Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

82 résultats 

perméabilité vasculaire l.f.

vascular permeability

Capacité de l'endothélium de laisser passer à travers ou entre ses cellules, des liquides, des molécules, des cellules.

perméabilité vasculaire (coefficient de) l.m.

vascular permeability coefficient

Constante physique déterminée en fonction de la vitesse de passage d'une molécule et de l'épaisseur de la paroi vasculaire.
Il est inversement proportionnel à la taille de la molécule et dépend de l'état du vaisseau.

phacomatose pigmento-vasculaire l.f.

phakomatosis pigmento-vascularis

Association d'angiomes plans étendus à diverses anomalies pigmentaires ou harmatomateuses : nævus pigmentaire et verruqueux, tache mongolique diffuse, nævus de Ota ou de Ito, tache café au lait, hamartome anémique.
De ce syndrome congénital rare, surtout observé au Japon, il existe une classification en 4 types, en fonction des anomalies pigmentaires. On doit rechercher un syndrome de Klippel-Trénaunay ou de Sturge-Weber-Krabbe associé. Il s'agit d'une dysembryoplasie précoce de la crête neurale.

M. Ōta, dermatologiste japonais (1947)

Étym. gr. phakos : lentille ; ôma : tumeur; ose : affection diffuse

Syn. phakomatosis pigmentokeratotica

Klippel-Trénaunay (syndrome de) ,angiomatose encéphalotrigéminée de Sturge-Weber-Krabbe

plexus nerveux vasculaire l.m.

plexus nervosus vascularis  (TA)

vascular plexus

Eléments d’un plexus viscéral destinés à l’innervation des parois vasculaires.

plexus vasculaire l.m.

plexus vasculosus (TA)

vascular plexus

Lacis formés par de nombreux vaisseaux anastomosés entre eux.

pli caecal vasculaire l.m.

plica caecalis vascularis (TA)

vascular fold of caecum

Repli péritonéal soulevé par l’artère caecale antérieure.

prothèse vasculaire l.f.

vascular prosthesis

Substitut utilisé chirurgicalement pour suppléer à un segment vasculaire traumatisé ou pathologique, peu utilisé en chirurgie veineuse, mais s’appliquant surtout aux grosses et moyennes artères, soit pour remplacer, soit pour ponter un segment pathologique.
Les premières utilisées étaient des bioprothèses (homogreffes). Elles ne sont plus utilisées que dans de rares indications (lésions infectées) et ont laissé la place aux prothèses artificielles en fibres synthétiques tissées ou tricotées.

purpura vasculaire l.m.

Extravasation de sang souscutanée non associée à une thrombopénie anhémopathique.

redistribution vasculaire l.f.

vascular redistribution

En radiologie pulmonaire, augmentation du flux sanguin dans un territoire donné aux dépens d'un autre.
A l'état normal, la distribution vasculaire est liée à l'effet de la pesanteur, ce qui explique en partie l'hypervascularisation des bases.
En pathologie, d'autres facteurs interviennent dans la redistribution vasculaire : destruction localisée du lit vasculaire (emphysème), obstruction artérielle (embolie), augmentation des résistances artériolo-capillaires (insuffisance cardiaque).

redistribution apicale

remplissage vasculaire rapide l.f.

volume loading, intravascular volume replacement

Perfusion d'un débit important, au moins 50 mL par minute, de solutions cristalloïdes, colloïdes ou de produits sanguins (albumine, plasma, concentrés érythrocytaires) pour le traitement d'une hypovolémie consécutive habituellement à une hémorragie aigüe importante (plaie par arme blanche ou à feu, plaie opératoire d'un gros vaisseau, etc.).
Le remplissage vasculaire rapide demande l'emploi de plusieurs voies veineuses ou l'accès à un gros tronc veineux. On utilise un accélérateur de perfusion et si possible un système de réchauffement.

réseau vasculaire articulaire l.m.

rete vasculosum articulare (TA)

articular vascular plexus

Réseau anatomotique artériel développé autour d’une articulation.

résistance vasculaire l.f.

vascular resistance

Force qui s’oppose à l’écoulement du flux sanguin dans les vaisseaux, qui est fonction du débit cardiaque ou vasculaire, et de la pression régnant dans le cœur ou le vaisseau considéré : elle s’exprime en unités Wiggers.
On distingue : la résistance vasculaire périphérique (normalement 1000 à 1500 unités Wiggers), et la résistance artérielle pulmonaire (normalement 350 unités Wiggers) dont l’élévation joue un rôle considérable dans le pronostic et les possibilités thérapeutiques de certaines cardiopathies avec hypertension pulmonaire.
On rapporte souvent le débit cardiaque à la surface corporelle : on parle alors d'index cardiaque (exprimé en litres par minute et par mètre carré) : valeur normale  de l'ordre de 3 L/min/m2.
On mesure le débit cardiaque par différentes méthodes .La méthode de référence est basée sur le principe de Fick, mais elle nécessite la pose d'un cathéter au niveau du cœur pour prélever un échantillon de sang veineux mêlé. La technique utilisée en clinique, méthode de Stewart-Hamilton, dérivée de celle de Fick, est fondée sur l'injection intravasculaire d'un bol d'indicateur (colorant, isotope radioactif ou solution froide) ; elle est utilisée avec un cathétérisme cardiaque si l'on veut enregistrer le débit en continu.
Un bas débit se voit au cours de certains chocs hypovolémiques et lors de l'insuffisance cardiaque aigüe ou chronique.
L’unité Wood peut être utilisée pour la mesure de la résistance vasculaire, elle correspond à 80 unités Wiggers. 

C. J. Wiggers, physiologiste américain (1915)

défaillance cardiaque, Fick (principe et équation de), index cardiaque, insuffisance cardiaque, pression, viscosité du sang, Stewart-Hamilton (méthode de), unité Wiggers, unité Wood

résistance vasculaire périphérique l.f.

peripheral resistance

Résistance à l'écoulement du sang le long des vaisseaux, exprimée par le rapport de la différence de pression (mmHg) entre l'origine et le point considéré du système vasculaire, et le débit cardiaque (mL/s).
Elle concrétise l’opposition à l’écoulement du sang dans les vaisseaux sanguins.
Le débit dans un vaisseau est déterminé par trois facteurs : la différence de pression du sang entre ses deux extrémités, la force de propulsion du sang, et l'opposition à son écoulement.
Elle peut être calculée à partir d'une formule dérivée de la loi d'Ohm :
R = (Pi – Pf)/ Q ou Pi est la pression moyenne initiale du vaisseau, Q le débit, Pf la pression moyenne finale dans le vaisseau.
Dans la circulation systémique, la résistance à l’écoulement du sang est pour ses deux tiers environ le fait des artérioles dont le diamètre peut varier dans un rapport de 1 à 4 selon la loi de Poiseuille :
R = 8 η l / π r4 (η est la viscosité du sang, l la longueur et r le rayon du vaisseau).
Ce phénomène de variation du diamètre des vaisseaux appelé vasomotricité est un facteur majeur de régulation de la pression artérielle systémique et localement des débits régionaux. De plus, les résistances systémiques favorisent la transformation du débit pulsatile artériel en débit continu capillaire et veineux nécessaire aux échanges entre les cellules et le compartiment vasculaire.

Poiseuille (loi), Ohm (loi d')

résistance vasculaire pulmonaire (RVP) l.f.

pulmonary resistance

Résistance opposée par le lit de l'artère pulmonaire à la progression du sang expulsé du cœur droit.
Elle résulte de la combinaison du débit sanguin et des pressions qui règnent dans l'artère pulmonaire et éventuellement dans l'oreillette gauche.
On distingue théoriquement :
- la résistance pulmonaire totale qui ne tient pas compte de la pression auriculaire gauche ; cette résistance est de 200 à 350 unités CGS (dynes/sec/cm3). En fait, cette résistance est sans fondement physiologique.
- la résistance artériolaire pulmonaire tient compte du gradient de pression entre l'artère pulmonaire et l'oreillette gauche. Normalement, la résistance artériolaire pulmonaire est de 50 à 100 unités CGS. Cependant ce terme est ambigu puisque la résistance artériolaire pulmonaire n'est qu'une partie de la résistance vasculaire pulmonaire.
Quoique critiquable, la notion de RVP s'avère utile en pratique quotidienne. Elle augmente quand le nombre des vaisseaux perfusés diminue ou lorsque le diamètre de chaque branche diminue.

résistance vasculaire pulmonaire totale l.f.

résistance vasculaire pulmonaire

sarcome vasculaire l.m.

Tumeur maligne mésenchymateuse développée à partir des éléments vasculaires

Tumeurs relativement rares représentant 1 à 4% des cancers. Sont inclus dans cette catégorie, (par ordre de fréquence) les angiosarcomes l’hémangioendothéliome épithélioïde le sarcome de Kaposi, l’hémangioendothéliome kaposiforme,  l’hémangioendéthéliome rétiforme, l’angioendothéliome papillaire intra-lymphatique l’hémangioendothéliome composite.
Etym : gr sarx : chair

sarcome, angiosarcome, hémangioendothéliome épithélioïde, sarcome de Kaposi, hémangioendothéliome kaposiforme, hémangioendéthéliome rétiforme, angioendothéliome papillaire intra-lymphatique, hémangioendothéliome composite.

statines et prévention vasculaire cérébrale l.f.p.

statins and cerebral vascular prevention

Association de statines et de fibrates qui complètent leur effet, en agissant plus spécifiquement sur l'hypertriglycéridémie, les hight-density-lipoprotéines (HDL), les triglycérides la taille des light-density-lipoprotéines (LDL) (associées à un risque cardiovasculaire élevé si elles sont petites et denses) et le fibrinogène. Ces traitements combinés ont notamment pour risque la survenue de myopathies et de rhabdomyolyse, dont la physiopathologie est encore indéterminée.

LDL cholestérol

sténose vasculaire l.f.

vascular stenosis

Diminution permanente du calibre d’un vaisseau, par une lésion organique de sa paroi, soit congénitale (coarctation) soit acquise (athérosclérose).
Les sténoses vasculaires sont une des principales indications de la chirurgie des vaisseaux (résection, élargissement par patch) ou de la cardiologie interventionnelle (dilatation par ballonnet).
 Étym. gr. : stenos : étroit

Syn. rétrécissement

sténose vasculaire mésentériqu e l.f.

mesenteric vascular sclerosis

Occlusion vasculaire artérielle plutôt que veineuse, par embolie ou thrombose sur plaque athéromateuse le plus souvent, principalement de siège ostial, responsable, soit d'accident aigu avec infarctus entéromésentérique, soit d'épisodes chroniques d'ischémie intestinale entraînant essentiellement un syndrome d'angor abdominal et une sténose du grêle.

Étym. gr. : stenos : étroit

strie vasculaire l.f.

stria vascularis (TA)

vascular stria

Epaississement de la paroi externe de l’épîthélium du conduit cochléaire responsable de la sécrétion de l’endolymphe.

strie vasculaire de Corti l.f.

A.Corti, anatomiste et histologiste italien (1851)

strie vasculaire de la paroi externe du canal cochléaire

strie vasculaire de la paroi externe du canal cochléaire l.f.

stria vascularis parietis externi ducti cochlearis (TA)

stria vascularis of external surface of cochlear duct

Dépression de la face libre du ligament spiral entre la crête d’insertion de la membrane vestibulaire et la proéminence spirale.
Au niveau de ce sillon l’épithélium de la paroi externe du canal cochléaire est formé de cellules cubiques disposées en plusieurs couches au sein desquelles apparaissent des vaisseaux.

A.Corti, anatomiste et histologiste italien (1851)

Syn. anc. strie vasculaire de Corti

système cardio-vasculaire l.m.

systema cardiovasculare
cardiovascular system
Système constitué par l’ensemble des organes qui assurent la circulation sanguine et lymphatique.
Il comprend le cœur, les vaisseaux chargés de la circulation du sang et de la lymphe et les nerfs du système autonome (sympathique et parasympathique) chargés de la régulation de son fonctionnement. Il appartient à l’appareil de la nutrition.

trocart vasculaire l.m.

Instrument servant à pratiquer la ponction d’un vaisseau pour y introduire un produit ou un cathéter.
Le premier de ces instruments a été mis au point par Cournand ; c’est une aiguille spéciale utilisée au cours des investigations physiopathologiques en cardiologie pour la ponction des artères périphériques (fémorale, humérale, etc.) et permettant de mesurer les pressions intra-artérielles (à l’aide d’un électro-manomètre) et de recueillir des échantillons de sang pendant plusieurs heures ; il est muni d’un plateau facilitant sa fixation à la peau ; il comporte deux mandrins : l’un acuminé et creux s’adapte au moment de la ponction et permet, par le passage du sang dans sa lumière, de déceler le moment de la pénétration intraartérielle ; le deuxième, mousse et plein, est substitué au précédent pour obturer l’aiguille entre deux mesures.
Plus actuels sont les trocarts de Seldinger et de Dos Santos ; ce sont des trocarts d’angiographie avec mandrin, utilisés également pour la ponction transcutanée des vaisseaux, généralement fémoraux, huméraux ou radiaux ; dans un premier temps de la technique le mandrin est remplacé par un conducteur métallique souple dont l’extrémité peut être éventuellement orientée depuis l’extérieur, permettant de le faire cheminer dans la lumière du vaisseau ; ce conducteur, après remplacement du mandrin du trocart par un cathéter en polyéthylène de même calibre interne permet de guider celui-ci jusqu’à la hauteur voulue, permettant la réalisation d’angiographies sélectives, en particulier des différentes collatérales aortiques. L’aiguille trocart de Seldinger comporte un plateau afin de bien tenir l’instrument en main au moment de la ponction.
De ces deux modèles d’origine dérivent de nombreux trocarts vasculaires qui permettent actuellement l’introduction de différents instruments intravasculaires en radiologie interventionnelle vasculaire et cardiaque.

trou vasculaire l.m.

foramen nourricier

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