Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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implant de chambre antérieure sur œil phaque l.m.

phakic angle-supported anterior chamber lens, anterior chamber intraocular lens

Technique de chirurgie réfractive destinée à corriger une amétropie en plaçant un implant de chambre antérieure sur un œil phaque (possédant son cristallin).
Il implique une fixation artificielle particulière (anses ouvertes, anses fermées, fixation irienne).

Étym. lat. plantare : ficher dans le sol

Sigle  : ICA

lame criblée de l'œil l.f.

lame criblée de la sclère

ligament suspenseur du bulbe de l'œil l.m.

ligamentum suspensorium bulbi oculi (TA)

suspensory ligament of eyeball

Ensemble des expansions conjonctives qui unissent la gaine du bulbe de l’œil aux structures périphériques que sont les gaines musculaires des muscles moteurs de l’œil et les expansions conjonctivales palpébrales et périorbitaires.
 L’ensemble de ces structures constitue, avec la gaine du bulbe de l’œil, ce qui est décrit sous le nom d’aponévrose orbitaire ou aponévrose de Tenon. Ces structures limitent l’action des muscles moteurs de l’œil qu’elles amarrent au rebord de l’orbite et assurent une synergie avec les paupières ; elles empêchent la compression du globe oculaire par les muscles en contraction.

Listing (œil réduit de) l.m.

Listing’s eye reduces

œil réduit de Donders

main fendue avec nystagmus congénital, modifications au fond d'œil et cataracte l.m.

split-hand with congenital nystagmus fundal changes and cataracts

Syndrome malformatif atteignant l’œil (nystagmus-cataracte), la main et le pied (fente et parfois monodactylie).
A l’examen ophtalmologique, on trouve un strabisme, un nystagmus, des anomalies au fond d'œil et une cataracte. Une surdité est possible Les mains et les pieds sont fendus, les lésions sont bilatérales et les mains n'ont parfois qu'un seul doigt ; il peut également exister une camptodactylie. La cataracte peut manquer. Trois familles ont été décrites. L’affection est autosomique dominante (MIM 183800) avec pénétrance incomplète et expressivité variable. Elle est liée à une lésion du chromosome 7, délétion, translocation ou inversion  en 7q21, modifiant l’action du gène SHFM 1 (Split Hand Foot Malformation) et provoquant la perte d’activité de la zone apicale du bourgeon des membres.

J. Karsch, ophtalmologiste allemand (1936) ; H. Neugebauer, chirugien autrichien (1962)

Syn. syndrome main fendue-nystagmus, Karsch-Neugebauer (syndrome de)

ectrodactylie

membranes de l'œil l.f.p.

tuniques de l'oeil

muscles droits de l'œil l.m.p.

musculi recti bulbi  (TA)

rectus muscles of eyeball

Muscles, au nombre de quatre, qui prennent leur origine au sommet de l'orbite, sur le tendon de Zinn ( anulus tendineus communis) fixé sur le corps du sphénoïde au niveau du tubercule sousoptique (tuberculum infraopticum) sur le bord supérieur de la fente sphénoïdale ( fissura orbitalis superior).
Ce tendon se divise ensuite en quatre languettes tendineuses, deux horizontales, deux verticales sur lesquelles naissent les corps charnus des muscles : droit interne ( m.rectus medialis), droit externe ( m. rectus lateralis), droit supérieur ( m. rectus superior), droit inférieur (m. rectus inferior). Les quatre muscles se dirigent en avant pour se terminer sur le globe oculaire par un tendon plat amarré sur la partie antérieure de la sclère dont la partie médiane est à environ 5 à 8 mm du limbe. Le muscle droit externe est innervé par le VI (nervus abducens, nerf oculomoteur externe), les autres muscles droits par le III (nervus oculomotorius, nerf oculomoteur commun).   

muscles extrinsèques du bulbe de l'œil l.m.p.

musculi externi bulbi oculi (TA)

extra-ocular muscles ; extrinsic muscles of eyeball

Ils regroupent le muscle orbital (partie orbitale du muscle orbiculaire de l’œil), le muscle droit supérieur, le muscle droit inférieur, le muscle droit médial, le muscle droit latéral, le muscle oblique supérieur, le muscle oblique inférieur et le muscle élévateur de la paupière supérieure.

muscles intrinsèques de l'œil l.m.p.

musculi ciliaris, dilatator pupillae, sphincter pupillae  (TA)

intrinsic ocular muscles

Muscles qui comprennent le muscle ciliaire, le muscle dilatateur de la pupille, le muscle sphincter de la pupille.

[A1,P2]

Édit. 2016

muscles obliques de l'œil l.m.p.

musculi obliquui oculi (TA)

oblique muscles of eyeball

Muscles qui croisent obliquement l'axe antéropostérieur du globe oculaire (bulbus oculi).
Le muscle grand oblique (m. obliquus superior) nait par un court tendon, fixé en dedans et en-dessus du trou optique. Il longe l'angle supéro-interne de l'orbite et donne un tendon qui se réfléchit dans une poulie fibrocartilagineuse amarrée dans la fossette trochléaire du frontal à l'angle supéro-interne de l'orbite. Il change ainsi brusquement de direction pour redevenir musculaire, s'aplatit en un tendon qui va s'insérer sous le droit supérieur sur la partie supéroexterne de l'hémisphère postérieur du globe. Il est innervé par le IV, nerf pathétique (nervus trochlearis).
Le muscle petit oblique (m. obliquus inferior) a son origine dans la partie antérieure de l'orbite, en dehors de l'orifice orbitaire du canal lacrymonasal. Il se dirige en dehors et en arrière, il contourne la face inférieure du globe en passant sous le droit inférieur pour se terminer sous la face inféroexterne de l'hémisphère postérieur du globe. Il est innervé par le III (n. ocolomotorius).

œil de chat amaurotique l.m.

amaurotic cat’s eye syndrome

leucocorie

Édit. 2017

œil de chat (syndrome de l') l.m.

Gertrud Schachenmann, pédiatre suisse (1965)

syndrome de l'œil de chat

Édit. 2017

œil de chat amaurotique (syndrome de l') l.m.

amaurotic cat’s eye syndrome

leucocorie

Édit. 2017

œil de Murphy l.m.

Murphy’s eye

F. J. Murphy, médecin anesthésiste américain (1941)

œilleton d'une sonde

Édit. 2017

œil de perdrix l.m.

soft clavus, soft corn

Prolifération épidermique hyperkératosique circonscrite due au frottement de deux saillies phalangiennes, siégeant sur la face interne d'un orteil, généralement le 5ème, dans l'espace interdigital, souvent dans le fond de cet espace et pouvant être douloureuse.
Son nom est lié à son aspect rouge centré par un point sombre. Une tendance à la macération, qui  le ramollit, risque de le faire prendre pour une mycose interdigitale.

Syn. durillon inter-orteils

cor

Édit. 2017

œil de poisson (maladie en) l.f.

fish-eye disease

Opacification de la cornée par dyslipoprotéinémie proche de la maladie de Tangier mais avec légère réduction des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Aspect en œil de poisson cuit moins dense que dans la maladie de Tangier. L’opacification du stroma par dépôts de cholestérol se fait dans la 2e décennie de la vie. L’anomalie génétique est une mutation sur le même gène que la maladie de Norum, autosomique récessive, avec opacités cornéennes. Il existe une anémie normochrome et une protéinurie. Le gène (LCAT) est localisé sur le locus chromosomique 16q22.1. L’affection est autosomique dominante (MIM 136120).

L. A. Carlson et B. Philipson, médecins suédois (1979)

Tangier (maladie de l'île de), ichtyophtalmie, dystrophie cornéenne dyslipoprotéinémique, déficit en alpha-lécithine-cholestérol acyltransférase, LCAT gene

Édit. 2017

œil de poisson de Norum (maladie en) l.f.

Norum’s fish-eye disease

Opacification de la cornée acompagnée d’anémie, de protéinurie et de dyslipoprotéinémie avec taux bas des lipoprotéines de haute densité (HDL).
Le cholestérol est très augmenté et l'anémie normochrome est secondaire à l'augmentation de cholestérol dans les globules rouges ; la protéinurie signe le début d'une insuffisance rénale parfois fatale. La maladie apparaît chez l'adulte jeune, l'opacification de la cornée est visible à l'œil nu et donne un aspect en œil de poisson cuit ; on trouve un discret voile diffus cornéen, un arc cornéen atypique (tout le stroma est atteint), des vacuoles dans la membrane (ou couche) de Bowman et le stroma antérieur. L'acuité visuelle est conservée, on peut trouver au fond d’œil des ruptures de la membrane de Bruch et des hémorragies rétiniennes. La mutation est sur le même gène que la maladie en œil de poisson dominante. Il s'agit d'un déficit en lécithine-cholestérol acyltransférase (LCAT) dont le locus est situé sur le chromosome 16 en 16q22.1. L’affection est autosomique récessive (MIM 245900).

K. R. Norum, biochimiste norvégien et E. Gjone, médecin interniste norvégien (1967)

déficit en lécithine cholestérol-acyl-transférase, déficit en LCAT

Édit. 2017

œil directeur l.m.

œil dominant

Édit. 2017

œil dominant l.m.

dominant eye

En vision binoculaire normale, œil prévalent aussi appelé parfois œil directeur.
Dans le strabisme, œil qui spontanément prend la fixation pour fixer une cible à une distance donnée : si le strabisme est alternant, on dira dans ce cas que l'alternance est incomplète.

Édit. 2017

œil fixateur l.m.

fixing eye

Chez le sujet strabique, œil qui fixe spontanément.
Ce terme suppose l'absence de vision bifovéolaire.

Édit. 2017

œil fragile et hyperextensibilité articulaire (syndrome) l.m.

fragilitas oculi with joint hyperextensibility

cornées fragiles, kératoglobe, sclère bleue, hyperextensibilité articulaire

Édit. 2017

œil kystique congénital l.m.

congenital cystic eye

Kyste remplissant l'orbite, bombant en avant, soulevant la paupière supérieure et d'aspect bleuté.
Malformation secondaire à l'absence d'invagination de la vésicule optique primitive, l’action tératogène se situant vers la 4ème semaine de la période embryonnaire. Le kyste est entouré d'une capsule fibreuse sur laquelle viennent s'insérer les muscles. Il n'y a ni iris, ni chambre antérieure, ni cristallin. Si le cristallin existe, il est malformé, situé au cœur de la cavité.

Édit. 2017

œil lourd l.m.

Cas d'une hyperphorie qui accompagne quelquefois les anisométropies.
L'œil le plus hypermétrope est le plus haut, l'œil le plus myope est le plus bas. Tout se passe comme si l'œil le plus gros, donc le plus lourd, était plus bas.

anisométropie, hyperphorie

Édit. 2017

œil préférentiel l.m.

preferential eye

œil directeur

Édit. 2017

œil réduit l.m.

Système optique reproduisant schématiquement un modèle d'œil.
L'œil peut être assimilé à un système optique comprenant : 1) une lentille convergente, de distance focale voisine de 15 mm, d'axe principal à peu près confondu avec l'axe visuel ; 2) une surface sensible placée pour un œil normal dans le plan focal image de la lentille convergente ; 3) un diaphragme dont le diamètre se règle automatiquement pour laisser passer la lumière.
Ce système optique ainsi schématisé est appelé œil réduit.
Pour l'œil réduit de Listing, la puissance est de 60 dioptries (D), avec un dioptre de 5,6 mm de rayon ; pour l'œil réduit de Donders, la puissance est de 66,75 D avec un dioptre de 5 mm de rayon.
En fait, l'œil réduit a peu d'intérêt car il est trop différent de l'œil théorique.

J. B. Listing, physiologiste et philosophe allemand (1808 - 1882)

Édit. 2017

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