Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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traumatisé cranioencéphalique (troubles psychiques immédiats chez un) l.m.

head trauma immediate and close psychical troubles

Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.

S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1889)

troubles caractériels chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.

character disorders after head trauma

Apparition, après le traumatisme et indépendamment de sa gravité, d'une tolérance caractérielle faible face à l'ensemble des stimulus extérieurs, p. ex. aux contacts avec autrui ou au bruit. Le sujet impute souvent au traumatisme sa propre agressivité.
Un cercle vicieux peut s'établir avec un entourage inquiet, volontiers dépassé, déséquilibré, voire hyperprotecteur, assumant mal une victimisation, une apathie ou de soudaines colères.
La fréquence des investigations complémentaires normales et, a contrario, de l'échec des soins, le glissement vers une relation médicolégale souvent conflictuelle, touchant en particulier à l'évaluation de l'état psychique antérieur, peuvent contribuer à induire des réactions paranoïaques, notamment une sinistrose.
Prolongée sur des mois, l'évolution reste assez imprécise.

troubles cognitifs légers l.m.p.

mild cognitive impairment (MCI)

Le concept de troubles cognitifs léger permet  une meilleure caractérisation de la phase initiale de la Maladie d’Alzheimer en reconnaissant, en l’absence d’altération des activités de la vie quotidienne et de démence, l’existence d’une plainte mnésique corroborée par l’entourage, correspondant à une altération objective de la mémoire, associée à un fonctionnement cognitif global normal.
Ces troubles cognitifs légers se présentent sous deux aspects cliniques :
- une forme mnésique pure avec unique altération de la mémoire,
- une forme comportant au moins deux atteintes cognitives distinctes (mémoire, langage, compréhension ou jugement).
Cet état pré-démentiel est fort instable : le taux de conversion de la phase symptomatique pré-démentielle en maladie d’Alzheimer se situe entre 8 % et 15% par an, mais cet état est aussi à un moindre degré, potentiellement réversible.

A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)

Alzheimer (maladie de)

[H1]

Édit. 2018

troubles de la coordination l.m.p.

ataxie, coordination

[H1]

troubles de l'orientation l.m.

orientation disorders

Perturbations de la reconnaissance par le sujet des indices qui, dans le monde où il vit, caractérisent l'actualité et correspondent à la désorientation.
La désorientation touche constamment le temps, habituellement l'espace, voire les personnes (fausses reconnaissances possibles), enfin, au niveau le plus profond, la conscience de soi.
Elle est rencontrée classiquement dans la confusion mentale, les états démentiels et les syndromes amnésiques globaux (ictus amnésique, syndrome de Korsakoff). On peut aussi citer le temps disloqué ou figé du schizophrène et les perturbations du temps vécu dans les états thymiques (lent et pesant chez le mélancolique, ample, bondissant et pressé chez le maniaque).
Diverses formes d'agnosie spatiale sont observées en pathologie cérébrale organique.

S.S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1887)

troubles du caractère chez l'adolescent l.m.

adolescent with character disorders

Troubles observés chez les adolescents instables, agressifs, hyperémotifs, anxieux, renfermés ou excités, opposants ou versatiles, coléreux, dont le trait le plus marquant est l’incapacité à se contrôler.
Cette incapacité porte sur: l’acceptation d’une frustration, d’un reproche, d’une simple remarque, ou la prévision des conséquences d’un acte et l’évitement d’un geste impulsif, ou encore la réflexion sur soi. L’adolescent caractériel vit dans le présent et agit dans l’immédiat.

[H4]

troubles du caractère chez l'enfant l.m.

child with character disorders

Ensemble des manifestations pathologiques qui distinguent l’enfant difficile ou inadapté.
Pendant longtemps, la clinique de l’enfant caractériel se fonda sur les thèses constitutionnalistes empruntées aux types classiques de E. Dupré: émotifs, anxieux, paranoïaques, cyclothymiques, etc. Admettre cette terminologie implique un déterminisme rigide qui conduirait de façon linéaire du trouble de l’enfant à celui de l’adulte (cf. le criminel-né de C. Lombroso).
Dans leur grande majorité, les psychiatres d’enfants n’acceptent pas ces théories et accordent aux facteurs affectifs, aux conditions éducatives, une importance au moins égale à celle des facteurs héréditaires.

E. Dupré, psychologue et psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1862-1921)

[H4]

troubles du rythme cardiaque l.m.p.

cardiac rhythm diseases

Anomalies pathologiques des battements cardiaques.
Leur étude électrophysiologique permet d’opposer les troubles de la formation de l’influx (automatismes anormaux et activités déclenchées) et les troubles de la contraction de l’influx.
En fait, cette distinction est trop schématique car les deux mécanismes sont souvent intriqués, les troubles de la conduction pouvant en particulier déclencher des troubles de la génération de l’influx.

rythme cardiaque (troubles)

troubles du schéma corporel l.m.p.

body image disorders

apraxoagnosique de l'hémisphère mineur (syndrome), asomatognosie

troubles du spectre de l'autisme l.m.p.

Dénomination actuelle de la DSM 5 (diagnostic and statistical manual or mental disorders) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.

autisme, autisme (modèles physiopathologiques)

troubles endocriniens, épilepsie et déficience mentale l.m.p.

mental deficiency, epilepsy, endocrine disorder

M. Börjeson, H. Forssman, Orla Lehmann, médecins suédois (1962)

Börjeson-Forssman-Lehmann syndrome

[H1, H3, O4]

Édit. 2018

troubles envahissants du développement l.m.p.

Dénomination actuelle de la classification internationale des maladies (CIM 10) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.

autisme, autisme (modèles physiopathologiques)

troubles intestinaux et surdité congénitale de perception l.m.p.

A. Gross, pédiatre allemand (1995)

Syn. albinisme oculocutané avec mèches noires, ABCD (syndrome)

ABCD (syndrome)

[Q2]

Édit. 2018

troubles neuromusculaires, ophtalmoplégiques et mitochondrie anormale l.m.p.

ophthalmoplegic neuromuscular disorder with abnormal mitochondria

Ophtalmoplégie avec ptosis, atteinte des nerfs crâniens, des muscles striés, et avec anomalie musculaire mitochondriale.
Les parents sont consanguins ce qui évoque une possible forme récessive et non mitochondriale. Ressemble un peu à la maladie de Kearns et Sayre. L’affection est autosomique récessive (MIM 258470).

K. Tamura, neurologue  japonais. 1974 ; T. P.  Kearns, neuro-ophtalmologiste, et G. P. Sayre,  anatomopathologiste américains  (1958)

troubles psychiques de l'hématome sous-dura l l.m.]

subdural hematoma and mental disorders

Surtout chez le sujet âgé et l'alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité, et a fortiori des épisodes confusionnels.
Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié par le patient. Une évolution chronique est possible. L'examen clinique systématique soigneux et l'apport des investigations complémentaires sont déterminants dans cette symptomatologie psychique parfois dominante ou même pure.

Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur

hématome sous-dural

[H2,H3]

troubles psychiques et syphilis l.f.p.

psychological symptoms of syphilis

syphilis (troubles psychiques et)

troubles psychiques immédiats chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.

head trauma immediate and close psychical troubles

Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.

S.Korsakoff ,neuropsychiatre russe (1889)

visuospatiaux (troubles) l.m.p.

visual spatial disorders

Troubles de la perception spatiale relevant de déficits d'intégration plurimodale : visuels, mnésiques, somesthésiques.
Souvent associés à l'agnosie visuelle, ils s'en distinguent par l'importance des troubles de l'orientation, du maniement des données spatiales, de la mémoire des lieux, d'appréhension visuelle globale, de l'exploration systématique de l'espace par le regard, de l'apprentissage des itinéraires.
Les lésions sont très souvent pariétales postérieures dans l'hémisphère mineur.
Ces troubles se différencient de l'agnosie spatiale unilatérale, trouble de l'appréhension visuospatiale dans un seul hémichamp visuel.

Syn. agnosie spatiale

perception, agnosie visuelle, agnosie spatiale unilatérale

troubles intestinaux et surdité congénitale de perception l.m.p.

Syn. ABCD (syndrome), albinisme oculocutané avec mèches noires

ABCD (syndrome)

[J1, P1, P2, L1, Q2]

Édit. 2018

Addison (maladie d') et troubles psychiques l.f.

Addison disease and psychical disorders

surrénale (insuffisance) et troubles psychiques

[H3, O4]

Édit. 2020

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

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