kératoconjonctivite phlycténulaire l.f.
phlyctenular kerato-conjunctivitis
Présence de nodules grisâtres près du limbe, avec une hypersensibilité retardée à un antigène microbien ou parasitaire.
kératome malin l.m.
keratoma malignum
kératome malin diffus congénital 1.m.
ichtyosis fœtalis, keratoma malignum congenitale, harlequin fetus
Dermatose très rare, présente dès la naissance, et caractérisée par une hyperkératose majeure généralisée à toute la surface cutanée.
La totalité de la peau est croûteuse, épaisse, dure et brunâtre, obturant les orifices et empêchant les mouvements. Cette pathologie héréditaire et récessive entraîne rapidement la mort par asphyxie, inanition ou surinfection.
Syn. fœtus arlequin, ichtyose fœtale congénitale
kératose folliculaire épineuse décalvante de Siemens l.f.
Siemens’ keratosis follicularis spinulosa decalvans
H. W. Siemens, dermatologiste allemand (1925)
→ kératose folliculaire spinulosique décalvante
kératose folliculaire spinulosique décalvante l.f. N.B. est en doublon dans le dictonnaire
keratosis follicularis spinulosa decalvans cum ophiasis
Épaississement de la peau du cou des extrémités (mains et pieds), perte des cils, des sourcils, de la barbe, épaississement des paupières, blépharite, ectropion, et dégénérescence cornéenne.
Les régions découvertes sont plus ou moins ou totalement glabres, la chute de la queue du sourcil constitue le signe de Hertoghe (également vu dans les hypothyroïdies). Les paupières sont épaissies avec déformation, la cornée est le siège d'une kératite ou d'un pannus vasculaire circulaire typique. Les femmes vectrices font des érosions cornéennes récidivantes. Le terme ophiasis, pour la tête totalement chauve, vient du grec "tête de serpent". Locus du gène (KFSD) en Xp22.2-p21.2. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 308800).
H. W. Siemens, dermatologiste allemand (1925), H. J. Lameris, chirugien néerlandais (1905)
Étym. gr. ophiasis : tête de serpent (pour la tête totalement chauve)
Syn. kératose folliculaire épineuse décalvante de Siemens, ichtyose folliculaire de Lameris
kératose lichénoïde bénigne l.f.
benign lichenoid keratosis, solitary lichen planus
Papule cutanée isolée des parties couvertes ou découvertes comportant histologiquement une hyperkératose volontiers parakératosique, un épiderme sans atypies nucléaires et un infiltrat lichénoïde du derme.
Cette lésion représente, pour certains, une affection autonome; pour d'autres, elle n'est qu'une kératose actinique bénigne histologiquement lichénoïde.
Syn. kératose lichénoïde isolée, kératose lichénoïde solitaire
keratosis follicularis spinulosa decalvans de Siemens l.f.
keratosis follicularis spinulosa decalvans
Génodermatose qui associe une kératose folliculaire disséminée, une alopécie cicatricielle, une absence de cils et de sourcils ainsi qu'une dystrophie cornéenne, et qui régresse à la puberté.
La transmission de cette affection est récessive, liée à l'X et le gène incriminé est situé en Xp21.2-22.2.
H. Siemens, dermatologue allemand (1925)
keratosis spinulosa l.f.
E. Galewsky, dermatologiste allemand (1911)
Kleine-Levin (syndrome de) l.m.
Forme la plus classique mais rare, surtout masculine, des hypersomnies récurrentes, comportant des épisodes de sommeil plus ou moins continu, à type de trouble de l'éveil, qui durent en moyenne une semaine mais se reproduisent à des intervalles très varia
La mégaphagie est inconstante, l'hypersexualité (masturbation en public notamment) plutôt rare, les troubles psychiques variés : le plus souvent irritabilité, exceptionnellement violence, impression très fréquente d'irréalité, possibilité de niveau confusionnel, d'illusions et d'hallucinations. Une admission en milieu psychiatrique est souvent nécessaire, car ce registre constitue éventuellement la seule anomalie clinique persistant entre les accès.
Observées surtout chez les adolescents, les premières manifestations surviennent principalement après une poussée grippale ou une infection ORL. Parmi les étiologies discutées de cette probable dysrégulation fonctionnelle diencéphalique et peut-être hypothalamique, a été soutenue la notion d'une encéphalite localisée d'origine virale.
Les investigations complémentaires permettent d'écarter une hypersomnie récurrente liée à une cause précise, organique ou psychiatrique.
Des stimulants de la vigilance pendant les accès hypersomniaques (amphétaminiques, modafinil, etc.) et certains traitements préventifs sur le modèle de ceux des troubles bipolaires (sels de lithium, carbamazépine, etc.) sont utilisés dans cette affection relativement bénigne.
W. Kleine, neuropsychiatre allemand (1925) ; M. Levin, psychiatre américain (1936).
Klippel-Feil (syndrome de) l.m.
Klippel-Feil’s syndrome
Malformation familiale, vraisemblablement héréditaire, de la colonne vertébrale cervicale, due à l’absence congénitale d’une ou plusieurs vertèbres cervicales ou à leur atrophie avec tassement, et donnant au malade l’aspect d’« homme sans cou ».
Elle est caractérisée également par un spina-bifida allant de la base du crâne aux premières vertèbres thoaciques. Les mouvements de la tête, qui est enfoncée dans les épaules, sont très limités. Des troubles névritiques et respiratoires peuvent se produire du fait de la compression exercée. Le tassement et la réduction des vertèbres peuvent s’étendre à toute la colonne (télescopage de Bar). On observe occasionnellement d’autres malformations : anomalies costales, fissure du palais, aplasie du muscle sternocléidomastoïdien, ankylose des phalanges, syndactylie, anomalies dentaires, agénésie du méat auditif externe, surdité, débilité mentale, etc.
M. Klippel, neurologue et psychiatre français et A. Feil, neurologue français (1912)
Syn. syndrome de la réduction numérique cervicale, agénésie vertébrale cervicale, hommes sans cou
knuckle pads l.m.p.
Kojewnikow (syndrome de) l.m.
Kojewnikow's syndrome
Syndrome épileptique associant des clonies permanentes localisées à une hémiface, un segment de membre, à des crises somatomotrices dans le même territoire, prenant souvent une marche jacksonienne, et à des crises généralisées.
Deux groupes sont actuellement individualisés :
- le syndrome de Kojevnikov classique, symptomatique d'une lésion du cortex rolandique, fixe, d'étiologie connue (vasculaire, tumorale, malformative). La sémiologie neurologique est stable. Le traitement neurochirurgical de la lésion est habituellement efficace sur l'évolution de l'épilepsie ;
- le syndrome de Rasmussen, plurisymptomatique, associant des crises partielles complexes, des myoclonies, des anomalies électroencéphalographiques paroxystisques focales ou diffuses, un déficit neurologique progressif et un affaiblissement intellectuel. Il s'agit là d'arguments en faveur d'une encéphalite chronique évolutive
A. Kojewnikow, neuropsychiatre russe (1895) ; T. Rasmussen, neurologue canadien (1958)
Syn. épilepsie partielle continue
koniocertex n.m.
koniocortex
Variété de néocortex hétérotypique formé microscopiquement, comme tout néocortex, de six couches cellulaires, mais à développement inégal, où la couche prédominante est la couche granulaire externe (IV) particulièrement développée, reconnaissable à l'œil nu par la présence en son milieu d'une strie grise (strie de Gennari), et réalisant le type même du cortex sensoriel.
Il en est ainsi du cortex visuel primaire (cortex strié ou aire 17 de la classification de Brodmann), situé sur les berges de la scissure calcarine avec laquelle il pénètre dans la profondeur du lobe occipital.
Étym. gr. konios : poudreux
Syn. idiocortex, isocortex granulaire, néocortex granulaire, néopallium granulaire
Kyasanur (maladie de la forêt de) l.f.
Kyasanur’s forest disease
Arbovirose transmise par des tiques, parfois responsable d'une encéphalite en Inde.
Kyasanur (virus de la forêt de) l.m.
Virus à ARN appartenant à la famille des Flaviviridae, au genre Flavivirus, qui sévit au Sud-Ouest de l’Inde et est transmis à l’Homme par une morsure de tique.
Il provoque un syndrome fébrile avec céphalées, myalgies, adénopathies superficielles, éruption cutanée, suivi d’une défervescence thermique puis d’une reprise de la fièvre avec manifestations neurologiques centrales. Le pronostic en est généralement bénin.
kyste amygdaloïde l.m.
branchial cyst, lateral cervical cyst, amygdaloid cyst
Kyste bénin siégeant à la partie antéro-externe du cou et se développant aussi bien sur les vestiges des arcs branchiaux que sur des inclusions embryologiques de glandes salivaires au sein de ganglions cervicaux.
Quelle que soit leur origine, ce sont des kystes de 2 à 5 cm de diamètre, bordés d’un épithélium malpighien régulier kératinisant, stratifié ou pseudostratifié, reposant sur un chorion contenant de très nombreux follicules lymphoïdes, ce qui les a fait improprement appeler amygdaloïdes. Ils contiennent du mucus et parfois des produits de desquamation. Ils doivent être distingués des métastases ganglionnaires à forme kystique d’un épithélioma amygdalien.
Étym. gr. amugdalé : amande
Syn. kyste du sinus cervical, kyste branchial, kyste de la deuxième fente
kyste cervical latéral l.m.
Kyste ectoblastique développé sur un reliquat du sinus cervical
Il siège le plus souvent dans la région sous-angulomandibulaire, au bord ventral du muscle sternohyoïdien. On peut en retrouver sur toute la hauteur du bord ventral de ce muscle.
kyste du canal de Nück l.m.
cyst of Nück's canal
Dilatation kystique du péritoine qui accompagne le ligament rond au niveau de son insertion dans la grande lèvre ; c'est l’équivalent chez la femme de l'hydrocèle chez l'homme.
Petit, il est volontiers muet et découvert par hasard ; plus volumineux, il est source de gêne, de tiraillements, accentués par la pression ou le port de vêtements ajustés. L'examen retrouve une tuméfaction siégeant dans l'aine, dans le mont de Vénus ou au sein de la moitié supérieure et antérieure de la grande lèvre. Son volume varie de celui d'une noix à celui d'un point et sa consistance, ferme et élastique sans jamais être réductible ni impulsive à la toux.
A. Nück, anatomiste néerlandais (1691)
Syn. hydrocèle du canal de Nück
kyste du sinus cervical l.m.
lacunes latérales du sinus sagittal supérieur l.f.p.
lacunae laterales sini sagittalis superioris (TA)
lateral lacunae of superior sagittal sinus
Petits diverticules latéraux du sinus sagittal supérieur dans l’épaisseur de la dure-mère.
lacunes uréthrales l.f.p
lacunae urethrales (TA)
urethral lacunae
Petites dépressions tubulaires siégeant sur la muqueuse de l’urèthre spongieux, depuis la valvule de la fosse naviculaire de l’urèthre jusqu’à la limite de la portion membraneuse de l’urèthre.
Elles sont creusées très obliquement vers la racine du pénis, dans l’épaisseur de la paroi de l’urèthre. Les grandes lacunes, au nombre de douze environ, sont disposées en une série linéaire médiane sur la face dorsale du canal. Les petites lacunes, plus nombreuses, sont le plus souvent également disposées en séries linéaires, surtout sur les faces dorsale et latérale de l’urèthre.
G. B. Morgani, anatomiste italien (1682-1771) ; A.von Haller, physiologiste, anatomiste, chirurgien et botaniste suisse (1708-1777)
Syn. anc. lacunes de Morgagni, sinus muqueux, sinus de Morgagni, sinus de Haller
Lambrinudi (opération de) l.f.
Lambrinudi’s procedure
Double arthrodèse sousastragalienne (sub-talaris) et médiotarsienne (tarsi transversa) avec effet d’arthrorise.
Elle est indiquée dans le pied équin paralytique. L’effet d’arthrorise est obtenu en fixant l’astragale en flexion prononcée par rapport au scaphoïde tarsien.
C. Lambrinudi, chirurgien orthopédiste italien (1927)
lame du sternum l.f.
lame granulaire externe de l'isocortex [Lame II] l.f.
lamina granularis externa isocorticis [Lamina II] (TA)
→ couche granulaire externe de l'isocortex
[external granular layer of isocortex layer II]
lame granulaire interne de l'isocortex [Lame IV] l.f.
lamina granularis interna isocorticis [Lamina IV] (TA)
→ couche granulaire interne de l'isocortex
[internal granular layer of isocortex layer IV]