Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

127 résultats 

arc alvéolaire du maxillaire l.m.

arcus alveolaris maxillae (TA)

alveolar arch of maxilla

Ensemble des alvéoles dentaires creusées dans le bord inférieur du maxillaire.

artère alvéolaire l.f.

artère alvéolaire supérieure et postérieure

artère alvéolaire inférieure l.f. 

arteria alveolaris inferior (TA)

inferior alveolar artery

Vaisseau de gros calibre qui se détache de l’artère maxillaire dans son trajet interptérigoïdien.
Elle fournit l’artère du nerf lingual et l’artère mylo-hyoïdienne puis elle s’engage dans le canal mandibulaire par le foramen mandibulaire et se distribue à la mandibule et aux dents par les rameaux dentaires et péridentaires. Elle se termine en deux branches, le rameau mentonnier qui sort  par le foramen mentonnier et se distribue aux parties molles du menton, et une branche incisive pour les racines des canines et des incisives.
 Syn. anc. artère dentaire inférieure , artère alvéolo-dentaire

artère alvéolaire supérieure et postérieure l.f.

arteria alveolaris superior posterior(TA)

posterior superior alveolar artery

Branche collatérale de l’artère maxillaire.
Elle donne un rameau jugal et, sous le nom de branche antrale, perfore la tubérosité maxillaire, fournissant des rameaux au sinus maxillaire et des rameaux dentaires et péridentaires destinés aux molaires et prémolaires supérieures qui peuvent emprunter les canaux dentaires postérieurs.

Syn. anc. artère alvéolaire, artère alvéolo-antrale

artère alvéolaire supéro-antérieure l.f.

arteria alveolaris superior anterior(TA)

anterior superior alveolar artery

Rameau collatéral de l’artère infra-orbitaire, habituellement unique, parfois multiple.
Né dans le canal infra-orbitaire, il s’engage dans le canal dentaire supérieur et antérieur et se rend à la pulpe des incisives et des canines qu’elle irrigue par les rameaux dentaires et péridentaires

Syn. anc.  artère dentaire supérieure et antérieure, rameau dentaire antérieur

bilan rétro-alvéolaire technique long cône l.m.

retro-alveolar status long cone

status dentaire

Édit. 2017

bronchiolo-alvéolaire adj.

bronchioloalveolar

Relatif aux alvéoles des bronches.

Édit. 2017

cancer bronchiolo-alvéolaire l.m.

alveolar carcinoma, bronchioloalveolar carcinoma

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire anormale développée aux confins des bronchioles et des alvéoles.
C'est un sous-type rare (3% des cancers broncho-pulmonaires dans sa forme pure) des adénocarcinomes broncho-pulmonaires primitifs dans la classification O.M.S.de 1999, mais il existe un continuum anatomoclinique avec les adénocarcinomes mixtes comportant une composante bronchiolo-alvéolaire, beaucoup plus fréquents. Il est défini comme une prolifération tumorale de cellules mucineuses ou non mucineuses (pneumocytes de type II ou cellules de Clara) se développant à la surface des alvéoles, sans réaction stromale ni infiltration des parois inter-alvéolaires. Il touche plus souvent la femme non fumeuse. L'expression radiologique la plus fréquente est celle d'un nodule périphérique unique en verre dépoli. Plus rarement, sont observées des formes pneumoniques ou des nodulesmultiples.
Il s’agit d’une tumeur a priori de bon pronostic, puisque sans pouvoir métastasiant. Les formes de type mucineux peuvent toutefois diffuser par voie alvéolaire et sont souvent multifocales. Leur chimiorésistance classique est remise en cause et elles pourraient bénéficier des inhibiteurs de la tyrosine-kinase de l’EGFR ("Epidermal Growth Factor Receptor").

M. Clara, anatomopathologiste allemand (1937)

Syn. carcinome bronchiolo-alvéolaire

adénocarcinome bronchique, cancer bronchique, cellule de Clara

[F2,K1]

capillaire alvéolaire l.m.

vas capillare
alveolar capillary
Vaisseau sanguin pulmonaire le plus élémentaire naissant des artérioles pulmonaires terminales, non musculaire et organisé en un immense réseau.
Un capillaire a rarement plus de 8 µm de diamètre. La barrière entre l'air et le sang est très mince (0,2µm), c'est la membrane alvéolo-capillaire, au niveau de laquelle se font les échanges d'oxygène et de gaz carbonique entre le sang et l'air.
Étym. lat. capillarus : cheveu

[A1,K1,K4]

Édit. 2015

carcinome bronchiolo-alvéolaire l.m.

alveolar carcinoma, bronchioloalveolar carcinoma

Syn.   cancer bronchiolo-alvéolaire

cancer des bronches, cancer bronchiolo-alvéolaire

[F2,K1]

carcinome bronchio-alvéolaire lépidique l.m.

Forme anatomo-clinique d’adénocarcinome bronchiolo-alvéolaire d'architecture lépidique pure, caractérisée par le recouvrement de parois alvéolaires normales ou discrètement épaissies par des cellules tumorales en couches unicellulaires.
Cette structure lépidique respecte l'architecture vasculaire et élastique normale propre à la paroi alvéolaire. Elle correspond à une tumeur non invasive, extrêmement rare (moins de 3 % des adénocarcinomes).

Étym. gr. lepidos : écaille

lépidique, cancer du poumon

[F2,K1]

cellule alvéolaire l.f.

pneumocyte

pneumocyte

[A2,K1]

comblement alvéolaire (syndrome de) l.m.

alveolar filling

Ensemble des signes radiologiques indiquant une atteinte des espaces aériens distaux au cœur du lobule pulmonaire secondaire.
Les lumières alvéolaires sont comblées selon les cas par du liquide, des cellules ou une substance amorphe, en remplacement de l’air qui est résorbé.
Bien que la pneumonie soit la première étiologie à évoquer devant un syndrome alvéolaire, une origine maligne reste possible d’où l’intérêt de pousser les investigations diagnostiques.

syndrome alvéolaire

[B2,K1]

Édit. 2020

cul-de-sac alvéolaire l.m.

saccule alvéolaire

[A2]

échinococcose alvéolaire l.f.

alveolar echinococcosis

Parasitose presque toujours hépatique provoquée par la larve d’un petit ténia, Echinococcus multilocularis, parasite de l’intestin de carnivores sauvages (renards …) à l’état adulte et dont les larves se développent normalement chez différents rongeurs sauvages.
Jadis surtout observée en Bavière et au Tyrol, l’échinococcose alvéolaire est assez peu fréquente en France, où elle existait surtout en Franche-Comté et en Savoie. En fait, la carte de répartition actuelle montre que sa présence est beaucoup plus étendue, intéressant aussi bien l’ouest que le sud de la zone d’endémie connue. Certaines régions de la Chine occidentale et d’Asie centrale sont particulièrement touchées. La contamination humaine résulte de l’ingestion de fruits ou de baies sauvages (myrtilles) souillées par les déjections de renards parasités ou de la manipulation de dépouilles de ceux-ci (chasseurs, trappeurs). Les populations à risque, outre les personnes en contact avec les renards, sont les propriétaires de chiens et les fermiers.
Après une période asymptomatique de plus de 10 ans, le parasite colonise principalement le foie et forme de minuscules vésicules à croissance lente comparables à une éponge. A mesure que la lésion s'étend, la partie centrale peut se nécroser et prendre l'apparence d'un pseudo-kyste. Des calcifications sont fréquemment observées.
Les signes cliniques incluent une douleur épigastrique et un ictère pouvant être suivies d'une fièvre, d'une anémie et d'une perte de poids. Le tableau clinique peut évoquer un cancer du foie. La colonisation des voies biliaires entraîne une angiocholite, une hypertension portale et une cirrhose biliaire. La maladie peut progresser vers la cirrhose après une longue période de latence.

Les greffes parasitaires à distance concernent le poumon, le cerveau, les os, la rate. La première manifestation de la maladie est très rarement extra-hépatique.
Le diagnostic repose sur l’imagerie et   la détection d’anticorps spécifiques. L’association de lésions solides et kystiques avec un amas de petites vésicules au stade précoce de la  maladie sont évocatrices. Les aspects fibrosant et infiltrant sont également caractéristiques de l’affection. La cholangio-IRM est l’examen de choix pour apprécier l’infiltration hilaire. Les calcifications très fréquentes sont bien mises en évidence par le scanner. Les anticorps  spécifiques sont détectés par ELISA ou par immunochromatographie.
La chirurgie radicale avec résection complète des lésions est le traitement de choix lorsqu’elle est possible. Elle doit être suivie par un traitement antiparasitaire de longue durée par albendazole. Mais seulement un petit nombre de patients peuvent bénéficier de cette chirurgie en raison de l’infiltration extensive des lésions. D’autres traitements sont à discuter un traitement interventionnel non chirurgical, une allo-transplantation mais avec le risque de récidive de la maladie favorisée par le traitement immunosuppresseur. Récemment a été proposée une résection in vivo des lésions hépatiques suivie par une auto-transplantation du foie résiduel sain mais avec une mortalité élevée, qui a néanmoins l’avantage de ne pas nécessiter de traitement immunosuppresseur. A côté de l’Albendazole, utilisé depuis 40 ans, mais dont l’efficacité est seulement parasitostatique et non parasitocide, de nombreuses molécules sont à l’étude.

Syn. ancienne : échinococcose bavaro-tyrolienne

Echinococcus multilocularis, angiocholite, hypertension portale, cirrhose hépatique, albendazole

[D1, D2, L1]

Édit. 2019

espace alvéolaire pulmonaire l.m.

alveolar space.
Espace des voies aériennes qui participe à l'hématose.
Il est contenu dans les lobules pulmonaires et correspond aux bronchioles et aux alvéoles qui participent à l'hématose. Des alvéoles qui ne sont pas perfusées font partie de l'espace mort.
L’absence de perfusion ou de ventilation d’alvéoles définit l’espace mort.

air alvéolaire, bronchiole, espace mort, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire

[K1,C2]

Édit. 2018 

foramen alvéolaire du corps de l'os maxillaire l.m.

foramen alveolaria corporis maxillae (TA)

alveolar foramen

Orifice situé sur la face infratemporale pour le passage des nerfs et vaisseaux des molaires.

Étym. lat. foramen : trou

[A1]

Édit. 2018

hyperventilation alvéolaire l.f.

alveolar hyperventilation

Ventilation alvéolaire supérieure à celle nécessaire pour assurer les besoins métaboliques.
L'hyperventilation peut avoir comme conséquence une hypocapnémie et une alcalose.
Plusieurs mécanismes peuvent être à l'origine d'une hyperventilation alvéolaire, le plus fréquent étant l'hyperventilation réflexe lors d'un stress, telle une prise de sang. Il peut aussi s'agir de la réponse à une hypoxémie ou à une hypercapnémie.
L'hyperventilation, par l'hypocapnie qu'elle entraine, peut aboutir à une perte de conscience, liée à une vasoconstriction artériolaire cérébrale avec une diminution du débit sanguin cérébral due à l'hypocapnie.

hyperventilation alvéolaire et psychisme l.f.

alveolar hyperventilation and psychism

Augmentation du débit ventilatoire alvéolaire se traduisant par une hypocapnie avec chute du taux de l'anhydride carbonique dans le sang (PCO2) et alcalose respiratoire (ou alcalose gazeuse).
Le rôle de l'hyperventilation dans le déclenchement de l'anxiété, de manifestations phobiques et surtout d'attaques de panique reste discuté, malgré les très nombreuses études effectuées.
Ainsi, pour certains auteurs, sur un fond de personnalité prédisposée, en particulier chez l'hystérique, l'anxiété peut s'accompagner d'une hyperventilation. S'y associent souvent des paresthésies et une tétanie. peut-être liées à une hypocalcémie en rapport avec l'alcalose respiratoire. Celles-ci contribueraient à maintenir l'état anxieux, donc l'hyperpnée, malgré le déclin de la PACO2 (PCO2 alvéolaire). Plus généralement, sera rappelée la relative fréquence des dyspnées, voire des blocpnées, dans un contexte névrotique.
On a parlé également de "phobie intéroceptive", liée aux sensations internes provoquées par l'hyperventilation et à leur interprétation dramatique. Une causalité circulaire complexe est, en fait, vraisemblable.

hypoventilation alvéolaire l.f.

Ventilation alvéolaire insuffisante par rapport aux besoins métaboliques.
L'hypoventilation alvéolaire s'accompagne d'une hypoxémie et d'une hypercapnie, entrainant une acidose respiratoire. Elle est généralement secondaire à une maladie respiratoire, ou neuromusculaire, à une myopathie ; mais elle peut être primitive (malédiction d'Ondine).

Étym. Selon la légende la nymphe Ondine, pour punir son mari, simple mortel, lui ôta la possibilité de respirer.

Ondine (malédiction d')

lipoprotéinose alvéolaire l.f.

alveolar lipoproteinosis

protéinose alvéolaire

macrophage alvéolaire l.m.

alveolar macrophage

Macrophage intra-alvéolaire après sa migration depuis le tissu interstitiel pulmonaire, c’est-à-dire la paroi alvéolaire, vers le revêtement alvéolaire, pour devenir ensuite libre dans la cavité alvéolaire.
Il est reconnaissable à son contenu en corps denses ou lysosomes

Étym. gr. macros : grand ; phagos : mangeur

microlithiase alvéolaire pulmonaire l.f.

pulmonary alveolar microlithiasis

Maladie caractérisée anatomiquement par la présence dans les alvéoles des deux poumons de petits calculs de 100 à 200 μm, formés d'une mucoprotéine surchargée de calcium (calcosphérites).
Affection rare, familiale dans 35% des cas, de cause inconnue.
L'image radiologique est pathognomonique, faite d'une miliaire pulmonaire diffuse, très fine, de densité minérale, prédominant dans les régions hilaires et aux bases, soulignant la bordure pleurale et les scissures.
Longtemps cliniquement latente, la maladie s'aggrave progressivement,  entraînant une insuffisance ventilatoire restrictive qui aboutit à l'insuffisance respiratoire, au cœur pulmonaire chronique et à la mort.

Étym. gr. mikros : petit ; lithos : pierre

partie alvéolaire de la mandibule l.f.

pars alveolaris mandibulae  (TA)

alveolar part of mandible

Bord supérieur du corps de la mandibule creusé des alvéoles dentaires qui forment, dans leur ensemble, l’arc alvéolaire de la mandibule.

pneumonie alvéolaire l.f.

pneumonie lobaire aigüe

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