traumatisé cranioencéphalique (troubles psychiques immédiats chez un) l.m.
head trauma immediate and close psychical troubles
Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.
S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1889)
troubles caractériels chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
character disorders after head trauma
Apparition, après le traumatisme et indépendamment de sa gravité, d'une tolérance caractérielle faible face à l'ensemble des stimulus extérieurs, p. ex. aux contacts avec autrui ou au bruit. Le sujet impute souvent au traumatisme sa propre agressivité.
Un cercle vicieux peut s'établir avec un entourage inquiet, volontiers dépassé, déséquilibré, voire hyperprotecteur, assumant mal une victimisation, une apathie ou de soudaines colères.
La fréquence des investigations complémentaires normales et, a contrario, de l'échec des soins, le glissement vers une relation médicolégale souvent conflictuelle, touchant en particulier à l'évaluation de l'état psychique antérieur, peuvent contribuer à induire des réactions paranoïaques, notamment une sinistrose.
Prolongée sur des mois, l'évolution reste assez imprécise.
troubles cognitifs légers l.m.p.
mild cognitive impairment (MCI)
Le concept de troubles cognitifs léger permet une meilleure caractérisation de la phase initiale de la Maladie d’Alzheimer en reconnaissant, en l’absence d’altération des activités de la vie quotidienne et de démence, l’existence d’une plainte mnésique corroborée par l’entourage, correspondant à une altération objective de la mémoire, associée à un fonctionnement cognitif global normal.
Ces troubles cognitifs légers se présentent sous deux aspects cliniques :
- une forme mnésique pure avec unique altération de la mémoire,
- une forme comportant au moins deux atteintes cognitives distinctes (mémoire, langage, compréhension ou jugement).
Cet état pré-démentiel est fort instable : le taux de conversion de la phase symptomatique pré-démentielle en maladie d’Alzheimer se situe entre 8 % et 15% par an, mais cet état est aussi à un moindre degré, potentiellement réversible.
A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)
[H1]
Édit. 2018
troubles de la coordination l.m.p.
[H1]
troubles de l'orientation l.m.
orientation disorders
Perturbations de la reconnaissance par le sujet des indices qui, dans le monde où il vit, caractérisent l'actualité et correspondent à la désorientation.
La désorientation touche constamment le temps, habituellement l'espace, voire les personnes (fausses reconnaissances possibles), enfin, au niveau le plus profond, la conscience de soi.
Elle est rencontrée classiquement dans la confusion mentale, les états démentiels et les syndromes amnésiques globaux (ictus amnésique, syndrome de Korsakoff). On peut aussi citer le temps disloqué ou figé du schizophrène et les perturbations du temps vécu dans les états thymiques (lent et pesant chez le mélancolique, ample, bondissant et pressé chez le maniaque).
Diverses formes d'agnosie spatiale sont observées en pathologie cérébrale organique.
S.S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1887)
troubles du caractère chez l'adolescent l.m.
adolescent with character disorders
Troubles observés chez les adolescents instables, agressifs, hyperémotifs, anxieux, renfermés ou excités, opposants ou versatiles, coléreux, dont le trait le plus marquant est l’incapacité à se contrôler.
Cette incapacité porte sur: l’acceptation d’une frustration, d’un reproche, d’une simple remarque, ou la prévision des conséquences d’un acte et l’évitement d’un geste impulsif, ou encore la réflexion sur soi. L’adolescent caractériel vit dans le présent et agit dans l’immédiat.
[H4]
troubles du caractère chez l'enfant l.m.
child with character disorders
Ensemble des manifestations pathologiques qui distinguent l’enfant difficile ou inadapté.
Pendant longtemps, la clinique de l’enfant caractériel se fonda sur les thèses constitutionnalistes empruntées aux types classiques de E. Dupré: émotifs, anxieux, paranoïaques, cyclothymiques, etc. Admettre cette terminologie implique un déterminisme rigide qui conduirait de façon linéaire du trouble de l’enfant à celui de l’adulte (cf. le criminel-né de C. Lombroso).
Dans leur grande majorité, les psychiatres d’enfants n’acceptent pas ces théories et accordent aux facteurs affectifs, aux conditions éducatives, une importance au moins égale à celle des facteurs héréditaires.
E. Dupré, psychologue et psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1862-1921)
[H4]
troubles du rythme cardiaque l.m.p.
cardiac rhythm diseases
Anomalies pathologiques des battements cardiaques.
Leur étude électrophysiologique permet d’opposer les troubles de la formation de l’influx (automatismes anormaux et activités déclenchées) et les troubles de la contraction de l’influx.
En fait, cette distinction est trop schématique car les deux mécanismes sont souvent intriqués, les troubles de la conduction pouvant en particulier déclencher des troubles de la génération de l’influx.
troubles du schéma corporel l.m.p.
body image disorders
→ apraxoagnosique de l'hémisphère mineur (syndrome), asomatognosie
troubles du spectre de l'autisme l.m.p.
Dénomination actuelle de la DSM 5 (diagnostic and statistical manual or mental disorders) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.
→ autisme, autisme (modèles physiopathologiques)
troubles endocriniens, épilepsie et déficience mentale l.m.p.
mental deficiency, epilepsy, endocrine disorder
M. Börjeson, H. Forssman, Orla Lehmann, médecins suédois (1962)
→ Börjeson-Forssman-Lehmann syndrome
[H1, H3, O4]
Édit. 2018
troubles envahissants du développement l.m.p.
Dénomination actuelle de la classification internationale des maladies (CIM 10) regroupant l’ensemble du syndrome d’autisme.
→ autisme, autisme (modèles physiopathologiques)
troubles intestinaux et surdité congénitale de perception l.m.p.
A. Gross, pédiatre allemand (1995)
Syn. albinisme oculocutané avec mèches noires, ABCD (syndrome)
[Q2]
Édit. 2018
troubles neuromusculaires, ophtalmoplégiques et mitochondrie anormale l.m.p.
ophthalmoplegic neuromuscular disorder with abnormal mitochondria
Ophtalmoplégie avec ptosis, atteinte des nerfs crâniens, des muscles striés, et avec anomalie musculaire mitochondriale.
Les parents sont consanguins ce qui évoque une possible forme récessive et non mitochondriale. Ressemble un peu à la maladie de Kearns et Sayre. L’affection est autosomique récessive (MIM 258470).
K. Tamura, neurologue japonais. 1974 ; T. P. Kearns, neuro-ophtalmologiste, et G. P. Sayre, anatomopathologiste américains (1958)
troubles psychiques de l'hématome sous-dura l l.m.]
subdural hematoma and mental disorders
Surtout chez le sujet âgé et l'alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité, et a fortiori des épisodes confusionnels.
Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié par le patient. Une évolution chronique est possible. L'examen clinique systématique soigneux et l'apport des investigations complémentaires sont déterminants dans cette symptomatologie psychique parfois dominante ou même pure.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[H2,H3]
troubles psychiques et syphilis l.f.p.
psychological symptoms of syphilis
→ syphilis (troubles psychiques et)
troubles psychiques immédiats chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
head trauma immediate and close psychical troubles
Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.
S.Korsakoff ,neuropsychiatre russe (1889)
tumeurs cérébrales (troubles psychiques des) l.m.p.
psychic disorders of cerebral tumors
Symptomatologie psychiatrique fréquente (plus de 50% des cas), parfois psychiatrique pure, surtout dans les formes lentes et dans les localisations frontales ou intraventriculaires (méningiomes).
Sont observés : un tableau confusionnel, le plus fréquent, et/ou démentiel ; des formes apathiques, stuporeuses, dépressives ou agitées ; des troubles psychiques variables selon la localisation tumorale et ses retentissements possibles (œdème, compression)
Cependant, d'une part, si les tumeurs frontales peuvent avoir une symptomatologie psychique inaugurale évocatrice, celle-ci est parfois observée dans des néoformations siégeant à distance, p. ex. dans la fosse postérieure dès lors qu'elles ont provoqué une importante dilatation des cornes frontales. D'autre part, un tableau évocateur d’un syndrome korsakoffien » est possible dans des tumeurs de l'hypothalamus ou du trigone. Enfin, une corrélation entre l'hypertension intracrânienne et ces troubles psychiques n'est pas toujours établie puisque ceux-ci sont rares dans les tumeurs de la fosse postérieure et qu'ils précèdent très souvent la triade céphalées, vomissements et troubles oculaires.
La personnalité antérieure et ses anomalies peuvent également intervenir. À cet égard, en rester à un diagnostic d'hystérie peut constituer un "piège".
Malgré une sémiologie le plus souvent non caractéristique et parfois trompeuse, des signes tels qu'une fluctuation des troubles, une lenteur et une viscosité psychique sans rapport avec l'ensemble de la symptomatologie, des hallucinations souvent élémentaires, sans mode délirant proprement dit, enfin un examen neurologique soigneux, doivent inciter le clinicien à la mise en œuvre d'investigations complémentaires adaptées et spécialement de l'imagerie médicale.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ Gayet -Wernicke-Korsakoff (encéphalopathie de)
visuospatiaux (troubles) l.m.p.
visual spatial disorders
Troubles de la perception spatiale relevant de déficits d'intégration plurimodale : visuels, mnésiques, somesthésiques.
Souvent associés à l'agnosie visuelle, ils s'en distinguent par l'importance des troubles de l'orientation, du maniement des données spatiales, de la mémoire des lieux, d'appréhension visuelle globale, de l'exploration systématique de l'espace par le regard, de l'apprentissage des itinéraires.
Les lésions sont très souvent pariétales postérieures dans l'hémisphère mineur.
Ces troubles se différencient de l'agnosie spatiale unilatérale, trouble de l'appréhension visuospatiale dans un seul hémichamp visuel.
Syn. agnosie spatiale
→ perception, agnosie visuelle, agnosie spatiale unilatérale
troubles intestinaux et surdité congénitale de perception l.m.p.
Syn. ABCD (syndrome), albinisme oculocutané avec mèches noires
[J1, P1, P2, L1, Q2]
Édit. 2018
Addison (maladie d') et troubles psychiques l.f.
Addison disease and psychical disorders
→ surrénale (insuffisance) et troubles psychiques
[H3, O4]
Édit. 2020
centre de crise l.m.
crisis centre
Structure psychiatrique légère et souple comprenant un hébergement, définie par l'arrêté du 14 mars 1986 : "centre d'accueil permanent disposant de quelques lits permettant une prise en charge intensive et de courte durée pour répondre aux situations d'urgence et de détresse aigües".
De tels centres sont apparus il y a quelques années, sur un modèle anglo-saxon, dans certains secteurs psychiatriques. Leur avantage sur les services d'urgence des hôpitaux généraux est de maintenir la continuité des soins à l'intérieur du secteur.
Leurs indications sont limitées par l'absence de plateau technique et par la durée des crises, qui ne cèdent pas souvent dans le temps limité, fixé par les conventions en vigueur.
[E,H3]
crise n.f.
crisis, fit
1) Changement subit et généralisé dans l'évolution d'une maladie qui se manifeste par divers symptômes (ex. polyurie soudaine au cours d'une pneumonie - crise de diurèse - annonçant souvent une évolution favorable).
2) Par extension, accident subit survenant chez une personne en bonne santé apparente (ex. crise d'appendicite) ou aggravation brutale et passagère de l'état d'un malade (par ex. crise d'asthme).
Étym. gr. krisis : action ou faculté de distinguer, d'où phase décisive de l'évolution d'une maladie (Hippocrate)
[N1]
crise akinétique l.f.
akinetic seizure
Crise épileptique caractérisée par un arrêt complet des mouvements, malgré la conservation du tonus musculaire.
Étym. gr. akinesis : immobilité
[H1,H3]
crise amygdalienne l.f.
amygdalian seizure
Crise épileptique partielle, liée à des décharges au niveau de l'amygdale dite aussi complexe amygdalien, structure sous-corticale qui fait partie de la portion limbique du lobe temporal.
Elle se manifeste par une gêne épigastrique ascendante, des sensations nauséeuses, des automatismes oro- alimentaires, des mâchonnements, des signes végétatifs marqués (rougeur de la face, dilatation pupillaire, éructations, borborygmes), une réaction de peur et de panique, des hallucinations olfactogustatives.
Ses étiologies sont communes aux autres crises du lobe temporal.
Étym. gr. amygdalê : amande