dosimètre n.m.
dosimeter
Appareil destiné à la mesure directe des doses de rayonnement, comportant un système de détection où le rayonnement produit un effet proportionnel à la dose délivrée et un système électronique (lecteur) qui transforme cet effet en une quantité d'électricité; celle-ci est affichée sur un instrument de mesure gradué pour indiquer la dose.
Dans les dosimètres à ionisation qui sont les plus courants, le système de détection est une chambre d'ionisation. D'autres systèmes de détection utilisent des semi-conducteurs, la thermoluminescence, le film, etc.
dysautonomie végétative l.f.
dysautonomia, autonomic disorder
Syndrome observé dans de très nombreuses maladies aigües ou chroniques secondaire à une fonctionnement anormal du système neurovégétatif par atteinte du sympathique ou du parasympathique, d'apparition et d'intensité variables dans le temps.
On distingue les dysautonomies :
- primitive familiale ou congénitale, dont la plus fréquente est le syndrome de Riley-Day, qui se voit surtout chez les Juifs ashkénases (d'origine de l’Europe de l’Est) ;
- primitive acquise secondaire à une maladie dégénérative, qui peut être limitée au système nerveux autonome (dysautonomie pure), ex. hypotension orthostatique idiopathique, mais qui est le plus souvent associée à une atteinte du système nerveux central, ex. l'atrophie olivo-ponto-cérébelleuse (syndrome de Dejerine-Thomas) ;
- secondaire à une maladie aigüe ou chronique, qui sont beaucoup plus fréquentes, par ex. le syndrome d'atrophies multi-systématisées (dont fait partie le syndrome de Shy-Drager), elle complique de 17 à 40% des diabètes, insulinodépendants ou non.
Ces syndromes s'observent au cours d'affections nerveuses centrales ou périphériques, aigües ou chroniques, de l'enfant ou de l'adulte, ils accroissent le risque périopératoire et peuvent être cause de mort subite. Ils sont caractérisés par :
- des signes spontanés : tachycardie, ou bradycardie, variations tensionnelles, hyper- ou hypothermie, iléus intestinal, sueurs, crises de vasodilatation du visage, hyponatrémie par hypersécrétion d'hormone antidiurétique ;
- des signes provoqués : bradycardie lors de la compression des globes oculaires, hypotension orthostatique à pouls stable, anomalies de l'électrocardiogramme à l'épreuve de Valsalva. L'évaluation de la gravité de la dysautonomie se fait par des tests qui explorent essentiellement la régulation de la fonction cardiovasculaire (la fréquence cardiaque est instable) et la sudation. Les tests les plus utilisés portent sur l'arythmie respiratoire, la réponse de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle à l'orthostatisme et à l'épreuve de Valsalva (exprimée par le quotient de Valsalva).
Un score de gravité basé sur 5 tests, cotés de 0 à 2 est utilisable (maximum 10).

J. J. Dejerine et A. Thomas, neurologues français, membres de l'Académie de médecine (1900) ; C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949) ; G. M. Shy et G. A. Drager, neurologues américains (1960)
Étym. gr. dys : préfixe marquant la difficulté ; autonomos : qui se gouverne avec ses propres lois
dyslipoïdose n.f.
dyslipoidosis
Maladie héréditaire rare caractérisée par des accumulations anormales, ou thésaurismoses, de lipides ou de substances apparentées aux lipides (lipoïdes) dans certains tissus ou organes, comme la rate, le foie, la moelle osseuse, le système nerveux, la rétine, les vaisseaux sanguins.
Le plus souvent, c'est le système des histiocytes-macrophages qui accumule ces lipides, en raison d'un défaut d'un système enzymatique responsable de leur catabolisme, généralement lysosomique.
On classe les dyslipoïdoses selon les substances accumulées : cholestérol (xanthomatoses, maladie de Hand-Schüller-Christian), céramides (maladie de Farber), sphingomyélines (maladie de Niemann-Pick), glucosidocéramide (maladie de Gaucher), di- et trihexosidocéramides (maladie de Fabry), gangliosides (maladie de Tay-Sachs, maladie de Hurler, maladie de Landing), sulfatides (maladie de Scholz), etc.
Syn. (moins usuel) : lipoïdose
enthalpie n.f.
enthalpy
Terme de thermodynamique désignant l’énergie totale d’un système qui comprend l’énergie nécessaire pour créer le système et le travail que ce système doit exercer contre la pression extérieure pour occuper son volume.
L’unité de mesure en est le joule.
H. K. Onnes, physicien néerlandais, prix Nobel de physique en 1913 (1853-1926)
Étym. gr.en : dedans, thalpein : chauffer
→ joule
[B1 ]
Édit. 2020
fer (élément régulateur du) l.m.
iron regulatory element (IRE), iron responsive element (IRE)
Élément localisé dans la région 5' non traduite du gène de la ferritine H, il intervient comme site de reconnaissance d'une protéine cytoplasmique qui inhibe la traduction des sous-unités de ferritine lorsque le stock en fer est bas.
L’IRE a un rôle dans la régulation du métabolisme du fer. L’IRE est une séquence nucléotidique localisée dans les régions non traduites d’un ARN m. Le système IRE est lié à l’IRP (Iron regulatory Protein). On parle de système IRE/IRP ; sur l’IRE se lie l’IRP, protéine cytoplasmique détectrice du fer. La baisse de la teneur cellulaire en fer active la fixation de l’IRE sur l’IRP, conduisant d’une part à une diminution de la synthèse de la ferritine, d’autre part à une stimulation du récepteur de la transferrine de type 1 (TFR1). L’augmentation de la teneur en fer conduit aux effets opposés. La synthèse de ferritine augmente amplifiant le stockage du fer, la synthèse du recepteur de la transferrine diminue ; il y a donc une chute de la captation cellulaire du fer.
Ce système régule les protéines liées au fer, dont le TFR1, la ferritine H, la ferritine L, la ferroportine, le transporteur des métaux divalents et la delta–aminolevulinate synthase.
→ IRP, ferritine, ferroportine, transporteur des métaux divalents, delta–aminolévulinate synthase, récepteur de la transferrine
[C2,Q1]
Édit. 2018
fonction de transfert l.f.
transfert function
En termes de traitement du signal, la fonction de transfert d'un filtre se définit comme la transformée de Fourier de la réponse impulsionnelle du filtre. Par extension, on appellera fonction de transfert ou encore fonction de pondération d'un système quelconque la distorsion appliquée par ce système au signal d'entrée et modifiant plus ou moins les caractéristiques du signal de sortie.
C'est ainsi qu'on a pu utiliser cette notion concernant les propriétés optiques du système visuel et parler de la fonction de transfert de l'œil (Arnulf) comme représentant l'ensemble des déformations de l'image entraînées par la traversée des milieux transparents antérieurs combinée à la projection sur la surface hémisphérique de la rétine. Une telle étude a conduit à des expériences très fines de psychophysique et a apporté de nouvelles connaissances importantes sur l'aspect fonctionnel de notre vision.
A. Arnulf, physicien français (1960)
[B3, P1]
Édit. 2018
gauge n.f.
gauge
Vieux système artisanal, encore employé par les constructeurs de matériel médical, pour donner le calibre (diamètre extérieur) des aiguilles, cathéters et sondes d'intubation.
Il existe deux systèmes de mesure, l' US gauge et le F gauge ou filière Charrière (du nom du constructeur d'instruments de chirurgie qui l'utilisait). Le système français, la filière Charrière, correspond au diamètre extérieur mesuré en tiers de millimètre, par ex. 3F = 1 mm ; 6F = 2 mm ; 9F = 3 mm.
Les filières étaient constituées par une plaque percée de trous de différents diamètres qui permettaient de déterminer le calibre des fils, des forets, et, en chirurgie, des sondes et des aiguilles. Les gros trous étaient cotés avec des 0.
Le système américain (en réalité anglais, de Birmingham) est dégressif : pour les petits diamètres la gauge est grossièrement inversement proportionnelle à la surface de section. Par ex. 0000G = 11, 5 mm ; 0G = 8,64 mm ; 1G = 7,62 mm ; 14G = 2,11 mm et 25G = 0,51 mm.
Étym. fr. picard gauge, fr. jauge (du francique walga : perche, ancienne mesure de longueur, (approximativement 4 m)
Gell et Coombs (classification modifiée de) l.f.
Gell and Coombs’ classification
La classification des réactions allergiques de Gell et Coombs (1963 - 1975) répartit les réactions d’hypersensibilité en quatre types (I, II, III et IV), selon la forme d’action et le temps de réponse ; ceux-ci sont rarement individualisés et ne se développent pas séparément l’un de l’autre ; les trois premiers sont médiés par des anticorps, le quatrième par les cellules T et les macrophages ; à l’heure actuelle, la classification de ces deux immunologistes anglais sert toujours de référence, bien que la réalité soit plus complexe qu’elle ne le paraissait à leur époque.
Les quatre types sont les suivants.
- l’hypersensibilité de type I :
c’est le type le plus fréquent et le plus important du point de vue clinique ; il correspond à l’hypersensibilité immédiate (ex. : urticaire, rhinite, asthme ou choc anaphylactique) avec anticorps circulants qui sont des immunoglobulines de type I g E capables de se fixer sur les mastocytes tissulaires et sur les basophiles du sang circulant. Ces anticorps Ig E se trouvent à l’état libre dans le sang circulant, mais c’est la partie fixée sur les cellules qui est la plus importante, et qui est directement responsable des symptômes allergiques. Ceux-ci apparaissent quand les Ig E fixées à la surface des mastocytes et des basophiles réagissent avec l’allergène correspondant ; il en résulte la dégranulation de ces cellules qui libèrent dans la circulation des amines vasoactives qui sont les médiateurs chimiques de l’allergie (histamine, sérotonine, protéases, tryptase, prostaglandines, leucotriènes…). La caractéristique des réactions de l’allergie de type I est que les symptômes apparaissent très rapidement après l’exposition à un allergène, en règle générale entre 10 et 20 minutes, mais quelquefois moins d’où le nom d’hypersensibilité immédiate. Ce terme ne devrait pas être conservé, car on sait maintenant que les manifestations de l’allergie de type I se prolongent parfois bien au-delà du délai pendant lequel peuvent agir les médiateurs libérés.
Le mécanisme de la réaction allergique médiée par IgE se déroule en 2 étapes :
1-la sensibilisation : le système immunitaire de l’organisme va produire des IgE spécifiques lors du premier contact avec l’allergène. Cette première étape est muette cliniquement, on ne présentera donc aucun symptôme.
2-la réaction allergique proprement dite : lors d’un second contact avec l’allergène (ou d’un allergène de structure proche dans le cas des allergies croisées), le système immunitaire va reconnaître l’allergène et réagir contre lui (activation des mastocytes et basophiles et libération de médiateurs chimiques, notamment l’histamine, et des cytokines pro-inflammatoires). Le sujet va déclencher, lors de cette étape, une manifestation clinique allergique dont la gravité dépend de chaque individu.
-l’hypersensibilité de type II :
celle-ci est dite cytotoxique ou cytolytique. Dans ces réactions immunes, les anticorps sont libres dans le sérum alors que l’antigène est fixé à la surface de certaines cellules ou est un composant de la membrane cellulaire elle-même. Quand les anticorps réagissent avec l’antigène, il se produit une activation du complément qui aboutit à la détérioration de la cellule et même à sa lyse. Les maladies relevant de ce mécanisme sont essentiellement les accidents de transfusion incompatible, la maladie hémolytique du nouveau-né, les cytopénies médicamenteuses et les maladies auto-immunes, comme par exemple l’anémie pernicieuse ou encore la maladie d’Addison.
-l’hypersensibilité de type III :
ces réactions sont dues à des anticorps circulants, les précipitines qui appartiennent à la classe des Ig G. Le système complémentaire est activé quand ces anticorps réagissent avec des antigènes pour produire un complexe antigène-anticorps. Cette activation du complément entraîne une accumulation de polynucléaires et une libération d’histamine, et aboutit à des lésions tissulaires analogues à celles du phénomène d’Arthus.
Ces réactions sont semi-retardées (> 6 heures). Le type clinique en est l’alvéolite immuno-allergique, se traduisant par une pneumopathie fébrile, avec expectoration et images floconneuses sur la radiographie pulmonaire
-l’hypersensibilité de type IV :
celle-ci se différencie des 3 autres en ce sens qu’elles ne sont pas produites par des anticorps mais par des cellules immunocompétentes, les lymphocytes. Ces réactions se caractérisent aussi par le délai de 24 à 72 heures nécessaire à l’apparition des manifestations après la réintroduction de l’antigène: d’où le nom d’hypersensibilité retardée à médiation cellulaire. De ce fait, cette hypersensibilité n’est pas transmissible par injection de sérum mais uniquement par injection de cellules vivantes, essentiellement des lymphocytes T. Les réactions de type IV entraînent des lésions tissulaires inflammatoires avec infiltration de cellules mononucléées (lymphocytes et macrophages). La réaction inflammatoire peut conduire à des lésions tissulaires irréversibles.
N’importe quel sujet peut développer une hypersensibilité retardée. La plupart des eczémas de contact allergiques sont de ce type.
G. P. Gell et R. R. Coombs, immunologistes britanniques (1963)
Réf. d’après CIRIHA - Centre d'Information et de Recherche sur les Intolérances et l'Hygiène Alimentaires (Département de diététique et de nutrition appliquée de l'Institut Arthur Haulot - Bruxelles)
[F3]
Édit. 2017
HLA sigle angl. m. pour Human Leucocyte Antigens
Le complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de l’Homme, encore appelé système HLA est un système multigénique, multi-allélique d’expression codominante formé par un ensemble de gènes localisés sur un segment du bras court du chromosome 6 (bande p21.3).
Ce locus comporte plus d’une centaine de gènes s’étendant sur une zone d’environ 4000 kb. Les gènes de classe I comprennent les locus A, B et C dont les produits sont exprimés sur le plupart des cellules et les locus E et G d’expression plus restreinte. Les gènes de classe II comprennent entre autres les locus A et B des gènes DP, DR, DQ et DM. Les gènes de classe III codent des protéines membranaires ou solubles telles que les protéines de stress (hsp 70, le TNF a et ß, les composants du complément C2, C4A, C4B et le facteur B). Le polymorphisme allélique est très élevé (plus de 106 combinaisons alléliques).
En clinique, la détermination du système HLA est effectuée essentiellement dans deux circonstances. Dans le domaine de la transplantation, elle contribue à la sélection du donneur apparenté ou non apparenté le plus compatible. Dans la pratique médicale courante, elle participe à l'analyse de facteurs de risque dans la mesure où la fréquence de certaines allèles est en effet supérieure à la normale au cours de certaines maladies comme le diabète de type I, la myasthénie, la spondylarthrite ankylosante, etc. La détermination des gènes de prédisposition contribue à l'essor de la médecine prédictive.
J. Dausset, immunologiste français, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine de 1980 (1958)
→ complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)
[Q1]
Édit. 2015
Jackson-Rees (système de) l.m.
Jackson Rees’ anaesthetic system
Dispositif anesthésique simple utilisé pour l'enfant (système F de la classification de Mapelson).
Ce système ouvert, dérivé du tube d'Ayre, comporte un masque ou un raccord pour sonde d'intubation, un tuyau annelé et un ballon réservoir. Le mélange frais arrive par un tuyau séparé branché sur la partie du tuyau annelé proche du patient. Le ballon comporte une fuite, réglable par un clamp, au niveau de son extrémité distale. En ventilation spontanée le système doit être alimenté par un débit de gaz frais égal à 2 ou 2,5 fois la ventilation normale du patient.
G. Jackson-Rees, anesthésiologiste britannique (1950) ; W. W. Mapleson, anesthésiologiste britannique (1954) ; P. Ayre, anesthésiologiste britannique (1937)
→ Ayre (tube d'), classification de Mapelson, système anesthésique
[G1]
Édit. 2018
linguistique n.f.
linguistics
Étude systématique et objective concernant l'agencement interne des unités qui forment un système linguistique, avec ses trois principaux composants : phonologiques (système phonétique et ses fonctions dans une langue) ; morphologiques et syntaxiques (structure, relations des mots et des phrases) ; sémantiques (rapport de signifiant à signifié, M. Bréal).
Depuis F. de Saussure, "la linguistique n'est qu'une partie de la sémiologie", science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale. Son objet n'est pas le langage, ensemble disparate de phénomènes hétérogènes, mais la langue, système de règles permettant la communication verbale et la parole, actualisation singulière du langage. La langue est envisagée comme une structure, c'est-à-dire un ensemble d'éléments qui entretiennent des relations formelles (linguistique structurale).
M. Bréal, linguiste français (1897)
lipidoses et neuropathies périphériques l.f.p.
lipidosis and peripheral neuropathies
Conséquences neurologiques de thésaurismoses lipidiques.
La surcharge des cellules d'un organe ou d'un tissu par des lipides — phosphatides, cérébrosides, cholestérol, etc. — qui est une variété de thésaurismose, caractérise plusieurs maladies du métabolisme lipidique auparavant appelées xanthomatoses.
Selon la distribution des dépôts de lipides, on distingue des formes localisées (gérontoxon, xanthome cutané, etc.) et des formes systémiques, diffusées à divers viscères. Le terme de neurolipidose traduit l'atteinte du système nerveux. La révélation de ces affections, liées le plus souvent à un déficit enzymatique, peut se faire précocement au cours de la vie ou par des formes plus tardives. Habituellement, le système nerveux central est touché de façon plus importante que le système nerveux périphérique. Néanmoins, des atteintes électrophysiologiques et cliniques ont été décrites. La mise en évidence de la surcharge se confirme par l'examen histologique, surtout en microscopie électronique ce qui permet de préciser le type de lipide, qui se dépose le plus souvent dans les vésicules lysosomiques. La biopsie nerveuse périphérique permet de détecter assez facilement cette surcharge en cas de suspicion d'une neurolipidose.
→ xanthomatose cérébrotendineuse
microbiote intestinal l.m.
intestinal microbiota
Ensemble des populations microbiennes qui, dès la naissance, colonisent le tractus intestinal et jouent un rôle physiologique majeur et de sorte que le microbiote intestinal peut être considéré comme un organe à part entière qu’il est essentiel de préserver.
L’intestin héberge dix fois plus de microbes que le corps humain ne compte de cellules somatiques ou germinales. Il représente une diversité génique (microbiome) 100 à 150 fois plus élevée que celle du génome humain. La masse de ces bactéries est d’environ 1 kg. La flore intestinale s’enrichit de l’estomac qui contient 102 à 103 bactéries/g, du duodénum (104 à 105 bactéries /g), de l’intestin grêle (105 à 108 bactéries/g) jusqu’au colon (1010 à 1011 bactéries/g).
Le microbiote intestinal assure des fonctions bénéfiques :
- fonction trophique sur la muqueuse intestinale avec développement du système immunitaire (en son absence le système immunitaire ne mature pas normalement),
- fonctions métaboliques, telles la fermentation des résidus alimentaires, la synthèse d’acides gras, d’acides aminés indispensables, de vitamines,
- fonction de barrière contre les bactéries pathogènes.
Le déséquilibre de la flore intestinale, appelé dysbiose, est associé à des conséquences néfastes pour l’hôte. Les principales causes de dysbiose sont une infection virale, bactérienne ou parasitaire, un changement d’environnement ou d’alimentation, un déficit immunitaire, une prise médicamenteuse en particulier d'antibiotique.
La dysbiose est impliquée dans le déterminisme de nombreux états pathologiques. Des maladies aussi diverses que l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, la colite à Clostridium difficile, des maladies intestinales chroniques, l’hépatite pseudo-alcoolique ou NASH, certains cancers, la polyarthrite rhumatoïde, l’asthme, l’eczéma, des maladies neurologiques,… ont été associées à des perturbations quantitatives et qualitatives du microbiote intestinal.
Le microbiote des obèses, moins diversifié que celui des sujets qui ne le sont pas, compte moins de Bacteroïdes et plus de Firmicutes. Surtout, la flore des patients obèses se répartit selon une courbe bimodale, permettant de différentier des individus avec un faible compte de gènes et ceux avec un fort portage. Ceux avec un faible compte de gènes ont un microbiote caractérisé par une prévalence élevée en bactéries pro-inflammatoires et cette moindre diversité génique est associée à une insulinorésistance, un diabète, une dyslipidémie…. Le microbiote de l’autre groupe est caractérisé par un pourcentage important de bactéries anti-inflammatoires parmi lesquelles Faecalibacterium prausnitzii. Les études expérimentales ont apporté de forts arguments en faveur du caractère transmissible de l’obésité. Les masses grasses totales et périgonadiques (tissu étudié pour son activité métabolique et sa sensibilité à l’insuline) de souris conventionnelles, hébergeant un microbiote non sélectionné, sont supérieures à celles de souris axéniques (élevées en dehors de tout contact microbien et dépourvues de tout germe) de même âge et de même souche. La colonisation de ces souris sans germes avec le microbiote intestinal de souris conventionnelles aboutit à une augmentation de leur masse grasse en dépit d’une réduction des apports alimentaires. En transférant en parallèle le microbiote de souris minces et de souris transgéniques déficientes pour le gène de la leptine (souris ob/ob hyperphages et obèses) à des souris axéniques, il a été constaté une augmentation significativement plus importante de la masse grasse chez les souris colonisées par le microbiote de souris obèses. Le microbiote module aussi l’extraction énergétique des aliments. Ainsi, l’étude calorimétrique montre moins d’énergie résiduelle dans les selles des souris obèses que dans celles des souris minces.
La colite à Clostridium difficile, souvent déclenchée par un traitement antibiotique à l’origine d’une perturbation de la flore intestinale, est une pathologie fréquente, pouvant être grave et à risque de récidive. La transplantation fécale de microbiote de sujets sains a démontré son efficacité et peut être proposée, en cas d’échec de traitement conventionnel et en l’absence d’alternative thérapeutique, selon un protocole rigoureux et standardisé des donneurs afin de prévenir la transmission d’agents pathogènes infectieux.
Le microbiote des personnes atteintes d'une maladie chronique inflammatoire des intestins (maladie de Crohn et rectocolite ulcéro-hémorragique) est globalement déséquilibré avec augmentation de certaines familles comme les Entérobactéries, les Fusobactéries et les Pasteurella, avec réduction des Firmicutes, en particulier Clostridium et F. prausnitzii. Etablir une relation causale entre la modification du microbiote et certaines maladies est parfois difficile, en particulier pour les maladies chroniques inflammatoires des intestins. Il est difficile de prouver que le changement du microbiote précède l’apparition de la maladie. Cependant, même si la dysbiose n’est pas à l’origine de la maladie, elle peut être un facteur pour la perpétuer.
Le microbiote intestinal pourrait être impliqué dans la progression de la stéatose non alcoolique (NAFLD : non alcoholic fatty liver disease) vers l’hépatite pseudo-alcoolique (NASH : non alcoholic steatosis hepatitis) et le carcinome hépatocellulaire.
A côté des nombreuses maladies suscitées au cours desquelles la dysbiose du microbiote intestinal pourrait jouer un rôle, il faut insister sur l’implication directe des micro-organismes lors des 1 000 premiers jours de vie (pour 270 jours de grossesse et 2 x 365 premiers jours de vie), qui se sont révélés être une période cruciale potentiellement propice au développement de maladies chroniques. Le fœtus humain vit dans un milieu stérile, ; la primo-colonisation de son tube digestif dépend de la voie d’accouchement : par voie basse, l’enfant est colonisé par des bactéries qui reflètent la flore vaginale, par césarienne la flore cutanée ; or l’accouchement par césarienne est caractérisé par une dysbiose et un microbiote moins important que par voie vaginale. Après la naissance, le microbiote se met en place sous l’influence de nombreux facteurs environnementaux déterminés par l’alimentation, le mode de vie et les traitements. Il existe un lien entre une prise précoce d’antibiotiques et le développement ultérieur de maladies dans l’enfance, asthme, développement d’une obésité, maladie de Crohn, diabète de type 1, allergie.
L’exploration des fonctions du microbiote intestinal comportant les réponses immunitaires de l’hôte a été développée suivant une approche moléculaire globale : la métagénomique. Une méthode de criblage fonctionnel à haut débit a été établie utilisant la stratégie des gènes rapporteurs afin d’étudier les interactions microbiote-hôte impliquant la régulation du facteur de transcription NF-κB, un élément clef de la réponse immunitaire et inflammatoire. Cette méthode repose sur l’utilisation de cellules épithéliales coliques humaines exprimant un système rapporteur de l’activation de NF-κB. . Après avoir été caractérisées, ces cellules ont été utilisées pour des criblages de banques métagénomiques du microbiote intestinal humain et de collections de souches commensales humaines cultivables afin d’identifier des capacités modulatrices de NF-κB. Sur 2640 clones métagénomiques testés, 171 clones modulateurs de l’activité NF-κB ont été identifiés.
Compte tenu du volume du champ de recherche, l’étude du microbiote intestinal n’aurait pu se faire sans l’apport des sciences omiques.
Étym. gr. micros : petit ; bios : vie
Syn. anc. flore intestinale
→ flore intestinale, leptine, dysbiose, microbiome intestinal, métagénomique, métagénome, microbiote, NF-κB (facteur de transcription), omiques (sciences)
[C3,D1,L1,Q1,Q3]
microscopie confocale l.f.
Microscopie utilisant un microscope dont le condensateur et l'objectif ont le même point focal,
l’imagerie informatisée permettant l’observation biomicroscopique des surfaces et des tissus avec un gain remarquable de résolution spatiale et de contraste.
Elle repose sur deux principes :
1- le faisceau laser utilisé et l’optique sont focalisés en un même point (système confocal ou unifocal), la diffusion latérale étant limitée par un diaphragme.
2- ce point focal, très précis, explore un premier plan par un système de balayage. En modifiant la profondeur du plan focal on obtient une succession de coupes distantes de 0,2μm à 0,3μm. Celles-ci sont enregistrées par un détecteur ou une caméra et sont reconstituées par ordinateur en images bi- ou tridimentionnelles.
Le système fonctionne en lumière réfléchie avec des colorants ou par fluorescence et en multifluorescence. Il peut être utilisé sur des coupes fixées et in vivo pour l’étude de la dynamique cellulaire et moléculaire.
L’optique confocale accroît la résolution latérale et axiale au prix d’une réduction du champ d’observation qui est contrebalancée par le balayage et la reconstruction informatisée en deux ou trois dimensions.
M. Minsky, mathématicien américain (1957)
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; phos, photos : lumière ; lat. cum : avec, ensemble ; focus : foyer
→ microscope confocal , microscopie monophotonique
[A2,A3,B1,B3]
Édit. 2017
neuroleptiques n.m.p.
neuroleptics
Classe de médicaments psychotropes également appelés antipsychotiques parmi lesquels on distingue désormais deux générations.
Le terme neuroleptique ("qui prend le nerf") a é été proposé par J. Delay et P. Deniker, après la découverte en 1952, de l'action de la chlorpromazine et des molécules de cette classe ultérieurement synthétisés (halopéridol, fluphénazine..) efficaces sur les symptômes psychotiques (agitation, désorganisation psychique et comportementale, hallucinations, idèes délirantes...). Ces auteurs avaient observé la capacité de ces médications à induire des effets extrapyramidaux, mimant ceux qui sont observés dans la maladie de Parkinson. C'est en 1962 qu'en fut découvert l'inhibition du système dopaminergique (en particulier le blocage du récepteur D2) qui sous-tend cet effet secondaire indésirable. Certains de ces médicaments surtout sédatifs (lévomépromazine, cyamémazine...) s'avèrent davantage perturbateurs du système nerveux neurovégétatif (hypotension artérielle) que du système extrapyramidal.
A partir des années 80 ont été synthétisés des médicaments induisant moins d'effets parkinsoniens et donc plus confortables pour les patients : clozapine, olézapine, rispéridone, aripiprazole, quétiapine...Cela leur a valu le nom d'antipsychotiques atypiques parce qu'ils justifient moins l'appellation neuroleptiques. Ils sont aussi efficaces que les médicaments de première génération. Leur principal effet indésirable est leur capacité à induire un syndrome métabolique voire un diabète de type 2.
Contrairement à une idée répandue outre atlantique jusqu'à la fin des années 80 ces médicaments ne sont pas équivalents entre eux : certains sont davantage efficaces sur l'angoisse (lévomépromazine), d'autres sur les hallucinations (halopéridol..) sans parler de la réactivité individuelle éminemment variable.
La clozapine a apporté la démonstration de son efficacité dans des cas de schizophrénies dites résistantes aux autres antipsychotiques.
Les médicaments de seconde génération (olanzapine, rispéridone, aripiprazole, quétiapine..) ont démontré une action thymorégulatrice justifiant leur indication dans la prévention des récidives de la maladie bipolaire.
J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1952)
Étym. gr. neuron : nerf, lambanein : saisir
→ psychotropes, antipsychotiques, chlorpromazine, halopéridol, fluphénazine, Parkinson (maladie de), lévomépromazine, cyamémazine, clozapine, olézapine, rispéridone, aripiprazole, quétiapine., syndrome métabolique, diabète de type 2, neuroleptique à action prolongée, neuroleptique atypique, schizophrénie, olanzapine, maladie bipolaire
[H3, G5 ]
Édit. 2018
neuropathie périphérique l.f.
peripheral neuropathy
Atteinte du système nerveux périphérique à quelque niveau que ce soit.
Celle-ci peut être diffuse et symétrique : polyneuropathie (ancienne polynévrite), ou limitée à un seul tronc : mononeuropathie. Une mononeuropathie multiple correspond à l'atteinte successive ou simultanée de plusieurs troncs nerveux, racines ou plexus. Une polyradiculoneuropathie est une atteinte bilatérale, symétrique, diffuse, du système nerveux périphérique à l'exclusion des corps neuronaux. Lorsqu'il s'agit d'une atteinte inflammatoire de type Guillain-Barré, on parle de polyradiculonévrite.
De telles définitions n'ont pas qu'un intérêt sémantique, mais correspondent à des mécanismes physiopathologiques différents et complexes. Schématiquement, la souffrance de la fibre nerveuse peut relever de trois niveaux : atteinte du corps neuronal ou neuronopathie, de l'axone ou axonopathie, de la cellule de Schwann ou schwannopathie.
Les atteintes périphériques peuvent se développer de façon aigüe, subaigüe, chronique ou à rechutes, affecter différents types de fibres, être distales le plus souvent, ou proximales et diffuses. Selon la prédominance des troubles moteurs ou sensitifs, on parlera de neuropathie motrice ou de neuropathie sensitive. Dans ce dernier cas, l'atteinte peut concerner plus particulièrement les petites fibres myéliniques et les fibres amyéliniques ou les grosses fibres myélinisées. Le plus souvent, il s'agira d'une polynévrite sensitivomotrice. L'atteinte associée du système nerveux autonome, souvent seulement latente, doit être recherchée systématiquement.
Il existe un grand nombre de causes de polyneuropathies périphériques, ce qui indique la difficulté du diagnostic étiologique. On peut distinguer schématiquement les formes génétiquement déterminées de celles acquises (métaboliques, nutritionnelles, toxiques, infectieuses, immunologiques, paranéoplasiques, vasculaires, etc.). Les termes de polynévrite, mononévrite et multinévrite sont désormais à remplacer par ceux de polyneuropathie symétrique, mononeuropathie et mononeuropathie multiple.
→ corne antérieure (syndrome de la)
œil réduit l.m.
Système optique reproduisant schématiquement un modèle d'œil.
L'œil peut être assimilé à un système optique comprenant : 1) une lentille convergente, de distance focale voisine de 15 mm, d'axe principal à peu près confondu avec l'axe visuel ; 2) une surface sensible placée pour un œil normal dans le plan focal image de la lentille convergente ; 3) un diaphragme dont le diamètre se règle automatiquement pour laisser passer la lumière.
Ce système optique ainsi schématisé est appelé œil réduit.
Pour l'œil réduit de Listing, la puissance est de 60 dioptries (D), avec un dioptre de 5,6 mm de rayon ; pour l'œil réduit de Donders, la puissance est de 66,75 D avec un dioptre de 5 mm de rayon.
En fait, l'œil réduit a peu d'intérêt car il est trop différent de l'œil théorique.
J. B. Listing, physiologiste et philosophe allemand (1808 - 1882)
Édit. 2017
ophtalmoscope laser à balayage l.
scanning laser ophthalmoscope (SLO)
Système ophtalmoscopique permettant d'obtenir une image de la surface rétinienne grâce à l'illumination par un faisceau laser mobile.
Comme son nom l'indique, ce dispositif est avant tout destiné à fournir une image du fond d'œil. Plusieurs innovations techniques permettent d'obtenir par cette technique des résultats en net progrès par rapport aux systèmes classiques. Il en résulte plusieurs avantages.
- L'illumination de la rétine par un faisceau laser réalisant un balayage type télévision (Webb - 1980) permet d'obtenir à la fois une forte illumination (concentration de la lumière laser) mais sans risque (le point laser, d'environ 10 micromètres de diamètre, "vole" sur la rétine et ne séjourne jamais sur un endroit quelconque).
- La stabilisation du faisceau de retour par son passage inverse dans le système (vibrant ou tournant) qui génère le balayage confère une considérable sensibilité du système (capacité de détecter quelques photons).
- Il y a possibilité d'utiliser plusieurs lasers, donc de réserver l'un d'entre eux à la réalisation de l'image rétinienne (p. ex. en infrarouge, n'entraînant aucune sensation visuelle pour le sujet) et d'utiliser un ou plusieurs autres faisceaux lasers pour produire des stimulations rétiniennes, que l'expérimentateur peut ensuite déplacer à volonté sur la rétine examinée. Stratégie d'exploration des images, électrophysiologie fine trouvent ici un remarquable champ d'applications.
- La confocalité permet, sur le faisceau de retour, la sélection du niveau d'observation de l'image choisie grâce à une filtration spatiale par un diaphragme conjugué du point d'éclairement rétinien. On peut donc réaliser de véritables coupes tomographiques débouchant sur des reconstructions tridimensionnelles.
R. H. Webb, ophtalmologiste américain (1980)
→ tomographie en cohérence optique
Édit. 2017
PAL sigle angl. m. pour Phase Alternation Line, ligne à phase alternée
Système de codage des images en couleur, utilisant un seul signal pour les différentes caractéristiques de l'image, mis au point en Allemagne pour la diffusion des signaux de télévision.
Système utilisé dans la majorité des pays européens et dans l'ensemble des pays en voie de développement. L'image à retransmettre est "balayée" de gauche à droite et de haut en bas par points et par lignes. La norme européenne, PAL ou SECAM, est de 625 lignes au rythme de 25 fois par seconde, le courant électrique ayant une fréquence de 50 Hz en Europe (contrairement aux É-U où le courant électrique a une fréquence de 60 Hz et le système télévisuel NTSC est de 525 lignes au rythme de 30 fois par seconde).
résolution n. f.
resolution
1) Dans un sens général, aptitude d'un système de détection à séparer des valeurs voisines.
2) En physique médicale, on distingue plusieurs types de résolution.
- Résolution spatiale : aptitude d'un système d'imagerie à restituer les petits détails. Elle correspond à la plus petite distance qui sépare deux points distinguables sur l'image. Les critères utilisés pour l'apprécier sont la largeur à mi-hauteur de la fonction de dispersion ponctuelle et la fonction transfert de modulation. En imagerie numérisée, elle est en pratique directement liée à la taille du pixel. En échographie, la résolution spatiale dépend des caractéristiques physiques de la sonde et de la focalisation du faisceau ultrasonore.
- Résolution en densité : aptitude d'un système de mesures à différencier la densité d'un voxel par rapport à celle de ses voisins sur une image numérisée. Habituellement, elle s'apprécie sur une échelle de gris.
- Résolution temporelle : aptitude d'une chaîne de mesure à compter séparément des informations se succédant rapidement. Celle-ci est liée à la notion de saturation qui peut se définir par le temps mort, délai nécessaire pour que le dispositif récupère ses caractéristiques après une première détection. Son insuffisance joue un rôle important dans la limitation de sensibilité de dispositifs comme les caméras et compteurs à scintillations, les chambres d'ionisations et les compteurs Geiger.
- Résolution spectrométrique : aptitude d'un détecteur à enregistrer séparément des rayonnements d'énergie voisine. On l'apprécie par le rapport à mi-hauteur d'un pic spectrométrique sur la valeur de l'énergie correspondant à son sommet. Sur les caméras à scintillations, l'élimination du rayonnement diffusé repose sur la séparation spectrométrique des interactions par effets Compton et photoélectrique.
3) En biologie, à la phase terminale d'une inflammation exsudative, réparation complète par une digestion enzymatique de l'exsudat et sa résorption par les macrophages.
La restitution de l'architecture antérieure est possible par la non-atteinte des cellules fixes du tissu impliqué.
4) En ophtalmologie, capacité d'une information à représenter deux éléments d'une autre information.
Dans le cas d'une image, la résolution s'exprime en points par unité de mesure par millimètre (ppm) et par centimètre (ppc). Dans les pays anglosaxons, elle s'exprime en points par pouce. Le terme est souvent utilisé comme synonyme de définition pour les images ou les écrans. En fait, la relation entre résolution et définition est donnée par la formule : définition = résolution x dimension.
5) En neurologie, diminution ou disparition du tonus et des contractions musculaires : résolution musculaire.
[B2,B3,C2,P2,H1]
Édit. 2018
rhésus (facteur) l.m.
Rhesus factor
Caractère sanguin dont l'antigène est commun à l'homme et au Macacus rhesus.
1) Les porteurs de ce facteur sur leurs hématies sont dits Rh+, les autres Rh-. Il n'existe pas d'anticorps naturels dans le système Rhésus.
2) Une mère Rh- porteuse d'un fœtus Rh+ peut s'immuniser en fabriquant des anticorps anti-Rh qui, passant dans le sang du fœtus avant ou pendant l'accouchement, déclenchent des phénomènes d'allo-immunisation fœtomaternelle, avec déglobulisation fœtale. La maladie hémolytique du nouveau-né comporte un risque de mort fœtale in utero, ou d'apparition après la naissance d'un ictère nucléaire grave.
Le système rhésus est une mosaïque contrôlée par un système polyallélique comprenant de nombreux antigènes parmi lesquels l'antigène D ou antigène RH classique, très immunogène, et les facteurs C, E, d, c, e. Dans la pratique, les humains sont soit rhésus+, c'est-à-dire que leurs érythrocytes sont porteurs d'antigènes rhésus, soit rhésus-.
K. Landsteiner, biologiste autrichien, prix Nobel de médecine en 1930 et A. Wiener, immunologiste américain (1940)
Étym. Macacus rhesus, singe sur le sang duquel ce facteur a été trouvé.
Symb. Rh
→ groupe sanguin, ictère nucléaire, immunisation foetomaternelle
SECAM sigle f. pour SEquence de Couleurs Avec Mémoire standard
Norme française de télédiffusion dans laquelle l'image à retransmettre est balayée de gauche à droite et de haut en bas par points et par lignes.
La norme européenne, SECAM ou PAL, est de 625 lignes au rythme de 25 fois par seconde, le courant électrique ayant une fréquence de 50 Hz (contrairement aux États-Unis. où le courant électrique a une fréquence de 50 Hz et le système télévisuel est le NTSC de 525 lignes et au rythme de 30 fois par seconde). Les informations sont transmises avec un système de codage composite, qui veut dire système de codage des images en couleur, utilisant un seul signal pour les différentes caractéristiques de l'image.
somatotopie n.f.
Division du corps en secteurs ou somites en corrélation avec la métamérie des centres nerveux qui les régissent.
La somatotopie réalise une véritable cartographie de la position que prennent les différentes parties du corps dans le système nerveux. Elle représente, au niveau du cerveau, les différentes parties du corps : bras, jambes, tronc, etc. Par exemple, la partie haute du cerveau gère les membres tandis que les parties latérales captent davantage la sensibilité du visage et des lèvres. La somatotopie sensorielle est donc la représentation au niveau du système nerveux central des diverses parties de la surface du corps proportionnellement à leur sensibilité. Cette représentation est généralement imagée à l'aide d'un homonculus sensitif qui montre comment le cortex perçoit plus ou moins bien certaines parties du corps. Les parties les plus grosses sont celles ayant le plus de récepteurs. Grâce à la somatotopie, on sait que la sensibilité des lèvres, par exemple, est supérieure à celle du tibia ou du coude. La somatotopie permet au système nerveux central d'évaluer l'orientation du corps dans l'espace et, en retour, de le commander avec précision.
systémal adj.
En psychiatrie, s'applique au système considéré dans une perspective globale, fonctionnelle et dynamique, non pas limité à lui-même en tant que système, mais en situation dans le milieu (P. Marchais).
1). La méthode systémale est une méthode d'analyse et de synthèse recourant à cette notion, destinée initialement à l'étude des processus psychopathologiques. Elle se fonde sur la clinique et sur des démarches logicomathématiques modernes (d'ensembles et de logique du flou), conjuguant leur universalité et leur rigueur à l'indétermination propre au vécu individuel. Elle explore les troubles dans leurs diverses dimensions spatiotemporelles vécues et objectivables, envisage des niveaux, intégrations, communications et autorégulations du système psychique, extrait des propriétés permanentes et construit une succession de modèles opératoires qu'elle intègre progressivement.
2). La psychiatrie systémale s'avère ainsi une synthèse en permanent développement des différentes données cliniques obtenues par cette méthode.
3). La connaissance systémale procède de la nature interdisciplinaire de la méthode. Elle s'étend au-delà du seul champ de la psychiatrie à d'autres domaines (modes de fonctionnement de la pensée, ses diverses productions, systèmes complexes, etc.). Elle participe aussi au courant épistémologique dit "constructiviste" (notamment cybernétique, systémique) qui se développe dans les sciences contemporaines.
P. Marchais, neuropsychiatre français (2007)
système à réinhalation partielle l.m.
partial rebreathing system
Dispositif dans lequel une partie du mélange expiré reste à l'intérieur du système.
Les expressions «système semi-ouvert» ou «système semi-fermé» prêtent à confusion : il ne faut donc pas les employer.