Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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MOCS1 gene sigle angl. pour molybdenum cofactor synthesis 1

Gène localisé en 6p21.2 codant la formation de deux protéines différentes MOCS1A et MOCS1B, toutes deux impliquées dans la biosynthèse du cofacteur du molybdène.
Le cofacteur du molybdène est essentiel pour le fonctionnement de plusieurs enzymes : sulfite oxydase, aldéhyde oxydase, xanthine dehydrogénase et le composant mitochondrial réducteur de l'amidoxine (mitochondrial amidoxime reducing component (mARC).
Les mutations de ce gène sont à l’origine du déficit en cofacteur du molybdène.

Syn. cell migration-inducing gene 11 protein, MIG11, migration-inducing gene 11 protein, MOCOD, MOCODA, MOCS1A enzyme, molybdenum cofactor biosynthesis protein 1, molybdenum cofactor biosynthesis protein A, molybdenum cofactor synthesis-step 1 protein A-B

encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase, déficit en molybdène-cofacteur

[Q2]

Édit. 2017

moisissure n.f.

dust

Champignon filamenteux habituellement saprophyte.
Parasites opportunistes, les moisissures sont responsables de diverses affections, particulièrement chez les malades immunodéprimés. Plusieurs moisissures ont un rôle important en pathologie humaine. Elles appartiennent notamment aux genres Aspergillus, Penicillium, Fusarium, Sedosporium, Alternaria, Rhisopus et Mucor. En culture, les moisissures sont inhibées par le cycloheximide (actidione).

moisissures atmosphériques (allergie aux) l.f.

atmospheric molds (allergy to)

Allergie respiratoire due à des moisissures provenant de l'intérieur des maisons ou des locaux professionnels.
L'étude des moisissures peut se fonder sur deux méthodes différentes : le recensement des spores dans l'atmosphère sur des lames pièges recouvertes d'une substance adhésive et où le piège est le plus souvent un aspirateur type Hirst ou Burkard, ou des cultures mises en train tous les jours sur un temps déterminé.

môle disséquante l.f.

invasive mole

Étym. lat. moles : masse ; dissecare (de dis- : indique la séparation et secare : couper) 

môle invasive, môle destructrice, môle térébrante, môle maligne, chorioadenoma destruens, môle hydatiforme

môle envahissante l.f.

môle hydatiforme

môle hydatiforme l.f.

hydatiform mole

Maladie du trophoblaste, survenant au cours du quatrième ou cinquième mois de la gestation avec absence de structures embryonnaires, caractérisée par la présence de vésicules de grande taille, jusqu’à 3 cm de diamètre, translucides, en grappes de raisins, répondant histologiquement à des villosités placentaires (choriales), au stroma œdémateux, myxoïde, dépourvu de vascularisation et accompagnées d’une prolifération plus ou moins importante du revêtement trophoblastique.
Évoqué à l'échographie, le diagnostic est confirmé par une teneur élevée en hormone chorionique gonadotrope bêta-HCG et l'aspect vésiculaire macroscopique du produit d'avortement. Son évolution peut se compliquer par une môle invasive ou un choriocarcinome placentaire gestationnel. Elle doit donc être évacuée par aspiration endo-utérine dans les délais les plus brefs.
Cette dégénérescence vésiculaire du placenta (môle vésiculaire) est surtout fréquente en Asie du Sud-Est, conséquence d'une dispermie XX avec prolifération du trophectoderme, exclusion du génome maternel de la masse cellulaire interne et donc de l'embryon.
L’élévation de la teneur en β-HCG, qui accompagne cette lésion est un reflet de l’activité du revêtement trophoblastique ; la surveillance de la courbe de sécrétion de cette hormone permet, après curetage ou avortement dit môlaire, de suivre l’évolution de cette maladie trophoblastique qui reste bénigne dans la majorité des cas. Toutefois, on constate, chez environ 10 p. 100 des malades, la persistance ou la réascension de la teneur en β-HCG dans les suites opératoires plus ou moins éloignées, traduisant la persistance de fragments molaires ou le développement d’une môle envahissante, encore appelée “môle disséquante” ou “chorioadenoma destruens” ; cette dernière forme est caractérisée par l’invasion plus ou moins destructrice du myomètre par des villosités placentaires accompagnées d’un trophoblaste exubérant. Un véritable choriocarcinome peut même se développer, tumeur hautement maligne, faite d’une prolifération exclusive du trophoblaste au milieu de plages hémorragiques et nécrotiques.

Étym. lat. moles : masse ; gr. hudôr, hudatos : eau

trophoblaste, bêta-HCG, choriocarcinome

[Microscopiquement les villosités choriales transformées en vésicules molaires se caractérisent par la dystrophie du tissu conjonctif (d’où l’œdème du stroma et la disparition des vaisseaux) et par l’hyperplasie de l’épithélium de revêtement.]

môle invasive l.f.

invasive mole

Forme évolutive d'une môle hydatiforme dont les villosités pénètrent plus ou moins profondément le myomètre et peuvent envahir les viscères voisins, la vessie ou le vagin par exemple.
Elle peut essaimer à distance par voie hématogène vers le poumon ou le cerveau, mais, contrairement au choriocarcinome, ses tissus conservent leur caractère histologique de bénignité. En plus de l’aspiration de la cavité utérine, son traitement comporte une chimiothérapie en raison de cette tendance à la dissémination.

Étym. lat. moles : masse 

Syn. môle disséquante, môle térébrante, môle destructrice, môle maligne, chorioadenoma destruens

môle hydatiforme

morcellement (angoisse de) l.

fragmentation anxiety

Angoisse vécue par des sujets psychotiques comme une menace vitale due à la perte de l'unicité ou au sentiment de néantisation.
Elle peut être ressentie sous la forme d'une rupture de l'image du corps et d'une désorganisation des sensations : les organes pouvant être l'objet d'actions extérieures, voire de transformations terrifiantes.

mort subite du nourrisson l.m.

child's sudden death

Décès d'un nourrisson, jusqu'alors en bonne santé ou ne présentant que des troubles mineurs, trouvé inanimé.
Mode de décès le plus fréquent chez le jeune enfant, en Europe, il frappe deux garçons pour une fille. La mortalité présente un pic de fréquence entre 2 à 4 mois. En général l'enfant est découvert dans le berceau où il dormait. Des enfants ont pu être sauvés par des manœuvres de secourisme efficaces faites immédiatement. Malheureusement la découverte et l'intervention efficace sont en général trop tardives. Dans un tiers des cas on peut fournir une explication cohérente aux parents, le plus souvent un reflux gastro-œsophagien sur un terrain vagotonique ; dans d'autres cas une virose respiratoire, une méningite, un traumatisme du crâne, accidentel ou non, une hypocalcémie, une intolérance au lait de vache, une myocardiopathie ou une maladie métabolique. Ces informations sont très utiles pour donner un conseil génétique. Le mode de couchage du nourrisson joue un rôle : depuis qu'une campagne de propagande recommande de ne plus coucher les enfants sur le ventre, le nombre de morts subites a diminué.
Drame familial avec sa charge de peines et de suspicion, la mort subite du nourrisson impose une prise en charge psychologique des personnes impliquées.

apnée, enfant battu, reflux gastro-œsophagien

muscle abaisseur de l'aile du nez l.m.

muscle abaisseur du septum nasal

muscle abaisseur de l'angle de la bouche l.m.

musculus depressor anguli oris (TA)

depressor anguli oris

Muscle peaucier aplati, large, mince et triangulaire à base inférieure, situé au-dessous de la commissure des lèvres.
Il se détache de la partie antérieure de la ligne oblique de la mandibule. Il rejoint la commissure des lèvres où il se termine ainsi que dans la lèvre supérieure. Il attire la commissure des lèvres en bas et en dehors (expression de tristesse). Il est innervé par un rameau de la branche cervico-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle triangulaire des lèvres

muscle abaisseur de la lèvre inférieure

musculus depressor labii inferioris (TA)

depressor labii inerioris

Muscle peaucier mince et carré situé à la partie latérale du menton et de la lèvre inférieure.
Il s’étend du tiers antérieur de la ligne oblique de la mandibule à la face profonde de la peau de la lèvre inférieure. Il attire en bas et en dehors la moitié correspondante de la lèvre inférieure (dégout, mépris, tristesse, moue). Il est innervé par un rameau de la branche cervico-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle carré du menton

muscle abaisseur du septum nasal l.m.

musculus depressor septi nasi (TA)

depressor septi nasi

Muscle peaucier, aplati, quadrilatère, situé au-dessous de l’orifice narinaire.
Ses fibres verticales se détachent du maxillaire dans la fosse canine et sur la  bosse canine ; elles se terminent en haut à la face profonde de la peau qui revêt la sous-cloison.  Il provoque la constriction de la narine et l’abaissement de l’aile du nez. Il est innervé par la branche temporo-faciale du nerf facial.

Syn. anc. muscle myrtiforme ; muscle abaisseur de l’aile du nez

muscle abaisseur du sourcil l.m.

musculus depressor supercilii (TA)

depressor supercilii

Chacun des deux petits faisceaux charnus grêles, allongés sur la partie supérieure du dos du nez, de chaque côté de la ligne médiane.
Chacun d’eux s’insère en bas sur le cartilage latéral et sur la partie inféro-médiale de l’os propre du nez. Les fibres montent vers la racine du nez et s’entrecroisent avec les fibres du muscle frontal pour se terminer sur la face profonde de la peau de la région inter-sourcilière. Ce muscle contribue, en abaissant la peau du front qu’il tend en formant un sillon transversal dans l’espace inter-sourcilier, soit à exprimer les grandes douleurs, soit à donner au visage un aspect agressif. Il est innervé par un rameau de la branche temporo-faciale du nerf facial.

muscle procérus

muscle accessoire du long fléchisseur commun des orteils  l.m.

muscle carré plantaire

muscle biceps brachial l.m.

musculus biceps brachii (TA)

biceps brachii

Muscle épais et fusiforme situé dans la loge antérieure du bras.
Il est formé de deux chefs : un chef court du muscle biceps brachial et un chef long du muscle biceps brachial. Il provoque la flexion et la supination de l’avant-bras, et l’élévation et l’adduction du bras. Il est innervé par des rameaux du nerf musculo-cutané.

Syn. anc. muscle long fléchisseur de l’avant-bras

chef long du muscle biceps brachial ,chef court du muscle biceps brachial

muscle brachial l.m.

musculus brachialis (TA)

brachialis

Muscle situé dans la partie profonde de la loge antérieure du bras.
Il se détache, à son extrémité proximale, des deux tiers inférieurs du bord antérieur et des faces latérales et médiales de l’humérus ainsi que de la face antérieure des septums intermusculaires latéral et médial adjacents. Ses fibres convergent en bas vers un tendon qui se fixe sur la partie inféro-médiale du processus coronoïde de l’ulna. Il fléchit l’avant-bras sur le bras. Il est innervé par le nerf musculo-cutané.

Syn. anc. muscle brachial antérieur ; muscle court fléchisseur de l’avant-bras 

muscle cardiaque l.m.

myocardium  (TA)

cardiac muscular tissue,

myocarde

muscle carré plantaire l.m.

musculus quadratus plantae ; musculus flexor accessorius (TA)

quadratus plantae ; flexor accessorius

Muscle court et aplati situé dans la partie postérieure de la plante du pied.
Il comporte deux faisceaux, un faisceau médial sur la tubérosité du calcanéum et un faisceau latéral inséré sur la face inférieure du calcanéum et sur le ligament calcanéo-cuboïdien plantaire. Il se termine sur le bord latéral du tendon du muscle long fléchisseur des orteils. Il concourt à la flexion des quatre derniers orteils et corrige l’obliquité du muscle long fléchisseur des orteils. Il est innervé par des rameaux des nerfs plantaires latéral et médial.

J. Sylvius (J. Dubois), anatomiste français, professeur au Collège Royal de Paris (1478-1555)

Syn. anc. muscle accessoire du long fléchisseur commun des orteils ; chair carré de Sylvius

muscle court fléchisseur de l'avant-bras l.m.

muscle brachial

muscle court fléchisseur de l'hallux l.m.

musculus flexor hallucis brevis (TA)

flexor hallucis brevis

Muscle situé dans la loge plantaire interne.
Il se détache de la face inférieure de l’os cuboïde, de l’os cunéïforme latéral et du tendon terminal du muscle tibial postérieur. Il se divise en deux chefs : le chef médial se fixe sur le côté médial de la base de la première phalange de l’hallux ; le chef latéral se fixe sur le côté latéral de la base de la première phalange de l’hallux. Il fléchit l’hallux. Il est innervé par des rameaux des nerfs plantaires latéral et médial.

Syn. anc. muscle court fléchisseur du gros orteil

muscle court fléchisseur des doigts de pied l.m.

musculus flexor digitorum brevis pedis (TA)

flexor digiti minimi brevis of foot

Muscle aplati et quadrilatère situé dans la région plantaires moyenne.
Il se détache du processus médial de la tubérosité du calcanéum, de la face profonde de l’aponévrose plantaire et des cloisons qui le séparent des muscles voisins. Il se divise en quatre tendons qui se terminent, après avoir été perforés par les tendons du muscle long fléchisseur des doigts de pied, sur l’extrémité postérieure de la deuxième phalange des quatre derniers orteils. Il fléchit les orteils. Il est innervé par un rameau du nerf plantaire médial.

Syn. anc. muscle court fléchisseur plantaire ; muscle court fléchisseur des orteils.

muscle court fléchisseur des orteils l.m.

muscle court fléchisseur des doigts de pied

muscle court fléchisseur du gros orteil l.m.

muscle court fléchisseur de l'hallux

muscle court fléchisseur du petit doigt de la main l.m.

musculus flexor digiti minimi brevis manus (TA)

flexor digiti minimi brevis of hand

Muscle fusiforme et grêle occupant l’éminence hypothénar.
Il se détache de l’hamulus de l’os hamatum, du rétinaculum des fléchisseurs et d’une arcade tendineuse des muscles de l’éminence hypothénar. Il descend pour se terminer sur le côté médial de la phalange proximale du petit doigt. Il fléchit le petit doigt. Il est innervé par un rameau de la branche profonde du nerf ulnaire.

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