Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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peeling n.angl.m.

skin peeling n.m.
Acte dermatologique ancien mais toujours d'actualité qui consiste à appliquer un agent chimique caustique pour détruire plus ou moins profondément les couches de l'épiderme, parfois du derme, et provoquer une exfoliation de ces couches.
Ce traitement, basé sur la possibilité de limiter et de contrôler la destruction cutanée, sera suivi d'une reconstitution de la peau à partir des follicules pilosébacés et des papilles dermiques. Il existe trois niveaux de peelings selon la profondeur de la destruction cutanée recherchée : peeling superficiel, réalisé aux acides de fruits, par ex. acide glycolique, à la résorcine ou à l'acide trichloracétique à 20 ou 30%; peeling moyen atteignant la limite dermo-épidermique utilisant l'acide trichloracétique à 30 ou 35%; peeling profond, réalisé avec du phénol, atteignant le derme superficiel. Des complications sont possibles : dyschromie, cicatrices, surtout en cas de technique inadéquate.

exfoliation

phototoxicité n.f.

phototoxicity

Réaction cutanée secondaire à l'interaction de la lumière solaire ou artificielle avec un agent photosensibilisant qui entraîne la formation de peroxydes, des réactions avec des molécules telles que des protéines, des lipides ou des acides nucléiques, aboutissant à l'altération des structures cutanées survenant chez tout individu dès que, dans la peau, la concentration en photosensibilisant et l'exposition solaire sont suffisantes.
La phototoxicité se manifeste par la survenue sur les zones exposées d'une éruption à type d'érythème actinique ou de "super coup de soleil" nettement délimité avec présence de sunburn cells. Certains aspects sont particuliers : dermite des prés d'Oppenheim, dermite pigmentaire en breloque, photo-onycholyse, pseudoporphyrie cutanée tardive, urticaire. La phototoxicité peut être induite par de nombreuses substances : médicaments (antibiotiques, dont tétracyclines et quinolones, phénothiazines, psoralènes, antimitotiques, goudrons, colorants, etc.), plantes (furocoumarines, etc.). On différencie la phototoxicité de la photo-allergie.

Étym. gr. phôs, phôtos : lumière ; toxikon : empoisonnement ; lat. toxicum : poison de flèche

phytodermatose n.f.

plant dermatitis, phytodermatitis

Affection cutanée induite par le contact direct ou indirect, par exemple manuporté ou aéroporté, avec un ou plusieurs des constituants contenus dans une plante.
La réaction cutanée peut être soit de nature allergique, à type d'eczéma (Rhus radicans ou Poison Ivy, Primula obconica, Composées, etc.) ou d'urticaire ou d'érythème polymorphe (Primula, Dalbergia nigra), soit de nature irritative, à type de brûlure. Dans certaines circonstances, d'autres facteurs interviennent pour déclencher la phytodermatose, telle la lumière dans le cas des photophytodermatoses.

Étym. gr. phyton : plante ; derma, dermatos : peau

porphyrie cutanée l.f.

porphyria cutanea

Sous-groupe clinique des porphyries comprenant les porphyries présentant des modifications cutanées sans ou avec peu de signes viscéraux.
On y classe, la porphyrie cutanée tardive, la protoporphyrie érythropoïétique, la coproporphyrie érythropoïétique, la porphyrie érythropoïétique congénitale ou maladie de Günther. Les porphyries cutanées présentent une photosensibilité soit aigüe soit chronique des zones découvertes et une fragilité cutanée d'intensité variable avec bulles, cicatrices, milium, états sclérodermiformes, etc. La porphyrie érythropoïétique congénitale, forme majeure des porphyries cutanées, peut se compliquer de lésions des phanères, d'une atteinte osseuse avec mutilations, de troubles hématologiques. La photosensibilité est due à l'absorption du rayonnement visible entre 400 et 410 nm par les porphyrines accumulées dans la peau, selon des mécanismes divers expliquant la diversité des manifestations cliniques.

protoporphyrie érythropoïétique, porphyrie cutanée tardive

Prausnitz-Küstner (réaction de) l.f.

Prausnitz-Küstner's reaction

Réaction cutanée utilisée autrefois pour la détection, voire le dosage des IgE humaines.
Le sérum à tester était injecté par voie intradermique chez un volontaire. Les IgE du sérum se fixaient sur les mastocytes de la peau. L'antigène spécifique était injecté au même site d'inoculation 48 heures plus tard. Une papule urticarienne apparaissait immédiatement. Actuellement, ce test ne peut plus être utilisé chez les humains à cause du danger de transmission de l'hépatite C et du sida mais un test d'anaphylaxie cutanée passive est utilisé chez l'animal de laboratoire.

O. Prausnitz, médecin hygiéniste allemand et H. Küstner, gynécologue obstétricien allemand (1921)

sclérodermie n.f.

scleroderma

Affection correspondant à un groupe d’états pathologiques ayant en commun une atteinte plus ou moins étendue du tissu conjonctif et des vaisseaux qui conduit à une sclérose notamment de la peau et de différents viscères, et se manifeste par des tableaux cliniques variés d’intensité, et donc de gravité, très inégale.
Les sclérodermies localisées sont des maladies purement dermatologiques et circonscrites ; on distingue les sclérodermies en plaques (ou morphée), en gouttes, en bande et les sclérodermies régionales (mono- ou diméliques).
Les sclérodermies systémiques associent une atteinte cutanée, diffuse ou limitée, à des atteintes extracutanées notamment viscérales (syndrome de Raynaud, atteintes digestive, en particulier oesophagienne, pulmonaire, cardiaque, articulaire, musculaire, rénale, neurologique...).
Il existe des sclérodermies systémiques d’origine professionnelle, liées à l’inhalation de poussières contenant de la silice, en association ou non avec une silicose pulmonaire (trava ux dans les mines, de la pierre, de prothésiste dentaire, meulage, sablage). Elles sont reconnues comme maladies professionnelles (tableau 25 du régime général de sécurité sociale).
Les syndromes CRST et CREST, où l’atteinte cutanée est limitée, entrent dans le cadre des sclérodermies systémiques.
La présence d’anticorps antinucléaires est quasiconstante au cours des sclérodermies systémiques : anticorps antinucléolaires et anti-Scl-70 dans les formes diffuses, anticorps anticentromère dans le syndrome CREST. Chez certains malades une sclérodermie ou des manifestations de type sclérodermique peuvent s’associer à une autre connectivite (association à une polymyosite réalisant une scléropolymyosite ou une sclérodermatopolymyosite), à un lupus érythémateux disséminé, à un syndrome de Gougerot-Sjögren, à  une connectivite mixte ou indifférenciée, réalisant des syndromes de chevauchement.

Étym. gr. sklêros: dur ; derma : peau

CREST syndrome, CRST syndrome, Raynaud (syndrome de), Gougerot-Sjögren (syndrome de)

sclérodermie monomélique l.f.

monomelic scleroderma

Variété de sclérodermie localisée débutant le plus souvent dans l'enfance, atteignant préférentiellement un membre inférieur sous forme d'une bande scléroatrophique de quelques centimètres de large, qui progresse de la racine vers l'extrémité, parfois sur toute la longueur du membre.
À l'atrophie cutanée s'associe une atrophie musculaire sousjacente qui donne au membre atteint un aspect aminci, et le rend difficilement mobilisable, notamment à la cheville où la rétraction tendineuse empêche la flexion-extension. À l'atteinte cutanée et musculotendineuse peut même succéder une atteinte osseuse, voire des cartilages de conjugaison, qui retentit sur la croissance du membre. Malgré la corticothérapie générale, souvent nécessaire, l'évolution se fait fréquemment vers la constitution de séquelles définitives.

staphylococcie n.f.

staphylococcia, staphylococcal infection

Infection provoquée par un staphylocoque.
Dans ses localisations cutanée ou sous-cutanée elle est soit folliculaire soit non folliculaire et peut réaliser une folliculite, un furoncle, un panaris ou un impétigo.

Étym. gr. staphulê : grappe de raisin ; kokkos : grain

tests cutanés en allergologie l.m.p.

skin test in allergology

Tests consistant à provoquer au niveau de la peau un phénomène allergique minimal, de façon à identifier, en utilisant une série d'allergènes, celui qui est en cause dans le phénomène clinique considéré.
Trois types de réactions cutanées sont utilisées.
1) Les tests cutanés d'allergie immédiate introduisent dans les téguments une dose minime d'allergène et l'on observe dans les minutes qui suivent une réaction locale urticarienne, par scarification cutanée, ou par piqûre ("prick") soit par le biseau d'une aiguille classique pour intramusculaire, soit par un instrument spécialisé. L'introduction de l'allergène peut se faire aussi par une injection intradermique dosée à la seringue. De toute façon, la lecture de ce test d'allergie immédiate se fait dans les 20 minutes qui suivent l'inoculation. Il s’agit d’un prick test.
2) S'il s'agit d'une allergie retardée à support lymphocytaire, type allergie tuberculinique p. ex., on pratique une intra-dermoréaction dosée à la seringue dont la lecture s'effectue 48 heures après..
3) S'il s'agit d'une allergie cutanée de contact, type eczéma, le test est réalisé avec un timbre ou une micro cupule imbibés d'une solution d’allergène la lecture se fait à 72 heures après 48 heures de contact. Localement, on provoque non plus un phénomène urticarien mais un petit eczéma localisé. C’est un test épicutané ou « patch test ». Lorsque les tests classiques n’ont pas apporté la preuve alors qu’un produit est fortement suspecté selon l’anamnèse clinique, on pratique un « ROAT test » (Repeated Open Application Test). Les substances à tester, en particulier des substances industrielles sont appliquées sans préparation ou modification, deux fois par jour, sur l’avant-bras ou sur le dos. La lecture du test se fait au bout de 2 à 4 jours mais il est recommandé de la répéter le 7ème jour. Certaines réactions pouvant être liées à un effet irritant, il est bon dans ce cas d’avoir recours à des témoins non allergisants.
Il peut arriver que tous ces tests soient négatifs et que le patient déclare que son eczéma de contact n’apparaissent qu’après une exposition solaire, même minime : on pratique alors des photopatch tests, qui sont des tests épicutanés (patch tests) effectués avec addition d’irradiation par des rayons ultra-violets afin de révéler les photoallergènes.

 patch test, photopatch test, prick test, ROAT test

tumeurs à cellules B matures, T matures, NK, histiocytaires, et maladie de Hodgkin (classification OMS juin 2016) l.m.et f. p.

2016 WHO classification of mature lymphoid, histiocytic, and dendritic neoplasms

Tumeurs regroupées dans la même catégorie, en se basant sur les propriétés fonctionnelles de leur contrepartie normale (phagocytose et/ou modification et présentation de l’antigène), plutôt que leur origine cellulaire.
La plupart proviennent d’un précurseur myéloïde commun, quelques cas sont d’origine mésenchymateuse (ex : sarcome à cellules folliculaires dendritiques et tumeur à cellules réticulaires fibroblastiques).
Indépendamment de leur origine myéloïde ou mésenchymateuse une partie de ces tumeurs est précédée ou associée à un lymphome folliculaire, une leucémie lymphoïde chronique B, un lymphome lymphoblastique B ou T, ou un lymphome T périphérique. Ces cas présentent les mêmes réarrangements IgVH, TCR, ou anomalies chromosomiques que les tumeurs lymphoïdes associées (et une partie présente également une mutation de BRAF) suggérant un processus de trans- différenciation. 
*Une astérisque à la suite de la catégorie signifie qu'elle a été soit modifiée soit ajoutée par rapport à la classification OMS 2008.
**Deux astérisques signifient qu’il s’agit d’une entité provisoire.
Hémopathies lymphoïdes à cellules B matures


IgG / A*
- sans autre spécificité (NOS)
- de type centro germinatif B *
- de type B activé *
Hémopathies lymphoïdes à cellules T matures et NK
- Papulose lymphomatoïde
- Lymphome à grandes cellules anaplasique cutané primitif
Lymphome de Hodgkin
- Lymphome de Hodgkin classique avec sclérose nodulaire
- Lymphome de Hodgkin classique à prédominance lymphocytaire
- Lymphome de Hodgkin classique de cellularité mixte
- Lymphome de Hodgkin classique à déplétion lymphocytaire
Maladies lympho-prolifératives post transplantation d’organes (PTLD)
Tumeurs à cellules histiocytaires et dendritiques
S. H. Swerdlow. The 2016 revision of the World Health Organization classification of lymphoid neoplasms. Blood 2016 May; 127: 2375-2390.
WHO classification of tumors of haematopoietic and lymphoid tissues, IARC press, 2008.Cette traduction française émane du Laboratoire d’Hématologie du CHU d’Angers (Professeur Marc Zandecki)


S. H. Swerdlow, hématopathologiste américain (2016)

ulcère hypertensif de Martorell l.m.

Martorell's ulcer, hypertensive ulcer

Ulcération douloureuse des faces postérolatérales du tiers inférieur de la jambe et de la cheville, le plus souvent bilatérale et touchant la femme âgée, se développant sur une plaque violacée ou purpurique, spontanément ou à la suite d'un traumatisme minime.
Elle s’observe principalement chez les hypertendus artériels et elle est en rapport avec une artériolosclérose cutanée. Elle se développe sur une plaque violacée ou purpurique spontanément ou à la suite d’un traumatisme minime. La guérison est lente et impose le contrôle de l’hypertension associée. Elle peut être traitée avec succès par autogreffe cutanée mince.
La guérison est lente et impose le contrôle de l'hypertension artérielle associée. Le terme est souvent utilisé comme synonyme d'angiodermite nécrotique.

F. Martorell, médecin cardiologue espagnol (1945)

Étym. lat. ulcus : ulcère

Syn. angiodermite nécrotique, ulcère de Martorell

ulcère, angiodermite nécrotique, ulcère de jambe

uréthroplastie pour hypospadias l.f.

hypospadias repair urethroplasty

Intervention chirurgicale visant à normaliser l'urèthre incomplet d'un hypospadias, dans la plupart des cas par uréthroplastie cutanée.
Les techniques d'uréthroplastie de réparation d'un urèthre hypospade sont multiples, et leur variété même rend compte des difficultés de cette chirurgie restauratrice et de ses résultats toujours un peu aléatoires.
Nous citons les principales techniques en fonction du siège du méat hypospade (elles ont toutes de nombreuses variantes) :
• uréthroplasties distales, technique d'Ombredanne : variété très particulière d'uréthroplastie distale utilisant le prépuce, abandonnée car de résultat trop inesthétique ;
• hypospadias antérieurs (péniens), techniques de :
- Mathieu : lambeau cutané pénien de retournement (très utilisée),
- Duckett : lambeau préputial pédiculisé,
- Barcat : tranchée balanique (peu utilisée),
- Chocholka-Marion : greffon cutané libre ou pédiculisé glissé dans un tunnel balanique ;
• hypospadias pénoscrotaux ou périnéaux :
- Duplay "d'avancement" reportant le méat dans la région pénienne,
- Leveuf : uréthroplastie cutanée en deux temps avec enfouissement de la verge dans le scrotum (le deuxième temps est le désenfouissement).

L. Ombrédanne, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1911) ; P. Mathieu, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1932) ; J. W. Duckett, chirurgien urologue américain (1981) ; J. Barcat, chirurgien pédiatrique français (1969) ; E. F. Chocholka, chirurgien tchèque (1923) ; G. Marion, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1921) S. Duplay, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1874), J. Leveuf, chirurgien pédiatrique français (1946)

hypospadias, Mathieu (opération de), Leveuf (opération de), Duplay (opération de)

vascularite cutanée l.f.

cutaneous vasculitis

Vascularite où l’atteinte cutanée est prédominante.
Se caractérisant anatomiquement par une vascularite leucocytoclasique touchant les vaisseaux de petite taille, les vascularites cutanées se manifestent cliniquement par un purpura vasculaire comme dans les vascularites d’hypersensibilité et la vascularite à IgA (ex purpura de Schönlein-Henoch) ou une urticaire comme dans le syndrome de McDuffie ou vascularite urticarienne hypocomplémentémique.
A l’atteinte cutanée s’associent souvent des douleurs abdominales, une atteinte rénale, articulaire, pulmonaire infiltrative ou obstructive.
Une étiologie microbienne ou médicamenteuse est parfois trouvée dans les deux premières entités.

J. L. Schönlein, médecin interniste allemand, membre de l'Académie de médecine (1832) ; E. Henoch, pédiatre allemand (1868) ; F. P. McDuffie, médecin rhumatologue américain (1973)

vascularite, vascularite leucocytoclasique, purpura vasculaire, McDuffie (syndrome de), vascularite à IgA

[D1, I1, J1, K1, K4, M1]

Édit. 2020

veine superficielle l.f.

vena superficialis (TA)

superficial vein

Veine cutanée et sous-cutanée.

[A1, K4]

Édit. 2020

formes galéniques (liste des) l.f.p.

list of galenic formes

1 - Formes solides :
bâton ; cachet ; comprimé enrobé (dragée) ou non, effervescent, soluble, orodispersible, gastrorésistant ou à libération modifiée ; dragée (comprimé enrobé) ; capsule à enveloppe molle ; gélule (capsule à enveloppe dure) ; gélule gastro-résistante ; gomme à mâcher ; granules ; granulé ; pilule ; pastille ; tablette ; glossette ; poudre ; poudre orale ou pour application cutanée ; poudre lyophilisée stérile pour injection ; suppositoire ; ovule.
2 - Formes anciennes :
bol ; trochisque.
3 - Formes souples :
systèmes transdermiques ; gélules.
4 - Préparations semi-solides pour application cutanée (PSSAC) :
cataplasme ; sinapisme, crème ; emplâtres médicamenteux ; gel ; pâte ; pommade.
5 - Formes anciennes
électuaire ; opiat ; thériaque.
6 - Formes liquides :
collyre (gouttes ophtalmiques) ; émulsion buvable (peut être en gouttes) ; goutte otique ; liniment ; liquide oral (que l'on n'avale pas, par exemple un bain de bouche) ; lotion ; mousse ; shampooing ; sirop ; soluté ; soluté physiologique ; solution ; suspension buvable (peut être en gouttes) ; infusion ; alcoolature.
7 - Préparations pharmaceutiques pressurisées :
préparation pour inhalation ; nébuliseur ; inhalateur pressurisé à valve doseuse ; inhalateur à poudre.
8 - Autres formes :
comprimé avec applicateur buccal ; vernis à ongle (pour traiter les mycoses unguéales) ; insert ophtalmique destiné à libérer un principe actif d'une matrice placée dans le cul-de-sac conjonctival (sous la paupière inférieure)
Tous ces termes sont définis dans le dictionnaire.

forme galénique

[G3, G5]

Édit. 2017

syndrome d'Ehlers-Danlos type hypermobile l.m.

Le syndrome d'Ehlers-Danlos type hypermobile, héréditaire autosomique ou non, forme la plus fréquente de SED (prévalence de 1/5 000 à 1/20 000) pouvant apparaitre à tout âge, groupe des maladies héréditaires du tissu conjonctif caractérisées par une hyperlaxité articulaire, une légère hyperextensibilité cutanée, une fragilité tissulaire et des manifestations extra-musculo-squelettiques.
La plupart des patients sont des femmes. La variabilité clinique est grande. Les manifestations principales sont l'hyperlaxité de toutes les articulations : les subluxations et dislocations sont fréquentes, spontanées ou lors d'un traumatisme mineur. L'hyperlaxité est plus marquée chez les jeunes malades et les femmes. Les malades peuvent aussi présenter une hyperextensibilité cutanée légère ou modérée, une tendance aux ecchymoses et des troubles hémorragiques. L'atteinte gastro-intestinale avec troubles intestinaux fonctionnels est commune ; hypotonie oesophagienne, reflux gastro-oesophagien et gastrite sont parfois observés. Les complications incluent souvent des douleurs chroniques retentissant sur l'activité physique, la fatigue, le sommeil, une arthrose et une ostéoporose précoces, et des symptômes cardiovasculaires (douleurs thoraciques, palpitations, troubles posturaux). Dans la plupart des cas, un des parents voire les deux parents du malade présentent une certaine laxité articulaire, une susceptibilité aux ecchymoses ou une peau lâche ; certains de ces symptômes se retrouvent de façon isolée dans la famille du patient.
Le mécanisme pathogénique est inconnu. Un petit nombre de malades présentent une haplo insuffisance en tenascine X, glycoprotéine exprimée dans les tissus conjonctifs et encodée par le gène TNXB (6p21.3), qui est aussi déficiente dans les rares cas de SED classique autosomique récessif.
Le diagnostic prénatal n'est pas possible en l'absence d'identification du gène causal.
La mortalité précoce n'est pas accrue, mais la morbidité l'est, en raison de l'hyperlaxité articulaire, des douleurs et des manifestations extra-musculo-squelettiques qui diminuent considérablement la qualité de vie.

Syn. EDS 3, HT-EDS, SED 3, SHAB, syndrome d'Ehlers-Danlos type 3, syndrome d'hypermobilité articulaire bénigne

Réf. Orphanet, D. Germain généticien français (2012)

[A4,O6,Q2]

Leishmania martiniquensis

Leishmania martiniquensis

Agent de leishmaniose cutanée animale et humaine répandu en Amérique tropicale (Caraïbes, Guyane), ainsi qu'en Asie du Sud-Est.
L'espèce L. martiniquensis a été décrite en 2014. Initialement rapportés à L. siamensis, des cas humains isolés de leishmaniose cutanée, observés aux Antilles (Martinique), en Guyane ainsi qu'en Thaïlande sont attribués à cette espèce.
Une leishmanie identique ou proche a en outre été observée chez les chevaux et des chiens porteurs de lésions cutanées en Europe (Allemagne, Suisse) et aux Etats-Unis (Floride).

Leishmania, Leishmania siamensis, leishmaniose cutanée

[D1]

Édit. 2019

lymphome T cell gamma-delta cutané primitif l.m.

primary cutaneous gamma-delta T-cell  lymphoma

Sous-type rare et généralement agressif de lymphome T cutané caractérisé par l'infiltration dans l'épiderme, le derme ou le tissu sous-cutané d'une population clonale de lymphocytes T cytotoxiques matures de phénotype TCR gamma/delta.
Il se manifeste habituellement par des nodules sous-cutanés, des plaques ulcérées ou une tumeur cutanée au niveau des extrémités. Cependant, une atteinte de sites muqueux et extra-nodaux (tels que la cavité nasale, la voie gastro-intestinale ou les poumons) est aussi observée. Les cas associés à une panniculite peuvent se manifester par un syndrome hémophagocytaire (apparition brusque d'une fièvre, une éruption cutanée, une hépatosplénomégalie et une atteinte neurologique). L'infiltration des ganglions lymphatiques, de la rate et de la moelle osseuse est rare, et une résistance à la chimiothérapie multilignée est rapportée.
De rares cas ont évolué favorablement à la suite d'une polychimiothérapie suivie d'une transplantation de cellules souches hématopoïtiques allogéniques.

Marcela V. Maus, médecin américaine (2019)

syndrome hémophagocytaire

[F1, J1]

Édit. 2020

abcès de fixation l.m.

fixation abcess

Thérapeutique historique des états infectieux par l’injection sous-cutanée d’essence de térébenthine.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

térébenthine

[D1, G5]

Édit. 2020

abcès de l'aréole du sein l.m.

abscess of the nipple

Infection cutanée superficielle de l'aréole du sein, survenant souvent à l'occasion d'un allaitement.
Il est traité par les antibiotiques, et éventuellement incisé.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

[D1, O5]

Édit. 2020

abcès tubéreux du mamelon l.m.

tuberous abscess of the nipple

Abcès localisé du mamelon au niveau d'une des glandes aréolaires.
Cette suppuration sous-cutanée localisée peut céder au traitement antibiotique, mais demande parfois une incision chirurgicale.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

[D1, O5]

Édit. 2020

abiotinose n.f.

Atteinte cutanée caractérisée par une desquamation et une teinte grisâtre associée à une anorexie, une asthénie, des myalgies et des paresthésies secondaire à une carence en biotine.

biotine

[J1,H1]

Édit. 2018

acanthome des gaines pilaires l.m.

pilar sheath acanthoma

Tumeur pilaire bénigne située le plus souvent sur la partie cutanée de la lèvre supérieure ou sur le front.
Elle se présente comme un nodule de la teinte de la peau normale avec un orifice central bourré de kératine. Au microscope, elle se compose d'une cavité kystique remplie de kératine, délimitée par un épithélium folliculaire qui se continue dans l'épiderme environnant, et de lobules composés de cellules à cytoplasme abondant qui pénètrent dans le derme sous-jacent à partir de la paroi kystique et peuvent contenir des petits kystes, des amas kératinisés entourés de cellules « en bulbe d'oignon », ainsi que des canaux excréteurs sébacés. La guérison s'obtient par l'exérèse de la tumeur.

A.H. Mehregan et M.H. Brownstein, dermatologues américains (1978)

Étym. gr. akantha : épine ; ôma : tumeur

[F5,J1]

Édit. 2016

acanthome épidermolytique l.m.

epidermolytic hyperkeratosis

Hyperplasie épidermique généralement disséminée, mais parfois localisée, de l'épiderme, dont les cellules présentent l'aspect de dégénérescence granuleuse de Lapière du corps muqueux et de la couche granuleuse, c'est-à-dire une vacuolisation du cytoplasme qui contient en outre de nombreux grains basophiles de taille irrégulière.
L'acanthome épidermolytique isolé se limite à une zone restreinte de l'épiderme et peut parfois s'observer dans des kératoses actiniques ou accompagner des lésions dermiques telles que le granulome annulaire, l'hyperplasie sébacée, l'amylose cutanée.

Étym. gr. akantha : épine ; ôma : tumeur

Syn. dégénérescence granuleuse de Lapière, acanthokératolyse, hyperkératose épidermolytique

[J1]

Édit. 2016

acaricide adj.

Médicament actif contre les acariens, en particulier Sarcoptes scabiei, agent de la gale.
Produit utilisé en application cutanée, par ex. le benzoate de benzyle.

Étym. gr. acarie : petit insecte

[D1, G5]

Édit. 2020

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