sténose duodénale l.f.
duodenal stenosis
Diminution du calibre duodénal secondaire à une affection endoluminale (lymphome, cancer) ou extrinsèque d’origine pancréatique (cancer, pancréatite).
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose duodénopylorique l.f.
duodenopyloric stenosis
Rétrécissement du premier duodénum.
Chez l’enfant, elle est secondaire à une hypertrophie pylorique congénitale. Chez l’adulte, elle est la conséquence cicatricielle d’un ulcère duodénal chronique, non ou incomplètement traité ; depuis l’avènement des médicaments antisécrétoires gastriques puissants, cette complication est devenue exceptionnelle.
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose du sphincter d'Oddi l.f.
Oddi’s sphincter’s stenosis
Sténose causée par la cicatrisation fibreuse du sphincter d’Oddi après qu’ait été faite une sphinctérotomie chirurgicale ou endoscopique.
R. Oddi, anatomiste et chirurgien italien (1887)
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose fibreuse l.f.
fibrous stenosis
Sténose secondaire à des phénomènes inflammatoires évolutifs ou cicatriciels et, dans ce cas, due à la présence excessive de tissu conjonctivofibreux.
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose gastrique l.f.
gastric stenosis
Sténose de l'estomac due à une compression extrinsèque (foie, rate, pancréas) ou intrinsèque (cancer, lymphome).
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose infundibulaire l.f.
infundibular stenosis
Rétrécissement, le plus souvent congénital, de la chambre de chasse du ventricule droit.
Elle est rarement isolée (sténose infundibulaire pure), plus souvent associée à un ou plusieurs défauts septaux. Son traitement exige une résection chirurgicale sous circulation extracorporelle.
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose ischémique du grêle l.f.
small intestine ischemic stenosis
Sténose du grêle due soit à une radiothérapie, soit à une maladie de Crohn, soit à l’utilisation chronique d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose isthmique de l'aorte
aorta’s isthmic stenosis, isthmic aorta’s sclerosis
sténose laryngée l.f.
laryngeal stenosis
Rétrécissement de la filière laryngée pouvant entraîner une dyspnée.
Le siège de la sténose peut être vestibulaire, glottique ou sous-glottique. Elle peut affecter la trachée sous-jacente, notamment en cas de trachéotomie ayant lésé le cricoïde. Elle peut être congénitale, ou la séquelle d’un traumatisme externe ou interne, ou encore être consécutive à une intervention chirurgicale ou à une intubation trachéale. Faisant suite à une cicatrice rétractile post-lésionnelle de la muqueuse elle cause un syndrome obstructif avec emphysème se manifestant par une dyspnée inspiratoire, parfois très longtemps après la lésion initiale.
Le diagnostic se pose grâce à la spirographie, à la fibroscopie bronchique et à l’imagerie (scanographie, IRM).
Le traitement associe corticoïdes, dilatation et, en cas d’échec, reprise par microchirurgie de la zone sclérosée.
Étym. gr. : stenos : étroit
→ emphysème, laser (anesthésie lors de l'emploi du), sténose trachéale, VIMS
sténose œsophagienne l.f.
oesophageal stenosis
Sténose de l'œsophage de cause variable : œsophagite peptique, cancer épidermoïde, adénocarcinome, séquelle de radiothérapie, chirurgie antireflux avec mauvais calibrage de la valve, spasme du muscle cricopharyngien, sténose extrinsèque (ganglion, cancer bronchique).
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose trachéale l.f.
Réduction localisée du calibre de la trachée, consécutive à une lésion de la paroi trachéale,
surven ant généralement après la mise en place pendant un temps variable (de quelques heures à quelques jours) d'une sonde d'intubation trachéale ou d'une canule de trachéotomie.
La nécrose de la paroi évolue vers un tissu cicatriciel à l'aspect granulomateux sur un tissu fibreux rétractile formant un diaphragme ou sur une trachéomalacie (après nécrose des cartilages trachéaux). En dehors des causes extrinsèques (compression de la trachée, par ex. par une tumeur) la sténose, généralement une complication de la réanimation, siège au niveau de l'orifice de trachéotomie ou de l'extrémité distale de la canule de trachéotomie ou de la sonde d'intubation lorsqu'il y a eu compression de la muqueuse par un ballonnet trop gonflé. Elle se manifeste à distance de l'accident initial, souvent lors de l'extubation mais aussi parfois très longtemps après, par une insuffisance respiratoire du type obstructif (emphysème) atypique avec une résistance inspiratoire plus forte que la résistance expiratoire (VIMS < VEMS). Après les signes spirographiques, le diagnostic se confirme par la fibroscopie bronchique et par l'imagerie (scanographie, IRM).
En urgence, le traitement associe les corticoïdes et la réintubation.
Dans les cas graves, si la dilatation trachéale a échoué, le traitement curatif est chirurgical (résection de la sténose).
Étym. gr. : stenos : étroit
→ ballonnet de la sonde d'intubation, emphysème, sténose laryngée, VEMS, VIMS
sténose trachéobronchique post-traumatique l.f.
post-traumatic tracheobronchial stenosis
Réduction du calibre de la trachée ou des grosses bronches par un granulome ou par un effondrement localisé de la paroi en regard, soit d'un orifice de trachéotomie, soit d'un ballonnet de sonde trachéobronchique ou parfois d'une fracture trachéobronchique méconnue.
Elle se manifeste au niveau de la trachée par un tirage inspiratoire avec sifflements allant progressivement en s'aggravant. Si on méconnaît la sténose, elle est temporairement améliorée par les corticoïdes. La trachéobronchoscopie est l'examen de base pour faire le diagnostic et préciser le siège : laryngotrachéal, trachéal, carénaire, bronchique. La longueur de la sténose est appréciée par des tomographies frontales de Frain ou une tomodensitométrie spiralée avec reconstruction.
Seules les sténoses purement granulo-inflammatoires peuvent être traitées par le laser YAG. Dans les autres formes, la désobstruction laser libère les voies aériennes et permet, dans les jours suivants et à moindre risque, une intervention sous anesthésie générale.
Une rupture d'une bronche principale ou lobaire isolée méconnue peut se révéler au stade de sténose, soit par une atélectasie si elle est totale, soit par une suppuration pulmonaire récidivante si elle est partielle. Si la suppuration a détruit le territoire pulmonaire sousjacent, le traitement ne peut être que l'exérèse de celui-ci.
Ch. Frain, médecin électroradiologiste français (1957)
Étym. gr. : stenos : étroit
sténose trachéobronchique tuberculeuse l.f.
tuberculous tracheobronchial stenosis
Rétrécissement localisé de la trachée ou plus souvent d'une bronche de gros calibre (bronche principale, lobaire ou segmentaire), habituellement secondaire à un envahissement de la paroi bronchique à partir d'une adénopathie tuberculeuse à son contact.
Ce type de sténose est devenu très rare dans nos régions. Le rétrécissement peut être fibreux, séquellaire d'une tuberculose bronchique guérie relevant, au niveau de la trachée, des bronches principales et de l'orifice des bronches lobaires, de la chirurgie. S'il est de type tuberculeux actif, il relève d'abord du traitement antituberculeux.
R. C. Brock, Sir, chirurgien thoracique britannique (1946) ; E. A. Graham, chirurgien thoracique américain (1949)
Étym. gr. : stenos : étroit
→ Brock (syndrome de), Graham-Burford-Mayer (syndrome de)
sténose valvulaire l.f.
valvular stenosis
Rétrécissement congénital ou acquis d’une des valvules cardiaques (aortique, pulmonaire, mitrale, tricuspide) isolé (sténose valvulaire pure) ou associé à d’autres lésions ou malformations.
Les sténoses valvulaires peuvent être traitées soit à cœur fermé par cardiologie interventionnelle, soit par intervention chirurgicale à cœur ouvert sous hypothermie modérée ou circulation extracorporelle. L’ouverture chirurgicale d’une sténose valvulaire est une valvulotomie ou une commissurotomie.
Étym. gr. : stenos : étroit
accident vasculaire cérébral l.m.
stroke
Manifestation neurologique aigüe en rapport avec un processus ischémique ou hémorragique dans le territoire d’une artère à destinée cérébrale.
Les causes habituelles sont une thrombose, une embolie ou un hématome intra-parenchymateux.
Bien qu’il puisse être régressif (accident ischémique transitoire) sa gravité habituelle et son caractère le plus souvent irréversible conduisent à insister sur l’importance de sa prévention. La prise en charge très précoce de l’accident vasculaire ischémique, avec la possibilité de fibrinolyse en urgence, en améliore le pronostic de façon significative.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
Sigle AVC
→ hémorragie cérébrale, infarctus cérébral, accident ischémique cérébral, accident ischémique (cérébral) transitoire, accident vasculaire cérébral hémorragique
[H1,K4]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et cancer l.m.
malignancy and stroke
Accidents ischémiques et hémorragiques qui compliquent 15% des cancers dans les séries autopsiques et qui peuvent concerner toutes les néoplasies.
Cinq mécanismes sont individualisés : les troubles de la coagulation induits par la néoplasie (coagulopathie intravasculaire disséminée) ; l'endocardite thrombotique non bactérienne ; les lésions induites directement par la néoplasie (embolies tumorales, anévrismes oncotiques, compression ou envahissement des vaisseaux cérébraux par les tumeurs cérébrales primitives ou secondaires, lymphome angiotrope) ; les lésions secondaires à des complications infectieuses (aspergillose, candidose, muco-mycose) ; les lésions iatrogènes (artériopathie radique, ischémies artérielles ou veineuses des chimiothérapies, hémorragies secondaires à des coagulopathies).
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident vasculaire cérébral
[F2,H1]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et chirurgie cardiaque l.f.
cardiac surgery and stroke
→ chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral, accident vasculaire cérébral
[K3,H1]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et dépression consécutive l.m.
depression after cerebral stroke
Trouble rencontré chez au moins un quart des patients atteints d'un accident vasculaire cérébral (AVC), souvent méconnu, sinon sous-estimé.
Il s'agit surtout de tristesse, voire de désespoir et d'anxiété, avec insomnie et anorexie. Mais ces signes peuvent être masqués par des plaintes somatiques, des difficultés cognitives, une labilité émotionnelle, ainsi que des obstacles à la communication liés à un déficit neurologique, en particulier aphasique.
S'il peut exister une symptomatologie pseudo-démentielle cédant à l'épreuve thérapeutique, des symptômes thymiques peuvent, a contrario, annoncer ou masquer l'évolution d'une démence vasculaire.
Le patient souffre notamment du bouleversement de l'image de soi, de ses handicaps et de sa dépendance, des retentissements sur les siens et il craint une récidive plus grave. En fait, l'étiologie est multifactorielle, à la fois organique, psycho-affective et sociale.
Un risque accru de nouveaux AVC et de décès serait associé à la dépression.
Information, conseils et relation de soutien sont probablement suffisants dans la majorité de ces patients. Mais dans les formes majeures, une chimiothérapie antidépressive est indiquée et doit être particulièrement surveillée. Malgré l'absence d'études randomisées à grande échelle, il apparaît que les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, etc.), dépourvus d'effets cardiotoniques, anticholinergiques et antihistaminiques, ont une action favorable et sont bien tolérés par ces malades.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident vasculaire cérébral
[H1,H3,K4]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral hémorragique l.m.
ictus sanguinis, intracerebral hemorrhage
Forme qui représente 20% des accidents vasculaires cérébraux artériels.
La rupture d'une artère intra-parenchymateuse provoque un hématome intracérébral, collection hématique sous tension constituée dans la substance cérébrale. Elle est le plus souvent secondaire à une hypertension artérielle. En cas d'effraction ventriculaire, on parle d'hémorragie ventriculaire associée, ou d'inondation ventriculaire si celle-ci est abondante. S'il existe une effraction de sang dans l'espace sous-arachnoïdien (ou leptoméningé), l'hémorragie est cérébroméningée
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident vasculaire cérébral, anévrysme artériel intracrânien
[H1,K4]
Édit. 2016
acrosyndrome vasculaire l.m.
vascular acroSyndrome
Manifestation microvasculaire localisée aux territoires cutanés des extrémités, à l’origine de laquelle les troubles vasomoteurs jouent un rôle prédominant.
Ses manifestations consistent en anomalies de couleur, de température, de sensibilité et de trophicité des extrémités. Sa nosologie est complexe. Il peut être fonctionnel (dystonique), soit permanent soit paroxystique (syndrome de Raynaud, érythromélalgie). Il peut être lésionnel (dystrophique), engelure, acrodynie, acropathie, œdème angionécrotique, etc.
Étym. gr. akros : extrémité ; sundromê : concours, rencontre
[K4, J1]
Édit. 2020
algie vasculaire l.f.
vascular pain
Douleur liée à une maladie circulatoire.
Par ex. l'ischémie aigüe d'un membre, l'algie de décubitus d'une artériopathie, la gangrène ischémique.
Étym. gr. algos : douleur
[K4]
Édit. 2020
algie vasculaire de la face l.f.
cluster headache
Affection caractérisée par des crises douloureuses, intenses, pulsatiles, répétées, généralement unilatérales, intéressant l’œil (souvent rétro-orbitaires), le maxillaire et la partie latérale du nez accompagnées de signes vasomoteurs et sécrétoires homolatéraux.
S’y associent fréquemment un larmoiement, une rhinorrhée, une rougeur cutanée homolatérale et une injection conjonctivale. Touchant trois fois plus l’homme que la femme, autour de 30 ans, les douleurs en salves, d’une durée de quelques minutes à plusieurs heures, surviennent chaque jour parfois plusieurs fois par jour, souvent à heure fixe et la nuit pendant des périodes de plusieurs semaines, séparées d’intervalles libres durant des mois ou même des années. Une forme chronique d'emblée ou secondairement, avec répétition quotidienne des accès pendant des années, est plus rarement observée.
Selon le siège de la douleur et les signes associés, il a été décrit les syndromes de Charlin, de Sluder ou du ganglion sphénopalatin, l’érythromélalgie de la face, la névralgie du nerf du canal ptérygoïdien ou des nerfs grand pétreux ou pétreux profond.
Les traitements les plus efficaces sont l'oxygénothérapie lors des crises et le sumatriptan injectable.
Étym. gr. algos : douleur
Syn. érythroprosopalgie, névralgie migraineuse, syndrome de Charlin, syndrome de Sluder
→ sympathalgie, syndrome du ganglion sphénopalatin, érythromélalgie de la face, névralgie du nerf vidien,Vail (syndrome de), sumatriptan
[H1, K4, P1, P2]
Édit. 2020
anastomose vasculaire interplacentaire l.f.
placental vascular anastomosis
Communication à plein calibre entre les vaisseaux des placentas de deux jumeaux.
Le placenta forme une masse embryologiquement unique pour les jumeaux homozygotes, alors que pour les jumeaux hétérozygotes les deux placentas fusionnent. Il se crée des anastomoses entre les deux circulations placentaires, et une transfusion de l'un à l'autre jumeau, létale pour le jumeau transfuseur. Pour interrompre cette transfusion, on pratique sous fœtoscopie une embolisation ou une destruction au laser des anastomoses placentaires. Si un jumeau meurt, on protège le jumeau vivant en ligaturant le cordon du jumeau mort.
Étym. gr. ana : avec ; stoma : bouche
[G3]
Édit. 2017
anneau vasculaire scléral l.m.
→ cercle vasculaire du nerf optique
[A1,P2]
Édit. 2017
arcade vasculaire sous-tubaire l.f.
tubal vessels anastomosis
Anastomose vasculaire dans le mésosalpinx, sous la trompe de Fallope, entre l'artère tubaire externe, branche de l'artère ovarienne, et l'artère tubaire interne, branche de l'artère utérine.
Syn. arcade artérielle infratubaire