Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1944 résultats 

crêtes coliques l.f.p.

plis semi-lunaires du côlon

[A1]

Édit. 2015

crêtes cutanées l.f.p.

cristae cutis (TA)

dermal ridges, papillary ridges

Saillies présentes à la surface de la peau, visibles surtout dans certaines régions, notamment la paume de la main et la plante du pied.
Elles sont dues aux papilles dermiques.

Syn. anc. crêtes dermiques, crêtes papillaires, papilles dermiques, papilles du chorion, papilles du derme

[A1]

Édit. 2015

crêtes dermiques l.f.

crêtes cutanées

[A1]

Édit. 2015

crêtes palatines l.f.p.

plis palatins transverses

[A1]

Édit. 2015

crêtes papillaires l.f.

crêtes cutanées

[A1]

Édit. 2015

crêtes transversales du sacrum l.f.p.

lignes transverses du sacrum

[A1]

Édit. 2015

crétinisme n.m.

cretinism

1) Au XIXe siècle, arriération mentale de l'enfant avec hypothyroïdie et goitre volumineux, endémique dans certaines vallées montagnardes où les eaux sont carencées en iode.
2) Hypothyroïdie congénitale ou à révélation précoce, avec retard mental.
3) Au sens usuel, synonyme de retard mental, quelle qu'en soit l'étiologie.

arriération mentale profonde, hypothyroïdie et psychisme

[H4,O4]

Édit. 2015

Crouzat (point de) l.m.

Crouzat's mark

Point osseux saillant de la face postérieure de la symphyse pubienne, bien visible à la radiopelvimétrie, délimitant l'extrémité antérieure du diamètre promonto-rétropubien du détroit supérieur.

E. Crouzat, gynécologue obstétricien français (1853-1902)

Syn. culmen rétropubien

[O3]

culotte à bretelles pour radiopédiatrie l.f.

contention (moyens de)

[B2,B3,O1]

curage utérin n.m.

uterine curettage

Evacuation du contenu de la cavité utérine par la main (on parle alors de curage digital) ou par une curette (on parle alors de curetage), à la suite d'un avortement, d'un accouchement ou pour enlever un tissu endométrial pathologique, hyperplasique ou cancéreux.

[O3]

curetage n.m.

curettage

1) En obstétrique, ablation du contenu utérin ovulaire ou endométrial à l'aide d'un instrument appelé curette.
2) D’une manière générale, utilisation d’une curette en orthopédie, dermatologie, etc.
Il peut être pratiqué dans un but diagnostic en prélevant suffisamment de tissus pour leur étude histologique en cas d'hyperplasie, de cancer endométrial ou de rétention ovulaire ancienne. Il peut être à visée thérapeutique, destiné alors à évacuer complètement le contenu utérin à l'occasion d'un avortement incomplet. Après un accouchement, il est dangereux en raison des risques de perforation et de synéchie.

[O3,I2,J1]

curette n.f.

curette

Instrument métallique servant en général à gratter une cavité, et en gynécologie à évacuer la cavité utérine.
Elle comporte une tige terminée d'un côté par une poignée et, de l'autre, par une cuiller, mousse ou tranchante, parfois fenêtrée, de diamètre et de forme variables.

[B3]

cutis marmorata telangiectatica congenita l.f.

cutis marmorata telangiectatica congenita, congenital generalized phlebectasia

Dysplasie vasculaire congénitale caractérisée par une érythrocyanose réticulée congénitale persistante, des phlébectasies, des télangiectasies, des ulcérations et une régression spontanée avec l'âge.
Mais un glaucome, un retard mental, une cardiopathie congénitale, des malformations osseuses et une angiomatose corticoméningée peuvent être associées. L'étiologie est inconnue. le diagnostic repose sur la clinique.

Cato H. J. van Lohuizen, pédiatre néerlandaise (1922)

Syn. van Lohuizen (syndrome de), phlébectasie congénitale généralisée, nævus vasculaire réticulé

[Q2,K4,P2,H4,K2,I1,H1]

cycle pilaire l.m.

- phase catagène ou période de transition et d'arrêt de la pousse, courte, de quelques semaines,

- phase télogène ou période d'involution du follicule puis de chute, durant en tout quelques mois.
Sur le cuir chevelu, le cycle pilaire dure de 2 à 3 ans chez l'homme adulte et de 4 à 6 ans chez la femme. Il est très raccourci en cas d'alopécie androgénogénétique. La vie d'un follicule pileux est une succession de cycles pilaires au cours desquels le cheveu ou le poil croît, persiste, puis involue et tombe.

[C2,J1]

cystographie de sécrétion l.f.

excretory cystography

Opacification de la vessie obtenue au cours d'une urographie intraveineuse.

cystographie

[B2,M3]

cystographie rétrograde l.f.

cystographie

[B2,M3]

cystoïde urétérale l.f.

Dilatation segmentaire dynamique urétérale correspondant au passage du bolus.

[M3,B2]

Dandy-Walker avec retard mental, macrocéphalie, myopie et brachytéléphalangie (malformation de) l.f.

Dandy-Walker’s malformation with mental retardation, macrocephaly, myopia, and brachytelephalangy

Malformation de Dandy-Walker avec macrocéphalie et myopie extrême.
Le retard mental est sévère, il existe une dysmorphie faciale, une brachytéléphalangie avec ongles courts et larges. Une seule famille, un frère et deux sœurs, a été signalée. L’affection est autosomique récessive (MIM 220219).

M. Buttiëns, médecin généticien belge (1989)

débit minute des éléments figurés de l'urine l.m.

per minute excretion of urinary sediment composents

T. Addis, néphrologue américain (1922) ; H.J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)

Syn. technique d’Addis-Hamburger

Addis (compte d'), Addis-Hamburger (technique de), sédiment urinaire

décollement de rétine congénital l.m.

congenital retinal detachment

Processus dysplasique rétinien provoquant un non attachement de la rétine associé généralement à une persistance du vitré primitif.
La rétine n'est pas attachée par défaut d'adhérence entre les deux feuillets de la cupule optique, cette adhérence étant très fragile pendant les trois premiers mois de la vie de l'embryon. Dans la forme la plus sévère la pupille a un reflet blanchâtre et la rétine est réduite à une sorte de tunnel reliant la papille à la périphérie, il s'y associe des synéchies iridocristalliniennes et parfois un tyndall de chambre antérieure, pseudo-inflammatoire, rendant le diagnostic plus difficile. Lorsque la forme est moins grave, on constate un "pli rétinien de Mann" qui se présente comme une trainée blanche parcourue de vaisseaux sur son trajet, avançant de 1 à 5 dioptries dans le vitré, ce pli relie la papille à l'ora ; il s’élargit en éventail sur une zone blanche plus ou moins large et souvent en temporal. Dans les formes à minima on constate de petites plages blanches périphériques. Le décollement de rétine congénital peut être le fait d'une anomalie chromosomique, d'une maladie héréditaire (maladie de Norrie, incontinentia pigmenti), d'une agression externe (médicaments tératogènes, radiations). Dans les formes héréditaires la transmission récessive est la plus fréquente. L’affection est autosomique récessive (MIM 221900) ou liée au sexe récessive (MIM 312530).

H. Weve, ophtalmologiste néerlandais (1938)

Syn. non attachement congénital de la rétine

décollement de rétine exsudatif l.m.

exsudative retinal detachment

Soulèvement rétinien, sans déhiscence.
Le liquide sous-rétinien est produit par exsudation à partir de lésions vasculaires (néovaisseaux choroïdiens ou angiomatose) inflammatoires ou tumorales.

décollement de rétine par traction l.m.

tractional retinal detachment

Soulèvement mécanique de la rétine par traction vitréorétinienne, essentiellement antéropostérieure.
Ce décollement qui n'est pas dû à une déchirure du neuroépithélium rétinien peut être la complication de tout syndrome de traction vitréomaculaire, primitif ou secondaire. La forme clinique la plus fréquente est le décollement tractionnel compliquant une rétinopathie diabétique proliférante; il est la conséquence d'une contraction du gel vitréen soulevant la rétine au niveau des attaches néovasculaires; ce soulèvement, qui débute souvent au niveau des arcades temporales vasculaires, progresse lentement vers la macula et/ou la périphérie rétinienne.

Syn. décollement de rétine tractionnel, soulèvement tractionnel de la rétine

décollement de rétine rhegmatogène l.m.

rhegmatogenous retinal detachment

Décollement du neuro-épithélium rétinien de l’épithélium pigmentaire dû au passage de liquides dans l’espace sous-rétinien par une ou plusieurs déhiscences.

défaut de croissance fœtale intra-utérine l.m.

intrauterine growth retardation

Anomalie de la croissance du fœtus qui se traduit par un poids de naissance inférieur à ce qu'il devrait être pour l'âge gestationnel.
Il peut être dû à une diminution du débit utéroplacentaire au cours d'un syndrome vasculorénal, à une lésion placentaire vasculaire ou tumorale, un chorio-angiome, à une anomalie funiculaire, une insertion vélamenteuse du cordon, une artère ombilicale unique, ou à un déséquilibre circulatoire entre deux jumeaux, à un état de malnutrition ou à une cardiopathie cyanogène maternelle. Il est alors dysharmonieux, affectant le tronc et les membres, respectant la tête. Il peut aussi être secondaire à une embryofœtopathie virale (la rubéole, l’herpès, le cytomégalovirus, le parvovirus) ou parasitaire (la toxoplasmose), ou toxique (l’alcool ou le tabac) ou tératogène ou enfin malformative, chromosomique ou génétique. Il est alors harmonieux, affectant en même temps le tronc, les membres et la tête. Le diagnostic est suspecté par la mesure de la hauteur utérine et confirmé par des mesures biométriques échographiques. La gravité de la souffrance fœtale chronique est attestée par l'augmentation de la résistance vasculaire ombilicale mesurée en vélocimétrie Doppler, et les ralentissements tardifs à l'enregistrement du rythme cardiaque fœtal. En l'absence de traitement médical efficace, il nécessite souvent une interruption prématurée de la grossesse.

Étym. lat. de : préfixe intensif, fallo : tromper, manquer à ce qu'on aurait dû faire

Syn. hypotrophie fœtale, malnutrition fœtale intra-utérine, souffrance fœtale chronique, retard de croissance intra-utérin

déficience intellectuelle liée au chromosome X l.f.

X-linked mental retardation

retard mental lié à l'X, alpha-thalassémie liée à l'X avec retard mental

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