ovogenèse n.f.
oogenesis,
Ensemble des étapes qui, dans les ovaires, aboutissent à la formation, à partir des cellules germinales primitives, d’un ovule apte à être fécondé.
La lignée cellulaire de l’ovogénèse comporte les ovogonies primaires et secondaires et les ovocytes.
→ gamétogenèse, spermatogenèse, ovogonie
Édit. 2017
ovotestis n.m.
Coexistence au sein de la même gonade, en proportions diverses, de tissus de spécificité testiculaire et ovarien
L’affection est souvent découverte par la biopsie gonadique, chez des sujets de morphotype masculin, hypoandres, avec des signes d’ambiguïté sexuelle. Elle conduit à la castration chirurgicale.
Édit. 2017
oxyhémoglobine (dissociation de l') l.f.
oxyhemoglobin dissociation
Réaction limitée de fixation et de libération entre l'oxygène et l'hémoglobine.
Comme le nombre de molécules d'Hb dans un volume donné, celui du globule rouge notamment, est limité, celui-ci ne peut fixer qu'un nombre limité de molécules d’oxygène : même si la PO2 augmente, à partir d'un certain moment il y a saturation. Par contre s'il y a de nombreuses molécules d'Hb désoxygénées, la fixation des molécules d’oxygène est facile et linéaire à la PO2. La courbe traduisant ce phénomène (courbe de Barcroft) est une sigmoïde, asymptotique au voisinage de la limite de saturation (150 mm de Hg) tandis qu'elle est assez linéaire entre 40 et 20 mm de Hg). La P50 (de l'ordre de 3,6 kPa = 27 mm de Hg) est la pression partielle d’oxygène correspondant à la demi-saturation, c'est-à-dire que la moitié des molécules d'Hb ont fixé une molécule d’oxygène. Si l'affinité diminue, notamment parce que des molécules de CO2 sont fixées sur l'Hb, la P50 doit être plus élevée (cas du sang veineux), au contraire s'il y a peu de CO2 l'affinité augmente et la P50 peut être plus faible (cas du sang artériel). Ainsi, dans les capillaires de la grande circulation le CO2 venant des tissus chasse l’oxygène du globule rouge, tandis que dans les capillaires pulmonaires le CO2 s'échappant dans les alvéoles laisse une plus grande place pour la fixation de l’oxygène (l'affinité devient plus grande - effet Bohr). La dissociation de l’oxygène va en sens opposé de celle du CO2 ; ces deux réactions se font à pH sensiblement constant mais l'entrée et la sortie du CO2 dans le globule rouge entraîne un passage d'eau et de chlore en sens inverse.
Les principaux facteurs modifiant l'affinité de l'Hb pour l’oxygène sont la concentration en ions H+, la PCO2, la concentration intraérythrocytaire en 2,3 DPG et la température.
C. Bohr, physiologiste danois (1904)
Édit. 2017
pachyonychie congénitale de Jadassohn-Lewandowsky l.f.
pachyonychia congenita, Jadassohn-Lewandowsky syndrome
Affection cutanée transmise en hérédité autosomique dominante apparaissant chez le nouveau-né ou le jeune enfant, caractérisée par l'association de pachyonychie des mains et des pieds avec hyperkératose sousunguéale, de kératodermie palmoplantaire en ilots avec hyperhidrose, de kératose cutanée disséminée folliculaire ou en plaques, et de leucokératose des muqueuses, généralement localisée à la langue.
J. Jadassohn et F. Lewandowsky, dermatologistes allemands (1906)
Syn. syndrome ou maladie de Jadassohn-Lewandowsky (1906), kératodermie disséminée circonscrite
PAFAH1B1 gene sigle angl. pour platelet activating factor acetylhydrolase 1b regulatory subunit 1
Gène localisé en 17p13.3 codant pour une sous-unité du complexe facteur activateur des plaquettes–acétyl hydrolase1B (platelet activating factor acetyl hydrolase 1B) qui est impliqué dans les mouvements de migration neuronale essentiels pour le développement et la fonction du cerveau.
Indépendamment de ce complexe ce gène est impliqué dans l’organisation du cytosquelette.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la lissencéphalie, du syndrome de Miller-Dicker.
Syn. LIS1, LIS2, lissencephaly 1 protein, MDCR, platelet-activating factor acetylhydrolase 1b, regulatory subunit 1 (45kDa), platelet-activating factor acetylhydrolase, isoform Ib, subunit 1 (45kDa)
→ lissencéphalie, Miller-Dieker (syndrome de)
palissade n.f.
→ dégénérescence rétinienne palissadique
pannicule adipeux de l'hypoderme abdominal l.m.
panniculus adiposus telae subcutaneae abdominis (TA)
fatty layer of subcutaneous tissue of abdomen
Pannicule adipeux de la paroi abdominale.
papillomatose géante mucocutanée pseudo-épithéliomateuse l.f.
Néoformation à malignité atténuée et à aspect végétant, localisée dans la région anogénitale.
D'origine virale pour certains, elle est considérée par d'autres comme une lésion précarcinomateuse, un carcinome spinocellulaire à faible malignité ou un carcinome verruqueux.
H. Grisson chirurgien et E. Delbanco, dermatologiste allemands (1915)
Syn. condylome géant de Buschke-Löwenstein, précancérose condylomatoïde de Unna (ou Grisson-Delbanco, condylomatose floride pseudocarcinomateuse
paralysie des cordes vocales du nouveau-né et du nourrisson l.f.
infant's vocal fold paralysis
Paralysie des adducteurs de la glotte chez le nouveau-né ou le nourrisson.
Chez certains nourrissons, l'attention est attirée par une dyspnée laryngée avec émission conservée de certains sons. Chez l'enfant, non anesthésié, la laryngoscopie montre des cordes vocales restant en permanence en position médiane. Souvent accompagnée de troubles transitoires de la déglutition, cette paralysie peut être la conséquence d'un traumatisme obstétrical grave. Mais elle peut être due à un retard de maturation, dans ce cas elle disparaît le plus souvent au fil des semaines.
Le traitement est l'intubation de l'enfant tant qu'il n'a pas récupéré une motricité convenable des cordes vocales.
Chez certains enfants l'existence d'une voix bitonale attire l'attention, la laryngoscopie montre la paralysie d'une seule corde vocale. On a souvent la notion d'un traumatisme à la naissance avec paralysie du nerf phrénique ou du plexus brachial homolatéral entraînant une paralysie récurrentielle. Une masse tumorale médiastinale ou une séquelle d'intervention thoracique, en particulier pour atrésie de l'œsophage (paralysie récurrentielle gauche), peuvent aussi aussi être en cause.
paralysie des deux abaisseurs l.f.
double depressor paralysis
Paralysie congénitale des muscles droit inférieur et oblique supérieur du globe oculaire.
parenchyme n.m.
Ensemble de cellules fonctionnellement spécialisées d'un tissu ou d'un organe, en association avec un tissu conjonctif de soutien ou stroma
paroi interne de la caisse du tympan l.f.
→ paroi labyrinthique de la cavité tympanique
paroi jugulaire de la cavité tympanique l.f.
paries jugularis cavi tympani (TA)
jugular wall of tympanic cavity, floor of tympanic cavity
Plancher de la cavité tympanique.
En forme de gouttière il est en contre bas de l’orifice tympanique du méat auditif externe, disposition qui facilite la rétention de pus dans les inflammations de la cavité tympanique. Cette paroi inférieure de la cavité tympanique répond à la fosse jugulaire et au bulbe supérieur de la veine jugulaire interne. En général mince, voire déhiscent, avec saillie de la veine jugulaire sous la muqueuse tympanique, ce plancher peut être épais et creusé de cavités cellulaires dans une lame de tissu compact.
Syn. anc. plancher de la caisse du tympan, récessus hypotympanique
paroi labyrinthique de la cavité tympanique l.f.
paries labyrinthicus cavi tympani (TA)
labyrinthine wall of tympanic cavity, medial wall of tympanic cavity
Paroi médiale de la cavité tympanique qui répond à l’oreille interne.
Sa partie centrale est occupée par le promontoire de la cavité tympanique. Au-dessous du promontoire, à la limite entre la paroi labyrinthique et la paroi jugulaire de la cavité, s’ouvre l’orifice supérieur du canalicule tympanique prolongé sur le promontoire par le sillon du promontoire ; ils livrent passage au nerf tympanique. Au-dessus et en arrière du promontoire s’ouvre la fenêtre du vestibule au fond de la fossette de la fenêtre du vestibule. Au-dessous et en arrière du promontoire s’ouvre la fenêtre de la cochlée au fond de la fossette de la fenêtre de la cochlée. En arrière du promontoire, dans l’intervalle des fenêtres du vestibule et de la cochlée, se situe le sinus tympanique séparé de la fossette de la fenêtre du vestibule par le subiculum du promontoire et de la fossette de la fenêtre de la cochlée par le cubiculum du promontoire ou crête de la fenêtre de la cochlée. Au-dessus et en arrière de la fossette de la fenêtre du vestibule se situe le relief cylindroïde soulevé par la deuxième portion du canal du nerf facial. Une légère dépression sépare ce relief de la saillie déterminée par le canal semi-circulaire latéral. En avant et au-dessus de la fenêtre du vestibule et du promontoire court le canal du muscle tenseur du tympan. L’orifice postérieur du canal, s’ouvre après un court segment de déhiscence de la paroi externe du canal, sur une formation lamellaire incurvée et saillante, le processus cochléariforme.
Syn. anc. paroi interne de la caisse du tympan
paroi mastoïdienne de la cavité tympanique l.f.
paries mastoideus cavi tympani (TA)
mastoid wall of tympanic cavity, posterior wall of tympanic cavity
Paroi postérieure de la cavité tympanique à la partie supérieure de laquelle s’ouvre l’aditus ad antrum mastoïdien qui donne accès à l’antre mastoïdienne ; cet orifice est placé en arrière et dans le prolongement du récessus épitympanique ; à l’angle inférieur de l’orifice d’entrée de l’aditus ad antrum mastoïdien se trouve une échancrure sur laquelle s’appuie l’extrémité postérieure de la branche courte de l’incus.
Au-dessous de l’aditus, en regard du sinus tympanique, s’élève l’éminence pyramidale située à hauteur du subiculum du promontoire ; le sommet de l’éminence est creusé d’un orifice d’où s’échappe le tendon du muscle stapédien. Entre l’éminence pyramidale en dedans et le sillon tympanique en dehors s’ouvre l’orifice de sortie du canal de la corde du tympan. Au-dessous de ces reliefs la paroi mastoïdienne, creusée de cellules, est parfois marquée par une éminence en rapport avec la base du processus styloïde. La paroi mastoïdienne est creusée par deux canaux osseux, l’un postérieur, le segment vertical du canal du nerf facial, l’autre, en avant de lui, très court, le canal du muscle stapédien.
Syn. anc. paroi postérieure de la caisse du tympan
paroi postérieure de la caisse du tympan l.f.
→ paroi mastoïdienne de la cavité tympanique
paroi vestibulaire du conduit cochléaire l.f.
paries vestibularis ducti cochlearis ; membrana vestibularis ducti cochléaris (TA)
Paroi supérieure du canal cochléaire (limaçon membraneux)
Elle est constituée, de dedans en dehors, par un endothélium, une membrane basale ou vitrée et une couche conjonctive se continuant par le périoste de la rampe vestibulaire.
E. Reissner, anatomiste allemand (1824-1878)
Syn. anc. membrane de Reissner
pars limitans du noyau latéral l.f.
Fibres de substances blanches (capsule externe et bras temporal de la commissure antérieure) qui, près du claustrum, morcellent le noyau latéral formant des ilots qui séparent le noyau latéral du noyau endopiriforme et du claustrum
partie annulaire de la gaine fibreuse des doigts de la main l.f.
pars annularis vaginae fibrosae digitorum manus (TA)
annular part of fibrous sheath of digits of hand
Partie annulaire résistante de la gaine fibreuse des tendons fléchisseurs des doigts.
Elle est insérée sur les crêtes osseuses marginales qui marquent les bords latéraux de la face antérieure de chaque phalange.
Syn. anc. ligament vaginal des tendons fléchisseurs des doigts, ligament annulaire des doigts de la main
partie latérale de la veine du lobe moyen du poumon droit l.f.
pars lateralis venae lobi medii pulmonis dextri (TA)
lateral part of middle lobe vein of right lung
Tronc veineux profond du lobe moyen du poumon droit formé par la réunion de la veine intersegmentaire du lobe moyen et de la veine latérale interlobaire inférieure du lobe moyen.
Il s’unit à la partie médiale de la veine du lobe moyen du poumon droit pour former la veine pulmonaire supérieure droite
Syn. anc. tronc scissural inférieur du poumon droit
partie lombaire du muscle longissimus du thorax l.f.
pars lumbalis musculi longissimi thoracis ; divisio medialis musculi erectoris spinae lumborum (TA)
lumbar part of longissimus thoracis ; medial division of lumbar erector spinae.
Etage lombaire du muscle longissimus du thorax
→ muscle longissimus du thorax
PAS (coloration par le) l.f. sigle angl. pour Periodic Acid Shiff
PAS stain
R. D. Hotchkiss, microbiologiste américain (1948); J. F. A. McManus, anatomopathologiste canadien (1946)
Syn. coloration de Hotchkiss-McManus
→ Hotchkiss-McManus (coloration de), acide périodique
patella (ostéochondrite de la) l.f.
Larsen-Johansson disease
Ostéochondrose de la patella entraînant chez l’adolescent, douleur et gonflement du genou.
Deux formes principales peuvent être distinguées selon la localisation à la pointe ou à la base de l’os.
1 - la patellite de la pointe: la radiographie montre des irrégularités osseuses au niveau de l’insertion du tendon rotulien sur la rotule.
2 - la patellite de la base: des irrégularités siègent le long de la base du bord supérieur de l’os.
Dans les deux cas, il semble s’agir d’une enthésite, maladie des insertions, sur un os en voie de croissance.
C. M. F. Sinding-Larsen, médecin norvégien (1921) ; S. C. Johansson, chirurgien suédois (1922)
Syn. ostéochondrite de la rotule (obs.), patellite des adolescents, patellite de croissance, ostéochondrose de la patella, maladie de Larsen-Johansson
[I1,I2]
Édit. 2017
patellite des adolescents l.f.
Larsen-Johansson’s disease
C. M. F. Sinding-Larsen, médecin norvégien (1921) ; S. C. Johansson, chirurgien suédois (1922)
Syn. patellite de croissance
→ rotule (ostéochondrite de la)
périartérite noueuse (manifestations digestives de la) l.f.p.
- des douleurs abdominales avec nausées, vomissements,
- un tableau pseudochirurgical de cholécystite, appendicite, infarctus mésentérique, perforation intestinale, pancréatite, etc.