber, déficit en céramidase

S. Farber pédiatre américain (1952)

Rothmann-Makai (lipogranulomatose de) l.f.

Rothmann-Makai lipogranulomatosis

M. Rothmann, neurologue allemand (1894) ; E. Makai, chirurgien hongrois (1928)

Syn. Rothmann-Makai (panniculite nodulaire non suppurative fébrile et récidivante de)

→ Rothmann-Makai (panniculite nodulaire non suppurative fébrile et récidivante de)

[J1]

Édit. 2019

lipogranulomatose disséminée l.f.

Farber’s syndrome

→ Farber (maladie de)

lipogranulomatose disséminée de Farber l.f.

Farber’s disseminated granulomatosis, Farber’s disease, Familial lipogranulomatosis

Sphingolipidose héréditaire rare, due à un déficit en céramidase acide, réalisant le tableau d'une lipogranulomatose disséminée, caractérisée par l'existence de lésions cutanées, articulaires, tendineuses, cardiaques et laryngées et une atteinte nerveuse.
Affection lysosomique débutant chez le nourrisson dans les premiers mois de la vie, avec une raideur articulaire, un gonflement des doigts et des nodules pigmentés sur les gaines des tendons et péri-articulaires sur la face dorsale des doigts. Les poignets, les coudes, les genoux, les chevilles sont atteintes de manière symétrique, avec possibilité d'évolution vers l'ankylose. Une raucité de la voix, un stridor et des difficultés respiratoires sont dus à la présence d'un granulome laryngé. Il peut également exister des troubles de la déglutition et des adénopathies. Un retard de croissance (en raison de vomissements et de diarrhées) et un retard mental, une atteinte valvulaire cardiaque complètent le tableau. Des épisodes fébriles chroniques se succèdent. On peut également observer un pseudoxanthome conjonctival, une macula rouge cerise (inconstante) ou pigmentée et un aspect grisâtre de la rétine; la cécité est inconstante. Le décès survient habituellement vers l'âge de deux ans du fait des complications respiratoires mais certaines formes tardives n'entraînent le décès qu'à l'âge adulte.
Les lésions histologiques sont du type granulomateux et comportent des cellules histiocytaires contenant des mucopolysaccharides acides et des lipides. La transmission est autosomique récessive (MIM 228000). Une mutation du gène ASAH1 entraîne un déficit en céramidase acide ; le dépistage prénatal est possible.

S. Farber, pédiatre et anatomopathologiste américain (1952)

Syn. maladie de Farber, déficit en céramidase

lipogranulome n.m.

lipogranuloma, lipoid granuloma

Lésion sous-cutanée réalisant des nodosités dures, mal délimitées, ou une plaque, de teinte jaunâtre, adhérente à la peau et mobilisable sur les plans profonds, parfois compliquée d'ulcération ou de suppuration.
Le lipogranulome s'observe dans deux circonstances : a) chez le nourrisson par suite de manipulations obstétricales : dans ce cas, il régresse en quelques mois et correspond à l'induration cutanée curable des nourrissons de Marfan et Hallez; b) chez l'adulte, principalement dans la région mammaire de la femme obèse, souvent après un hématome ou un traumatisme parfois minime ; il peut alors durer indéfiniment. Le froid pourrait être un facteur favorisant. L'examen histologique montre une nécrose de cellules graisseuses dans l'hypoderme, associée à une réaction macrophagique du type réaction à corps étranger et avec une tendance nette à la sclérose.

Syn. cytostéatonécrose post-traumatique

lipogranulome du sein l.m.

lipogranuloma of the breast

Syn. cytostéatonécrose mammaire

lipomatose sinusale l.f.

renal sinus lipomatosis

Accumulation de tissu graisseux et fibreux au niveau du sinus rénal, provoquant un certain élargissement de celui-ci, sans grandes conséquences pathologiques mais pouvant donner radiologiquement des images pseudo-tumorales.

lipome à cellules granuleuses l.m.

granular cell lipoma

→ hibernome

lobe dorsal moyen de Dévé l.m.

Dévé’s average dorsal lobe

Lobe qui correspond à l'isolement du segment supérieur du lobe inférieur par la scissure supérobasale entre le segment supérieur et la pyramide basale, en fait toujours incomplète.

F. Dévé, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1872-1951)

[Terme non retenu dans la Nomenclature internationale]

loi du 3 janvier 1968 l.f.

3 january 1968 act concerning legally incapacitated people

Loi portant réforme du droit des incapables majeurs, qui instaure trois formes modulables de régime de protection : la sauvegarde de justice, minimale, qui peut s'appliquer en urgence ; la tutelle, durable et complète, pour incapacité civile totale ; la curatelle, intermédiaire, pour incapacité civile partielle.
Ce texte sépare le médical du juridique puisque, jusqu'à sa promulgation, les patients internés sous le régime de la loi du 30 juin 1838 étaient dessaisis de leurs droits civils le temps de leur hospitalisation psychiatrique. Il s'adapte mieux à la situation de la personne à protéger par la progressivité et la souplesse de ses dispositions (mesures urgentes ou après instruction, transitoires ou durables, légères ou intermédiaires ou totales) et par la collaboration nécessaire entre le juridique, le médical et, si possible, la famille du patient.

loi normale de distribution l.f.

Loi de distribution de variables quantitatives continues définie par la moyenne et la variance

En biologie, la plupart des variables continues comme la pression artérielle, les valeurs de l’acide urique sérique, etc. sont distribuées selon des lois proches de la loi normale.

→ variables quantitatives

luminal , e adj.

luminalis
luminal

[Par extension caractérise le contenu de la lumière ou de l’espace tubulaire intraluminal.]

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