muscle soléaire l.m.
musculus soleus (TA)
soleus
Muscle large et épais occupant la loge postérieure de la jambe et qui participe à la constitution du muscle triceps sural.
Il se détache d’une part de la partie postéro-médiale de la tête de la fibula, de la moitié postérieure du bord latéral de la fibula et de sa face postérieure ; et d’autre part, de la ligne du muscle soléaire du tibia (ligne oblique) au-dessous du muscle poplité, et du bord médial du tibia. Entre ses deux groupes d’insertions, tibiales et fibulaires, est tendue l’arcade fibreuse du soléaire. Toutes ces fibres musculaires s’attachent à une membrane tendineuse de terminaison qui fusionne avec la membrane tendineuse des muscles gastrocnémiens pour former le tendon calcanéen (tendon d’Achille) qui se fixe sur la tubérosité du calcanéum. Il étend le pied sur la jambe. Il est innervé par des rameaux nés du nerf tibial, au-dessus et au-dessous de l’arcade tendineuse du muscle soléaire.
muscle sphincter l.m.
musculus sphincter (TA)
sphincter muscle
Muscle à fibres circulaires qui circonscrit un orifice et qui, par sa contraction, en rétrécit la lumière jusqu’à l’obturer.
Ce peut être un muscle à fibres lisses (par exemple : muscle sphincter pylorique) et, dans ce cas, il s’agit de fibres circulaires vraies ; ce peut être un muscle à fibres striées (par exemple : sphincter externe de l’anus) et, dans ce cas, les fibres striées qui constituent le muscle sont le plus souvent semi-circulaires, circonscrivant les deux moitiés symétriques de l’orifice à occlure, et s’unissant l’une à l’autre par une zone tendineuse intra-sphinctérienne aux deux pôles de l’orifice.
Syn. sphincter
muscle transverse de l'abdomen l.m.
musculus transversus abdominis (TA)
transversus abdominis, transverse abdominal
Muscle mince et quadrilatère occupant la région antéro-latérale profonde de la paroi abdominale.
Il se détache de la face profonde des six derniers cartilages costaux où il entrecroise ses fibres avec celles du diaphragme, de la lèvre médiale de la crête iliaque, du tiers latéral du ligament inguinal et, par une large aponévrose, des processus transverses lombaires. Ses fibres musculaires antérieures se continuent par l’aponévrose antérieure du transverse et se dirigent pour se terminer sur la ligne blanche en passant derrière le muscle droit de l’abdomen dans ses trois quarts supérieurs et en avant de lui dans son quart inférieur. Les fibres nées du ligament inguinal, unies à celles de l'oblique interne forment la faux inguinale (tendon conjoint). C’est un muscle expirateur principal, antagoniste du diaphragme. Il augmente fortement la pression abdominale. Muscle de l'expiration forcée, c'est le « muscle essentiel de la toux ». Son innervation est celle des muscles de la paroi antérolatérale de l'abdomen, soit : les nerfs intercostaux du sixième au onzième, le nerf souscostal, les nerfs iliohypogastrique et ilio-inguinal.
muscles du palais mou et du gosier l.m.p.
musculi palati mollis et faucium (TA)
muscles of soft palate and fauces
Ensemble des muscles annexés au voile du palais: muscle élévateur du voile du palais, muscle tenseur du voile du palais, muscle uvulaire, muscle palato-glosse et muscle palato-pharyngien.
muscles interosseux palmaires l.m.p.
musculi interossei palmares (TA)
palmar interossei
Petits muscles occupant la partie palmaire des espaces intermétacarpiens.
Pour chaque espace interosseux, le muscle interosseux palmaire s’insère sur la moitié palmaire de la face latérale du métacarpien le plus éloigné de l’axe de la main. Chaque muscle se divise en deux languettes qui se fixent, l’une sur la phalange proximale correspondant au métacarpien sur lequel le muscle a pris naissance, l’autre le tendon extenseur correspondant. Le premier muscle interosseux palmaire fait souvent défaut, ou reçoit des fibres de l’extrémité supérieure du deuxième métacarpien. Un muscle interosseux palmaire fléchit la phalange proximale et étend les deux autres ; il provoque le rapprochement des doigts de l’axe de la main. Il est innervé par un rameau de la branche profonde du nerf ulnaire.
nerf calcanéen inférieur l.m.
Branche collatérale distale du nerf tibial à la partie basse du tunnel tarsien.
Il suit le nerf plantaire latéral en regard de la malléole médiale et croise, en plongeant sous le pied, entre le muscle abducteur de l’hallux et le muscle carré plantaire le long du rebord médial du calcanéum et de la naissance du faisceau médial de l’aponévrose plantaire, avant d’innerver le muscle abducteur du Vème rayon. Il donne à la fois des branches motrices et sensitives. De petites branches motrices innervent le court fléchisseur des orteils, le muscle carré plantaire, et le muscle abducteur propre du petit orteil. Les fibres sensitives, parfois réunies en un tronc commun, innervent le périoste calcanéen et les faisceaux ligamentaires plantaires.
Syn. rameaux calcanéens médiaux du nerf tibial
→ nerf calcanéen médial, nerf tibial, rameaux calcanéens médiaux du nerf tibial
nerf ilio-hypogastrique l.m.
nervus iliohypogastricus ; nervus iliopubicus (TA)
iliohypogastric nerve ; iliopubic nerve
Branche terminale mixte du plexus lombaire, née de L1 et recevant quelques fibres de T12.
Elle traverse le muscle psoas, croise la face antérieure du muscle carré des lombes et parcourt la paroi abdominale entre le muscle transverse de l’abdomen et le muscle oblique interne de l’abdomen auxquels elle fournit des rameaux moteurs. Après avoir donné un rameau collatéral sensitif pour la fesse, elle se divise en un rameau cutané latéral pour le muscle droit de l’abdomen et les téguments de la paroi abdominale et un rameau cutané antérieur destiné aux téguments du pubis, du scrotum ou des grandes lèvres et de la partie supéro-médiale de la cuisse.
Syn. anc. nerf grand abdomino-génital
nerf plantaire médial l.m.
nervus plantaris medialis (TA)
medial plantar nerve
Branche terminale médiale du nerf tibial.
Satellite de l’artère plantaire médiale, elle chemine à la face profonde de l’abducteur de l’hallux. Au niveau de l’os scaphoïde elle se divise en deux branches terminales : l’une médiale qui innerve le muscle court fléchisseur de l’hallux et fournit le nerf collatéral plantaire médial de l’hallux ; l’autre latérale qui donne les nerfs digitaux des premier, deuxième et troisième espaces interosseux. Par ses branches collatérales le nerf plantaire médial fournit des rameaux cutanés et articulaires et innerve le muscle abducteur de l’hallux, le muscle court fléchisseur de l’hallux, le muscle court fléchisseur des orteils et le muscle carré plantaire.
Syn. anc. nerf plantaire interne
nerf suboccipital l.m.
nervus suboccipitalis (TA)
suboccipital nerve
Branche postérieure du premier nerf spinal cervical.
Motrice, elle innerve le muscle grand droit postérieur de la tête, le muscle oblique inférieur de la tête, le muscle oblique supérieur de la tête, le muscle petit droit postérieur de la tête et le muscle semi épineux de la tête. Elle s’anastomose avec le nerf grand occipital.
Syn. anc. nerf sous-occipital
palais mou l.m.
palatum molle, velum palatinum (TA)
soft palate
Cloison musculo-membraneuse mobile qui prolonge en bas et en arrière le palais dur et sépare la partie orale du pharynx de la partie nasale du pharynx.
De forme quadrilatère, elle présente au milieu de son bord postérieur l’uvule palatine et de chaque côté de celle-ci, deux replis curvilignes, l’un antérieur l’arc palato-glosse, l’autre postérieur l’arc palato-pharyngien. Les muscles qui entrent dans sa constitution sont, de chaque côté, le muscle tenseur du voile du palais, le muscle élévateur du voile du palais, le muscle palato-pharyngien, le muscle uvulaire et le muscle glosso-staphylin. Le palais mou obture la cavité nasale à la fin du temps oral et durant le temps pharyngien de la déglutition.
Syn. voile du palais
plan d'action du muscle l.m.
muscle plane
Plan défini par la ligne d'action du muscle oculomoteur et le centre de rotation du globe.
Quand l'axe visuel est dans le plan d'action du muscle oculomoteur considéré, l'action de ce muscle est simple ; c'est le cas du muscle droit interne et du muscle droit externe ; dans le cas contraire, elle est multiple ; c'est le cas des muscles verticaux : droits verticaux et obliques. Pour les muscles verticaux, l'action est simple quand l'axe visuel est dans le plan d'action : c'est une action verticale dénommée action principale.
réflexe myotatique l.m.
myotatic reflex, stretch
Contraction réflexe d'un muscle soumis à un allongement, qui a pour rôle de maintenir celui-ci à une longueur adéquate au maintien postural déterminé par le système nerveux central et dont la tendance à s'opposer aux modifications de longueur et de tension musculaire, avec constitution d'une "boucle de rétroaction négative", est primordiale.
Mis en évidence en physiologie chez l'animal décérébré ou spinal, il s'agit d'une réflexe très localisé au seul muscle soumis à l'allongement. Il est monosynaptique dans sa partie initiale phasique.
Née dans les fuseaux neuromusculaires, l'incitation est transmise à des fibres sensitives afférentes primaires (groupe Ia), myélinisées, de grand diamètre, à conduction rapide, qui rejoignent la moelle par les racines postérieures. Elles s'articulent directement, par une seule synapse, avec les motoneurones destinés au muscle "homonyme" dont elles sont issues et d'où nait l'activation, ou éventuellement à des muscles voisins "hétéronymes", synergistes. Ces mêmes afférences exercent, par l'intermédiaire d'un interneurone, un effet inhibiteur sur les motoneurones du muscle antagoniste (innervation réciproque). Le neurone gamma est le modulateur qui modifie la sensibilité fusoriale du muscle.
Le réflexe myotatique inverse est provoqué par les afférences tendineuses de Golgi (groupe Ib) qui inhibent les motoneurones α et γ par l'intermédiaire d'un interneurone. De nature phasique, cette inhibition cède lors de contractions musculaires durables.
Les réflexes ostéotendineux et le réflexe d'Hoffman sont des applications cliniques et électrophysiologiques du réflexe myotatique.
→ réflexe d'étirement, réflexe H (réflexe d'Hoffman), réflexe ostéotendineux
sillon intertuberculaire de l'humérus l.m.
sulcus intertubercularis humeri (TA)
intertubercular sulcus of humerus, bicipital groove of humerus
Gouttière qui sépare le grand tubercule et le petit tubercule de l’humérus.
Dans cette gouttière glisse le tendon d’origine de la longue portion du muscle biceps brachial entouré de sa gaine séreuse. Cette gouttière se prolonge sur la face médiale de l’humérus, bordée par deux crêtes, l’une médiale, la crête du petit tubercule ou lèvre médiale de la gouttière ; l’autre latérale, la crête du grand tubercule ou lèvre latérale de la gouttière. La lèvre latérale donne insertion au tendon du muscle grand pectoral ; la lèvre médiale donne insertion au tendon du muscle grand rond. Le tendon du muscle latissimus dorsal (muscle grand dorsal) s’insère au même niveau dans le fond de la gouttière.
Syn. anc. coulisse bicipitale, gouttière intertubérositaire
syncinésie palpébrale l.f.
synkinesis of eyelid
Succession de contractions involontaires et cloniques d'un muscle (ou d'un groupe de muscles) survenant à l'occasion de la contraction volontaire ou réflexe d'un autre muscle (ou groupe musculaire).
Les syncinésies des paupières sont essentiellement représentées par :
1) la syncinésie du syndrome de Marcus Günn (caractérisée par une erreur d'innervation entre les fibres nerveuses du nerf moteur oculaire commun destinées aux rameau nerveux du muscle releveur et les fibres motrices du trijumeau, avec rétraction clonique involontaire de la paupière supérieure lors de la contraction des muscles masséters ou ptérygoïdiens) ;
2) la syncinésie dite de pseudograefe (caractérisée par une erreur de connexion entre les fibres nerveuses du moteur oculaire commun destinées à l'innervation du muscle droit inférieur et celles destinées au muscle releveur, avec présence d'une rétraction paradoxale de la paupière supérieure lors du regard vers le bas) ;
3) la syncinésie de Marin Amat (résultant d'une syncinésie entre les deux contingents (supérieur et inférieur) du nerf facial avec fermeture palpébrale par contraction involontaire de l'orbiculaire lorsque les muscles de l'étage inférieur de la face, innervés par le contingent inférieur du nerf facial, sont stimulés).
R. Marcus Gunn, ophtalmologue britannique (1883)
→ syncinésie, clonus, Gunn (phénomène de Marcus), pseudograefe, Marin Amat (phénomène de)
[I4, P2]
Édit. 2019
triangle lombaire supérieur l.m.
trigonum lumbale superius (TA)
superior lumbar triangle
Espace triangulaire de la région lombaire délimité par le muscle dentelé postérieur et inférieur (au niveau de la douzième côte), le muscle oblique interne de l’abdomen et la portion caudale du muscle érecteur du rachis.
Dans l’aire de cet espace l’aponévrose du muscle transverse de l’abdomen est directement recouverte par le muscle latissimus du dos. C’est un point faible de la paroi et une région herniaire. Cet espace constitue une voie d’abord du rein au-dessus de la portion postérieure de la crête iliaque.
J. Grynfelt, chirurgien français (1840-1913) : P. Lesshaft, anatomiste russe (1836-1909)
Syn. anc. triangle de Grynfelt, triangle de Lesshaft, triangle lombo-costo-abdominal
tunique dartos l.f.
tunica dartos (TA)
dartos fascia, superficial fascia of scrotum
Membrane rougeâtre unie à la face profonde du scrotum et composée de fibres musculaires lisses, de fibres conjonctives et de fibres élastiques.
Particulièrement développée sur les faces antérieure et latérales du scrotum, le muscle dartos se divise au voisinage du raphé médian en deux lames, l’une superficielle qui se continue sur la ligne médiane avec celle du côté opposé, l’autre profonde, accolée à son homologue du côté opposé et qui forme le septum du scrotum (muscle dartos intertesticulaire) qui s’étend jusqu’à la face inférieure du pénis. Le muscle dartos se confond en haut, sur les faces latérales de la racine du pénis avec le muscle dartos pénien. Il peut se prolonger parfois en arrière dans la région périnéale formant le muscle dartos périnéal.
Syn. anc. dartos, dartos scrotal
aire trapézoïdale infraprostatique l.f.
area trapezoidea infraprostatica (TA)
infraprostatic trapezoid area
Zone hyperéchogène permettant une exploration médiate de la prostate.
Elle est limitée en haut par le muscle rectopérinéal (muscle recto-uréthral supérieur) appliqué sur la prostate, en avant par la partie membraneuse de l’urèthre, en bas par le muscle anopérinéal (muscle recto-uréthral inférieur) et en arrière par le sommet du coude anorectal.
[A1]
Édit. 2017
aponévrose glutéale l.f.
aponeurosis glutea (TA)
gluteal aponeurosis
Aponévrose de recouvrement des muscles de la région glutéale.
Insérée sur la crête iliaque, le sacrum et le coccyx, elle se continue en bas et en avant par la fascia lata. Epaisse en regard de la portion antérieure du muscle moyen glutéal, elle se divise en trois feuillets le long du bord antérieur du muscle grand glutéal. Les feuillets superficiel et moyen engainent les deux faces de ce muscle ; le feuillet profond, mince toile celluleuse qui recouvre de haut en bas la partie postérieure du muscle moyen glutéal et les muscles pelvi-trochantériens, est interrompu par l’émergence des pédicules vasculo-nerveux au niveau des ouvertures supra-piriforme et infra-piriforme.
Syn. anc. aponévrose fessière ; fascia glutéal
artère circonflexe fémorale médiale l.f.
arteria circumflexa femoris medialis (TA)
medial circumflex femoral artery
Artère née de l’artère fémorale profonde près de son origine.
Elle contourne la face postérieure du col du fémur. Elle est satellite du tendon du muscle obturateur externe. Elle donne des rameaux au fémur, aux muscles voisins et à l’acétabulum (rameau ascendant). Elle se divise en deux branches : un rameau ascendant destiné à l’articulation coxofémorale et un rameau profond descendant pour les muscles postérieurs de la cuisse (muscle droit de la cuisse, muscle tenseur du fascia lata et muscle vaste latéral). Elle s’anastomose avec l’artère circonflexe fémorale latérale, l’artère glutéale inférieure et la première artère perforante de l’artère fémorale profonde.
Syn. anc. artère circonflexe fémorale interne, artère circonflexe interne, artère circonflexe postérieure de la cuisse
artère glutéale supérieure l.f.
arteria glutea superior (TA)
superior gluteal artery
La plus grosse branche terminale du tronc postérieur de l’artère iliaque interne.
Elle passe entre le tronc lombo-sacral et le premier nerf sacré. Elle sort du pelvis par la grande incisure ischiatique au-dessus du muscle piriforme et pénètre dans la région fessière. Elle se divise aussitôt en deux rameaux terminaux, l’un superficiel pour le muscle grand glutéal, l’autre profond qui se divise en un rameau supérieur et un rameau inférieur pour les muscles moyen et petit glutéaux. Dans le bassin et dans la région fessière elle fournit des rameaux à l’os coxal, à l’articulation sacro-iliaque, à l’articulation de la hanche, au muscle piriforme et au muscle tenseur du fascia lata. Elle s’anastomose avec l’artère glutéale inférieure, l’artère circonflexe fémorale latérale, l’artère ilio-lombale et la cinquième artère lombale.
P. Poirier, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1853-1907)
Syn. anc. artère fessière, artère iliaque postérieure de Poirier
[A1]
Édit. 2
artère iliolombale l.f.
arteria iliolumbalis (TA)
iliolumbar artery
Branche pariétale intrapelvienne du tronc postérieur de l’artère iliaque interne.
Elle monte derrière le tronc de l’artère iliaque interne, en avant du tronc lombo-sacral et pénètre dans la fosse lombo-sacrée comprise entre la cinquième vertèbre lommbaire et le muscle ilio-psoas. Elle se divise en deux branches : l’une ascendante ou rameau lombal pour le muscle ilio-psoas, le muscle carré des lombes et les muscles spinaux, elle donne parfois un rameau spinal ; l’autre transversale ou rameau iliaque pour le muscle ilio-psoas ; elle s’anastomose avec l’artère circonflexe iliaque profonde.
Syn. anc. artère ilio-lombaire, arteria iliaca parva
artère profonde de la cuisse l.f.
arteria profunda femoris (TA)
deep artery of thigh
Branche collatérale volumineuse de l’artère fémorale vascularisant les muscles et les téguments de la cuisse.
Elle descend en arrière de l’artère fémorale, devant le muscle pectiné et s’insinue entre celui-ci et le muscle long adducteur, puis entre celui-ci et le muscle court adducteur. Elle se termine en perforant ce dernier muscle. Elle donne les artères circonflexes médiale et latérale de la cuisse, des rameaux musculaires et des artères perforantes.
Syn. anc. artère fémorale profonde
artères intercostales postérieures l.f.p.
arteriae intercostales posteriores (TA)
posterior intercostal arteries
Artères, au nombre de 11 de chaque côté dont les 3 premières se détachent de l'artère intercostale suprême, les 8 autres naissant de la face postérieure de l'aorte thoracique descendante entre le bord supérieur de la 5e vertèbre thoracique et le bord inférieur de la 11e.
Dans le tiers postérieur de l'espace intercostal, le nerf est susjacent à l'artère, dans les 2 tiers antérieurs il lui est sousjacent, la veine étant toujours l'élément supérieur. Leurs collatérales sont : un rameau vertébromédullaire ou rameau spinal qui fournit un rameau postcentral, un rameau prélaminaire, l’artère radiculaire postérieure, l’artère radiculaire antérieure et l’artère médulaire segmentaire ; un rameau musculocutané ou rameau dorsal né dans l'espace intertransversaire qui fournit un rameau cutané médial ou perforant postérieur grêle, un rameau cutané latéral ou perforant latéral et des rameaux musculaires; les rameaux antérieurs vascularisent le grand et le petit pectoral, la glande mammaire, la peau de la face latérale du thorax. Un rameau collatéral inférieur participe à cette distribution vasculaire de l’espace ; il nait en regard de l’extrémité postérieure de l’artère intercostale proprement dite après le départ du rameau vertébro-médullaire ; il longe le bord supérieur de la côte sousjacente de l’espace entre les muscles intercostaux latéral et médial jusqu’au bord postérieur du muscle intercostal moyen puis entre le muscle intercostal moyen et le muscle intercostal médial et atteint le fascia endothoracique et le muscle transverse du thorax. Comme l’artère intercostale postérieure il s’anastomose à son extrémité antérieure avec un rameau intercostal antérieur de l’artère thoracique interne. Les 4 dernières artères intercostales se terminent dans les muscles larges de l'abdomen et la peau en regard.
Syn. anc. artères intercostales aortiques, artères intercostales dorsales
canal inguinal l.m.
canalis inguinalis (TA)
inguinal canal
Interstice musculo-aponévrotique situé entre les plans de la paroi de la région inguinale.
Il livre passage au cordon spermatique chez l’homme et au ligament rond de l’utérus chez la femme. Il constitue un des principaux points faibles de la paroi abdominale. Sa paroi antérieure est constituée latéralement par les muscles oblique externe de l’abdomen, oblique interne de l’abdomen et transverse de l’abdomen et, en dedans, par la seule aponévrose tendineuse du muscle oblique externe de l’abdomen dont les piliers, pilier latéral de l’anneau inguinal superficiel et pilier médial de l’anneau inguinal superficiel, limitent l’orifice inguinal superficiel. Sa paroi postérieure est constituée, de la superficie à la profondeur, par le ligament réfléchi du muscle oblique externe de l’abdomen, la faux inguinale, le ligament de Henle médial et le fascia transversalis qui s’invagine dans le canal au niveau de l’orifice inguinal profond. Sa paroi inférieure est formée par le ligament inguinal. Sa paroi supérieure répond, latéralement, au passage des fibres du muscle oblique interne de l’abdomen et du muscle transverse de l’abdomen et, en dedans, à l’interstice qui sépare les muscles oblique externe de l’abdomen et oblique interne de l’abdomen.
[A1]
coiffe tendineuse de l'épaule l.f.
Manchon formé de muscles courts, adhérents à la capsule articulaire scapulohumérale qu'ils enveloppent complètement, sauf en bas.
Elle comporte : en avant, le muscle sous-scapulaire (subscapularis), en haut le muscle sus-épineux (supraspinatus), en arrière le muscle sous-épineux (infraspinatus) et le muscle petit rond (teres minor). Elle a un rôle important dans les mouvements de rotation et d'abduction du bras.
[A1]
Édit. 2015