Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

183 résultats 

anticorps antinucléaires dans la sclérodermie l.m.p.

antinuclear antibodies in the scleroderma

Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 60% ou plus des sérums de sclérodermie.
La spécificité des anticorps antinucléaires de la sclérodermie est variable. Suivant les cas il s’agit d’anticorps antinucléolaires, d’anticorps anti-centromères rencontrés surtout au cours du syndrome CREST, d’anticorps anti-topoisomérase I (anti-Topo I et anti-Scl 70) ou, d’anticorps anti-PM-Scl rencontrés dans les syndromes de chevauchement sclérodermie/polymyosite.

appel unique dans l'Union Européenne l.m.

only call in European Union

Numéro 112 d’appel téléphonique, institué pour toutes les urgences dans tous les pays de l’Union Européenne, selon la Directive européenne du 29 juillet 1991, appliquée depuis 2000.
Cette directive implique un bureau de réception unique chargé de répartir les appels aux différents services de secours (police, pompiers, médecine d’urgence). Ce relais entraîne un délai supplémentaire pour obtenir le service compétent, or, en médecine d’urgence, ce délai peut être très préjudiciable (par ex. arrêt cardiaque). En effet le téléphone permet au service d’aide médicale urgente de donner des conseils immédiats extrêmement efficaces pour les premiers gestes à faire dans toutes ces situations. En Russie, depuis l’institution du téléphone en 1900, un tri préalable des appels téléphoniques d’urgence a été mis en place (01 pour la police, 02 pour les pompiers, 03 pour les stations médicales). Ce système y a démontré son efficacité depuis un siècle. Il a été institué en France depuis 1979 (15, SAMU, 17, police, 18, pompiers). Outre son efficacité en médecine d’urgence (et son absence de coût), le tri préalable a l’avantage de respecter le secret médical et par conséquent d’éviter que certains hésitent à faire appel à l’aide médicale urgente par crainte du non respect de la confidentialité, d’où un retard de soins extrêmement dommageable.

carcinome dans un adénome pléomorphe l.m.

carcinoma in pleomorphic adenoma (malignant mixed tumor)

Tumeur faite de cellules plus ou moins atypiques, d’architecture invasive, à caractère destructeur.
Au sein de la tumeur on observe des plages de cellules appartenant à un adénome pléomorphe. Ce mode évolutif s’observe dans 3 à 4% des cas, d’autant plus que l’évolution est prolongée ou qu’il s’agit d’une récidive. On distingue les carcinomes non invasifs, limités au contenu de l’adénome pléiomorphe sans infiltration du tissu adjacent et les carcinomes invasifs de pronostic réservé si la tumeur dépasse de plus de 8 mm les limites de l’adénome pléiomorphe.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

adénome pléiomorphe

[F2]

comité de protection des personnes dans la recherche biomédicale l.m.

Comité consultatif agréé dans une région par le ministre chargé de la santé.
Doté de la personnalité juridique, il doit être consulté par tout investigateur qui entreprend une recherche biomédicale comportant un essai sur l’homme.
Le comité rend son avis sur la validité de la recherche, la protection des personnes qui s’y prêtent, leur information et la valeur de leur consentement, la pertinence du projet, la qualification des investigateurs, etc.

[E]

compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

Syn. obsolète de compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire

canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I]

compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire, canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I]

compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire l.f.

ulnar tunnel syndrome at the elbow

instabilité du nerf ulnaire au coude, syndrome de compression du nerf ulnaire

[H1,I2]

Édit. 2019

drogue (détection dans l'urine) l.f.

drug detection in urine

La détection et le dosage des drogues dans l’urine se fait par méthode enzymatique, elle doit être contrôlée par chromatographie en phase gazeuse en cas de contestation.
L’élimination des drogues dans l’urine se poursuit pendant plusieurs jours sauf pour l’éthanol (alcool éthylique) qui s’élimine en 12 à 24 heures.
 

fraction de dioxyde de carbone présente dans le gaz expiré l.f.

Cette fraction, variable, est d’environ 4% de dioxyde de carbone.

Sigle FE CO2

[K1]

Édit. 2018 

fraction d'oxygène présente dans le gaz expiré l.f.

L’air expiré contient environ 4% d’oxygène.

Étym. gr. oxys : aigu, acide ; genês : générateur

Sigle FE O2

[C2]

Édit. 2018

grossesse dans une corne rudimentaire l.f.

pregnancy in a rudimentary horn

Exceptionnelle grossesse après implantation de l'œuf dans la corne rudimentaire d'un utérus pseudo-unicorne.
L'évolution se fait vers la rupture hémorragique cataclysmique au 4ème mois de grossesse. Exceptionnellement, la grossesse peut se poursuivre jusqu'au 3ème trimestre.

hyperthyroïdie (manifestations neuromusculaires dans l') l.f.p.

hyperthyroidism (neuromuscular troubles in)

Affection métabolique qui, outre ses atteintes cardiovasculaires, digestives, vasomotrices, psychiatriques et oculaires, comporte souvent des troubles musculaires et nerveux centraux et périphériques.
Les atteintes musculaires comprennent principalement : une asthénie musculaire avec souvent déficit proximal des membres inférieurs (signe du tabouret de Froment) ; une myopathie chronique thyréotoxique très amyotrophiante mais pouvant répondre au traitement de l'hyperthyroïdie ; des syndromes myasthéniformes aigus ou chroniques. Des paralysies périodiques thyréotoxiques sont également classiques. Les polyneuropathies périphériques sont rares, de même que les troubles nerveux centraux : syndrome pyramidal, manifestations extrapyramidales. Le tremblement fin et rapide est un signe cardinal.
Les syndromes parétiques oculomoteurs sont liés à l'atteinte musculaire et à l'exophtalmie, mais parfois à celle de nerfs oculomoteurs (IIIe et IVe paires crâniennes notamment), surtout dans l'exophtalmie œdémateuse maligne. Le nerf optique peut alors être touché.

J. Froment, neurologue et médecin interniste français (1878-1946)

[O4,I4]

hypothyroïdie (manifestations neuromusculaires dans l') l.f.p.

hypothyroidism (neuromuscular troubles in)

Participation en fait rare, comportant surtout un syndrome majoritairement bilatéral du canal carpien, lié à un œdème tissulaire au niveau du nerf médian.
Il peut s'agir également d'une polyneuropathie sensitivomotrice distale, plus rare, dans laquelle les études électrophysiologiques et histologiques montrent des lésions mixtes, associant atteinte axonale et démyélinisante.
À ces signes d'atteinte nerveuse périphérique peuvent s'associer ceux d'une encéphalopathie hypothyroïdienne.
Qu'il y ait, ou non, atteinte nerveuse, une hyperprotéinorachie isolée est généralement relevée au cours d'une hypothyroïdie.

encéphalopathies endocriniennes non diabétiques, endocriniennes (neuropathies)

Klinefelter (état mental dans le syndrome de) l.m.

Klinefelter's syndrome (mental state)

Aberration chromosomique avec caryotype à formule XXY, relativement fréquente chez le garçon, caractérisée par une croissance staturale fréquemment élevée mais un aspect en général un peu féminin, un hypogonadisme (hypotrophie testiculaire avec stérilité) et habituellement une arriération mentale légère.
Sur le plan psychique, on observe diverses manifestations : troubles de la personnalité, parfois nettement psychopathiques, avec comportements agressifs et tendance à la délinquance ; anomalies variées de la vie sexuelle ; états névrotiques et/ou dépressifs surtout liés au psychosyndrome endocrinien ; manifestations psychotiques souvent de type schizophréniques, qui ne sont pas forcément dans le prolongement direct de la dysgonosomie.
Certains klinefeltériens ne présentent pas de troubles mentaux.

H. Klinefelter Jr, médecin endocrinologue américain (1942)

os dans l'os (aspect d') l.m.

bone within bone appearance

En radiologie, image d'os compact située dans la médullaire, concentrique à la corticale normale et simulant un os inclus de forme semblable à celle de l'os porteur.
Cet aspect est observé dans certaines affections constitutionnelles comme l'ostéopétrose ou la nécrose médullaire (radiothérapie, maladie de Gaucher). Dans le rachis de certains nouveau-nés, il peut être normal et transitoire lié à la décalcification périphérique.

Édit. 2017

oxygène dans l'organisme (transport de l') l.m.

body oxygen transport

Modalités selon lesquelles l'oxygène (dioxygène) est amené aux cellules à partir de l'air.
Par la ventilation l'oxygène pénètre dans le corps humain par les voies aériennes et dans les poumons. Là, 0,15% seulement se dissolvent dans le sang, tout le reste se fixant sur les hématies, qui sont donc les transporteurs obligatoires. Dans les capillaires, le contact des hématies avec des milieux à faible pression partielle d'oxygène et des échanges avec le gaz carbonique font passer l'oxygène dans le liquide interstitiel. Il traverse les membranes cellulaires puis mitochondriales. Il entre ainsi dans les mitochondries riches en enzymes respiratoires et intervient dans des chaînes d'oxydoréduction libératrices d'énergie (p. ex. le cycle de Krebs).
Pour un sang normal le transport d’oxygène dépend de l'intensité de la ventilation alvéolaire, VA', et du débit cardiaque, Q'. Comme ces deux fonctions sont en série, il existe un optimum pour un rapport VA'/Q'=0,8 dans les conditions normales et si le sang est normal. Si VA'/Q' =1 il faut 20 mL de sang ou d'air pour transporter 1 mL d’oxygène. Si VA'/Q'=2 il faut 40 mL d'air et 20 ml de sang pour transporter 1 mL d’oxygène et si le rapport vaut 0,1 il faut au contraire 10 mL d'air et 100 mL de sang pour 1 mL d’oxygène. Si la concentration en hémoglobine est plus forte le débit sanguin doit être réduit en conséquence ; de même, la concentration de l'air en O2 étant réduite, la ventilation doit être augmentée mais l'optimum du rapport VA'/Q'reste voisin de 1. Dans les conditions hyperbares, la dissolution de l'oxygène augmente proportionnellement à la PAO2, ce qui favorise un peu le transport d’oxygène.
Dans les conditions de pression normales, un gramme d'hémoglobine fixe 1,38 mL d’oxygène, soit 20 mL d’oxygène sur 100 mL de sang chez le sujet sain pour saturer en O2 le sang alvéolaire, soit 200 mL d’oxygène par L de sang. La consommation d’oxygène normale au repos du sujet normal étant de 300 mL/min la circulation doit fournir 1,5 L/min de sang saturé en O2. Mais la saturation du sang veineux mêlé est de l'ordre de 65%, les tissus n'utilisent donc qu'environ 1/3 de l’oxygène fourni par le sang : il faut donc un débit cardiaque trois fois plus grand, soit 1,5 x 3 = 4,5 L /min.
L'insuffisance du transport de l’oxygène aboutit à une hypoxie tissulaire qui peut être locale par trouble vasculaire (ischémie) ou générale. Les trois principaux facteurs qui règlent le transport de l’oxygène sont la ventilation alvéolaire, le débit cardiaque et l'hématocrite, une incapacité de l'un d'eux peut être compensée dans une certaine mesure par les autres. Les signes d'insuffisance apparaissent d'abord en période de charge de la fonction respiratoire, particulièrement lors d'exercices physiques. Ces signes peuvent être liés à une compensation (p. ex. polypnée, hypertension artérielle, polycythémie).

hémoglobine, respiration, ventilation/perfusion (rapport), oxyphorique, Krebs (cycle de)

Édit. 2017

polyarthrite rhumatoïde (signes d'imagerie en fonction des localisations dans la) l.f.

rheumatoid arthritis (radiographic signs in relationship with the localisation…)
Les signes d’imagerie de la polyarthrite rhumatoïde varient en fonction des localisations articulaires. 
Au début, la polyarthrite rhumatoïde (PR) affecte surtout les mains et les pieds, de manière à peu près symétrique.
- Au niveau des mains et des poignets 
Elle peut se manifester d’abord par une synovite radio-ulnaire distale, radio-carpienne, médio-carpienne, métacarpo-phalangienne, parfois interphalangienne proximale (échographie) ; une ténosynovite des fléchisseurs et/ou des extenseurs ; des érosions du processus styloïde ulnaire, des têtes métacarpiennes, notamment sur leur bord radial, plus tardivement par une « carpite » rhumatoïde et, dans les arthrites évoluées, des déformations des doigts.
- Au niveau des pieds et des chevilles
Elle peut se manifester d’abord par une synovite des articulations métatarso-phalangiennes avec érosions des têtes métatarsiennes (surtout des bords médial du 1er métatarsien et latéral du 5ème métatarsien), une arthrite subtalaire postérieure, une synovite de la bourse pré-achilléenne , une ténosynovite tibiale postérieure, puis des déformations de l’avant-pied (avant-pied triangulaire), une subluxation latérale des articulations métatarso-phalangiennes, une arthrite talo-crurale.
- Au niveau des épaules
Elle peut se manifester d’abord par une synovite articulaire gléno-humérale, acromio-claviculaire et/ou de la bourse sous-acromio-deltoïdienne, des érosions para-trochitériennes, un amincissement sans rupture des tendons de la coiffe des rotateurs, puis une sévère arthropathie de l’épaule aboutissant à sa destruction.
- Au niveau des genoux
Elle peut se manifester d’abord par une synovite tricompartimentale qui se prolonge dans un kyste poplité, des érosions périphériques, puis un pincement des interlignes articulaires et une destruction progressive du genou.
- Au niveau de la colonne vertébrale
Dans la région cranio-vertébrale elle peut se manifester  d’abord par une arthrite atloïdoaxoïdienne (C1-C2) avec pannus, puis par une destruction et une déstabilisation progressive de la région cranio-vertébrale (luxation antérieure de la première vertèbre cervicale sur la seconde luxation supérieure du processus odontoïde dans le foramen occipital) avec le risque d’une compression bulbaire.
Dans la région de la colonne cervicale inférieure elle peut se manifester par des arthrites zygapophysaires avec discites inflammatoires, source de sténose et d’instabilité, elles-mêmes à l’origine de compression médullaire.
Les lésions anatomiques évoluées de la polyarthrite rhumatoïde devraient progressivement disparaitre avec les traitements actuels.

Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence

polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques), polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), polyarthrite rhumatoïde (imagerie de la…), sérologie rhumatoïde, ténosynovite, spondylodiscite, synovite, carpite, articulations zygapophysaires

[B2,I1]

pouvoir inhibiteur des antibiotiques dans le sérum l.m.

Examen de laboratoire permettant de déterminer si le sérum d’un patient, traité par une association d’antibiotiques ou, plus rarement, par un seul antibiotique, pour une infection grave telle qu’une bactériémie, est bactéricide vis-à-vis de la souche bactérienne responsable.
Un résultat positif représente un élément de pronostic favorable.

refuge dans la maladie l.m.

refuge into illness

État pathologique comportant, parmi les bénéfices escomptés par le patient, une mise à distance pas toujours consciente du monde et de ses difficultés.
Ainsi, l'hypersomnie peut avoir une valeur de refuge, en particulier dans certains états dépressifs. De la même façon, le sommeil diurne représente pour certains hystériques et psychasthéniques un moyen d'éviter l'affrontement avec la vie quotidienne, toujours appréhendée.

hypersomnie, dépression, personnalité hystérique, psychasthénie

[H3]

Édit. 2018

régénération neuronale dans le cerveau adulte l.m.

neuronal regeneration in adult brain

Notion qui s'inscrit à l'encontre de la théorie hypothétique qu'on croyait bien établie d'un non-renouvellement neuronal, depuis les travaux de F. Nottebohm et coll. (1983), qui ont montré l'existence d'une neurogénèse saisonnière sous l'influence de l'œstradiol dans les centres vocaux du canari.
On connaît désormais, chez les mammifères adultes, un nombre limité de régions cérébrales où cette néoneurogénèse est possible : récepteurs olfactifs de la muqueuse nasale, interneurones GABAergiques du bulbe olfactif, du gyrus dentatus de l'hippocampe et du cortex associatif, enfin neurones glutaminergiques du cervelet.
Notamment, chez le macaque adulte, les aires associatives corticales préfrontale, temporale inférieure et pariétale postérieure, dont on connaît le rôle dans la cognition, reçoivent de nouveaux neurones qui peuvent jouer un rôle dans la plasticité comportementale (ce qui n'est pas le cas d'une aire corticale primaire comme le cortex strié). Une telle continuité dans les changements structuraux pourrait constituer un substratum pour l'apprentissage et la mémoire.
Malgré ces limitations dans la localisation et les types neuronaux, l'existence d'une telle régénération ouvre des perspectives sur de possibles thérapies de remplacement chez l'homme. L'idéal serait de pouvoir transformer les cellules souches in situ, sans recourir à des greffes avec leurs risques de rejet.

S. A. Goldman et F. Nottebohm, neurobiologistes américains (1983)

sévice sexuel dans l'enfance l.m.

child sexual abuse

Action d'un adulte visant, sous la contrainte, à l'exploitation sexuelle d'un enfant, qui peut s'accompagner de violences physiques, alors que l'enfant est incapable d’y résister psychologiquement et physiquement.
Dans le cadre familial, il s'agit d’un adulte exerçant un rôle et une autorité parentaux. Sont considérées comme incestueuses de telles relations avec les parents, les beaux-parents ou d'autres substituts parentaux. L'inceste père-fille et beau-père-fille est de loin le plus fréquent. Tenus initialement pour "la source du Nil de la psychiatrie" par S. Freud, qui en arriva bientôt à la notion de fantasmes constituant une véritable réalité psychique défensive, ces abus sexuels sont actuellement de plus en plus souvent invoqués, "a posteriori" dans diverses affections mentales de l'adulte. En fait, les cas de fabulation sont rares. À court terme, ces traumatismes sexuels suscitent en particulier une atteinte narcissique majeure et une perte de l'estime de soi. Chez l'agresseur, une structure perverse semble toujours d'actualité. Reste la fragilité du témoignage de l'enfant, suscitant bien souvent le doute des adultes et pouvant provoquer des attitudes de rejet ou même de rétorsion favorisées par le silence familial, voire par la complaisance de la mère. Peuvent s'y ajouter les souffrances psychiques induites par l'enquête. De toute façon, la "dévictimisation" de l'enfant est un processus complexe.

sévices physiques à enfant, enfant maltraité (aspects socioéducatifs et pénaux), inceste, sévice sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un), sévices psychologiques à enfant

sévice sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un) l.f.

psychic sequelae of child sexual abuse

Relation de cause à effet, souvent bien difficile à établir, entre une maltraitance à caractère sexuel subie dans l'enfance et des troubles ultérieurs.
Dans l'enfance et l'adolescence ont été surtout décrits : des troubles anxieux à type de peurs, altérations du sommeil, plaintes somatiques, phobies diverses, conduites d'évitement, et parfois des signes liés au traumatisme psychique, des signes hystériques, une dissociation névrotique et quelquefois, forme majeure, une personnalité multiple, des états dépressifs avec conduites suicidaires possibles, ; des troubles du comportement sexuel tels qu'une sexualité et une prostitution précoces, un exhibitionnisme ou, a contrario, un refus de la sexualité.
À l'âge adulte peuvent notamment s'ajouter : la soumission à l'alcool et aux drogues, une personnalité-limite, des dysfonctionnements sexuels variés, des conduites d'agression sexuelle, probablement une "revictimisation" sous forme d'une vulnérabilité particulière aux actes de violence subis par les femmes dans l'enfance.

sévice sexuel dans l'enfance, sévices physiques à enfant, sévices psychologiques à enfant

nomenclature des variants dans la séquence de l'ADN l.f.

Un certain nombre des règles de nomenclature des variants de l’ADN sont utilisées afin de les décrire sans ambiguïté.
Une description détaillée est disponible sur le site http://www.hgvs.org/mutnomen/.

[Q1]

Édit. 2018

anse lenticulaire dans le corps strié l.f.

 ansa lenticularis in corpore striato (TA)

ansa lenticularis of corpus striatum

Fibres issues du noyau lenticulaire. qui passent par la capsule interne formant le champ H2 de Forel.
Elles se terminent dans les noyaux ventraux du thalamus.

[A1, H5]

Édit. 2020

absorption intestinale l.f.

intestinal absorption

Passage des nutriments, issus de la digestion des aliments, à travers la paroi de l’intestin grêle, par des mécanismes actifs ou passifs.
Pendant la traversée de l’intestin grêle, sont absorbés la majeure partie de l’eau et des nutriments. 80% de l’eau est absorbée dans le jéjunum.

Étym. lat. absorbere : absorber

[C2,L1]

Édit. 2016

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