Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

109 résultats 

fascia ombilicovésical l.m.

Feuillet cellulofibreux contourné en demi-cône, dont la concavité postérieure embrasse la face antérieure de la vessie, l'ouraque et les artères ombilicales, et le sommet est à l'ombilic.

Syn. aponévrose ombilicoprévésicale

Édit. 2018

fissure prépyramidale du cervelet l.f.

fissura prebiventralis cerebelli, fissura prepyramidalis cerebelli (TA)

prebiventral fissure of cerebellum, prepyramidal fissure of cerebellum

Fissure transversale de l’hémisphère cérébelleux qui, au niveau du lobe postérieur, sépare le lobule gracile du pyramis.

Étym. lat, fissura : fente, crevasse 

Syn. fissure préventrale du cervelet

hémisphère cérébelleux

[A1,H5]

Édit. 2018

ganglions lymphatiques préveineux des chaînes ganglionnaires lymphatiques latéro-aortiques droites l.m.p.

nœuds lymphatiques pré-caves

ganglions lymphatiques prévertébraux l.m.p.

nœuds lymphatiques prévertébraux

glycogénose de type I l.f.

glycogen storage disease I

Affection lysosomique avec surcharge hépatorénale en glycogène et hypoglycémie.
Il s’agit de la forme la plus fréquente de glycogénose, avec surcharge glycogénique du foie, des reins, du cœur et du cerveau. Le début de l’affection est néonatal : on trouve hypoglycémie, convulsions, polypnée, diarrhée, vomissements, retard de croissance, nanisme dès les premières années de la vie, obésité de la face et du tronc, xanthomes, hépatonéphromégalie, épistaxis et hémorragies. L’examen oculaire doit rechercher une infiltration brunâtre marginale de la cornée, un glaucome congénital (rare) et de petites lésions paramaculaires jaunâtres. Il existe un dysfonctionnement du système enzymatique de la glucose-6-phosphatase.
On différencie trois formes :  la forme Ia (OMIM 232200), touchant 80 % des patients, est due à des mutations du gène G6PC, localisé en 7q21, qui code la sous-unité catalytique alpha de la glucose-6-phosphatase. La forme Ib (OMIM 232220) est due à des mutations du gène SLC37A4, localisé en 11q23, qui affecte le transport du glucose-6-phosphate. Elle diffère de la forme Ia par une tendance aux infections (due à une neutropénie), aux gingivostomatites et aux inflammations intestinales. La forme Ic (OMIM 232240), très rare, est également due à des mutations du gène SLC37A4 mais affectant le transport du phosphate et du pyrophosphate. Elle est cliniquement proche de la forme Ib.
L’hérédité est autosomique récessive. Le dépistage prénatal est possible.

E. von Gierke, anatomopathologiste allemand (1928) ; R. Ellis, pédiatre britannique, S. van Crefeld, pédiatre néerlandais (1940)

Syn. von Gierke (maladie de), glycogénose hépatorénale, glycogénose par déficit en glucose-6-phosphatase, Ellis-van Creveld (maladie de), van Creveld-von Gierke (maladie de)

glycogène, glycogénose

[C1, L1, M1, P2, Q2]

Édit. 2020

Goyrand (fracture de) l.f.

Smith’s fracture, reverse Colles’ fracture

Fracture de l’extrémité distale du radius à déplacement antérieur du fragment distal : c’est un déplacement inverse de celui de la fracture de Pouteau-Colles.

J. Goyrand, chirurgien français (1803-1866), R. W. Smith, chirurgien orthopédiste irlandais (1847)

Syn. fracture de Goyrand-Smith

grève de la faim l.f.

hunger-strike

Terme impropre, qui désigne un refus volontaire de l'alimentation portant sur la totalité de celle-ci ou seulement sur les produits solides, encore que la faim puisse s'atténuer au fil des jours.
Par là-même, le sujet cherche à exercer une pression plus ou moins publique par la mise en jeu de son existence, afin de faire aboutir son aspiration. Surtout rencontrée chez les détenus politiques, voire idéologiques, ou dans des groupes revendiquant ce qu'ils considèrent comme un droit essentiel, cette attitude doit être distinguée des conduites pathologiques, notamment anorexiques.
À un stade de dénutrition, la position du médecin est parfois inconfortable, car il peut être considéré comme un bourreau s'il pratique l'alimentation à la sonde, ou au contraire comme coupable de non-assistance à personne en danger s'il tarde à intervenir.

inanition et psychiatrie, sitiophobie

institut national de prévention et d'éducation pour la santé l.m.

french Institute of Health Prevention and Education

Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Exerçant une fonction d’expertise et de conseil en matière de prévention et de promotion, cet institut contribue au développement de l’éducation pour la santé sur l’ensemble du territoire.
Il établit et met en œuvre, pour le compte de l’État et de ses établissements publics, les programmes de santé publique.
Établissement public administratif, placé sous l’autorité du ministère de la Santé, créé par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, en remplacement du Comité français d’éducation pour la santé (CFES), cet institut participe à la gestion des situations urgentes ou exceptionnelles ayant des conséquences sanitaires collectives.
Dirigé par un directeur général assisté par un directeur général adjoint et deux chargés de mission, il comprend 5 directions et un service comptable et financier.

Sigle  : INPES

Agence nationale de santé publique

ischémie dépassée l.f.

irreversible ischaemia

Ischémie conduisant de façon irréversible à la nécrose.

Étym. gr. ischanein : arrêter, retenir ; haima : sang

lame prévertébrale du fascia cervical l.f.

lamina prevertebralis fasciae cervicalis (TA)

prevertebral layer of cervical fascia

Feuillet aponévrotique qui recouvre les muscles pré-vertébraux et les muscles scalènes.
Il adhère aux tubercules antérieurs des processus transverses des vertèbres cervicales. Il comprend deux parties, l’une pré-vertébrale proprement dite, l’autre latérale ou prémusculaire qui englobe les branches antérieures des nerfs spinaux dès leur émergence du rachis.

Syn. anc. aponévrose cervicale profonde   

maladie de van Creveld l.f.

van Creveld’s disease

R. W. Ellis, pédiatre britannique et S. van Creveld, pédiatre néerlandais (1940)

Ellis-van Creveld (maladie de), Ellis-van Creveld (syndrome de)

maladie de van Creveld-von Gierke l.f.

van Creveld-von Gierke’s disease

S. Van Creveld, pédiatre néerlandais (1932), E. von Gierke, anatomopathologiste allemand (1929)

glycogénose de type 1

médecine préventive l.f.

preventive medicine

Ensemble des actions médicales destinées à faire obstacle au développement des maladies par les vaccinations, la surveillance de certaines populations : femmes enceintes, nourrissons, enfants scolarisés, travailleurs, etc.

môle hydatiforme l.f.

hydatiform mole

Maladie du trophoblaste, survenant au cours du quatrième ou cinquième mois de la gestation avec absence de structures embryonnaires, caractérisée par la présence de vésicules de grande taille, jusqu’à 3 cm de diamètre, translucides, en grappes de raisins, répondant histologiquement à des villosités placentaires (choriales), au stroma œdémateux, myxoïde, dépourvu de vascularisation et accompagnées d’une prolifération plus ou moins importante du revêtement trophoblastique.
Évoqué à l'échographie, le diagnostic est confirmé par une teneur élevée en hormone chorionique gonadotrope bêta-HCG et l'aspect vésiculaire macroscopique du produit d'avortement. Son évolution peut se compliquer par une môle invasive ou un choriocarcinome placentaire gestationnel. Elle doit donc être évacuée par aspiration endo-utérine dans les délais les plus brefs.
Cette dégénérescence vésiculaire du placenta (môle vésiculaire) est surtout fréquente en Asie du Sud-Est, conséquence d'une dispermie XX avec prolifération du trophectoderme, exclusion du génome maternel de la masse cellulaire interne et donc de l'embryon.
L’élévation de la teneur en β-HCG, qui accompagne cette lésion est un reflet de l’activité du revêtement trophoblastique ; la surveillance de la courbe de sécrétion de cette hormone permet, après curetage ou avortement dit môlaire, de suivre l’évolution de cette maladie trophoblastique qui reste bénigne dans la majorité des cas. Toutefois, on constate, chez environ 10 p. 100 des malades, la persistance ou la réascension de la teneur en β-HCG dans les suites opératoires plus ou moins éloignées, traduisant la persistance de fragments molaires ou le développement d’une môle envahissante, encore appelée “môle disséquante” ou “chorioadenoma destruens” ; cette dernière forme est caractérisée par l’invasion plus ou moins destructrice du myomètre par des villosités placentaires accompagnées d’un trophoblaste exubérant. Un véritable choriocarcinome peut même se développer, tumeur hautement maligne, faite d’une prolifération exclusive du trophoblaste au milieu de plages hémorragiques et nécrotiques.

Étym. lat. moles : masse ; gr. hudôr, hudatos : eau

trophoblaste, bêta-HCG, choriocarcinome

[Microscopiquement les villosités choriales transformées en vésicules molaires se caractérisent par la dystrophie du tissu conjonctif (d’où l’œdème du stroma et la disparition des vaisseaux) et par l’hyperplasie de l’épithélium de revêtement.]

muscles courts élévateurs des côtes l.m.p.

musculi levatores costarum breves (TA)

levatores costarum breves

Douze petits muscles triangulaires situés dans la région postérieure du thorax, en arrière des muscles intercostaux externe.
Chacun d’eux s’insère sur un processus transverse et se termine sur la face externe de la côte sous-jacente.

muscle élévateur des côtes

nanisme avec sixième doigt l.m.

6-fingered dwarfism

Syn. syndrome d'Ellis-van Creveld

Ellis-Van Creveld (syndrome d')

[F2,I2,P2,P3,Q2]

Édit. 2018

nœuds lymphatiques précaves l.m.p.

nodi lymphoidei precavales (TA)

precaval lymph nodes

Nœuds lymphatiques de la chaîne lymphatique lombaire droite situés en avant de la veine cave inférieure.

Syn. anc. ganglions lymphatiques préveineux des chaînes ganglionnaires lymphatiques latéro-aortiques droites

nœuds lymphatiques prévertébraux l.m.p.

nodi lymphoidei prevertebrales (TA)

prevertebral lymph nodes

Nœuds lymphatiques juxtavertébraux appliqués sur la face antérieure du rachis, tant en regard des corps vertébraux que des disques intervertébraux.
Ils sont situés sur le trajet des vaisseaux efférents des nœuds lymphatiques intercostaux et de leurs collecteurs.
On distingue les nœuds lymphatiques prévertébraux proprement dits, très nombreux au niveau de la face antérieure des quatre ou cinq dernières vertèbres thoraciques, et les nœuds latérovertébraux. Au-dessus du sixième espace, les nœuds lymphatiques prévertébraux sont très rares, les latérovertébraux peu nombreux. Ce sont les nœuds lymphatiques de la paroi thoracique postérieure. Ils se drainent directement ou indirectement dans le conduit thoracique.

Syn. anc. ganglions lymphatiques prévertébraux

nœuds lymphatiques prévésicaux l.m.p.

nodi lymphoidei prevesicales (TA)

prevesical lymph nodes

Nœuds lymphatiques paravésicaux situés sur la partie moyenne et inférieure de la paroi antérieure de la vessie.
Ils sont drainés essentiellement vers les éléments intermédiaires et médiaux des nœuds lymphatiques iliaques externes, parfois vers des nœuds lymphatiques iliaques internes ou iliaques communs.

Syn. anc.  ganglions lymphatiques paravésicaux antérieurs, ganglions lymphatiques vésicaux antérieurs

Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales l.m.

- directement imputables à une activité de prévention, de diagnostic ou de soins, réalisée en application de mesures prises en cas de menace sanitaire grave et urgente, notamment en cas de menace d’épidémie,

- résultant de l’intervention, en cas de circonstances exceptionnelles, d’un professionnel d’un établissement, service ou organisme en dehors du champ de son activité de prévention, de diagnostic ou de soins.
L’office a été créé par application de l’article 98 de la loi du 4 mars 2002 modifiée par la loi du 30 décembre 2002 sur la responsabilité civile médicale.
Il est administré par un conseil d’administration qui comprend, outre son président, onze représentants de l’Etat, neuf membres désignés par arrêté du ministre de la Santé et deux représentants du personnel de l’office élus par ce personnel.

Sigle : ONIAM

Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, Commission nationale d'accidents médicaux

Édit. 2017

pandysautonomie aigüe réversible l.f.

Neuropathie aiguë rare, caractérisée par une atteinte des systèmes sympathique et parasympathique conduisant à leur paralysie et attribuée à une atteinte inflammatoire dysimmunitaire semblable à celle du syndrome de Guillain-Barré.
Elle affecte principalement des sujets jeunes, de sexe féminin avec un âge moyen de 45 ans (âges extrêmes 7 à 75). Les troubles s’installent selon un mode subaigu souvent précédés d’un épisode infectieux d’allure virale permettant de la distinguer d’une dysautonomie familiale (syndrome de Riley-Day) ou d’une atrophie multisystématisée (syndrome de Shy-Drager).
Les symptômes sont dominés par l’hypotension orthostatique. Sont également ressentis : une sécheresse de la bouche, de la langue et du pharynx entraînant une dysphagie ; une sensation de sécheresse oculaire avec brûlures des paupières ; un tarissement des larmes et de la sueur sur l’ensemble du corps avec intolérance à la chaleur ; des troubles urinaires avec incontinence ; des troubles sexuels avec perte de l’érection et de l’éjaculation.
Les troubles digestifs sont également importants : nausées, vomissements, douleurs abdominales et surtout constipation ou diarrhée. Trompeurs, ils ont pu conduire à des laparotomies blanches devant un syndrome pseudo-occlusif. Parfois une asthénie importante et un amaigrissement sont présents.
Les manifestations cardiovasculaires, gastro-intestinales et urinaires sont au début modérées et sans spécificité, si bien que le diagnostic est souvent retardé. Les pupilles sont dilatées et non réactives à la lumière. La piloérection est absente. Les réflexes tendineux sont le plus souvent présents. L’électromyogramme est normal.
Les fonctions sensitivomotrices et les fonctions supérieures sont intactes. Un début psychiatrique trompeur a été signalé avec des manifestations hystéro-épileptiques, une anorexie, une névrose hypocondriaque, sous -tendues par une instabilité émotionnelle.
Une hyperprotéinorachie est souvent notée, de l’ordre de 0,80 à 1 g/L.
L’ensemble de ces manifestations traduisent une paralysie plus ou moins complète des activités sympathiques et parasympathiques.
L’évolution dans l’ensemble favorable est imprévisible; la récupération aléatoire avec parfois des formes séquellaires est en général complète après quelques mois ou une année. La mort est exceptionnelle, due à un arrêt cardiaque.
Une classification en quatre types a été proposée mais il parait plus proche de la réalité de distinguer trois formes principales :


- les dysautonomies cholinergiques pures ;
- les pseudo-obstructions intestinales ;
- le syndrome de tachycardie posturale ;
- les défaillances baroréflexes ;
- les pandysautonomies avec neuropathie sensitive subaiguë ;
- les formes avec atteinte hypothalamique ;
- les formes avec atteinte du tronc cérébral.

R. R. Young et R. D. Adams, neuropathologister américains (1969 et 1975)

Syn. pandysautonomie aigüe de Young et Adams, Young et Adams (syndrome de), neuropathie idiopathique autonome

dysautonomie familiale, Riley-Day (syndrome de), atrophie multisystématisée, dysautonomie dégénérative, Shy-Drager (syndrome de), Guillain-Barré (syndrome de)

partie prévertébrale de l'artère vertébrale l.f.

pars prevertebralis arteriae vertebralis (TA)

prevertebral part of vertebral artery

Segment initial de l’artère vertébrale  dans son trajet ascendant  entre son origine sur l’artère subclavière jusqu’à sa pénétration dans le foramen transversaire de la sixième vertèbre cervicale.

artère vertébrale.

perte de connaissance brève l.f.

transient loss of consciousness, short loss of consciousness

Dissolution transitoire de la conscience induisant un état de non-réponse rapidement réversible, laissant au patient une amnésie lacunaire de l'évènement.
Les causes sont nombreuses, dominées par les crises d'épilepsie, les syncopes, les hypoglycémies et les causes psychoaffectives. Au cours des accidents ischémiques cérébraux constitués, les pertes de connaissance brèves sont classiquement plus fréquentes dans les embolies d'origine cardiaque que dans les autres étiologies. Les lacunes et les ischémies transitoires n'entraînent qu'exceptionnellement des pertes de connaissances.

lipothymie

phosphotransacétylase n.f.

Enzyme trouvé dans les microorganismes et qui catalyse le transfert réversible du radical acétyle de l'acétylphosphate sur le coenzyme A :

Il joue un rôle dans la glycolyse chez certaines bactéries qui décarboxylent l'acide pyruvique en acétylphosphate par la réaction phosphoroclastique.

 CH3-CO-OPO3H2 + HS CoA CH3-CO-SCoA + PO4H3.

posterior reversible encephalopathy syndrome (PRES) l.m. angl.

Syndrome clinico-radiologique caractérisé par des manifestations neurologiques telles que céphalées, convulsions, altération de la conscience et troubles visuels associées à un œdème cérébral visualisé à l’IRM.
Cet œdème se marque au niveau des hémisphères cérébraux et implique principalement la substance blanche de la région postérieure. Dans la majorité des cas, cette entité clinique est réversible. De nombreux facteurs prédisposants ont été incriminés dans le développement du PRES et l’élévation de la tension artérielle semble jouer un rôle majeur. Ce syndrome se rencontre particulièrement chez des patients soumis à une polychimiothérapie.

Judy Hinchey, neurologue américaine (1996)

[H1]

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