Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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sténose trachéobronchique post-traumatique l.f.

post-traumatic tracheobronchial stenosis

Réduction du calibre de la trachée ou des grosses bronches par un granulome ou par un effondrement localisé de la paroi en regard, soit d'un orifice de trachéotomie, soit d'un ballonnet de sonde trachéobronchique ou parfois d'une fracture trachéobronchique méconnue.
Elle se manifeste au niveau de la trachée par un tirage inspiratoire avec sifflements allant progressivement en s'aggravant. Si on méconnaît la sténose, elle est temporairement améliorée par les corticoïdes. La trachéobronchoscopie est l'examen de base pour faire le diagnostic et préciser le siège : laryngotrachéal, trachéal, carénaire, bronchique. La longueur de la sténose est appréciée par des tomographies frontales de Frain ou une tomodensitométrie spiralée avec reconstruction.
Seules les sténoses purement granulo-inflammatoires peuvent être traitées par le laser YAG. Dans les autres formes, la désobstruction laser libère les voies aériennes et permet, dans les jours suivants et à moindre risque, une intervention sous anesthésie générale.
Une rupture d'une bronche principale ou lobaire isolée méconnue peut se révéler au stade de sténose, soit par une atélectasie si elle est totale, soit par une suppuration pulmonaire récidivante si elle est partielle. Si la suppuration a détruit le territoire pulmonaire sousjacent, le traitement ne peut être que l'exérèse de celui-ci.

Ch. Frain, médecin électroradiologiste français (1957)

Étym. gr. : stenos : étroit

stress post-traumatique (état de) l.m.

posttraumatic stress disorder

Dans les classifications actuelles (DSM-IV, CIM-10), séquelles d'un traumatisme psychique, dont la fréquence chez les vétérans du Viêtnam a suscité une réactualisation du syndrome de répétition de la névrose traumatique.
Cet état répond à un événement traumatique « hors du commun » (CIM-10), impliquant que le sujet « est ou a été menacé de mort ou de blessure grave, ou d'une atteinte à l'intégrité physique pour lui-même ou pour les autres »  (DSM-IV). L'événement est constamment revécu dans des souvenirs envahissants, des rêves répétitifs ou lors de « flashbacks », qui sont des retours brutaux avec intense charge émotionnelle. S'y ajoutent un évitement des stimulus associés au traumatisme, un émoussement de la réactivité générale et des symptômes de vigilance accrue.
Une telle description a eu le mérite de relancer l'intérêt sur ce type de manifestations. Toutefois, sa référence au concept de stress semble réductrice dans la mesure où traumatisme psychique et stress ne sont pas de même nature. Le terme de « troubles » ou « désordres psychotraumatiques » serait plus adéquat.

syndrome post-commissurotomie l.m.

postcommissurotumy syndrome

Syndrome inflammatoire non spécifique compliquant la convalescence des patients ayant bénéficié d’une commissurotomie.
De la fièvre et des douleurs thoraciques surviennent dans les 15 jours qui suivent l'intervention chirurgicale, quelquefois accompagnées d'une péricardite et d'une pleurésie surtout gauche. La nature de ce syndrome est discuté : il s'accompagne d'un syndrome biologique inflammatoire, sans augmentation des antistreptolysines et sans que les hémocultures ne poussent. Le traitement repose sur l'aspirine, l'évolution peut durer quelques semaines, elle aboutit toujours à la guérison sans séquelles.

commissurotomie

[K3]

syndrome post-streptococcique l.m.

poststreptococcal syndrome

post streptococcique (syndrome)

trouble de stress post traumatique (TSPT) l.m.

 posttraumatic stress disorder (PTSD) 

Réaction psychologique survenant  de quelques jours à quelques mois après une agression physique ou psychologique très violente (guerre, attentat, catastrophe naturelle).
La réaction immédiate est une peur intense, un sentiment d'impuissance, d'horreur. Le TSPT retardé se traduit par des réminiscences, souvent sous forme de cauchemars, des conduites d'évitement, une hyperstimulation. Ces symptômes durent au moins un  mois, et provoquent un handicap social, occupationnel,  relationnel.
Le traitement est psychologique et / ou médicamenteux.

veinule post-capillaire l.f.

post-capillary venule

Partie de la veinule possédant un endothélium cubique à travers lequel les lymphocytes migrent vers les lymphonoeuds (nœuds lymphatiques), les sites inflammatoires et les tissus lymphoïdes associés aux muqueuses.
Elles ne possédent pas de paroi musculaire lisse. Leur paroi est inférieure à 30 microm. Les veinules post-capillaires se développent rapidement au cours des réactions d’hypersensibilité retardée et  sont présentes au sein de granulomes.

hypersensibilité retardée, granulome

[A1, K4]

Édit. 2020

contrôleur post-traitement du VIH l.m.

post-treatment controller

Patient porteur du virus de l’immunodéficience humaine chez qui, après traitement antiviral, la charge virale demeure extrêmement faible même longtemps après un traitement antiviral .

VIH

[D1]

Édit. 2018

Marshall (classification des lésions cérébrales post-traumatiques)

Classification par le scanner de l’importance des lésions  cérébrales initiales après un traumatisme crânien permettant de porter un pronostic et d’orienter les indications opératoires.
Quatre degrés principaux sont décrits :
- I -  pas de traduction radiologique ;
- II -hématome sous ou extradural de moins de 25ml avec un déplacement des structures médianes de  moins de 5 mm ;
- III – hématome de plus de 25 ml, déplacement de 0 à 5 mm, compression des ventricules latéraux ;
- IV – hématome de plus de 25ml et déplacement des structures médianes de plus de 5mm.
Deux autres degrés sont notés selon que la lésion a été évacuée ou non. La mortalité est d’autant plus importante que le degrès est plus élevé et l’intervention est indiquée en cas de  volume de l’hématome de plus de 25ml et de déplacement de plus de 5 mm des structures internes. Cette classification est intégrée dans le score de Glasgow.

L. F. Marshall et S. B. Marschall, neurologues américains (1992 et 2000 voir Juul)

échelle du coma de Glasgow, hématome sousdural, hématome extradural

[H2]

Édit. 2018

nodules post-kala-azar
l.m.p.

leishmaniose viscérale, kala azar

[D1]

Édit. 2019

épissage protéique post-traduction l.m.

post-translational protein splicing

Excision d’un polypeptide fonctionnel interne d’une protéine originelle et réunion des deux segments séparés par cette excision. 
Ce mécanisme, connu dans l’ensemble du monde vivant, survient spontanément dès que la
protéine est synthétisée.

Syn. épissage protéique post-traductionnel

excision

[C1]

Édit. 2019

épissage protéique post-traductionnel l.m.

Syn. épissage protéique post-traduction

épissage protéique post-traduction

[C1]

Édit. 2019

encéphalopathie post-radiothérapique l.f.

postradiotherapeutic encephalopathy

Syn. encéphalopathie postradique

complications nerveuses de la radiothérapie

[H1, F2]

Édit. 2019

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