Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1832 résultats 

granulome tuberculoïde l.m.

Amas de cellules épithélioïdes, de cellules géantes et de fibroblastes élaborant des fibres de collagène, signant une inflammation chronique et évoquant par sa structure un follicule tuberculeux sans être de nature tuberculeuse vraie.

Syn. granulome sarcoïdosique

granulome ulcéreux génital de MacLeod-Donovan l.m.

K. MacLeod, chirurgien écossais (1881) ; C. Donovan, médecin irlandais (1905)

→ donovanose

granulome xénique l.m.

Étym. gr. xenos : étranger

→ granulome à corps étranger

granulopoïèse n.f.

granulopoiesis

Processus de multiplication et de maturation cellulaire conduisant à la production de granulocytes à partir de cellules souches pluripotentes avec, comme cellules intermédiaires, les progéniteurs (CFU-GM), les myéloblastes, les promyélocytes, les myélocytes et les métamyélocytes.
Chez l'adulte sain, elle se déroule dans la moelle osseuse et seuls les granulocytes matures sont mis en circulation dans le sang. En cas de myélofibrose, elle peut être déplacée dans la rate (splénomégalie myéloïde).

→ granulocytopoïèse, CFU-E, progéniteur

granulosa n.f.

granulosa

Couche de petites cellules tapissant la cavité du follicule de De Graaf où elles s'organisent en cumulus oophorus qui contient l'ovocyte.
La couche granuleuse de l’épiderme est parfois appelée granulosa.

Étym. lat. granulosa : granuleux d’aspect

→ follicule ovarien, tumeur de la granulosa, cumulus oophorus

granulosis rubra nasi l.m.

granulosis rubra nasi
Affection cutanée de l'enfant (7-15 ans) d'étiologie inconnue mais supposée héréditaire, caractérisée par une hyperhidrose médiofaciale précédant l'apparition de petites papules érythémateuses recouvertes de gouttelettes de sueur, prédominant à l'extrémité du nez mais pouvant s'étendre aux joues, à la lèvre supérieure et au menton.
La régression sans séquelle à la puberté est la règle mais il peut persister des télangiectasies et des kystes.
L'examen histologique montre des infiltrats périsudoripares et périvasculaires discrets avec des altérations variables des glomérules et des canaux sudoraux.

J. Jadassohn, dermatologue allemand (1901)

Étym. lat. granulum : petit grain ; ruber : rouge ; nasus : nez

granulysine n.f.

granulysin

Protéine antimicrobienne active contre les bactéries, les parasites et des champignons, présente dans les cellules T humaines CD4+, mais aussi dans tout le règne animal, de l’amibe à l’Homme.
Elle agit en synergie avec la perforine.

grenouillette n.f.

ranula, frog tongue

Kyste rétentionnel mucoïde de la glande sublinguale développé à la partie antérieure du plancher buccal.

Syn. ranule

Groenouw (dystrophie cornéenne de type II de) l.f.

Groenouw’s type II corneal dystrophy, macular dystrophy

Opacités cornéennes faites de taches grisâtres à bords flous dans le stroma antérieur au centre de la cornée, qui s'étendent progressivement en confluant vers la périphérie et le stroma profond et jusqu'à la descemet et l'endothélium.
L'affection débute dans l'enfance et reste plus ou moins muette. Puis viennent la gêne visuelle, la photophobie et les douleurs qui atteignent leur maximum vers l'âge de vingt ans et se stabilisent. Les opacités cornéennes ont leurs bords flous et se situent au début dans le stroma antérieur. Histologiquement, il s'agit de dépôts de mucopolysaccharides acides. Le gène responsable (CHST6) est localisé en 16q23.1. Il code une N-acetylglucosamine-6-sulfotransferase. L’affection est autosomique récessive (MIM 217800).

A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1898) ; O. Fehr, ophtalmologiste allemand (1904) ; B. Fleisher ophtalmologiste allemand (1905)

Syn. dystrophie granuleuse de Groenouw de type II, dystrophie cornéenne maculaire, dystrophie tachetée de Fehr, dystrophie cornéenne de Fleischer

Groenouw (dystrophie granuleuse de type I) l.f.

Groenouw's I granular dystrophy

Dystrophie héréditaire autosomique dominante, à pénétrance variable, qui commence vers l'âge de 10 ans par des douleurs provoquées par des ulcérations épithéliales et des opacités fines en flocons de neige situées au centre de la cornée, au niveau du stroma.
Une baisse trop importante de l'acuité visuelle est l'indication d'une kératoplastie perforante, mais une récidive est possible au niveau du greffon.

A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1890)

groupe nucléaire baso-latéral de l'amygdale l.m.

basolateral nuclear group

Groupe des noyaux profonds de type cortical, le groupe nucléaire basolatéral comprend les  noyaux latéral, basolatéral, paralaminar, basomédial de l’amygdale, auxquels on associe le noyau endopiriforme.
Tous les noyaux du groupe basolatéral ont une organisation cyto-architectonique semblable à celle du cortex cérébral.

groupe nucléaire centro-médial

centromedial nuclear group

→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical

groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical l.m.

Groupe de noyaux comprenant le noyau central et le noyau médial

→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial

groupe nucléaire baso-latéral de l'amygdale l.m.

basolateral nuclear group

Groupe des noyaux profonds de type cortical, le groupe nucléaire basolatéral comprend les  noyaux latéral, basolatéral, paralaminar, basomédial de l’amygdale, auxquels on associe le noyau endopiriforme.
Tous les noyaux du groupe basolatéral ont une organisation cyto-architectonique semblable à celle du cortex cérébral.

groupe nucléaire centro-médial

centromedial nuclear group

→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical

groupe nucléaire centro-médial de type non-cortical l.m.

Groupe de noyaux comprenant le noyau central et le noyau médial

→ amygdale centro-médiale élargie, groupe nucléaire centro-médial

guanfacine s.f.

Antihypertenseur central, actif par voie orale entrainant une diminution du tonus sympathique

guanidinurie n.f.

guanidinuria

Présence dans l'urine de guanidine et de dérivés guanidiques.

Guedel (canule de) l.f.

Guedel's tube, oropharyngeal airway

Canule oropharyngée utilisée au cours de l’anesthésie générale ou chez le patient inconscient pour prévenir l’obstruction des voies aériennes supérieures.
Dérivée de la canule métallique de Mayo, elle est formée d'une pièce en matière plastique à usage unique qui comporte trois parties : la collerette qui se place entre les lèvres, une partie droite renforcée qui résiste à la morsure et une partie distale courbe qui se place entre la surface supérieure de la langue et le palais. La canule refoule le bord postérieur de la langue et décolle l’épiglotte du mur pharyngé postérieur ; elle comporte un canal creux, central ou latéral, qui permet la respiration de l’air ambiant ou l’inhalation du mélange gazeux anesthésique.

A. E Guedel, médecin anesthésiste américain (1933)

→ canule oropharyngée à ballonnet

habénula n.f.

habenula (TA)

habenula

Cordon pair de substance blanche, petite saillie faisant partie de la région épiphysaire avec l'épiphyse et la commissure postérieure, située à la partie dorsale et médiane du thalamus.
Née du pôle antérieur de l'épiphyse, l'habénula se termine dans l'hypothalamus. Par ses fibres afférentes et efférentes, elle constitue un relais de transmission des influx olfactifs à certains noyaux efférents (moteurs et salivaires) du tronc cérébral. Des stimulus olfactifs peuvent donc provoquer une sécrétion de salive et de suc gastrique par l'intermédiaire de connexions qui passent par l'habénula.

Syn. frein, pédoncule antérieur de l'épiphyse cérébrale (obsolète)

[A1]

Édit. 2015

habituation n.f.

Phénomène de diminution progressive ou de disparition d'une réponse à la suite de la répétition d'un même stimulus

Il s’agit d’un phénomène physiologique des réflexes polygraphiques. L'extinction ou apprentissage négatif, qui concerne les réponses introduites par un expérimentateur (conditionnement), diffère de l'habituation, qui porte sur les réponses à des stimulus dont la signification préexiste à l'expérimentation (clignement palpébral à la menace, réaction EEG d'arrêt à un bruit, p. ex.).
La perte de l’habituation est un signe électrophysiologique recherché dans la pathologie extrapyramidale.

R. Dodge, psychologue américain (1923)

Étym. lat. habitus : manière d’être, de habituare : accoutumer

→ accoutumance

[H1]

Édit. 2015

Hallopeau (acrodermatite continue d') l.f.

Hallopeau’s continue acrodermatitis

F. Hallopeau, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1890)

→ acrodermatite continue

[J1]

Édit. 2015

halogénure n.m.

halogenide

Chacun des ions formés par adjonction d'un électron sur un atome d'halogène (fluorure, chlorure, bromure, iodure), ou dérivé halogéné d'un carbure (halogénure d'alcoyle ou d'acyle).

Étym. gr. halos : sel, gennan :engendrer

→ halogène

[C1]

Édit. 2015

hamartoblastome hypothalamique, hypopituitarisme, imperforation anale et polydactylie post-axiale l.m.

hypothalamic hamartoblastoma, hypopituitarism, imperforate anus, and postaxil polydactylie

P. D. Pallister pédiatre et généticien américain et Judith Goslin Hall, médecin généticienne américaine (1980)

→ Pallister-Hall (syndrome de)

[O1,Q2]

Édit. 2015

Hamazaki (granule de) l.m.

Hamazaki’s granule

Granule cytoplasmique arrondi faiblement coloré mais autofluorescent, colorable par le PAS, répondant à des lipofuscines renfermées dans de volumineux corps résiduels d'origine lysosomique.
On peut les observer fréquemment dans les nœuds lymphatiques surtout mésentériques.

Y. Hamazaki, anatomopathologiste japonais (1938)

[A2,K4]

Édit. 2015

| page précédente | /74 | page suivante