Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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télomérase n.f.

telomerase

Enzyme catalysant la synthèse de l'ADN "télomérique" de l'extrémité des chromosomes.
Son activité ne se déclenche que sur des télomères raccourcis. C'est une ribonucléoprotéine qui utilise son propre ARN comme matrice pour l'addition des séquences télomériques en 3'. L'activité de la télomérase n'est pas détectée dans les cellules normales, mais elle est activée dans les cellules cancéreuses où elle leur confère une possibilité indéfinie de multiplication.

temps de doublement l.m.

doubling time

Espace de temps pendant lequel le nombre de cellules d'une colonie cellulaire est multiplié par 2.
Le terme est le plus souvent appliqué à une tumeur. Le doublement de l'effectif cellulaire correspond à un doublement du volume, à un accroissement de 26% du diamètre. Le temps de doublement est égal, en l'absence de pertes cellulaires, au rapport Tc / g de la durée moyenne du cycle (Tc) et du coefficient de prolifération (g); il représente le temps de doublement potentiel. Le temps de doublement effectif est augmenté s'il y a des pertes de cellules, par mort ou migration.

tératome n.m.

teratoma

Formation tumorale constituée d'une variété de cellules ou de tissus par définition étrangers à la région qui l'abrite mais provenant du développement, à des stades variés, y compris jusqu'au stade adulte (tératome adulte ou mature), d'un ou de plusieurs des trois feuillets embryonnaires (tératome uni- ou pluritissulaire), ce qui explique son polymorphisme histologique ; mais il existe presque toujours une composante neuroépithéliale.
 Suivant le degré de maturation ou de différenciation des tissus produits par la tumeur, on distingue les tératomes matures ou bénins constitués de tissus bien différenciés dérivés d’un ou deux ou trois feuillets embryonnaires ( les dérivés du tissu ectodermique sont les plus représentés) et les tératomes immatures, malins,(parfois nommés térato-carcinome) produisant des tissus embryonnaires, plus ou moins identifiables, le plus souvent capables d’élaborer de l’α-fœto-protéine. L’immaturité ou la régression tumorale peuvent aller jusqu’à la production de tissu placentaire (chorio-carcinome) ou de tissu vitellin (tumeur vitelline caractérisée par la production de globules hyalins, PAS et α-fœto-protéine positifs).
C’est une tumeur rare de l'enfant et de l'adulte jeune, appartenant au groupe des tumeurs germinales (ovaire, testicule), prenant naissance dans les gonades ou dans d'autres territoires tels que médiastin, rétro-péritoine, hypophyse. Les tératomes sacro-coccygiens, à développement exo- ou endo-pelvien sont fréquents et peuvent être diagnostiqués pendant la vie fœtale.
C’est une volumineuse tumeur bosselée, irrégulière, plus ou moins infiltrante, hétérogène à la section, où les zones kystiques alternent avec des zones denses, riches en os, en cartilage et en cheveu. Dans le système nerveux, plus de la moitié siègent dans la région pinéale ou parapinéale et prédominent dans le sexe masculin. Les autres s'observent dans la région sellaire, la fosse postérieure et la région sacrococcygienne, associées à un spina bifida. Le degré de malignité d'un tératome est généralement en fonction inverse du degré de différenciation tissulaire. Certaines de ces tumeurs ne comportent que des tissus parfaitement différenciés : elles sont dites matures. D'autres possèdent un contingent de cellules immatures : elles vont subir une évolution maligne d'autant plus fréquente qu'elles sont immatures.
Les tératomes sont peu sensibles à la radiothérapie et à la chimiothérapie.

Étym. gr. teras, teratos : monstre ; -ome : suffixe signifiant tumeur

Syn. dysembryome, tumeur dysembryoplasique

tétraspanine n.f.

tetraspanin

Famille de protéines à 4 domaines transmembranaires observées chez les eucaryotes multicellulaires aux multiples fonctions dont l’adhérence cellulaire, l’activation de la mobilité, la prolifération cellulaire.
La tetraspanine CD9 a été très étudiée dans le cancer dont elle facilite le développement. Il a été aussi récemment montré que sa surexpression dans les cellules épithéliales pariétales de la capsule de Bowman au cours de la hyalinose segmentaire et focale favorisait la migration de ces cellules vers les capillaires glomérulaires aux quels elles s’attachent avant de les détruire. 

hyalinose segmentaire et focale

[C1, F2, M1]

Édit. 2020

thèque nævique l.f.

naevus cell nest

Amas de cellules næviques caractéristique des proliférations nævocellulaires.
C'est ce groupement qui permet, en l'absence de marquage spécifique, d'identifier les cellules næviques de Unna. Ces thèques næviques, qui doivent toutefois être distinguées des nids intraépidermiques de Darier ou microabcès de Pautrier observés dans le mycosis fongoïde et auxquels parfois certains donnent également le nom de thèques, sont soit intradermiques, soit jonctionnelles, soit intraépidermiques.

Étym. gr. thêkê : boîte, étui

thésaurismose n.f.

thesaurismosis

Affection métabolique caractérisée par une accumulation de composés lipidiques, glucidiques ou autres, dans les cellules du système histiocytes-macrophages, p. ex. les cellules de Kupffer.
P. ex., la maladie de Gaucher (ou thésaurismose à glucosylcéramide) est observée surtout chez les filles et due à un déficit en bêtaglucosidase.
La maladie de Fabry (ou angiokeratoma corporis diffusum) est une maladie héréditaire, liée au chromosome X, due à un déficit en galactosidase entrainant une accumulation de sphingolipides (syn. maladie d'Anderson).

E. Gaucher, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1882), J. Fabry, dermatologue allemand (1898) ; W. Anderson, dermatologue et chirurgien britannique (1898)

Étym. lat. thesaurus : trésor

thrombospondine n.f.

thrombospondin

Glycoprotéine de masse moléculaire 450 kDa, sécrétée des plaquettes sanguines sous l'effet de la thrombine ou d'autres activateurs physiologiques, qui potentialise l'agrégation plaquettaire.
Cette protéine multifonctionnelle ubiquitaire appartient à une famille de protéines (la famille des TSPs), codées par des gènes distincts, qui sont impliquées dans les phénomènes de migration, prolifération et différenciation cellulaires.
Elle favorise l'adhésion des cellules hématopoïétiques dans la moelle osseuse et l'attachement de nombreuses cellules normales et pathologiques à la paroi vasculaire. Elle se comporte comme un inhibiteur physiologique de l'angiogénèse et de la mégacaryocytopoïèse. La séquence responsable de ces adhésions a été identifiée à l'hexapeptide CSVTCG (cystéine- sérine-valine-thréonine-cystéine-glycine).

J. W. Lawler, biologiste américain (1978)

Sigle TSP

THSD7A

thyrocytes n.m.p

thyrocytes

Cellules vésiculaires de la glande thyroïde qui élaborent les iodothyronines.
Ce sont des cellules épithéliales munie de villosités apicales qui entourent les follicules contenant la substance colloïde.

Étym. gr. thyroeides : en forme de porte, kutos : cellule (L’orthographe thyroeides est due à une faute de copiste dans Oribase, à la place de thyreoeides : en forme de bouclier, étym. retenue par Galien. Littré a vainement essayé de rectif

glande thyroïde

T-indépendant adj.

thymus-independent.
Ne dépendant pas du thymus ou des cellules T.
Les antigènes T-indépendants induisent la production d'anticorps en l'absence de cellules Th. La plupart des vaccins constitués de polyosides sont T-indépendants.

tissu conjonctif l.m.

Tissu de liaison qui entoure, emballe et réunit les organes.
Provenant du mésenchyme embryonnaire, ce tissu est formé de cellules étoilées baignant dans une substance fondamentale gélatineuse traversée de fibres. Le derme, le cartilage, le tissu osseux, le sang sont tous des tissus conjonctifs dans lesquels les cellules sont différenciées et la substance fondamentale différente. Une des propriétés essentielles des tissus conjonctifs est leur pouvoir de se substituer l’un à l’autre.

Étym. lat. cum : avec, junctum : joint

tissu de granulation l.m.

granulation tissue

Système de proliférations conjonctives bourgeonnantes apparaissant au cours de la réparation tissulaire d'une inflammation, et, par extension, tout tissu conjonctif jeune, riche en néocapillaires et en cellules, représentant le début d'une organisation conjonctive.
Y participent les fibrocytes devenant des fibrocytes activés ou fibroblastes, les cellules endothéliales des capillaires préexistants engendrant des néocapillaires, les myofibroblastes, les fibroclastes, les macrophages, des polynucléaires.

tissu lymphoïde périphérique ou secondaire l.m.

peripheral lymphoid tissue

Ensemble des tissus lymphoïdes formé par les ganglions, la pulpe blanche de la rate et les formations lymphoïdes associées aux muqueuses.
Ces tissus sont le lieu de la différenciation terminale des lymphocyes T et B et du passage des lymphocytes sanguins vers le tissu lymphoïde à travers des veinules postcapillaires. Ces tissus sont organisés en zones riches en cellules B (follicules lymphoïdes primaires, centres germinatifs) et en zones riches en cellules T (ex : cortex profond des ganglions).

MALT

tonsille palatine l.f.

tonsilla palatina (TA)

palatine tonsil

Volumineux amas de follicules clos lymphoïdes, en forme d’amande, logé dans la fosse tonsillaire, en arrière de l’isthme du gosier, entre l’arc palato-glosse et l’arc palato-pharyngien, sur chacune des faces latérales de la partie orale du pharynx.
Le tissu lymphoïde est entouré d’une capsule plus résistante, la capsule tonsillaire. La face médiale, libre, est  recouverte par un épithélium malpighien qui s’invagine profondément dans le tissu lymphoïde sous-jacent pour former les cryptes tonsillaires. Le tissu lymphoïde qui borde les cryptes contient des follicules semblables à ceux des ganglions lymphatiques. La mise en contact direct des antigènes parvenus par voie aérienne au niveau des cryptes permet leur reconnaissance par le tissu lymphoïde amygdalien.
Certaines cellules épithéliales des cryptes, appelées cellules fongiformes, permettent la translocation des antigènes particulaires vers le tissu lymphoïde et l'induction d'une réponse immunitaire.

Étym. lat. tonsilla : amande, amygdale

Syn. anc. amygdale palatine

TP53 gene sigle. angl. pour Tumor protein p53, ou cellular tumor antigen p53

Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine appelée tumor protein p53 (ou p53), qui entre dans le groupe des gènes suppresseur de tumeur en régulant la division cellulaire, en empêchant les cellules de croître et de se diviser trop rapidement ou d’évoluer dans une voie incontrôlée.
Les études d’épidémiologie moléculaire ont démontré de manière formelle que les altérations du gène p53 étaient dues à l’exposition à des carcinogènes dans les cas de cancers bronchiques (tabac), cutanés (rayons UV) ou hépatiques (alcool) et dans les pays en voie de développement (exposition à l’aflatoxine B1), pour lesquelles les mécanismes de réparation du génome n'ont pas fonctionné.
L’inactivation de TP53 par mutation génique intervient dans la genèse de nombreux cancers : sein, ovaire, vessie, des cellules squameuses de la tête et du cou, peau, autres tumeurs, syndrome de Li-Fraumeni.

Syn. antigen NY-CO-13, cellular tumor antigen p53, P53, P53 tumor suppressor, P53_HUMAN, phosphoprotein p53, transformation-related protein 53, TRP53, tumor protein p53 (Li-Fraumeni syndrome), tumor suppressor p53

Li Fraumeni (syndrome de), p53

[Q1,O3,M2]

trabéculum n.m.

Le trabéculum est une voie d’écoulement de l’humeur aqueuse.
La voie d’écoulement principale  de l’humeur aqueuse est  formée successivement par le  trabéculum, le canal de Schlemm et les canaux collecteurs.
Le trabéculum  est une bande de tissus filtrant disposé  en anneau qui tapisse la paroi cornéo-sclérale  et le fond ciliaire. On lui distingue trois parties dehors en dedans :
- le trabéculum uvéal  composé de  piliers ou fibres parallèles à la surface de la sclère et recouvrant l’éperon scléral et le sommet de l’angle.  Leur aménagement créé des espaces très larges et des orifices arrondis n’offrant pas de résistance réelle au passage de l’humeur aqueuse ;
– le trabéculum  cornéo-scléral  constitué de lames superposées tendues  en éventail et percées  d’orifices ou pores. Ceci ménage un labyrinthe dont les couloirs sont encore relativement larges et à l’état normal, ne représentent par un obstacle physique à l’écoulement de l’humeur aqueuse ;
– le trabéculum  juxta-canaliculaire  constitué de deux à cinq couches de cellules disposées en réseau au sein d’une matrice extracellulaire ou substance fondamentale, excrétée par ces cellules. Ce trabéculum a donc la structure d’un filtre comprenant un certain nombre de pores ; il représente le principal site de résistance à l’écoulement de l’humeur aqueuse.

traitement hiérarchique l.m.

hierarchical processing

Hypothèse dun traitement progressif de l'image à partir d'éléments très simples, les champs récepteurs circulaires concentriques, puis les champs récepteurs des cellules simples, puis complexes.
Cette hypothèse a été largement invalidée par la découverte de projections directes du corps géniculé latéral sur les cellules complexes.

transformation n.f.

transformation

1) En génétique, modification morphologique d'une cellule habituellement induite par un gène viral, s'accompagnant de propriétés de croissance indépendantes des facteurs exogènes.
P. ex., les cellules animales ayant subi l'action d'un agent cancérigène deviennent cancéreuses et transmettent ce caractère à toutes les cellules qu'elles engendrent.
L’infection in vitro de lymphocytes B par le virus d’Epstein-Barr permet d’obtenir une lignée lymphoblastoïde B qui se multiplie indéfiniment. Plusieurs gènes viraux (environ 8) sont impliqués dans ce phénomène. Les lignées lymphoblastoïdes se distinguent des lignées lymphomateuses dérivées de lymphomes, par une forte expression des molécules adhésives et des molécules du complexe majeur d’histocompatibilité. Les lignées lymphomateuses sont souvent résistantes à l’action des lymphocytes T cytotoxiques.
2) En bactériologie, acquisition d’ADN libre étranger par une bactérie dite compétente, suite à un contact direct entre ADN et cellule hôte.
Les molécules d’ADN qui pénètrent peuvent intégrer le génome de la cellule hôte par recombinaison.

transformation génétique, transformation bactérienne

trichoadénome n.m.

trichoadenoma

Tumeur bénigne rare, apparaissant à tout âge, siégeant généralement à la face et se manifestant sous forme d'un petit nodule ferme mesurant 3 à 5 cm de diamètre, composé histologiquement de nombreux kystes, délimités par quelques rangées de cellules épithéliales éosinophiles qui se kératinisent par l'intermédiaire d'une granuleuse, entre lesquels s'observent des amas tumoraux denses, constitués uniquement de cellules épithéliales.
Il s'agit d'une néoformation d'origine folliculaire et à différenciation infundibulaire. La lésion est stable. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale. Une tumeur un peu différente avait été décrite sous le même nom par les français Sézary et Lévy-Coblentz en 1933

A. Sézary, membre de l'Académie de médecine et G. Lévy-Coblentz, dermatologistes français, (1933) : W. Nikolowski, dermatologiste allemand (1958)

Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; aden : glande ; ôma : tumeur

trichoépithéliome n.m.

trichoepithelioma

Hamartome de l'appareil pilosébacé, localisé le plus souvent au visage.
La lésion solitaire se présente comme une papule lisse ressemblant à un carcinome basocellulaire débutant.
Les lésions multiples, connues sous l'appellation "épithéliomas adénoïdes kystiques" (Brooke) ou "trichoépithéliomas papuleux multiples" (Jarisch) correspondent à une affection autosomique dominante apparaissant à la puberté et caractérisée par la présence au visage, et principalement sur les paupières et dans les plis nasolabiaux, de nombreuses petites tumeurs rondes et translucides à disposition symétrique. De telles lésions, mal dénommées adénomes sébacés symétriques (type Balzer-Ménétrier), peuvent faire partie de l'épiloïa ou sclérose tubéreuse de Bourneville. Histologiquement, il s'agit de travées épithéliales et de cordons cellulaires, dont la structure rappelle celle du carcinome basocellulaire. On y observe toutefois une nette différenciation pilaire sous forme d'ébauches folliculaires et/ou de foyers kystiques pleins de lamelles kératinisées et entourés d'une ou plusieurs rangées de cellules basaloïdes, qui se terminent parfois par un prolongement épithélial "en queue de têtard". La tumeur, d'origine pilaire, dériverait, pour certains, du bourgeon épithélial primitif; pour d'autres, elle se développerait à partir de cellules indifférenciées pluripotentes. Il en existe une variété dite desmoplastique.

H. Brooke, dermatologiste britannique (1892) ; A. Jarisch Sr, dermatologiste autrichien (1894) ; F. Balzer et P. Menétrier, dermatologistes français (1885) ; D-M. Bourneville, neurologue français (1880)

Syn. épithélioma(s) adénoïde(s) kystique(s)

trométhamine n.m.

tromethamine

Amine organique accepteur de protons, l'acétate donne des solution très alcalines (pH entre 10,0 et 11,5) utilisées soit en perfusions en cas d'acidose, soit localement pour neutraliser une contamination acide ou combattre l'acidose des cellules lésées lors d'une brulure cutanée.
Contrairement aux autres alcalins qui ne pénètrent pas facilement dans les cellules, la solution d'acétate de tris-(hydroxyméthyl)-aminométhane (THAM ou TRIS) à 5% dans l'eau, permet à 30% du produit injecté dans le sang de passer dans l'espace intracellulaire. Cette propriété du THAM a été utilisée pour la réanimation après arrêt cardiaque mais il est considéré comme moins maniable que le bicarbonate de sodium car il peut provoquer des apnées. Le THAM a une action hypoglycémiante et il peut aussi amener une hyperkaliémie en cas d'insuffisance rénale. Il a été utilisé pour épurer le gaz carbonique des atmosphères confinées, dans les sous-marins notamment, car il est facilement régénérable, ce qui n'est pas le cas de la chaux sodée. Dans l'industrie alimentaire, on l'a utilisé en aspersion pour la conservation du poisson frais.
  

Syn. THAM, TRIS

trophectoderme n.m

trophectoderm

Ensemble des blastomères de la couche externe du blastocyste.
A partir du stade 8 cellules, les blastomères se polarisent et vers le stade 16 cellules, leur position n’est plus équivalente. Ceux qui occupent une position périphérique, appelés trophoblastes, forment le trophectoderme qui deviendra le placenta, ceux du centre forment la masse interne à l’origine de l’embryon. Le terme « trophectoderme » rappelle qu’il est contigu à l’ectoderme de l’embryon
blastomère, blastocyste,trophoblaste, placenta

[O6]

Édit. 2017/1

tuberculose génitale féminine l.f.

female genital tuberculosis

Localisation à l'appareil génital de la femme du bacille tuberculeux, le bacille de Koch.
Les aspects cliniques sont très variés, selon qu'il s'agit d'une forme aigüe, ou de lésions chroniques développées à bas bruit. La tuberculose salpingopéritonéale ascitique à révélation bruyante, l'ascite essentielle des jeunes filles, est devenue rarissime en France. Les formes latentes peuvent encore être responsables de localisation annexielle, tubaire, source de stérilité surtout dans la population de femmes migrantes, ou encore de lésions utérines endométriales à l'origine de synéchies, voire d'aménorrhée. Le diagnostic est fait par l'identification du BK dans le sang des règles ou par la biopsie de l'endomètre qui montre des cellules géantes entourées de cellules épithélioïdes, les follicules gigantocellulaires. Dans toutes ces formes, il est de règle de rechercher une localisation urinaire associée, tuberculose urogénitale.

tuberculose iléocaecale l.f.

ileocaecal tuberculosis

Contamination, par le bacille tuberculeux, de la région iléocaecale à partir d'un foyer extradigestif, le plus souvent pulmonaire, qui représente 80% des tuberculoses intestinales.
Le plus souvent il s’agit d’une contamination directe par un bacille d’origine bronchique, qui franchit la muqueuse et se localise dans les ganglions lymphatiques. Il peut exister aussi une dissémination hématogène ou une contamination de voisinage ; exceptionnellement une contamination par un bacille bovin ingéré. La tuberculose intestinale, qui avait disparu des pays développés, réapparait dans le monde dans le cadre des syndromes immunodéficitaires acquis. Les signes sont ceux d’une pathologie inflammatoire de la région iléocæcale et le diagnostic, en l’absence de contexte évocateur, est le plus souvent fait par l’anatomopathologie. Sur les pièces d’exérèse intestinale, on met en évidence des nodules miliaires séreux, des sténoses et des ulcérations, sièges d’une nécrose caséeuse et d’un infiltrat à cellules mononucléées avec une réaction de cellules épithélioïdes.

tumeur à cellules claires l.f.

clear cell tumor, sugar tumor

Tumeur bénigne exceptionnelle, à cellules claires régulières, sans atypies cytonucléaires.
Elles sont difficiles à différencier d'une métastase d'un cancer à cellules claires du rein.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur sucre

tumeur à cellules granuleuses l.f.

granular cell tumor

Tumeur bénigne, siégeant sur la langue (40% des cas), dans la peau (20% des cas) ou dans d'autres localisations, telles les muscles, l'oropharynx, les glandes salivaires, les voies respiratoires, etc., formant un nodule le plus souvent solitaire, bien circonscrit, saillant, parfois hyperkératosique, de consistance ferme, non douloureux.
Elle est caractérisée histologiquement par de volumineuses cellules ovoïdes, rubanées ou polygonales, parfois multinucléées, dont le cytoplasme, apparemment spumeux, est en fait chargé de fines granulations éosinophiles, positives au PAS, résistantes à l'amylase et faiblement colorables par le Soudan noir et à petit noyau ovalaire. L'épiderme est pseudocarcinomateux. L'origine de ces cellules a été longtemps discutée. La théorie myoblastique est actuellement abandonnée et la théorie histiocytaire n'a pas pu être confirmée. L'origine schwannienne, qui trouverait un appui dans la microscopie électronique et dans les données immunohistochimiques, semble la plus probable. L'évolution est lentement
progressive. L'excision chirurgicale amène la guérison. 

A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. myoblastome granulocellulaire, rhabdomyome granulocellulaire, tumeur d’Abrikossof

tumeur d'Abrikossof maligne, oncocytome

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