Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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dégénérescence spinocérébelleuse avec dystrophie cornéenne maculaire, cataracte congénitale et myopie l.f.

spinocerebellar degeneration with macular corneal dystrophy, congenital cataract, and myopia

Ataxie spastique avec cataracte congénitale, opacités cornéennes maculaires et myopie non axiale.
Agénésie du cervelet, hypertonie, troubles de la marche et EMG anormal. La dystrophie cornéenne est constituée de dépôts mucoïdes dans le stroma. L’affection est autosomique récessive (MIM 271320).

A. M. Mousa, médecin koweïtien (1986)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

Syn. ataxie spastique des Bédouins (syndrome de l')

dégénérescence spinocérébelleuse et dystrophie cornéenne l.f.

spinocerebellar degeneration and corneal dystrophy

Affection infantile caractérisée par une diplégie spastique, des convulsions, une surdimudité et une cataracte.
Il existe également un retard psychomoteur, des troubles du langage, une hypertonie, des mouvements anormaux avec troubles de la marche et du comportement, ainsi qu’une luxation de la hanche. L’affection est autosomique récessive (MIM 270600).

V. M. Der Kaloustian, pédiatre, N. I. Jarudi, ophtalmologue, M. J. Khoury, biologiste libanais  (1985)

Syn. Böök (dégénérescence spinocérébélleuse de type), diplégie spastique de type infantile

diplégie

[H1, H3, I2, P1, P2, Q3]

Édit. 2019

dégénérescence tapétorétinienne de Bietti avec dystrophie marginale cornéenne l.f.

Bietti’s tapetoretinal degeneration with marginal corneal dystrophy

R. Nyssen et L. van Bogaert, baron, membre de l'Académie de médecine, neuropathologistes belges (1934) ; G. Bietti ophtalmologiste italien (1937)

rétinopathie cristalline de Bietti

dysplasie spondylo-épiphysaire avec dystrophie cornéenne ponctuée l.f.

spondyloepiphyseal dysplasia with punctuate corneal dystrophy

Affection osseuse constitutionnelle avec modification des noyaux osseux des vertèbres, des épiphyses et des métaphyses des os longs, du carpe et du tarse sans trouble métabolique ou endocrinien apparent.
Une petite taille et des anomalies osseuses avec dysmorphie sont associées à une dystrophie cornéenne ponctuée où les opacités sont visibles dans la partie profonde du stroma. L’affection est autosomique dominante.

P. H. Byers, anatomopathologiste américain (1978)

Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner

[I2,P2]

Édit. 2018

dystrophie cornéenne l.f.

corneal dystrophy

Ensemble d'affections très lentement progressives, héréditaires, isolées, sans atteinte systémique associée, aboutissant à une réduction progressive de l'acuité visuelle.
Leur traitement repose sur la kératoplastie.

A. Groenouw, ophtalmologiste allemand (1890 et 1933) ; A. Meesmann, ophtalmologiste allemand (1938) ; H. Reis, ophtalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949) ; A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1921)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Groenouw type I (dystrophie granuleuse de), Groenouw type II (dystrophie tachetée de), Meesmann (dystrophie de), Reis-Bücklers (dystrophie de), Vogt (dystrophie en mosaïque de)

dystrophie cornéenne antérieure en mosaïque l.f.

anterior mosaic dystrophy

M. Valerio, ophtalmologiste suisse (1939)

Valerio (dégénérescence cornéenne en mosaïque de)

dystrophie cornéenne en mosaïque de Vogt l.f.

Vogt’s dystrophy

A. Vogt, ophtalomologiste suisse (1921)

Vogt (dystrophie cornéenne en mosaïque de)

dystrophie cornéenne avec dégénérescence spinocérébelleuse l.f.

corneal dystrophy with spinocerebellar degeneration

dégénérescence spinocérébelleuse et dystrophie cornéenne

dystrophie cornéenne avec hypertrophie gingivale l.f.

corneal dystrophy with gum hypertrophy

Margaret Elizabeth Rutherfurd, médecin britannique de la santé (1931)

Rutherford (syndrome de)

dystrophie cornéenne centrale l.f.

corneal dystrophy, central type

Opacification cornéenne centrale du stroma, avec des taches invisibles en macroscopie, faites, en biomicroscopie, de nombreuses et larges opacités aux bords flous situées dans le stroma médian et séparées les unes des autres par des espaces transparents étroits.
Membrane de Descemet et endothélium intacts. La dystrophie cornéenne centrale est parfois associée à une dystrophie tachetée pré-descemétique, à une sphérophaquie, à un glaucome, à un pseudoxanthome élastique. L’affection est autosomique récessive (MIM 217600).

J. François, baron, ophtalmologiste belge, membre de l'Académie de médecine (1956)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. dystrophie cornéenne nuageuse centrale de François

dystrophie cornéenne cristalline de Schnyder l.f.

Schnyder’s crystalline corneal dystrophy

W. F. Schnyder, ophtalmologiste suisse (1929)

Schnyder (dystrophie cornéenne cristalline de)

dystrophie cornéenne de Cogan l.f.

Cogan's corneal dystrophy

D. G. Cogan, ophtalmologiste américain (1964)

dystrophie cornéenne de la membrane basale de l'épithélium

dystrophie cornéenne de la membrane basale de l'épithélium l.f.

corneal dystrophy, epithelial basement membrane

Dystrophie cornéenne épithéliale, bilatérale, avec lignes grisâtres épithéliales en "empreintes digitales", membrane intraépithéliale anormale, épaississement en "carte de géographie" de la membrane basale, et petits kystes plus clairs au dessus de la basale en intraépithélial.
Les petits kystes sont visibles en lampe à fente, superficiels, symétriques, dans l'aire de la fente palpébrale, et leur contenu est microscopiquement fait de débris nucléaires et cytoplasmiques. L'affection peut se compliquer d'érosions de cornée idiopathiques dans 10% des cas (crises en fin de nuit ou au réveil), mais elle est le plus souvent asymptomatique et peu évolutive. L’affection est autosomique dominante (MIM 121820).

D. G. Cogan, ophtalmologiste américain (1964)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. MDFD, Cogan (dystrophie cornéenne de), MDFD (corneal dystrophy map dot fingerprint type), dystrophie cornéenne microkystique, dystrophie cornéenne microkystique épithéliale

dystrophie cornéenne de Schlichting l.f.

Schlichting’s corneal dystrophy

H. Schlichting, ophtalmologiste allemand (1941)

dystrophie cornéenne postérieure polymorphe héréditaire

dystrophie cornéenne en bandelette l.f.

corneal dystrophy, band-shaped

Opacité cornéenne en bandelette située horizontalement dans l'aire d'ouverture palpébrale.
On trouve une densité plus forte au centre de la bandelette, une calcification avec dépôts au niveau de la membrane basale des couches de la Bownan et des opacités superficielles grisâtres en grains de tapioca. Cette kératite peut être observée dans les maladies chroniques de la cornée avec phtisie du globe, le glaucome dépassé, les iridocyclites chroniques torpides, dans l'hypophosphatasie, l'hypercalcémie, la sclérose tubéreuse, l'arthrite juvénile de Still, la maladie de Fanconi et certaines formes familiales. L’affection est autosomique récessive (MIM 217500).

A. Fuchs, ophtalmologiste autrichien (1939) ;

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. kératopathie en bandelette

dystrophie cornéenne en chagrin de crocodile l.f.

dégénérescences cornéennes

dystrophie cornéenne endothéliale congénitale l.f.

corneal dystrophy, congenital endothelial

Atteinte cornéenne endothéliale bilatérale dès la naissance avec opalescence diffuse et symétrique du stroma.
Elle peut être stationnaire ou évoluer vers l'opacification totale. Les cornées sont avasculaires œdémateuses et leur épaisseur est multipliée par trois. L'acuité visuelle est basse, il existe parfois un nystagmus, il n'y a ni douleur ni photophobie. L'anomalie est probablement liée à un dysfonctionnement endothéliodescemétique. La forme plus tardive qui est précédée d'irritation et de photophobie est dominante. L’affection est autosomique récessive.

A. E. Maumenee, ophtalmologiste américain (1960)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. CHED, dystrophie cornéenne héréditaire de Maumenee, dystrophie congénitale héréditaire endothéliale, œdème cornéen congénital héréditaire de Maumenee, dystrophie congénitale héréditaire de la cornée.

dystrophie cornéenne postérieure polymorphe héréditaire

dystrophie cornéenne en mosaïque de Vogt l.f.

Vogt’s dystrophy

A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1921)

Vogt (dystrophie cornéenne en mosaïque de)

dystrophie cornéenne épithéliale avec modifications cutanées et squelettiques l.f.

corneal dystrophy, epithelia ;l, with skin and skeletal changes

cornéodermato-osseux (syndrome)

dystrophie cornéenne héréditaire endothéliale congénitale l.f.

Sigle  CHED

dystrophies cornéennes

dystrophie cornéenne épithéliale héréditaire l.f.

epithelial hereditary corneal dystrophy

Dystrophie cornéenne antérieure avec altération de l'épithélium cornéen ou de la membrane de Bowman.
L'expression s'applique à : dystrophie de Meesmann, dystrophie cornéenne de la membrane basale de l'épithélium, dystrophie en mosaïque de Vogt, dystrophie de Reis-Bücklers, érosions cornéennes héréditaires récidivantes, dystrophie de la membrane antérieure de Grayson, dystrophie en rayon de miel de Thiel et Behnke, dystrophie cornéenne en bandelette.

A. Meesmann, ophtalmologiste allemand (1938) ; H. Reis, ophtalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949); M. Grayzon, ophtalmologiste américain (1966) ; H. J. Thiel, ophtalmologiste et H. Behnke, généticien allemands (1967) ; A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1921)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

dystrophie cornéenne en bandelette, dystrophie cornéenne juvénile épithéliale de Meesmann, dystrophie de Reis-Bücklers, dystrophie de Thiel-Behnke, dystrophie de Vogt

dystrophie cornéenne gélatineuse en goutte l.f.

gelatinous drop-like dystrophy

K. Nakaizumi, ophtalmologiste japonais (1914) 

amyloïdose cornéenne, Mishima.(dystrophie de)

dystrophie cornéenne granulaire de type I l.f.

corneal dystrophy, granular type I

dystrophie cornéenne granuleuse de type I

dystrophie cornéenne granuleuse de type I l.f.

corneal dystrophy, granular type I

Dystrophie cornéenne stromale avec opacités blanc-grisâtres à limites nettes au centre de la cornée, sous la membrane de Bowman, qui vont s'étendre vers les couches profondes et devenir confluentes.
La dystrophie commence dans la première ou seconde décennie de la vie par de discrètes opacités blanches ou grisâtres qui augmentent en profondeur et en périphérie en rayon de miel ou en carte de géographie. L'évolution se fait vers des érosions épithéliales récidivantes et une baisse de vision lente et modérée. Le centre cornéen est brumeux et la surface cornéenne légèrement irrégulière à la fluorescéïne. En histologie, il existe un dépôt uniforme de matériel PAS hyalin avec lésion initiale de la Bowman. L’indication de kératoplastie lamellaire est souvent posée lorsque les opacités atteignent les deux tiers antérieurs. Différentes formes cliniques ont été décrites : dystrophie cornéenne de Reis-Bücklers, dystrophie de Grayson, dystrophie de Thiel et Behnke. Le locus du gène (CDGG1), kératoépithéline, est en 5q31. L’affection est autosomique dominante (MIM 121900).

A. Meesmann, ophtalmologiste allemand (1938) ; H. Reis, ophtalmologiste allemand (1917) ; M. Bücklers, ophtalmologiste allemand (1949) ; M. Grayzon, ophtalmologiste américain (1966) ; H. J. Thiel, ophtalmologiste et H. Behnke, médecin généticien allemands (1967) ; A. Groenouw, ophtalmologue allemand (1890)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. dystrophie cornéenne granulaire de type I, Groenouw de type I (dystrophie cornéenne de), dystrophie cornéenne ponctuée ou nodulaire, Reis-Bücklers (dystrophie cornéenne de), Grayson (dystrophie cornéenne de), Thiel et Behnke (dystrophie cornéenne de)

dystrophie cornéenne juvénile épithéliale de Meesmann l.f.

corneal dystrophy, juvenile epithelial

Dystrophie cornéenne épithéliale rare, bilatérale et symétrique.
Les lésions épithéliales débutent chez le jeune enfant, dès la première ou la deuxième année de la vie, par des points dans l'aire de la fente palpébrale, et des signes cornéens irritatifs. Ces petits points correspondent à des vacuoles ponctiformes qui peuvent se rompre et prendre la fluorescéïne. La maladie peut aboutir à une opacification progressive de la cornée, mais le plus souvent l'acuité est peu altérée, il existe un astigmatisme irrégulier, et les complications se limitent à des érosions récidivantes et des opacités de la cornée. L’affection est autosomique dominante (MIM 122100). Deux gènes (K3 et K12) en 12q12-q13 et en 17q12-q21.

A. Meesmann et F. Wilke, ophtalmologistes allemands (1939)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. Meesmann (dystrophie de)

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