néoplasie intra-épithéliale vulvaire l.f.
vulvar intræpithelial neoplasia
Lésion vulvaire histologiquement caractérisée par une désorganisation architecturale de l’épithélium malpighien et par la présence d’atypies cellulaires.
Elle se présente cliniquement comme une lésion fixe soit rouge, érythroplasique, soit blanche, leucoplasique. Lorsque les atypies cellulaires sont étagées, il s'agit soit d'une infection à papillomavirus à type de papulose bowénoïde, soit d'une maladie de Bowen, donc d'une lésion précancéreuse ; si elles n'intéressent que la couche basale, elles correspondent le plus souvent aux altérations épithéliales d'un lichen scléreux.
d’un lichen scléreux.
néoplasie vulvaire intra-épithéliale l.f.
vaginal intraepithelial neoplasia
Lésion précancéreuse de l’épithélium vulvaire.
Elle inclut la dysplasie, dont on décrit trois stades de gravité croissante de 1 à 3, le cancer in situ et la maladie de Paget vulvaire. Elle est traitée par une vulvectomie partielle ou une hémivulvectomie. Elle est souvent associée à une dysplasie du vagin ou du col de l’utérus.
Sigle : VIN
partie intra-oculaire de l'artère centrale de la rétine l.f.
pars intraocularis arteriae centralis retinae (TA)
intraocular part of central retinal artery
Epanouissement terminal de l’artère centrale de la rétine après sa pénétration dans le bulbe de l’œil, satellite du nerf optique.
→ artère centrale de la rétine
partie intra-oculaire de la veine centrale de la rétine l.f.
pars intraocularis venae centralis retinae (TA)
intraocular part of central retinal vein
partie intra-oculaire du nerf optique l.f.
pars intraocularis nervi optici (TA)
intra-ocular part of optic nerve
Segment du nerf optique correspondant à sa traversée du bulbe de l’œil.
Il comporte trois parties : une partie postlaminaire, une partie intralaminaire et une partie prélaminaire.
→ partie postlaminaire du nerf optique, partie intralaminaire du nerf optique, partie prélaminaire du nerf optique
perfusion intra-osseuse l.f.
intra-osseous perfusion
Perfusion dans la partie spongieuse d'un os (crête iliaque, sternum chez l'adulte, médullaire d'un os long chez l'enfant : aborder perpendiculairement la face interne du tibia à la hauteur de la tubérosité antérieure).
Cette voie très rapide (temps de circulation os-cœur : 10 à 15 s) permet de passer non seulement des solutions électrolytiques mais de grosses molécules et du sang, au besoin à grande vitesse.
Cette voie avait été abandonnée à cause d'atteintes musculaires et d'ostéomyélites par asepsie insuffisante. A la fin des années 80 elle a été remise en honneur à condition de respecter une asepsie scrupuleuse. Elle est très utile en urgence quand on n'arrive pas à obtenir en trois minutes une bonne voie de perfusion. La technique consiste à forer un trou dans l'os jusqu'à la médullaire, si possible avec un trocart assez gros, comme on le fait pour une ponction de moelle. Cette voie de secours doit être remplacée par une voie intraveineuse dès que possible
pression intra-oculaire l.f.
intraocular pressure
Pression déterminée par l'équilibre entre l'élasticité cornéosclérale et la circulation des liquides intraoculaires.
Cette dernière est essentiellement représentée par le flux d'humeur aqueuse qui est produite par le corps ciliaire et éliminée par le trabéculum.
processus de l'espace intra-orbitaire l.m.
En imagerie orbitaire, tout processus pathologique développé à l’intérieur de l’orbite.
processus intra-jugulaire de l'os occipital l.m.
processus intrajugularis ossis occipitalis (TA)
intrajugular process of occipital bone
Epine osseuse née du bord latérale de la partie latérale de l’os occipital.
Elle est reliée par un faisceau fibreux au processus intra-jugulaire correspondant de l’os temporal. Les deux processus et le faisceau fibreux divisent le foramen jugulaire en une partie postérieure large qui correspond à l’origine de la veine jugulaire interne et une partie antérieure allongée, étroite, traversée d’avant en arrière par le nerf glosso-pharyngien, le nerf vague, et le nerf accessoire.
Syn. anc. épine jugulaire de l’os occipital
processus intra-jugulaire de l'os temporal l.m.
processus intrajugularis ossis temporalis (TA)
intrajugular process of temporal bone
Épine osseuse née du bord postérieur de la partie pétreuse de l’os temporal.
Elle est reliée par un faisceau fibreux au processus intrajugulaire correspondant de l’os occipital. Les deux processus et le faisceau fibreux divisent le foramen jugulaire en une partie postérieure large qui correspond à l’origine de la veine jugulaire interne et une partie antérieure allongée, étroite, traversée d’avant en arrière par le nerf glosso-pharyngien, le nerf vague, et le nerf accessoire.
Syn. anc. épine jugulaire de l’os temporal
respiration fœtale intra-utérine 1.f.
fetal breathing movements
Mouvements rythmiques du thorax fœtal in utero, sans hématose pulmonaire : leur observation échographique est un signe de vitalité fœtale.
retard de croissance intra-utérin dysharmonieux l.m.
dysharmonious intra-uterine growth retardation (IUGR)
Défaut de croissance du fœtus in utero touchant dans un premier temps l'abdomen et respectant le cerveau, le plus souvent dû à une maladie vasculaire ou un tabagisme maternel.
retard de croissance intra-utérin global l.m.
global intra-uterine growth retardation (IUGR)
Défaut de croissance du fœtus in utero touchant d'emblée l'abdomen et le cerveau.
Décelé souvent dès le deuxième trimestre de la grossesse, il témoigne alors d'une embryopathie virale (la rubéole p. ex.), parasitaire (la toxoplasmose p. ex.) chromosomique, (une trisomie 18 ou 21 p. ex.), ou d'une toxicomanie par les morphiniques. Son pronostic est réservé.
retard de croissance intra-utérin harmonieux l.m.
harmonious intra-uterine growth retardation (IUGR)
→ retard de croissance intra-utérin global
retard de croissance intra-utérin segmentaire l.m.
dysharmonious intra-uterine growth retardation
→ retard de croissance intra-utérin dysharmo nieux
carcinome intra-épidermique l.m.
Syn. Bowen (maladie de)
[I1]
Édit. 2018
épithélioma intra-épidermique
l.m.
intraepidermal epithelioma
Tumeur cutanée rare qui se présente cliniquement sous la forme d'une plaque bien circonscrite, ovalaire ou polycyclique, légèrement surélevée, à surface plus ou moins squameuse et de teinte rosée ou brunâtre, caractérisée histologiquement par un remaniement épidermique limité au corps muqueux et dû à la présence dans celui-ci d'amas ou tourbillons cellulaires.
Cet aspect histologique est en réalité très diversement interprété, et l'existence même de l'épithélioma intra-épidermique, auquel ont été accolés les noms de Borst et de Jadassohn, est même controversée. En effet, l'appellation épithélioma intra-épidermique de Borst-Jadassohn, ne devrait pas être conservée puisqu'elle réunit deux faits différents : d'une part, le phénomène de Borst, ou envahissement de l'épiderme par un carcinome spinocellulaire qui, ailleurs, pénètre le derme et, d'autre part, le phénomène de Jadassohn, c'est-à-dire l'origine intra-épidermique multicentrique d'un carcinome basocellulaire. Si certains pensent que, bien que rare, l'entité épithélioma intra-épidermique existe réellement en tant qu'état pré-épithéliomateux donc de carcinome in situ, pour les autres, il s'agit d'une lésion bénigne qui correspond soit à une prolifération épidermique telle que la verrue séborrhéique ou l'acanthome intra-épidermique de Haber, soit à une tumeur annexielle intra-épidermique telle que l'hidroacanthome de Smith et Coburn.
M. Borst (1904) et J. Jadassohn (1926) dermatologues allemands ; H. Haber, dermatologue britannique d’origine autrichienne (1953) ; J.G. Coburn et J.L. Smith, dermatologues britanniques (1986)
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
Syn. acanthome intra-épidermique, hidroacanthoma simplex
[A3, F5, J1]
Édit. 2020