acide phosphatidique l.m.
phosphatidic acid
Phospholipide acide dont la structure (diacyl-1,2-L-glycérol-3-phosphorique) est le squelette de base de tous les glycérophospholipides.
Sa biosynthèse s'effectue à partir de glycérophosphate et d'acides gras amenés sous forme d'acylcoenzyme A. Mais il est l'objet d'un métabolisme très actif : en particulier il est hydrolysable par une phosphatidate-phosphatase qui libère un diacylglycérol, qu'une diglycéride-kinase peut rephosphoryler.
[C1]
Édit. 2017
acide phospho-2-glycérique l.m.
2-phosphoglyceric acid
Ester phosphorique formé au cours de la glycolyse, à partir de son isomère, l'acide phospho-3 glycérique, sous l'action de la phosphoglycéromutase.
Le composé naturel est l'acide D-phospho-2-glycérique, dextrogyre, de pouvoir rotatoire + 24°3. C'est le substrat de l'énolase, qui le déshydrate en acide phosphoénolpyruvique, en transformant une liaison phosphate à bas potentiel énergétique en une liaison riche (acide phosphoénolpyruvique).
[C1,R1]
Édit. 2017
acide phospho-3-glycérique l.m.
phosphoglyceric acid
Ester phosphorique de l'acide glycérique, qui figure comme terme intermédiaire de la glycolyse .
Le composé naturel est l'acide D-phospho-3-glycérique, lévogyre, de pouvoir rotatoire -14°5 ; formé par oxydation du phospho-3 glycéraldéhyde, et précurseur de l'acide pyruvique.
Syn. ester de Nilsson
[C1,R1]
Édit. 2017
acide phosphoénolpyruvique l.m.
phosphoenolpyruvic acid
Combinaison, riche en énergie, de l'acide phosphorique et de l'acide pyruvique sous forme énolique.
C'est un intermédiaire du métabolisme glucidique. Dans la dégradation du glucose, c'est un précurseur immédiat de l'acide pyruvique.
Il est formé par action de l'énolase, qui transforme la liaison phosphate à bas potentiel énergétique de l'acide phospho-2-glycérique en une liaison riche en énergie. Au cours de la glycogénèse, l'acide phosphoénolpyruvique peut se former à partir de l'oxaloacétate, en présence de la PEP-carboxykinase et d'inosine-triphosphate.
[C1,R1]
Édit. 2017
acide phosphogluconique l.m.
phosphogluconic acid
Ester phosphorique de l'acide gluconique ; il a été isolé des hématies mais il est présent en petite quantité dans toute cellule .
C'est le premier métabolite qui apparaît au cours de l'oxydation du glucose-6-phosphate. Il est lui-même oxydé par une phospho-6-gluconate-déshydrogénase à NADP en ribulose-5-phosphate et gaz carbonique.
[C1]
Édit. 2017
acide phosphomévalonique l.m.
phosphomevalonic acid
Ester phosphorique de l'acide mévalonique, terme intermédiaire de la biogénèse des stérols et des dérivés isopréniques.
Il se forme sous l'action d'une mévalonate-kinase par transfert de l'acide phosphorique de l'ATP sur l'acide mévalonique.
[C1]
Édit. 2017
acide phosphonique l.m.
phosphonic acid
Composé oxygéné du phosphore dans lequel l'atome de phosphore est lié à un atome d'hydrogène.
Il existe des dérivés naturels de cet acide, tels que les phosphonolipides, où l'atome de phosphore est attaché directement à un atome de carbone. On a aussi synthétisé des dérivés phosphoniques comme analogues structuraux d'acides aminés ou de composés phosphoriques, destinés à la recherche ou à la thérapeutique.
[C1]
Édit. 2017
acide phosphorique l.m.
phosphoric acid
Dérivé d'oxydation du phosphore portant trois fonctions acides, de formule H3PO4.
Substance cristallisée blanche, miscible à l'eau et à l'éthanol, qu'on trouve dans le commerce en solution à plus de 85%, d'aspect incolore, inodore et de consistance sirupeuse.
Présent sous forme ionisée dans les milieux biologiques, il est surtout présent sous forme de sels calciques dans les os, et d'esters dans de nombreux composés métaboliques.
L'acide phosphorique est considéré comme un tonique et est parfois administré en solution diluée comme acidifiant urinaire. Il entre dans la composition de certaines denrées à base de fruits, comme acidulant.
Syn. acide orthophosphorique
[C1]
Édit. 2020
acide physétérique l.m.
physeteric acid
Acide delta 5-tétradécénoïque, acide gras monoéthylénique présent dans certains lipides d'animaux marins, tels que la Sardine, le Dauphin ou la Baleine.
Étym. physeter : ancien nom du cachalot, du gr. phuseter : souffleur
[C1,R2]
Édit. 2017
acide phytanique l.m.
phytanic acid
Acide tétraméthyl-3,7,11,15-hexadécanoïque, acide gras ramifié, dérivé du phytol, peu abondant dans la nature.
On en a trouvé de minimes quantités dans le beurre, la graisse de Bœuf et de Mouton.
Il peut se former par oxydation du phytol (provenant surtout de la chlorophylle) dans les tissus animaux et humains. Le sérum humain normal en contient de 0,4 à 2 mg/L, soit moins de 1 pour 1 000 des acides gras totaux.
Sa présence anormale en quantité élevée (plus de 50% des acides gras) a été décelée dans les dépôts lipidiques d'une dyslipoïdose, la maladie de Refsum ou hérédopathie atactique polynévritiforme ; le sérum des sujets atteints de cette maladie en contient aussi des quantités relativement élevées (de 0,3 à 0,6 g/L).
S.B. Refsum, neurologiste norvégien (1946)
[C1,C3,H1,R1,R2]
Édit. 2017
acide phytique l.m.
phytic acid.
Dérivé de l'inositol dans lequel les 6 fonctions alcool sont phosphorylées.
L’acide phytique est présent dans les céréales, les légumineuses et les oléagineuses, plus spécialement dans l'enveloppe des graines, où on le trouve sous forme d'un sel complexe de calcium et de magnésium, la phytine. Il exerce un effet inhibiteur sur l'absorption du calcium, mais aussi sur celle du magnésium et de certains cations (fer, cuivre, zinc, cobalt…) en formant des phytates insolubles.
Étym. gr. phuton : plante
Syn. acide inositol-hexaphosphorique
[C1,R2]
Édit. 2017
acide pimélique l.m.
pimelic acid
Diacide à 7 carbones COOH-(CH2)5-COOH, isolé des urines d'herbivores, peu soluble dans l'eau, mais soluble dans l'alcool et l'éther.
[C1]
Édit. 2017
acide pipécolique l.m.
pipecolic acid
Acide pipéridine-2-carboxylique, catabolite de la lysine.
Il peut s'accumuler au cours des peroxysomopathies .
→ peroxysomopathie, peroxysome, Zellweger (syndrome de), Refsum (maladie de), adrénoleucodystrophie
[C1,N3,R1]
Édit. 2017
acide pipémidique l.m.
pipemidic acid
Quinolone de 1ère génération, aux propriétés et aux indications identiques à celles de l’acide nalidixique.
[C1]
Édit. 2017
acide pipéridique l.m.
Syn. acide 4-aminobutanoïque, acide gamma-aminobutyrique
[C1]
Édit. 2017
acide polyéthylénique l.m.
polyethylenic acid
Acide gras dont la chaine carbonée comporte plusieurs doubles liaisons.
Pratiquement ce terme est appliqué aux acides gras naturels à 18, 20, et 22 atomes de carbone possédant plus d'une liaison éthylénique, les plus importants appartenant aux séries linoléique et alpha-linolénique qui constituent les acides gras essentiels.
Le synonyme fréquemment utilisé « polyinsaturé » est moins correctement formé. Polyénique, synonyme recommandable, est peu utilisé, car le nom de polyène s'applique le plus souvent aux composés ayant plusieurs doubles liaisons conjuguées, comme en ont les leucotriènes.
[C1]
Édit. 2017
acide pristanique l.m.
pristanic acid
Acide gras ramifié à 19 carbones, formé d'une chaine à 15 carbones portant quatre radicaux méthyle sur les 2ème, 6ème, 10ème, et 14ème carbones.
C'est un produit du catabolisme par alpha-oxydation de l'acide phytanique, provenant du phytol apporté par l'alimentation ; il est dégradable lui-même par bêta-oxydation.
[C1]
Édit. 2017
acide propionique l.m.
propionic acid
Acide organique volatil existant à l'état naturel dans la sueur et les fèces.
C'est un produit de fermentation bactérienne du glycérol (bactéries du gruyère) et de l'alanine (Clostridium propionicum). Sa forme métabolique active est le propionyl-coenzyme A.
[C1, J1, L1]
Édit. 2020
acide prostanoïque l.m.
Acide gras à 20 atomes de carbone dans lequel existe un cycle pentanique entre les 8ème et le 12ème
atomes de carbone.
Ces deux carbones asymétriques ont, dans les dérivés naturels, la configuration plaçant la chaîne carbonée en arrière du plan du cycle en 8 et en avant en 12.
Cet acide constitue le squelette des prostaglandines.
[C1,M4,O4]
Édit. 2017
acide ptéroïque l.m.
pteroic acid
Composé formé d'une ptérine dans laquelle la 2-amino-4-hydroxyptéridine est substituée en 6 par un méthylène portant la fonction amine de l'acide p-aminobenzoïque.
Cet acide lié à l'acide glutamique constitue l'acide folique
[C1]
Édit. 2017
acide ptéroylhexaglutamylglutamique l.m.
pteroylhexaglutamylglutamic acid
Composé formé par la combinaison de l'acide ptéroylglutamique avec six autres molécules d'acide glutamique, toutes unies par leur fonction amine à la fonction gamma-carboxylique de l'acide glutamique précédent.
C'est un dérivé appartenant au groupe vitaminique de l'acide folique ; il est transformé en acide folique dans les tissus animaux par un enzyme improprement appelé acide-folique-conjugase ou Bc-conjugase, en fait, une « déconjugase ». Ce composé a été aussi appelé « vitamine Bc conjuguée ».
[C1]
Édit. 2017
acide ptéroyltriglutamique l.m.
pteroyltriglutamic acid
Composé formé par la combinaison de l'acide ptéroylglutamique avec deux autres molécules d'acide glutamique unies par leur fonction amine à la fonction gamma-carboxylique de l'acide glutamique précédent.
C'est un dérivé appartenant au groupe vitaminique de l'acide folique ; il est transformé en acide folique dans les tissus animaux. Il est connu comme un facteur de croissance pour Streptococcus lactis R et pour Lactobacillus casei.
Syn. ptéroptérine (désuet)
[C1]
Édit. 2017
acide pyroglutamique l.m.
pyroglutamic acid
Composé formé par cyclisation de l'acide glutamique, la fonction gamma-carboxylique s'étant liée à la fonction amine.
Un tel composé peut se trouver formé naturellement à l'extrémité NH2-terminale d'une chaîne polypeptidique qui commence par un acide glutamique.
Syn. acide pyrrolidone-carboxylique
[C1]
Édit. 2017
acide pyrophosphomévalonique l.m.
pyrophosphomevalonic acid
Ester pyrophosphorique de l'acide mévalonique.
Terme intermédiaire de la biogénèse des stérols et des dérivés isopréniques. Il se forme sous l'action d'une phosphomévalonate-kinase par transfert de l'acide phosphorique de l'ATP sur l'acide phosphomévalonique.
[C1]
Édit. 2017
acide pyrophosphorique l.m.
pyrophosphoric acid
Acide formé par la condensation de deux molécules d'acide phosphorique avec départ d'une molécule d'eau.
Cet anhydride possède une liaison de 20 kJ/mol susceptible d'être hydrolysée par une pyrophosphatase ou de transférer un radical phosphorique sur une autre molécule.
Syn. acide diphosphorique
[C1]
Édit. 2017