Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

184 résultats 

nœuds lymphatiques gastro-omentaux droits l.m.p.

nodi lymphoidei gastroomentales dextri (TA)

right gastro-omental lymph nodes

Groupe de nœuds lymphatiques d’importance variable (de un à onze) échelonnés sur le trajet de l’artère gastro-épiploïque droite.
Situés au-dessous de l’artère, ils sont à distance de la grande courbure gastrique dont ils ne débordent jamais à gauche la partie moyenne.

Syn. anc.  ganglions lymphatiques gastro-épiploïques droits.

nœuds lymphatiques gastro-omentaux gauches l.m.p.

nodi lymphoidei gastroomentales sinistri (TA)

left gastro-omental lymph nodes

Groupe de nœuds lymphatiques qui fait suite aux nœuds lymphatiques de la chaîne liénale.
Ses éléments s’échelonnent le long de l’artère gastro-épiploïque gauche depuis la rate jusqu’à la grande courbure gastrique et dans la partie attenante du grand omentum.

Syn. anc.  ganglions lymphatiques gastro-épiploïques gauches.

oculo-gastro-intestinale (dystrophie musculaire) l.f.

oculogastrointestinal muscular dystrophy

dystrophie musculaire oculo-gastro-intestinale

Édit. 2017

pli gastro-pancréatique l.m.

plica gastropancreatica (TA)

gastropancreatic fold

Repli du péritoine pariétal postérieur du récessus omental inférieur soulevé par l’artère gastrique gauche et ses veines.
Il s’étend de la région sous-cardiale à la trifurcation de l’artère caeliaque au-dessus du tubercule omental du pancréas. Il circonscrit en arrière et en haut le foramen de la bourse omentale.

E. Huschke, anatomiste allemand (1797-1858)

Syn. anc. faux de l’artère coronaire stomachique, ligament gastro-pancréatique de Huschke, ligament pancréatico-aortique, ligament profond de l’estomac.

rameaux omentaux de l'artère gastro-omentale droite l.m.p.

rami omentales arteriae gastroomentalis dextrae (TA)

omental branches of right gastro-omental artery

artère gastro-omentale droite

reflux gastro-œsophagien l.m.

gastro-oesophagal reflux

Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.

hernie hiatale (recherche de), Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, antireflux (opération), métoclopramide, dompéridone

[L1]

Édit. 2019

reflux gastro-œsophagien chez l'enfant l.m.

oesophageal reflux

Reflux gastroœsophagien qui se produit chez le nouveau-né, jusqu'à l'âge de 6 semaines environ, le sphincter du cardia n'étant pas efficace : il est alors quasi-physiologique.
Sa persistance ou son intensité doit faire rechercher un reflux gastroœsophagien qui accompagne presque toujours une atrésie de l'œsophage ou une hernie diaphragmatique (à cause des tractions qui s'exercent sur l'œsophage ou le diaphragme). En effet, une distension thoracique importante distend toujours l'orifice œsophagien du diaphragme (emphysème du poumon gauche, bronchodysplasie, paralysie ou éventration diaphragmatique, ventilation mécanique prolongée).

reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.

gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux

Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de «  signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.

C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)

tronc gastro-colique de Henle l.m.

Tronc veineux formé par la confluence, au-devant de la tête du pancréas, de la veine colique droite, de la veine pancréatico-duodénale inférieure droite et de la veine gastro-omentale droite.
Très court et assez volumineux, ce tronc commun s’abouche au bord droit de la veine mésentérique supérieure au-devant du processus uncinatus du pancréas.

F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)

Syn. tronc de Henle, veine gastro-colique de Henle

tumeur stromale gastro-intestinale l.f.

Tumeur mésenchymateuse responsable d’hémorragies digestives souvent occultes, caractérisée par une prolifération de cellules fusiformes ou plus rarement épithélioïdes pouvant se développer à partir de tous les segments du tube digestif, surtout de l’estomac et de l’intestin grêle, exceptionnellement du mésentère et du péritoine.
Cette tumeur mésenchymateuse dérive des cellules de Cajal (responsables de la motricité intestinale) ou d’un précurseur, typiquement de phénotypes KIT+ et DOG+, présentant très fréquemment une mutation activatrice des gènes codant pour les récepteurs tyrosine-kinase KIT ou PDGFRA. Avec une incidence voisine de quinze cas pour 1000000 habitants, par an, cette affection qui est la plus fréquente des tumeurs mésenchymateuses digestives, représente moins de 1% de l’ensemble des sarcomes. L’âge médian de la survenue des GIST varie entre 55 et 65 ans et rarement avant 40 ans ; le sexe ratio est de 1/1. Leur traitement, lorsqu’elles sont localisées, est essentiellement chirurgical, mais elles ont grandement bénéficié du traitement par les inhibiteurs de tyrosine kinase qui ont transformé leur pronostic autrefois redoutable. L’efficacité de cette thérapeutique est conditionnée en partie par la nature des mutations.

S. Ramón y Cajal, anatomopathologiste espagnol, membre de l'Académie de médecne, prix Nobel de médecine de 1906 (1852 - 1934 ) ; J. B. Bachet, onco-épidémiologiste français (2013)

Étym. lat. tumor : gonflement

Sigle GIST

Cajal (cellule de), imatinib, KIT, PDGFRA gene, BRAF gene, tyrosine kinase, tyrosine kinases (inhibiteurs des)

[ F2, L1, Q1,]

Édit. 2019

gélule gastro-résistante l.f.

Gélule dont l’enveloppe ne peut être dissoute par les sucs gastriques ce qui permet une absorption du produit actif en aval de l’estomac, dans le duodénum, le jéjunum ou l’iléon.

gélule

[G3,G5]

Édit. 2017

reflux gastro-œsophagien l.m.

gastro-oesophagal reflux

Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.

hernie hiatale, Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, opération antireflux gastrique, hernie hiatale, antihistaminiques H2, inhibiteurs de la pompe à protons

[L2]

Édit. 2019

épiploon gastro-duodéno-hépatique l.m.

Syn. petit omentum

petit omentum

[A1]

Édit. 2020

épiploon gastro-colique
l.m.

ligament gastro-colique

[A1]

Édit. 2020

épiploon gastro-hépatique l.m.

petit omentum

[A1]

Édit. 2020

veine pulmonaire supérieure gauche (branche inférieure du rameau lingulaire) l.f.

lower branch of the lingular twig of the left superior pulmonary vein

rameau inférieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

grande veine sus-hépatique gauche l.f.

veine hépatique gauche

ligament de la veine cave gauche l.m.

ligamentum venae cavae sinistrae (TA)

ligament of left vena cava

J. Marshall, anatomiste et chirurgien anglais (1818-1891)

Syn. anc.  pli vestigial de Marshall

pli de la veine cave gauche

ligament de la veine cave gauche l.m.

ligamentum venae cavae sinistrae (TA)

ligament of left vena cava

Repli du péricarde séreux soulevé par la partie terminale de la veine oblique de l’atrium gauche.
Il représente le vestige de la veine cardinale commune gauche oblitérée.

J. Marshall, anatomiste et chirurgien anglais (1818-1891)

Syn. anc. pli de la veine cave gauche ; pli vestigial de Marshall

veine lingulaire du lobe supérieur du poumon gauche (partie inférieure de la) l.f.

pars inferior venae lingularis lobi superior pulmonis sinistri (TA)

inferior part of lingular vein of left lung

Veine sous-pleurale de la face médiastinale du segment caudal de la lingula.
Elle s’unit à la partie supérieure de la veine lingulaire pour former la veine lingulaire du lobe supérieur du poumon gauche.

Syn. anc. veine caudale médiastinale

[A1, K4, K1]

Édit. 2020

veine pulmonaire supérieure gauche (partie inférieure du rameau lingulaire) l.f.

pars inferior rami lingularis venae pulmonalis sinistrae superioris (TA)

inferior part of lingular branch of left superior pulmonary vein

rameau lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche.

[A1,K1,K4]

Édit. 2020

partie intersegmentaire de la veine antérieure du lobe supérieur du poumon gauche l.f.

pars intersegmentalis venae anterioris lobi superioris pulmonis sinistri (TA)

intersegmental part of anterior vein of superior lobe of left lung

Tronc veineux volumineux et court qui, au niveau du hile du lobe supérieur du poumon gauche, résulte de la confluence de la veine de l’arête du segment apical, de la veine interapico-dorsale et de la veine interdorso-ventrale.
Il reçoit également le tronc veineux médiastinal postérieur et la veine interapico-ventrale.

Syn. anc. tronc veineux préhilaire du poumon gauche, tronc veineux supérieur du poumon gauche

veine apicopostérieure du lobe supérieur du poumon gauche (partie intersegmentaire de la) l.f.

pars intersegmentalis venae apicoposterioris lobi superioris pulmonis sinistri (TA)

apicoposterior vein of superior lobe of left lung (intersegmental part of)

Branche de la veine apico-postérieure du lobe supérieur du poumon gauche qui résulte de la confluence des veines interapico-ventrale et interapico-dorsale du lobe supérieur du poumon gauche.

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

veine basale antérieure du poumon gauche (partie intersegmentaire de la ) l.f.

pars intersegmentalis venae basalis anterioris pulmonis sinistri (TA)

intersegmental part of anterior basal vein of left lung

Tronc veineux qui rassemble les veines intertermino-latérale, interventro-latérale et interventro-paracardiaque, chacune de ces veines cheminant dans la scissure correspondante de la pyramide basale.
Ce tronc veineux draine toute la partie postéro-latérale de la pyramide basale. Uni à la partie intrasegmentaire il est à l’origine de la veine basale antérieure du poumon gauche.

[A1, K1, K2, K4]

Édit. 2020

veine supérieure du lobe inférieur du poumon gauche (partie intersegmentaire de la) l.f.

pars intersegmentalis venae superioris lobi inferioris pulmonis sinistri (TA)

intersegmental part of superior vein of inferior lobe of left lung

Tronc veineux formé par les veines qui drainent le culmen du poumon gauche.
Les veines et le tronc cheminent dans la scissure apico-terminobasale qui sépare le culmen des segments basaux du lobe inférieur gauche. Ce tronc uni à la partie intrasegmentaire forme la veine supérieure du lobe inférieur du poumon gauche.

Syn. anc. veines interapico-basales du lobe inférieur du poumon gauche

[A1, K4, K1]

Édit. 2020

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