Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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sécrétion apocrine l.f.

apocrine secretion

Perte d’une partie du cytoplame apical d’une cellule exocrine contenant le matériel sécrété.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

sécrétion, sueur

sécrétion gastrique acide l.f.

acid gastric secretion

Sécrétion d'acide chlorhydrique (HCl) par les cellules pariétales des glandes fundiques de l'estomac.
Elle représente la principale sécrétion de cet organe et participe au maintien de la relative stérilité du suc gastrique ainsi qu' à la digestion des aliments. Cette sécrétion est assurée par l'action de la pompe Na+/K+ ATPase, située dans les canalicules sécrétoires de la membrane apicale de la cellule pariétale. Les principaux agents stimulant la sécrétion acide gastrique sont l'acétylcholine libérée par les terminaisons du nerf vague (X), l'histamine sécrétée par les mastocytes de la lamina propria et la gastrine produite par les cellules endocrines G situées dans les glandes antrales de l'estomac.
En pathologie, la sécrétion acide gastrique peut être diminuée en cas d'atrophie de la muqueuse gastrique, ou stimulée excessivement en cas de production anormale de gastrine.
En thérapeutique, les agents permettant d'inhiber la sécrétion acide gastrique sont les antagonistes spécifiques des récepteurs H2 de l'histamine (cimétidine, ranitidine, etc.), ainsi que les inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, lansoprazole et pantoprazole) qui bloquent de façon irréversible le fonctionnement de la Na+/K+ ATPase.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

Zollinger-Ellison (syndrome de)

sécrétion holocrine l.f.

holocrine secretion

Décharge et destruction de toute la cellule exocrine.

Étym. lat. secretio : séparation, émission

séminome du médiastin l.m.

mediastinal seminoma

Tumeur maligne, dérivée de la cellule germinale primitive avant le 8ème jour du développement embryonnaire, située dans le médiastin antérieur.
Dans les formes pures, le taux des β-HCG (gonadotropine chorionique β) et des α-fœtoprotéines est normal. Si ce taux est élevé, il s'agit alors d'une tumeur mixte chorioséminomateuse.
Le traitement associe chirurgie et chimiothérapie, complété parfois par une radiothérapie. Les séminomes purs ont le meilleur pronostic des tumeurs germinales malignes du médiastin, d'où l'importance de l'étude complète des pièces opératoires des séminomes opérés à la recherche d'une zone chorioséminomateuse. Sa présence modifierait en partie le traitement, mais aussi le pronostic.
Anc. dénom. dysgerminome, goniome

séminome, bêta-HCG (gonadotropine chorionique bêta)

sensibilité au contraste l.f.

contrast sensitivity

Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.

sensibilité au contraste lumineux l.f.

contrast sensitivity

Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
Cette sensibilité au contraste varie avec l’âge, dans de nombreux états pathologiques tels que la dégénérescence liée à l’âge, le glaucome, la rétinopathie pigmentaire, les affections démyélinisantes (SEP), le diabète, certaines neuropathies iatrogènes et dans l’amblyopie fonctionnelle.
L’aptitude à percevoir un contraste lumineux plus ou moins faible peut être mesurée par le plus faible contraste qui permet de distinguer un stimulus visuel.
Différents tests permettent de la mesurer: tests sur papier (Arden, Vistech), tests inclus dans des appareils (Ergovision, Visiotest), des tests sur écran (moniteur ophtalmologique)
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.
Chez un sujet malvoyant, il importera de déterminer le contraste le mieux adapté à la tâche visuelle à effectuer.

[C1,P2]

sensibilité au mouvement l.f.

motion sensitivity

Capacité de répondre au déplacement d'un stimulus.
Peu utilisée en clinique ophtalmologique, l'étude de la sensibilité au mouvement définit la gamme de vélocité dans laquelle on peut obtenir une réponse d'une cellule isolée en neurophysiologie ou d'un sujet humain ou animal. Cette réponse constitue une des caractéristiques des champs récepteurs.

sensibilité croisée l.f.

cross sensitivity

Sensibilité constatée entre deux antigènes lorsque l'injection de l'un de ces antigènes confère une sensibilité également à un autre antigène.
Il peut s'agir de la réaction d'une cellule immunocompétente ou d'un organisme tout entier.

septation n.f.

septation

Développement d'une cloison à l'intérieur d'une cellule bactérienne en division aboutissant à la formation de deux cellules filles.

minicellule

SERCA acr. angl. pour Sarcoplasmic or Endoplamic Reticulum Ca2+-ATPase (Ca2+-ATPase du réticulum endoplasmique ou sarcoplasmique.

Les SERCA sont une famille de protéines « pompes à calcium » membranaires catalysant le transport de Ca2+ du cytoplasme vers l’intérieur du réticulum endoplasmique ou, dans le muscle, du réticulum sarcoplasmique.
L’accumulation de calcium dans le réticulum sarcoplasmique est un préalable indispensable à la libération brutale de calcium dans le cytoplasme de la cellule musculaire, responsable de la contraction musculaire. Le transport de calcium vers le réticulum endoplasmique ou sarcoplasmique se fait contre un gradient de concentration et nécessite donc la consommation d’énergie sous forme d’hydrolyse de l’ATP. On dénombre actuellement quatre membres de cette famille : SERCA1 (la principale), SERCA2a, SERCA2b et SERCA 3
codées par le gène ATP2A1 situé sur le chromosome 16. Des mutations de ce gène sont à l’origine de formes autosomiques récessives de la Maladie de Brody caractérisée par une gêne à la relaxation musculaire au cours de l’exercice. SERCA2a contrôle la relaxation des myocytes cardiaques au cours de la diastole. Un déficit de cette molécule est observé dans l’insuffisance cardiaque.

Brody (maladie de), pompe à calcium

Sertoli (cellule de) l.f.

Sertoli’s cell

Cellule testiculaire située dans le revêtement épithélial des tubes séminifères, ayant une sécrétion endocrine et un rôle nourricier, de soutien et de maturation des cellules de la spermatogénèse.
Son noyau est ovalaire ou triangulaire, avec un nucléole bien visible et une chromatine homogène ; son cytoplasme est abondant mais mal visible en microscopie optique, car ramifié entre les cellules germinales.
Elle est le site primaire de l'activité de la FSH dans les tubes séminifères, a un métabolisme lipidique très actif suggérant une sécrétion stéroïdienne et a un rôle d'organisation de la spermatogénèse. Elle participe à la constitution de la barrière hématotesticulaire. Elle sécrète l'inhibine, qui freine spécifiquement la sécrétion hypophysaire de FSH. Dans le testicule fœtal, elle sécrète l'hormone antimullérienne qui induit la régression des canaux de Müller.
Elle est présente dans certains gonadoblastomes de l’ovaire et l’arénoblastome bénin sécrétant des androgènes.

E. Sertoli, anatomiste italien (1865)

spermatophore, tube séminifère, arénoblastome

Sézary (cellule de) l.f.

Sézary’s cell

Il en existe deux types : la petite, encore appelée cellule de Lutzner, de 10 à 15 mμ de diamètre, non spécifique car présente, en petit nombre, dans des infiltrats non tumoraux, et la grande, plus évocatrice de lymphome. Elle est aussi présente dans le sang dans le syndrome de Sézary.

A. Sézary, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1938) et M. Lutzner, dermatologiste américain (1968)

Syn. cellule du mycosis fongoïde

Lutzner (cellule de)

[A2,H1]

sinus frontal l.m.

sinus frontalis (TA)

frontal sinus

Cellule ethmoïdo-frontale qui, à partir de l’âge de quinze ans s’étend dans les portions verticale et horizontale de l’os frontal.
Elle se développe entre les deux tables de cet os. La partie médiale (ou ethmoïdale) de sa base, en forme d’entonnoir (l’infundibulum) s’ouvre dans le méat nasal moyen, à l’extrémité supérieure du hiatus semi-lunaire. Les deux sinus frontaux droit et gauche sont séparés par un septum osseux.

spectrine n.f.

spectrin

Protéine du stroma des hématies, dont la forme phosphorylée se lie à l'actine pour maintenir la structure cupuliforme de la cellule.
Elle est formée de deux chaînes alpha de 240 kDa et deux chaînes bêta de 220 kDa.

spermatide n.f.

spermatide

Cellule germinale haploïde provenant de la transformation d’une spermatogonie en spermatocyte puis de la division par méiose de celui-ci qui, après une longue maturation appelée spermiogénèse, se transforme en spermatozoïde.
Les spermatides se trouvent normalement dans les tubes séminifères au pourtour de leur lumière. Mais elles peuvent aussi, du fait d’une libération prématurée avant leur transformation en spermatozoïde, être libérées dans l’éjaculat où elles constituent une part de la classe dite des « cellules rondes » observées dans le spermocytogramme.

spermiogénèse, méiose, haploïde

spermatocyte n.m.

spermatocyte

Cellule germinale née de la division à multiples reprises de spermatogonies.
Les spermatocytes vont se diviser par méiose pour donner naissance aux spermatides. La mitose réductionnelle dure environ 3 semaines. La mitose équationnelle est beaucoup plus courte. Le spermatocyte de 1er ordre possède un cytoplasme abondant et un noyau volumineux dont la chromatine est disposée en amas ou en filaments. Le spermatocyte de 2ème ordre est plus petit et rarement visible.

Étym. terme forgé au XIXème siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence

spermatogénèse

spermatocyte de deuxième ordre l.m.

spermatocyte II

Cellule sexuelle masculine haploïde succédant au spermatozoïde de premier ordre, diploïde, à la suite de la première phase de la méiose, la mitose réductionnelle, et dont la division donnera deux spermatides.

Étym. terme forgé au XIXème siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence

spermatogonie n.f.

spermatogonia

Cellule souche de la lignée germinale mâle qui, subissant plusieurs divisions, donne naissance d’une part à des cellules du même type entretenant ainsi une réserve permanente de cellules souches et, d’autre part, à des cellules s’engageant dans une différenciation en spermatocytes de premier ordre, eux aussi diploïdes.
Au cours de ce long et complexe processus de différenciation cellulaire, qui se déroule dans les tubes séminifère, sont impliqués trois types de cellules qui correspondent chacun à une phase du processus spermatogénétique : les spermatogonies se divisent par mitose, se renouvellent et, simultanément, donnent naissance aux spermatocytes ; ceux-ci, au cours d’une deuxième phase, se divisent par méiose ; au cours d’une troisième phase, les spermatides se transforment en spermatozoïdes.

Étym. terme forgé au XIXème siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence

spermatogénèse

spongioblaste n.m.

spongioblast

Cellule ou ensemble de cellules embryonnaires d’origine neuro-ectodermique qui se différencient en astrocytes ou en oligodendrocytes.

Étym. gr. spongos : éponge

spongiocyte n.m.

spongiocyte

Cellule dont le cytoplasme est riche en vacuoles vides en microscopie optique, répondant à une abondance de volumineux lysosomes.
Ce terme s’applique essentiellement aux éléments de la couche fasciculée de la corticosurrénale, riche en lipides, cholestérol et ses esters. Par extension, ce terme est parfois appliqué à d’autres cellules dont le cytoplasme est surchargé de vacuoles optiquement vides. C'est aussi de ce terme que dérive la description de l'encéphalopathie bovine transmissible dite "spongiocytaire" à cause de l'aspect lésionnel cérébral.

Étym. gr. spongos : éponge

squelette membranaire l.m.

membrane skeleton

Réseau de protéines filamenteuses en bordure de la face interne de la membrane plasmique de la cellule.
De l'interaction de ces protéines dépend la stabilité structurale de la membrane cellulaire.

STAT3 gene acr.angl. pour Signal Transducer And Activator Of Transcription 3 (Acute-Phase Response Factor)

Gène, situé sur le chromosome 17q21.2, encodant pour une protéine membre de la famille STAT.
À la réponse aux cytokines et aux facteurs de croissance les membres de la famille STT sont phosphorylés par le récepteur associé aux kinases qui forment ainsi des homo- ou hétérodimères qui se transloquent jusqu’au noyau de la cellule où ils agissent comme activateurs de transcription.
Les maladies associées à STAT3 sont des maladies auto-immunes et le syndrome infectieux récurrent à l’hyper IgE à début infantile
Des mutations d’ordres variés de STAT3 sont fréquentes et associées, outre à des affections auto-immunes multiformes, à des leucémies à grands lymphocytes granuleux, des lymphomes anaplasiques cutanés, des syndromes myélodysplasiques, des anémies aplasiques

A. Jerez, hématologue américain (2012) ; J. D. Milner, immunologiste américain (2015)

hyperimmunoglobulinémie IgE (syndrome d'), leucémie à grands lymphocytes granuleux, affections auto-immunes

stéréocil n.m.

stereocilia

Evagination de la face apicale des cellules sensorielles cochléaires et vestibulaires.
Au nombre de 150 environ par cellule, les stéréocils sont constitués de 3 000 filaments axiaux d’actine reliés par des ponts de fibrine qui en assurent la rigidité. Leur assemblage constitue la touffe ciliaire. Les stéréocils se disposent différemmment selon le type de cellules ciliées, dessinant un W sur les cellules ciliées externes, alignés en une rangée, en palissade, sur les cellules ciliées internes. Ils jouent un rôle essentiel dans la transduction mécano-électrique du signal acoustique ou du mouvement

cellule ciliée

stérile adj.

sterile

1) Dépourvu de micro-organismes.
2) Incapable de reproduction sexuée.
Se dit d’un individu, d’un couple, voire d’une population frappés de stérilité, mais aussi d’une cellule incapable de se reproduire.

stress oxydatif l.m.

oxyzidation stress

Ensemble des processus biologiques intervenant dans un organisme pour aboutir à la production de radicaux libres et au cours desquels sont produites des lésions cellulaires par des composés oxygénés appelés « formes réactives de l’oxygène » (FRO).
Ces composés sont le résultat des étapes de réduction complète d’une molécule d’oxygène (O2) en une molécule d’eau (H20). Ils sont produits dans l’organisme par l’action de divers facteurs tels que la respiration cellulaire normale, la pollution de l’air, la fumée de tabac, certains produits chimiques, des additifs alimentaires... Les FRO jouent aussi un rôle dans les défenses anti-infectieuses et constituent un médiateur de l’inflammation. Mail ils sont aussi, à des degrés divers, impliqués dans les mutations génétiques, dans le processus de cancérisation ou dans l’oxydation des protéines qui participe aux phénomènes du vieillissement. Une situation de stress oxydant est nécessaire pour qu’apparaissent des mutations et des lésions cellulaires. Il a été récemment démontré que l’augmentation de la teneur de l’atmosphère en gaz carbonique (CO2) renforce les effets délétères du stress oxydant sur la bactérie Escherichia coli. La superoxyde dismutase et la catalase à manganèse participent à la protection de la cellule contre le stress oxydatif, la première en dismutant le superoxyde (O2-.) en dioxygène (O2) et en peroxyde d’hydrogène (H2O2)et, la seconde, en prenant en charge H2O2 pour conduire à H2O et O2.

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