trisomie du bras court du chromosome 3 (tri 3p) l.f.
trisomy chromosome 3 (short arm)
Remaniement chromosomique parental équilibré du chromosome 3 par translocation ou insertion.
La traduction clinique est un déficit mental sévère avec souvent épilepsie et troubles du comportement. On note une rétraction temporale, des joues rebondies, une grande bouche aux coins tombants, un menton très petit. Le bec de lièvre et des cardiopathies sont fréquentes.
Southey (trocart de) l.m.
Petit trocart comportant une seule lame et plusieurs canules fines (tubes de Southey) que l’on introduit l’une après l’autre dans les tissus.
Cet appareil était utilisé pour le drainage des œdèmes sous-cutanés graves d’origine cardiaque.
R. Southey, médecin britannique (1878)
Syn. aiguille de Southey, canule de Southey, tube de Southey, tube de Southey-Leech
[B3]
Édit. 2018
trochanter (grand) l.m.
trochanter major (TA)
great trochanter
Tubérosité craniolatérale du fémur située à la jonction cervicodiaphysaire dans le prolongement de la diaphyse.
Sur sa face latérale (facies lateralis) s’insère le muscle moyen fessier (musculus gluteus medius) déterminant parfois le tubercule de Mouchet. Sur son bord ventral s’insère le muscle petit fessier (musculus gluteus minimus). Sur sa face médiale (facies medialis) on trouve la fossette trochantérienne (fossa trochanterica) où s’insère le muscle obturateur externe (musculus obturatorius externus) et, au-dessus de lui, le muscle obturateur interne (musculus obturatorius internus) et les deux muscles jumeaux pelviens (musculi gemelli superior et inferior) et le ligament ischiofémoral (ligamentum ischiofemorale). Son bord crânial donne insertion au muscle pyriforme (musculus pyriformis). Son bord caudal est marqué par la crête du muscle vaste latéral (musculus vastus lateralis).
A. Mouchet, chirurgien français (1869-1963)
→ Mouchet (tubercule de), fossette trochantérienne
trou sténopéique l.m.
stenopeic hole
Petit écran noir du diamètre d'un verre d'essai, percé en son centre d'un orifice d'environ 1 mm de diamètre.
Placé sur l'axe visuel, il améliore l'acuité visuelle en diminuant les cercles de diffusion.
tubercule n.m.
1- tuberculum (TA)
tubercle
En anatomie, petit nodule arrondi et proéminent situé à la surface d’un organe ou d’un os.
2- Lésion anatomo-pathologique élémentaire consistant en une masse nodulaire arrondie caractérisée histologiquement par un infiltrat cellulaire.
Celui-ci peut revêtir des aspects divers selon l’affection responsable (tuberculose, syphilis, lèpre, etc.).
3- Eminence secondaire de l’émail dentaire localisée en dehors de la surface occlusale et de l’arête marginale et ne jouant pas de rôle dans l’articulé dentaire.
Étym. lat. tuberculum, de tuber : tumeur
tubercule anormal de la dent l.m.
tuberculum anomale dentis (TA)
anomalous tubercle of tooth
1-Anomalie dentaire caractérisée par la présence d’une cuspide surnuméraire sur la partie antérieure de la face palatine de la première molaire supérieure permanente.
Cette cuspide est séparée de la cuspide mésio-linguale normale par un petit sillon et n’atteint pas la surface occlusale. Ce tubercule s’observe chez environ 65% des individus mais n’est bien développé que dans 15% des cas.
2-Par extension, nodule semblable à celui décrit sous 1, observé sur les deuxièmes et troisièmes molaires permanentes et même sur la deuxième molaire temporaire.
L.Bolk, anatomiste néerlandais (1866-1930)
Syn. anc. tubercule de Bolk, tuberculum impar
tubercule omental du foie l.m.
tuber omentale hepatis (TA)
omental tuberosity of liver
Eminence arrondie et saillante de la face inférieure du lobe gauche du foie, située en dedans de l’empreinte gastrique et en dehors de l’extrémité gauche de la porte du foie.
Elle répond, à travers le petit omentum, au tubercule omental du pancréas.
Syn. anc. tubercule épiploïque du foie
tumeur à cellules granuleuses l.f.
granular cell tumor
Tumeur bénigne, siégeant sur la langue (40% des cas), dans la peau (20% des cas) ou dans d'autres localisations, telles les muscles, l'oropharynx, les glandes salivaires, les voies respiratoires, etc., formant un nodule le plus souvent solitaire, bien circonscrit, saillant, parfois hyperkéra
Elle est caractérisée histologiquement par de volumineuses cellules ovoïdes, rubanées ou polygonales, parfois multinucléées, dont le cytoplasme, apparemment spumeux, est en fait chargé de fines granulations éosinophiles, positives au PAS, résistantes à l'amylase et faiblement colorables par le Soudan noir et à petit noyau ovalaire. L'épiderme est pseudocarcinomateux. L'origine de ces cellules a été longtemps discutée. La théorie myoblastique est actuellement abandonnée et la théorie histiocytaire n'a pas pu être confirmée. L'origine schwannienne, qui trouverait un appui dans la microscopie électronique et dans les données immunohistochimiques, semble la plus probable. L'évolution est lentement
progressive. L'excision chirurgicale amène la guérison.
A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. myoblastome granulocellulaire, rhabdomyome granulocellulaire, tumeur d’Abrikossof
→ tumeur d'Abrikossof maligne, oncocytome
tumeur praevia l.f.
tumor praevia
Formation solide ou liquide à développement pelvien qui, au cours de la grossesse, se projette au contact ou en regard du pôle inférieur du fœtus, p. ex. une tumeur de l'ovaire ou un fibrome prævia.
Une tumeur prævia est une indication à la césarienne car elle empêche l'engagement du fœtus dans le petit bassin et l'accouchement.
union binoculaire l.f.
binocular union
Pseudovision binoculaire imparfaite et cependant utilisable, rencontrée dans les strabismes de petit angle.
uréthromanométrie n.f.
urethromanometry
Examen urodynamique enregistrant la pression intra-uréthrale du col vésical au méat uréthral.
Elle permet l'étude du tonus de l'urèthre et de la transmission abdomino-urétrale par sphinctérométrie statique au repos (étude de la pression de clôture) et sphinctérométrie dynamique lors des efforts de toux.
La mesure de la pression dans l'urèthre peut être faite à l'aide d'un microcapteur placé sur une sonde de petit calibre ou selon la méthode perfusionnelle qui consiste à mesurer la résistance à un écoulement à débit constant (méthode de Brown et Wickham). L'urèthre n'étant pas une cavité mais un canal à lumière virtuelle, la pression n'est pas la même sur toute sa longueur ; les valeurs s'inscrivent sur une courbe : le profil de pression uréthrale. La valeur la plus significative de la qualité de l'appareil sphinctérien est la pression uréthrale maximum, qui devient la pression de clôture quand on soustrait la pression vésicale (normalement 80 ± 30 cm d'eau). La réalisation de l'examen pendant un effort de toux enregistre des pics de pression simultanés dans l'urèthre et dans la vessie, dont le rapport d'amplitude exprime le "coefficient de transmission uréthrale" (normalement 90% à 100% chez la femme continente). La compliance uréthrale peut être évaluée en réalisant des profils de pression uréthrale avec des sondes de calibre croissant : un urèthre compliant doit supporter des sondes 20 Ch sans augmentation significative de la pression uréthrale maximum.
L'enregistrement continu de la pression uréthrale maximum et de la pression uréthrale permet le dépistage des instabilités uréthrales.
M. Brown, médecin et physicien et J. E. Wickham, chirurgien urologue britanniques (1969)
→ sphinctérométrie, profil de pression uréthrale, pression de clôture uréthrale
utérus infantile l.m.
uterine hypoplasia
Utérus malformé par défaut de développement.
Le corps est de petit volume et le col, de petite taille, présente un orifice punctiforme. Il peut s’associer à une hypotrophie périnéale ou vaginale et à un rétrécissement pelvien.
Syn. utérus hypoplasique, utérus hypotrophique
→ utérus
vaginoscope n.m.
vaginoscope
Petit spéculum pour enfant permettant l’examen de la cavité vaginale de la petite fille.
[O1, O3]
Édit. 2019
valvules semi-lunaires des valves aortique et pulmonaire l.f.p.
valvulae semilunarium valvae aortae et tronci pulmonalis (TA)
semilunar cusps of aortic and pulmonary valves
Minces replis endothéliaux, au nombre de trois, annexés à chacun des orifices artériels du cœur.
Semi-lunaires et unies par leur bord adhérant à la paroi de l’artère correspondante, ces valvules limitent avec cette paroi trois poches en « nid de pigeon » dont la cavité est orientée vers la lumière artérielle. Leur bord libre présente, à sa partie moyenne, un petit renflement formé par un nodule fibreux. Continentes, elles empêchent le reflux de la colonne sanguine artérielle au cours de la diastole ventriculaire. Soumises à une pression plus forte, les valvules aortiques sont plus épaisses et plus résistantes que les valvules pulmonaires.
Syn. anc. valvules sigmoïdes
varicosité n.f.
varicosity, spider vein
1) Petit vaisseau veineux élargi situé dans le derme et devenant visible sous forme de ramifications violacées, le plus souvent sur les membres inférieurs, et pouvant témoigner d'une insuffisance du retour veineux.
Les varicosités peuvent aussi être observées (couperose) au niveau du visage (pommettes, ailes du nez). L’alcoolisme en constitue un facteur favorisant.
2) Le terme varicosité s’applique aussi aux neurones.
Les varicosités sont des renflements le long de l’axone qui assurent la libération (dite « en passant ») du neurotransmetteur aux cellules musculaires lisses artérielles.
Étym. lat. varix : varice
→ veine, éthylique, neurone, axone, neurotransmetteur
[H1, K4]
Édit. 2020
veine basilique de l'avant-bras l.f.
vena basilica antebrachii (TA)
basilic vein of forearm
Veine superficielle de l’avant-bras qui fait suite à la salvatelle du petit doigt et à l’extrémité médiale de l’arcade veineuse dorsale de la main.
Elle chemine sur le bord ulnaire de la face antérieure de l’avant-bras et se réunit, un peu au-dessus et en dehors de l’épicondyle médial, à la veine médiane basilique pour donner naissance à la veine basilique.
Étym. lat. basilica, du grec βασιλιϰὴ, sous-entendu οἰχία, maison, de βασιλιϰὸς, royal, de βασιλεὺς, roi. Royal, au sens de principal.
Syn. veine basilique antébrachiale, anc. veine cubitale superficielle
→ veine basique, veine basilique accessoire
[A1, K4]
Édit. 2020
veine émissaire occipitale l.f.
vena emissaria occipitalis (TA)
occipital emissary vein
Veine émissaire inconstante qui passe par un petit orifice de la protubérance occipitale.
Elle relie le confluent postérieur aux veines occipitales.
G. Sperino, anatomiste italien (1900)
Syn. anc. veine émissaire occipitale de Sperino
[A1, H1, H4]
Édit. 2020
veine gastrique droite l.f.
vena gastrica dextra (TA)
right gastric vein
Veine satellite de l’artère gastrique droite.
Elle nait par deux rameaux antérieur et postérieur, le long de la portion distale de la petite courbure gastrique. Elle s’abouche à la face antérieure de la veine porte dans le petit omentum. Elle est anastomosée par ses rameaux d’origine avec la veine gastrique gauche.
Syn. anc. veine pylorique
[A1, K4, L1 ]
Édit. 2020
veine gastrique gauche l.f.
vena gastrica sinistra (TA)
left gastric vein
Veine satellite de l’artère gastrique gauche.
Elle nait, au niveau de la partie haute de la petite courbure gastrique, par deux branches satellites des artères terminales de l’artère gastrique gauche. Dans le ligament gastro-pancréatique, elle longe le bord inférieur de l’artère gastrique gauche, puis se place en avant d’elle pour passer dans l’angle de bifurcation du tronc coeliaque, entre l’artère liénale et l’artère hépatique. Elle se jette dans la veine porte, près de son origine, le plus souvent en arrière du pancréas, parfois à la base du petit omentum. Elle reçoit toutes les veines satellites des branches collatérales de l’artère gastrique gauche. Ses branches d’origine cardio-oesophagiennes constituent, avec les veines oesophagiennes dépendant des veines azygos, une voie d’anastomoses porto-caves importantes en pathologie de l’hypertension portale.
Syn. anc. veine coronaire stomachique
[A1, K4, L1 ]
Édit. 2020
veine oblique de l'atrium gauche l.f.
vena oblica atrii sinistri (TA)
oblique vein of left atrium
Veine de petit calibre qui descend sur la face postérieure de l’atrium gauche, en dehors des veines pulmonaires gauches, et qui se termine dans l’extrémité gauche du sinus coronaire.
Elle représente le vestige de la portion distale de la corne gauche du sinus veineux embryonnaire et de la veine cave supérieure gauche dont la portion proximale donne le sinus coronaire. Elle soulève dans la cavité péricardique un repli épicardique qui contribue à limiter l’orifice gauche du sinus transverse du péricarde et constitue un repaire important pour la chirurgie des gros vaisseaux dans leur portion intrapéricardique.
J. Marshall, anatomiste et chirurgien britannique (1818-1891)
Syn. anc. veine oblique de l’oreillette gauche, veine atriale oblique gauche, veine de Marshall
[A1, K2, K4]
Édit. 2020
veine porte hépatique l.f.
vena portae hepatis (TA)
hepatic portal vein
Elément terminal du système porte abdominal, constitué par un gros tronc veineux qui conduit au foie le sang veineux de toutes les parties sous-diaphragmatiques du tube digestif, de la rate et du pancréas.
Il nait de la réunion, derrière le col du pancréas, de la veine mésentérique supérieure et du tronc liéno-mésaraïque. Il se dirige très obliquement en dehors et en haut, légèrement en avant, derrière le col du pancréas et la partie supérieure du duodénum, puis dans le petit omentum où il constitue l’élément postérieur du pédicule hépatique. La veine porte hépatique se termine dans la porte du foie par bifurcation en un rameau droit et un rameau gauche.
Syn. anc. tronc porte, tronc de la veine porte
[A1, K4, L1 ]
Édit. 2020
veine pudendale interne l.f.
vena pudenda interna (TA)
internal pudendal vein
Chacune des deux veines droite et gauche qui naissent de la partie antérieure, préprostatique, su plexus veineux rétropubien.
Chacune d’elles parait faire suite à l’une des branches de la veine dorsale profonde du pénis qui se bifurque en arrivant au plexus. Dans le canal honteux, la veine pudendale interne suit le trajet de l’artère homonyme qu’elle sépare du nerf situé au-dessus d’elle. Puis, avec l’artère et le nerf, elle quitte le périnée par la petite incisure ischiatique, contourne l’épine ischiatique, pénètre dans le petit bassin par l’ouverture infrapiriforme et gagne la veine iliaque interne dont elle est l’une des branches pariétales d’origine. Les collatérales de la veines sont satellites des branches de l’artère.
G. Santorini anatomiste italien (1681-1737), Alcock, anatomise irlandais (né en 1801)
Syn. ancien veine honteuse interne
[A1, K4]
Édit. 2020
veines intercapitulaires de la main l.f.p.
venae intercapitulares manus (TA)
intercapitular veins of hand
Veines des commissures interdigitales.
Elles sont au nombre de quatre. Elles se drainent dans les quatre veines métacarpiennes dorsales de la main et dans la veine salvatelle du petit doigt.
Elles s’unissent pour former une petite arcade veineuse superficielle des commissures interdigitales située sur la face palmaire contre le bord distal du ligament métacarpien transverse superficiel. Elles se déversent dans le réseau veineux dorsal de la main.
Syn. anc. veines commissurales
[A1]
Édit. 2019
veines pancréatico-duodénales l.f.p.
venae pancreaticoduodenales (TA)
pancreaticoduodenal veins
Veines satellites des artères pancréatico-duodénales.
Elles forment une arcade autour de la tête du pancréas. Elles sont au nombre de trois : la veine pancréatico-duodénale supérieure droite qui s’abouche au bord droit de la veine porte, à la partie inférieure du petit omentum ; la veine pancréatico-duodénale inférieure droite qui participe à la constitution du tronc veineux gastro-colique (de Henle) s’abouchant au bord droit de la veine mésentérique supérieure au-devant du processus uncinatus du pancréas ; la veine pancréatico-duodénale inférieure qui s’abouche au bord droit de la veine mésentérique supérieure derrière le bord inférieur du pancréas. Le nom de ces différentes veines est le même que celle des artères homologues.
F.G. Henlé, anatomiste allemend (1809-1885)
→ tronc gastro-colique de Henle
[A1, L1, L2]
Édit. 2019
veines pectorales l.f.p.
venae pectorales (TA)
pectoral veins
Veines qui drainent le sang veineux de la face profonde des muscles petit pectoral et grand pectoral.
L’une d’elles se jette directement dans la veine axillaire. Une ou deux autres, satellites de la branche thoracique de l’artère acromio-thoracique, se jettent, par l’intermédiaire de la veine acromio-thoracique, le plus souvent dans la partie terminale de la veine céphalique, parfois directement dans la veine axillaire ou dans la veine subclavière.
[A1, I2]
Édit. 2019