Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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mycosis fongoïde l.m.

Lymphome cutané T épidermotrope, d'évolution généralement très lente sur des années, comportant des placards érythématosquameux bien délimités prurigineux, plus ou moins infiltrés ou une érythrodermie ainsi que des nodules tumoraux, auxquels s'associent plus ou moins tardivement des atteintes ganglionnaires et viscérales.
La prédominance d'un symptôme sur les autres réalise le type progressif Alibert-Bazin (dont le stade initial est l'érythème prémycosique), ou le type érythrodermique d'Hallopeau-Besnier, ou le type de Vidal-Brocq (dit à tumeurs d'emblée plutôt considéré actuellement comme un lymphome cutané malin non épidermotrope).
La biopsie cutanée montre, aux stades précoces, un infiltrat dermique superficiel riche en cellules mononucléées, dont certaines correspondent aux cellules de Sézary, pénétrant l'épiderme où il forme des thèques encore appelées nids épidermiques de Darier ou microabcès de Pautrier; l'immunomarquage montre qu'il s'agit de lymphocytes auxiliaires CD 4.
Le traitement est fonction du caractère localisé ou disséminé de la maladie. Ce sont la puvathérapie, la chimiothérapie locale (sur les plaques), la radiothérapie, ou la chimiothérapie générale. Ces procédés thérapeutiques n'ont pas toujours une efficacité totale sur les démangeaisons qui sont parfois difficiles à contrôler.

J-L. Alibert, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1806) d'abord appelé pian fongoïde, A. Bazin, dermatologue français (1852); E. Vidal, membre de l’Académie de médecine et L. Brocq, dermatologues français (1885) ; F. H. Hallopeau et E. Besnier dermatologiste français, membres de l’Académie de médecine (1892) ; A. Sézary, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1938)

Étym. gr. mukès, champignon ; lat : fungosus de fungus : dans le sens de spongieux, tumoral

Syn. lymphome épidermotrope, maladie d'Alibert (obs.)

syndrome de Sézary, parapsoriasis en grandes plaques, hématodermie

myéline (gaine de) l.f.

myelin sheat

Enveloppe majoritairement lipidique, formée de couches concentriques de membranes plasmiques des cellules de Schwann, qui entoure un axone myélinisé et constitue la gaine de Schwann des nerfs périphériques.
Rétrécissements échelonnés sur cette gaine et limite des territoires de deux cellules de Schwann voisines, les nœuds de Ranvier, anneaux d'axolemme nu, interviennent dans la vitesse de conduction nerveuse (VCN) de type saltatoire.
De nombreuses protéines ont été individualisées dans la gaine de myéline : (protéines PO, PMP-22, protéines basiques de la myéline, connexine, MAG, etc.), elles jouent un rôle important dans la génèse des neuropathies héréditaires par l'intermédiaire de mutations.

Étym. gr. muelos : moelle

Schwann (cellule de), Schwann (gaine de), axone

myotome n.m.

myotome

Chez l'embryon, portion dorsale du somite ou dermomyotome se différenciant, par sa face interne, en une couche de cellules qui fournira les cellules musculaires primitives ou myoblastes.
Vers la fin de la cinquième semaine, le myotome se divise en deux contingents : l’un formant la partie dorsale de la paroi musculaire ou épimère, l’autre sa partie ventrolatérale ou hypomère.

Étym. gr. mus : muscle, souris ; tomê : section, séparation

myxome cardiaque l. m.

cardiac myxoma

Tumeur cardiaque endocavitaire, presque toujours bénigne située dans l’oreillette gauche dans les trois quarts des cas.
C’est la plus fréquente des tumeurs cardiaques. De consistance qui peut être de molle et friable ou celle d’une masse fibreuse (fibromyxome), elle est ordinairement implantée par un pédicule étroit sur le septum interauriculaire qu’elle peut traverser. Elle peut entraîner un risque d’obstruction de l’orifice auriculo-ventriculaire dans lequel elle glisse à la diastole. Les myxomes auriculaire droit et ventriculaire et les myxomes multiples sont beaucoup plus rares.
La tumeur peut être découverte par l’examen électrocardiographique ou révélée par des symptômes simulant un rétrécissement mitral ou tricuspidien, voire par une syncope ou un accident embolique. L’exérèse s’impose dès le diagnostic posé ; elle est facilitée par la disposition anatomique habituelle. Les récidives sont exceptionnelles. L’examen histologique montre des cellules allongées en fuseau, ressemblant à des cellules endothéliales, avec un noyau arrondi ou ovalaire, riches en polysaccharides acides.

Étym. gr. muxa : mucus ; -ome : suffixe indiquant la tumeur

nævus n.m. (pl. nævus)

nevus

Tumeur cutanée bénigne fréquente, d'aspect clinique et de taille très variables, pigmentée ou non, plane ou saillante, apparaissant surtout dans l'enfance mais se développant souvent après la puberté ou pendant la grossesse, siégeant en n'importe quel point du corps, et résultant de la prolifération de mélanocytes, c'est-à-dire de cellules du système pigmentaire qui se groupent généralement en "thèques".
Histologiquement on distingue :
a) le nævus de jonction, où les thèques sont cantonnées au niveau de la jonction dermo-épidermique,
b) le nævus dermique, dans lequel la prolifération cellulaire nævique est située sous l'épiderme,
c) le nævus mixte qui associe des images jonctionnelles à une prolifération intradermique. Les nævus sont bénins, persistent en général indéfiniment, mais peuvent parfois se transformer en mélanomes. L’appellation nævus à pénétration profonde (deep penetrating nevus) a été proposée en 1989 par Seab pour désigner une variété de nævus cellulaire comportant quelques aspects cliniques et histologiques d’un nævus bleu cellulaire, d’un nævus de Spitz mais sans que le pronostic en soit modifié.
Actuellement réservé aux tumeurs cutanées formées de cellules næviques de Unna, le terme nævus s'appliquait aussi précédemment à toute lésion dysplasique circonscrite d'origine embryonnaire de nature épithéliale ou mésenchymateuse : pour éviter toute confusion, ces dernières sont désormais appelées hamartomes.

Étym. lat. nævus : marque, tache

Syn. nævus cellulaire, nævus pigmentaire, nævus nævocellulaire, nævus de Unna (obsolète), nævus mélanocytaire (obsolète), mélanocytome (obsolète), nævocytome (obsolète), grain de beauté (familier)

nævus bleu l.m.

blue nævus

Variété de nævus apparaissant principalement chez l'adulte, particulier par sa teinte bleutée due à sa localisation profonde et dont on distingue un type commun et un type cellulaire.
Le premier, siégeant électivement au dos du poignet, à la face d'extension de l'avant-bras et du bras, parfois au visage, est une petite lésion solitaire, saillante, de 3 à 8 mm de diamètre, à surface lisse, de teinte bleu ardoisé, de consistance ferme, toujours bénigne; l'étude histologique montre une accumulation, dans le derme moyen et profond, de mélanocytes fusiformes bourrés de mélanine et disposés en faisceaux rectilignes ou ondulés, qui s'enchevêtrent ou s'anastomosent en réseaux.
Le nævus bleu cellulaire de Allen, plus rare et plus profond, siège principalement sur la fesse et la région sacro-coccygienne et constitue une tumeur bleutée à surface lisse mesurant de 1 à 3 cm de diamètre : histologiquement, il est constitué de denses faisceaux de cellules fusiformes entre lesquels se situent des zones de cellules claires à noyau rond ou ovalaire, parfois même atypiques; l'évolution est bénigne et stable, quoique des cas exceptionnels de dégénérescence maligne aient été rapportés.

A. C. Allen, anatomopathologiste américain (1949)

Étym. lat. nævus : marque, tache

Syn. nævus mésenchymateux (désuet), nævus de Tièche-Jadassohn (désuet), nævus de Max Tièche (désuet)

nævus de Spitz l.m.

Spitz’s nevus, benign juvenile melanoma, spindle and epithelioid cell nevus

Variété de nævus, d'évolution bénigne, unique ou multiple, survenant surtout chez l'enfant et l'adulte jeune, siégeant de préférence au visage ou aux extrémités et qui consiste en un nodule hémisphérique, mesurant environ 1 cm de diamètre, à surface lisse, de teinte rosée ou jaunâtre, généralement peu pigmentée, de consistance ferme.
Histologiquement, il s'agit d'un nævus mixte de type particulier, au-dessus duquel l'épiderme est souvent acanthosique, dont l'activité jonctionnelle est importante et dont les cellules intradermiques sont soit cubiques ou polyédriques dites « myoblastoïdes » et munies de noyaux volumineux, souvent irréguliers ou vacuolaires, soit fusiformes ou allongées et munies de prolongements étoilés; on y observe souvent des cellules multinucléées ainsi qu'une réaction inflammatoire dense et de nombreux capillaires. Le pigment mélanique est peu abondant. Le diagnostic différentiel avec un véritable mélanome peut être difficile en l'absence de notion d'âge. L'évolution de la lésion est variable : elle peut disparaitre spontanément, se transformer en nævus banal ou persister à l'âge adulte. Le traitement consiste en l'exérèse de la lésion.

Sophie Spitz (1948) et A. C. Allen (1949), anatomopathologistes américains

Étym. lat. nævus : marque, tache

Syn. mélanome juvénile (obsolète), mélanome de Spitz ou de Spitz-Allen (obsolète), nævus cellulaire prépubertaire (obsolète), nævus à cellules fusiformes (obsolète), nævus à cellules épithélioïdes (obsolète)

Kamino (corps de)

nævus nævocellulaire l.m.

nevocytic nævus, melanocytic nevus, benign melanocytic tumor

Appellation utilisée dans le passé pour distinguer les tumeurs à cellules næviques de Unna de celles dues à une dystrophie cutanée circonscrite ne contenant pas de cellules næviques et résultant d'un développement excessif ou d'une disposition anormale d'un ou de plusieurs tissus matures normalement présents dans la peau : les premières sont actuellement appelées nævus, les secondes sont des hamartomes.

Étym. lat. nævus : marque, tache

nédaplatine n.m.

Antinéoplasique complexe de platine indiqué dans le traitement de divers types de cancers : tête et cou, poumon à petites cellules ou non à petites cellules, œsophage, prostate, ovaire, vessie, utérus.

néphroblastome n.m.

nephroblastoma.
Tumeur embryonnaire maligne du rein, qui survient surtout chez l’enfant en moyenne vers 3 ans, mais qui peut exister chez l’adolescent et l’adulte.
C’est une tumeur du blastème metanéphrotique, qui comme la plupart des tumeurs blastémateuses, emprunte au tissu embryonnaire du métanéphros ses caractéristiques prolifératives et ses multiples potentialités de différenciation. Elle est caractérisée par la prolifération de cellules indifférenciées, de cellules musculaires striées ou non, de tubes avec ou sans membrane basale, exceptionnellement d’ébauches glomérulaires. De survenue plus souvent sporadique, elle peut faire partie d’ensembles malformatifs complexes de nature héréditaire. Le syndrome WAGR ( pour Wilms tumor, Aniridia, ambiguous Genitalia) est associé à une délétion du chromosome 11p13. Le syndrome de Beckwith-Wiedmann, plus fréquent, associe une hémi-hypertrophie du corps ou d’un segment du corps, une main ou un pied, une macroglossie, des défauts de la paroi abdominale, une omphalocèle le plus souvent, des anomalies cutanées, une hypoglycémie (souvent associée à une macronésie des îlots de Langerhans). Le syndrome de Beckwwith-Wiedmann est lié à des anomalies chromosomiques dans la région 11p15 et est l’objet d’un important « imprinting » maternel ou paternel. Le néphroblastome y est souvent remplacé par une néphroblastématose. L’incidence d’autres tumeurs, telles le glioblastome, le cortico-adrénocarcinome, l’hépatoblastome, les leucémies aigues (syndrome de Sotos), dans le neuroblastome est élevée, soulignant les liens unissant le développement embryonnaire et la survenue de néoplasies diverses Le volume de la tumeur peut atteindre une taille très importante. 
L'extension peut être locale, rétro-péritonéale par rupture de la capsule, veineuse et ganglionnaire. Les métastases sont essentiellement pulmonaires. Le traitement combine la chirurgie (néphrectomie élargie), la radiothérapie (que l'on essaie d'éviter le plus possible en raison d'un retentissement possible sur la croissance) et la chimiothérapie. Le pronostic dépend du stade mais il est très favorable dans la plupart des cas traités, avec la réserve de séquelles thérapeutiques telles qu’un retard de croissance, une entéropathie, une néphropathie ou une autre tumeur maligne.

Étym. gr. nephros : rein, blastein : former

Syn. tumeur de Wilms, tumeur du blastème rénal

Wilms (tumeur de), WAGR (syndrome), Beckwith-Wiedmann (syndrome de)

nerf n.m.

nervus (TA)

nerve

Cordon qui relie un centre nerveux à un organe du corps.
De coloration blanchâtre, le plus souvent cylindrique, il est constitué par les expansions des cellules nerveuses. Les fibres nerveuses sont engainées par un tissu conjonctif fibrillaire, l’endonèvre, parcouru par des capillaires sanguins. Le nerf est engainé par une couche conjonctive plus dense, le périnèvre, qui envoie des travées plus lâches, parfois riches en cellules adipeuses qui comblent les espaces inter-fasciculaires, en particulier dans les nerfs composés : c’est l’épinèvre. C’est au niveau de cet ensemble conjonctif que se distribuent les vaisseaux sanguins du nerf.
Il faut distinguer les nerfs cérébro-spinaux qui comprennent les nerfs spinaux issus de la moelle spinale et les nerfs crâniens issus du tronc cérébral, et les nerfs végétatifs parasympathiques ou sympathiques. Selon leur action physiologique les nerfs sont sensitifs ou sensoriels, moteurs ou sécrétoires. Les nerfs périphériques sont le plus souvent des nerfs mixtes.

nerf olfactique l.m.

nervus olfactorius (TA)

olfactory nerve

Nerf crânien sensorial appartenant à la première paire.
1- Ensemble formé par le bulbe olfactif, le tractus olfactif et ses racines.
2- Seuls les filets nerveux (filets olfactifs) émanés de la muqueuse olfactive, représentant le prolongement périphérique cellulipète des cellules mitrales bipolaires de la tache jaune de la muqueuse pituitaire, sont les véritables nerfs olfactifs. Les corps cellulaires de ces filets constituent le ganglion olfactif étalé sous la muqueuse olfactive ; il a la même signification qu’un ganglion spinal. Les prolongements centripètes des cellules bipolaires traversent la lame criblée de l’ethmoïde et gagnent la face inférieure du bulbe olfactif, émanation du télencéphale contenant des voies de valeur intra-axiale.

nerf optique l.m.

nervus opticus (TA)

optic nerve

Nerf crânien sensoriel appartenant à la deuxième paire.
1- Macroscopiquement ce nom est donné au volumineux cordon nerveux qui se détache du bulbe de l’œil un peu en dedans et au-dessous de son pôle postérieur. Après avoir traversé d’avant en arrière l’orbite et le canal optique, il gagne l’angle antéro-latéral correspondant du chiasma optique. Ce « nerf optique », émanation du diencéphale, est en réalité un élément de valeur intra-axiale véhiculant les prolongements centripètes de la couche des cellules ganglionnaires de la rétine, véritables deutoneurones intra-axiaux des voies optiques.
2- La systématisation réelle démontre que le véritable nerf optique, ou protoneurone extra-axial des voies optiques, est représenté par les prolongements cellulipètes des cellules bipolaires de la rétine dont les corps cellulaires constituent un ganglion étalé de la même valeur qu’un ganglion spinal.

partie intracraniale du nerf optique, partie canalaire du nerf optique, partie orbitaire du nerf optique, partie intraoculaire du nerf optique

neuréguline n.f.

neuregulin

Protéine ayant des propriétés mitogènes et différenciatrices, découverte initialement sous le nom de NDF ou "neu differentiation factor" pour son action sur des carcinomes mammaires du Rat, et dont on a trouvé de nombreux variants dans les tissus animaux et humains.
Les neurégulines constituent une famille de facteurs de croissance agissant sur des récepteurs membranaires de type erbB2 ou HER2, proto-oncogène encore appelé protéine neu, ou erbB3 ou erbB4. Chez l'Homme les neurégulines ont été appelées hérégulines ou HRG. Le terme de neuréguline désigne chacun des facteurs de croissance de cette famille de structure analogue aux HRG, comprenant Par ex. le facteur de croissance glial (GGF) ou le facteur agissant comme inducteur du récepteur de l'acétylcholine (ARIA). Les neurégulines sont des protéines qu'on trouve dans les membranes des cellules du système nerveux central et périphérique et de divers organes parenchymateux, et qui peuvent en être détachées par protéolyse. Elles peuvent être synthétisées et sécrétées par les neurones ou par les astrocytes. Elles exercent un effet mitogène sur les cellules de Schwann. Elles jouent un rôle dans la formation des synapses neuromusculaires.

Étym. neu : de la protéine neu ; réguline : facteur régulateur

neurinome n.m.

neurilemoma, neurinoma, schwannoma

Tumeur développée à partir des cellules de Schwann, bien limitée, tendant à refouler le filet nerveux qui lui a donné naissance plutôt qu'à l'envahir représentant 8% des tumeurs intracrâniennes.
Son siège le plus fréquent est le nerf auditif, plus rarement le trijumeau ou les nerfs mixtes, les racines rachidiennes postérieures, les troncs nerveux périphériques, voire les terminaisons nerveuses, et aussi les chaînes sympathiques.
Macroscopiquement, la tumeur est ferme ou kystique, bien limitée, parfois appendue à une racine, de taille variable, unique ou multiple dans le cadre d'une maladie de von Recklinghausen. Microscopiquement, elle est constituée de cellules allongées à noyaux fusiformes, disposées en faisceaux ou en pseudo-palissades (type A d'Antoni), ou au contraire dans une trame plus lâche (type B d'Antoni). Les gros noyaux dystrophiques sont fréquents. Les vaisseaux ont des parois épaissies. L'étude des marqueurs (protéine S100) et la microscopie électronique confirment la nature schwannienne de ces tumeurs. Il en existe des variétés mélanotiques, cellulaires, plexiformes, ainsi que des formes malignes d'emblée, rares, difficiles à affirmer, qui incluent les mêmes différenciations que les habituelles formes bénignes.
Leur diagnostic avec les neurofibromes est parfois délicat. Leur traitement est chirurgical.
Les neurinomes bilatéraux du nerf auditif caractérisent la neurofibromatose de type II, dont le gène NF2 a été localisé sur le chromosome 22 (22q12.2) et la protéine exprimée baptisée schwannomine.

schwannome, neurinome de l'acoustique, queue de cheval (tumeur de la), NF2, neurofibromatose de type 2

facteur de croissance du nerf l.m.

nerve growth factor

Le facteur de croissance du nerf (nerve growth Factor, NGF) est un facteur de différenciation des neurones, présent dans le système nerveux, mais aussi dans les glandes salivaires (il a été isolé de celles de souris mâles), dans des venins de serpent et dans des cultures de certaines cellules, comme le sarcome 180 de la souris.
Il est constitué d'un ensemble de 5 sous-unités protéiques : 2 sous-unités alpha de 27 kDa, 2 sous-unités gamma de 26 kDa ayant une activité protéasique, et une sous-unité bêta formée de 2 chaînes polypeptidiques de 13 259 Da appelée bêta-NGF, seule responsable de l'activité de facteur de croissance. Le NGF ne stimule pas la prolifération des neurones, mais il permet leur maintien en survie in vitro, et ajouté à des cultures de cellules ganglionnaires, il provoque la croissance de prolongements cellulaires neuritiques, il stimule de nombreuses voies métaboliques.

S. Cohen, biochimiste amércain et Rita Levi-Montalcini, neurobiologiste italienne, prix Nobel de médecine en 1986 (1856)

Sigle NGF

[C1, C3, H1]

Édit. 2020

neuronævus n.m.

neuronevus

Variété de nævus dermique présentant dans sa partie profonde des aspects neuroïdes sous forme de faisceaux de cellules fusiformes enrobées dans un support conjonctif constitué de fibres lâches et ondulées, imitant ainsi l'aspect d'un neurofibrome ou simulant la structure d'un corpuscule tactile de Meissner.
Le neuronævus résulterait de l'association de cellules næviques et d'une composante schwannienne des nerfs dermiques.

neuropeptide n.m.

neuropeptide

Peptide synthétisé par une cellule nerveuse pouvant jouer un rôle de neurotransmetteur ou de facteur hormonal.
On en connaît plusieurs centaines parmi lesquelles on range les libérines de l'hypothalamus, les hormones post- ou antéhypophysaires, les endorphines, les hormones digestives. Sécrétés par les cellules nerveuses, les neuropeptides induisent des réponses dans les cellules cibles en se fixant sur des récepteurs spécifiques situés à leur surface, qui sont généralement des protéines intégrales à 7 domaines transmembranaires et couplées à des protéines G.

neurotensine n.f.

neurotensin

Hormone peptidique constituée de 13 acides aminés (Pyroglu-Leu-Tyr-Glu-Asn-Lys-Pro-Arg-Arg-Pro-Tyr-Ile-Leu).
Elle est formée dans les cellules APUD de l'intestin grêle. Elle provoque un relâchement des cellules musculaires lisses, abaisse la tension artérielle, agit sur l'hypothalamus pour abaisser la température centrale et activer la libération des hormones hypothalamiques, et elle stimule la libération d'histamine par les mastocytes.

NF1 gene sigle angl. pour neurofibromin 1

Gène situé sur le locus chromosomique 17q11.2 codant pour la neurofibromine. Cette protéine produite par les oligodendrocytes et les cellules de Schwann forme une gaine de myéline protectrice des cellules nerveuses et agit également comme suppresseur de tumeur.
Des mutations de ce gène provoquent la neurofibromatose de type 1 et certains cancers.

Syn. Neurofibromatosis-related protein NF-1, Neurofibromatosis Type 1 Protein, neurofibromin 1 (neurofibromatosis, von Recklinghausen disease, Watson disease), NF1-, AP-Related Protein, NF1 GRP, NF1 Protein, NF1_HUMAN

neurofibromatose de type 1

nicotinamide-adénine-dinucléotide-phosphate n.m.

nicotinamide-adenine-dinucleotide-phosphate

Coenzyme d'oxydo-réduction dérivé de la vitamine PP, constitué par une molécule de NAD phosphorylée sur la fonction alcool en 2 du ribose du nucléotide adénylique ; elle est présente dans toutes les cellules et joue le rôle de transporteur d'hydrogène et d'accepteur d'hydrogène pour certaines déshydrogénases.
Les propriétés de ce composé sont très proches de celles du NAD. Il est surtout présent dans les cellules sous sa forme réduite, hydrogénée, (NADPH). Découvert en 1931 par Warburg et Christian dans les globules rouges, comme le coenzyme de la glucose-6-phosphate-déshydrogénase, ce composé fut appelé coenzyme II, codéhydrase II (codéshydrogénase II), puis triphosphopyridine-nucléotide (TPN).

O. Warburg, prix Nobel de médecine en 1931 et W. Christian, biochimistes allemands (1931)

Sigle NADP

coenzyme, oxydo-réduction, NAD, déshydrogénase

[C1,C3]

Édit. 2018

nodule post-opératoire à cellules fusiformes l.m.

postoperative spindle cell nodule

Lésion réactionnelle pseudonéoplasique survenant dans la région génitale ou la cavité buccale, mais également sur la peau, après un traumatisme ou une intervention chirurgicale, et histologiquement apparentée à la fasciite nodulaire.
Elle est constituée de faisceaux de cellules fusiformes entrelacés situés dans un stroma myxoïde richement vascularisé ; les mitoses y sont relativement nombreuses mais non atypiques ; les cellules expriment la vimentine et parfois la desmine et l’actine musculaire spécifique ; elles ne contiennent pas de kératine. Lésion bénigne, son traitement est chirurgical.

C. M. Manson, histopathologiste britannique (1995)

nostocytose n.f.

homing

Faculté d'une cellule circulante de reconnaitre le site où elle peut se multiplier ou acquérir de nouvelles fonctions.
C'est notamment le cas des lymphocytes lorsqu'ils rejoignent les organes lymphoïdes périphériques ou des cellules souches hématopoïétiques médullaires injectées par voie intraveineuse lors des greffes de moelle. Ce processus met en jeu des mécanismes spécifiques de reconnaissance et d'adhésion entre la cellule circulante et des cellules de l'organe d'accueil. Il joue un rôle important au cours de l'embryogénèse.

Étym. gr. nostos : retour

nulles (cellules) l.f.p.

null cells

Cellules lymphoïdes ne présentant aucun des marqueurs caractéristiques des lymphocytes T et B.
Une partie des cellules NK appartient à cette population.

oat cells angl.

Cellules en grain d'avoine.
Terme histologique autrefois utilisé pour isoler un sous-type de carcinome à petites cellules.
Il correspondait en fait à un écrasement cellulaire dû à la fragilité cytoplasmique de ce type de carcinome. Cette terminologie a été abandonnée dans la nouvelle classification OMS de 1999.

carcinome bronchopulmonaire à petites cellules

Édit. 2017

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